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François,
Merci pour ces notes.
J’ai une affection particulière pour ce millésime car il correspond aux premiers achats primeurs de Bordeaux effectués par la personne qui m’a initié au plaisir de la dégustation des vins. J’ai donc eu souvent l’occasion de les goûter et ce à différents stades de vieillissement. Et je me suis pris à aimer, chez les meilleurs, un style classique, frais et élégant, loin de l’image du mauvais millésime qu’on lui attribue souvent (forcement dans l’ombre du géant 1982). Ce fut souvent l’occasion de bonnes surprises lors de dégustations à l’aveugle.
Christophe
CR:
François,
Outre la Romanée Conti, Il y a aussi de l’exceptionnel en 1981 :
Krug 1981 (Collection et Clos du Mesnil) : probablement mon plus grand Krug
Clos Sainte-Hune 1981 : A mon goût, juste derrière l’immense 1990! Mais avant les 1989, 1983 & 1976 …3 vins qui trônent très haut dans mon panthéon.
Je confirme pour Mouton 1981 qui, sans être exceptionnel, est une bien jolie bouteille. Je lui préfère cependant Margaux (plus de profondeur) et Haut-Brion (tout en dentelle). La Mission-Haut-Brion 1981 à venir dans les prochaines semaines.
Christophe
- 18 juillet 2011 à 3h33
- in reply to: Champagne Bollinger
CR:
Raymond, François,
Les notes de champignons sur Bollinger RD 1990 sont systématiques pour ma propre expérience, soit une bonne demi-douzaine de fois.
J’en discutais récemment avec Jean-Philippe qui me confirmait aussi ce ressenti pour sa part. Ce soir là, nous avions, entre autre, une belle Bollinger RD 1985, que nous avons aussi très bien goûté. Il faut dire qu’elle avait du fil à retordre puisqu’elle côtoyait un Krug Grande Cuvée d’une vingtaine d’année (cf style des étiquettes) éblouissant de vinosité et de complexité (notes de mandarines et d’oranges amères) et un Pol Roger 1973 surprenant de vivacité et de fraîcheur.
Amitiés
Christophe- 22 juin 2011 à 18h21
- in reply to: Dîner à la maison avec quelques très beaux vins !
CR:
Tout d’abord un grand merci à Claire et Julien pour leur chaleureuse hospitalité. J’ai passé une excellente soirée et, en bon gourmand que je suis, je me suis régalé. Le plat de pigeon s’en souvient encore (:P). Je tiens d’ailleurs aussi à rendre hommage à la qualité de préparation et de cuisson des petits légumes de printemps : de vrais gourmandises.
Ensuite, un grand bravo pour ce magnifique CR qui synthétise parfaitement le ressenti que j’ai pu avoir sur les vins ainsi que sur les accords.
Il y a longtemps que je désirais goûter un Champagne à maturité de chez Pierre Peters, producteur assez discret en France mais très apprécié de Richard Juhlin. C’est chose faite avec ce 1985 et de fort belle manière. Le vin est encore incroyablement jeune et frais, avec quelques notes de mandarines, mais il garde une fraicheur et une tension remarquable. L’ensemble est riche et vineux. Il a encore de nombreuse années devant lui. Impossible de deviner un 1985 à l’aveugle.
Le nez du Dom Ruinart rosé 1990 évolue dans un registre de pinot ancien légèrement animal. C’est surprenant au premier abord, mais assez complexe et finalement gourmand. La bouche tranche et offre une fraicheur et une vivacité qui revient sur les fruits rouges acidulés (framboise). Il me rappelle le 1986 bu chez Raymond il y a quelque temps et qui avait fait des étincelles sur le Pata Negra. Et bien c’est rebelote!
Le nez du Corton-Charlemagne 1992 est magnifique de classicisme sur des notes de noisettes et d’amandes grillées. La bouche est riche et oncteuse et se termine longuement sur une fraicheur remarquable. L’accord se fait bien avec la texture du veau tandis que l’iode présent dans le plat a tendance à élancer le vin en mettant en relief sa trame minérale. C’est remarquable.
Les 2 rouges ont été servis côte à côte, non pas dans un souci de comparaison, mais surtout pour s’assurer que les 2 puissent bénéficier du plat. Le CSJ de Rousseau était encore très jeune, dans un registre très fruité (garde à 11 degré depuis l’origine). Il apparait fin, complexe et gourmand mais n’évolue pas encore dans un registre d’évanescence. Il doit encore vieillir. Le Solaia 1994 était encore très fermé et austère à l’ouverture. La carafe a permis de l’arrondir et de révéler une profondeur de jus et une suavité remarquables. Grand accord avec la chair du pigeon!
Que dire au sujet d’Exquise? Probablement que bu seul, je ne suis pas très friand d’une bouche structurée en 3 parties : attaque vive, milieu de bouche légèrement sucré et beaux amers en finale. Mais qu’associé à la crème brulée (plus sucrée), l’ensemble prenait cohérence et complexité, et avait même tendance à « rafraichir » le dessert. Je serais curieux de gouter cette cuvée sur un foie gras poêlé.
Je suis tout à fait en ligne avec les commentaires de Julien concernant les 2 liquoreux : puissance et notes orangées pour le layon pour un accord « riche » de symbiose, vivacité et fraicheur pour un accord équilibrant le dessert. J’ajouterais finalement avoir été favorablement impressionné par la qualité du Tawny 20 ans et enchanté par la qualité de l’accord avec le Noir intense d’Hermé, qui reste mon favori.
Encore bravo et merci à Claire et Julien pour cette belle soirée.
Christophe
- 15 juin 2011 à 15h54
- in reply to: Domaine du Cros, Marcillac
CR:
Los sang del païs, Marcillac 2009 du domaine du Cros
Bue il y a quelques semaines lors de mon séjour Quercynois. Fruité, concentré, gourmand. Je n’ai pas été gêné par les tanins. J’ai bien aimé. Très bon rapport qualité prix.
J’en profite pour préciser qu’il y a 3 types de ratafia au domaine Laurens : le rouge, le rosé et le blanc. C’est le rouge qui a ma préférence, car plus fruité et onctueux. Je trouve le rosé plus marqué en alcool.
Je vous recommande de goûter leur alcool (blanc) de gentiane. Une expérience unique, bien loin de l’arôme « classique amer » de la suze. Cela commence par des arômes de terre et cela évolue vers du végétal complexe. Long en bouche.
Christophe
- 13 mai 2011 à 3h08
- in reply to: Soirée de rêve
Bravo et merci à tous pour ces magnifiques CR.
Cela donne envie (tu)
Christophe
- 29 avril 2011 à 21h42
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Arnaud,
C’est vrai que j’y ai pensé en écrivant le CR. Un excellent souvenir! (tu)
Finalement, c’est bon à toute heure 😀
Amitiés
Christophe- 29 avril 2011 à 17h26
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Bonjour Didier,
Chez Hubert Lignier en 2004, j’ai eu l’occasion de goûter les Morey Chaffots & 1er cru vv, ainsi que le Clos de la Roche. Tu vas te régaler! (tu)
Amitiés,
Christophe- 29 avril 2011 à 15h40
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
CR:
Bue hier soir sur une belle côte de veau servie avec quelques pieds bleus
Robe d’un beau rubis éclatant, sans les reflets marrons évoqués plus haut par Charles. Le nez est splendide : trait de vert caractéristique. Notes de ronce et de fruits rouges, finale fumée avec un légère pointe vanillée.
L’attaque en bouche est effectivement très soyeuse, sur des notes de fruits rouges acidulés (framboises). Après rafraichissement à 18°C, le vin se développe en bouche en une magnifique vibration portée par une belle acidité et ponctuée par une jolie note saline et une pointe fumée. La grande classe, qui (me) confirme la réussite du domaine dans ce millésime pourtant décrié (Duvault Blochet bue 3 fois, Grands Echézeaux magnifique bu chez l’ami Arnaud et Tâche 2004 impressionnante de profondeur).
L’Hermitage 1996 de JL Chave et le Léoville Las Cases 1988 (pourtant superbe de classicisme!) ont quand même un peu souffert de cette prestigieuse (et savoureuse) proximité …
Christophe
Jean-Luc
Je suis tout à fait en phase avec toi. Le Chambertin Trapet 2008 se goûtait remarquablement bien lors de la dégustation des grands domaines Familliaux!
La suprématie des blancs Bourguignons 2008 sur les 2009 s’est installée doucement, au gré de l’achévement des malos des 2008 qui furent longues et capricieuses. A l’inverse, pour ce qui est des rouges, l’effet médiatique a joué immédiatement à plein en faveur de 2009. Personnellement j’attendrai d’en avoir goûté suffisamment avant de me prononcer, juste histoire de vérifier si nous ne sommes pas en face d’une paire dans le style 1988 / 1989.
Et bien évidemment, hors de question de passer mon tour! Ce serait inconvenant. :)o
Amitiés
Christophe- 18 avril 2011 à 2h13
- in reply to: La Pialade
RaymondM écrivait:
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> … et qui semble être devenu la cantine de mes amis LPViens de Paris;)Effectivement! Et une session magnifique jeudi dernier 🙂
Je partage totalement ta remarque sur La Pialade 2005. Je trouve même qu’il creuse l’écart avec l’âge.
Christophe
Qui profite de son séjour Corse pour déguster les belles bouteilles locales (Leccia, Cannarelli …)- 15 mars 2011 à 23h38
- in reply to: Domaine Agapé, Riquewihr
Thibault,
Je partage totalement ton diagnostic sur le Rosacker 2008. Je n’ai pas cependant pas encore décidé si je préférais le 2007 ou le 2008 ;).
Disponible également aux Caves du Parc à Neuilly sur Seine.
Christophe
- 15 mars 2011 à 23h16
- in reply to: Salon : les Domaines familiaux de tradition de Bourgogne
CR:
François,
Je suis impressionné de voir que tu as eu l’énergie nécessaire pour aller enchaîner avec la dégustation des Grands Crus d’Alsace place vendome. C’est traditionnellement une dégustation que j’apprécie beaucoup de part le niveau et la diversité des vins présentés mais aussi du fait des belles conditions de dégustation. Je trouve cependant le choix de la date malvenu.
Pour notre part, nous avons été beaucoup plus paresseux. Nous nous sommes lamentablement échoués dans un bar parisien (connu 🙂 ) afin de nous rafraîchir les papilles :
– Bollinger Grande Année 2002 : Très beau vin, doté de fraîcheur et d’une belle vinosité. A laisser vieillir ou bien à aérer longtemps avant service pour qu’il s’affine.
– Riesling Muenchberg 2008 Ostertag : Long, tendu, rectiligne, pur. Excellent.
– Bourgogne Aligoté 2008 Domaine Leroy : Bloqué par le souffre. Concentré mais peu de plaisir à ce stade. On voulait voir: on a vu! Bof
– Riesling Graacher Dombprobst Spätlese 2009 Willy Schaeffer : Frais, pur, léger perlant rafraîchissant, pointe de sucre résiduel. Gourmand. Fort pouvoir d’évaporation.
– Jerez Oloroso 30 anos bodega Tradicion : Nez ultra complexe. notes de rhum, fruits confits. Parfaitement sec en bouche, donc très déroutant, car on pourrait attendre du sucre compte tenu des arômes entêtants. Un vin d’une longueur phénoménale, toute en nuance et en complexité. Le rêve de l’amateur de Havanes. J’adore!
– Commandaria Centurion Etko : Pour contenter les becs sucrés, j’ai été prendre ce grand classique Chypriote. Fort taux de sucre résiduel, mais superbe rancio. Je constate seulement qu’à la fin de l’en-cas il en restait encore un peu alors que le Jerez avait totalement disparu ;).Merci à mes compères pour cette belle journée.
Christophe- 15 mars 2011 à 21h55
- in reply to: Salon : les Domaines familiaux de tradition de Bourgogne
jla écrivait:
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> Enfin, si des gabarits impressionants ne s’étaient pas amassés autour de vins proposés autour des fromages, les autres auraient peut-être pu les goûter de façon plus approfondie :)-DJ’ai beau chercher, je ne vois pas à qui(s!) tu fais allusion … 😀
- 15 mars 2011 à 21h44
- in reply to: Salon : les Domaines familiaux de tradition de Bourgogne
Tout à fait d’accord avec toi : un Gevrey village d’une gourmandise diabolique!
Christophe
- 15 mars 2011 à 20h00
- in reply to: Salon : les Domaines familiaux de tradition de Bourgogne
Probablement une des plus belles dégustations professionnelles à Paris. Les domaines présents :
D’Angerville, Bize, Bonneau du Martray, Chandon de Briailles, Bruno Clair, J. Drouhin, Dujac, Faiveley, Gaunoux, Ch de Chorey, Gouges, Grivot, Ch de la Tour, Lafarge, Comtes Lafon, Leflaive, Méo-Camuzet, de Montille, P. Morey, JF Mugnier, Raveneau, Roumier, Rousseau, Senard, Surremain, Tollot-Beaut, Trapet, de Villaine.
Il y a eu énormément de monde et ce dès l’ouverture. Le millésime présenté était le 2008, avec service du 2006 sur le plateau des fromages (Fromagerie Loiseau).
Voici un compte rendu de mes perceptions de la journée :
Sans surprise les blancs se sont révélés, dans leur grande majorité, être d’un excellent niveau, avec une fraîcheur, une énergie et une tension remarquables. La pureté et la tension des 2007 avec plus de matière, d’acidité et de fond. Ce millésime en blanc est décidément parfaitement à mon goût!
Mes favoris :
Meursault Tessons Morey (gamme superbe)
Puligny Les Pucelles Leflaive (gamme superbe)
Corton Charlemagne Bonneau du Martray
Corton charlemagne & Puligny Cailleret de Montille
Corton charlemagne & Bienvenues Bâtard Montrachet Faiveley
Meursault Charmes Comtes Lafon (gamme superbe)
Nuits St Georges La Perrière Gouges
Raveneau : La gamme s’est présentée de façon plus austère (pas vraiment en place) mais on sent un grand potentiel (surtout quand on connait l’évolution habituelle de ces vins).En comparaison, les blancs 2006 servis sur les fromages me sont apparus plutôt ternes à l’exception du Tessons de Morey et du Corton Charlemagne de Bonneau du martray. Je n’ai pas eu l’occasion de goûter le Pucelles 2006 de Leflaive. Je ne suis, à contrario, pas un grand fan de 2006 en Bgn blanc.
La dégustation des rouges m’a offert un panorama beaucoup plus contrasté, marquant une vraie différence entre les domaines présents. Les meilleurs offrent une trame très classique caractérisée par une jolie qualité de fruit, une belle fraîcheur et indéniablement plus de fond que les 2007. A ce jeu, les grands gagnants ont été Roumier, Rousseau et Dujac, même si les Mugnier, Trapet, Méo-Camuzet et autres de Montille ont offert une belle résistance.
Sans surprise, coup de coeur pour toute la gamme Roumier (Bonnes-Mares et Chambolle Cras d’un fruité et d’une densité exceptionnels) ainsi que la gamme Rousseau (Clos St Jacques et Clos de Bèze irresistibles de gourmandise et de suavité). Les vins de Dujac se goutaient tous de façon très gourmande, du simple Morey village au Clos de la Roche en passant par le Vosne Malconsorts. Des Trapet d’excellentes facture (Latricières superbe et Chambertin classique), un très beau Clos Vougeot de Méo et un Musigny de Mugnier d’une finesse et d’une persistance remarquables.
Les vins de Bruno Clair et de Michel Lafarge présentaient un profil un peu plus austère, offrant une pointe tannique un peu plus marquée, avec, comme d’habitude, une préférence pour le Clos de Bèze (long dense et persistant) et le Volnay Clos des Chênes (dense et structuré). J’aurai habituellement classé les vins de de Montille dans cette catégorie mais je dois dire que je les ai perçu avec un profil beaucoup plus fruité & évanescent que d’habitude.
Ce fut une belle dégustation, même si l’affluence record a conduit à la rupture de stock de certains domaines dès le milieu d’après-midi.
Dois-je vous dire lesquels? 😉
Christophe
- 12 mars 2011 à 14h19
- in reply to: Domaine Boisson-Vadot, Meursault
Pour avoir goûté récemment l’Auxey blanc En Reugnes 2008 d’A&V Creusefond, je confirme la qualité de cette bouteille (excellent rapport Q/P).
Mais j’ai aussi été frappé par les similitudes de style entre les 2 vins, dans un registre plein, dense, compact et fumé avec un supplément de puissance et de précision pour le Boisson.
Christophe
- 11 janvier 2011 à 3h09
- in reply to: Re: Je crois aux forces de l’esprit
Bruno,
Un grand bravo pour ce texte magnifique. (tu)
A très bientôt, pour sûr! :)o
Amitiés
ChristopheL’avis de Bob :
Margaux 1993 : 89 Maturity : late
Haut-Brion1993 : 92 Maturity : mature. (One of the wine of the vintage)Je ne connais que le Haut-Brion. J’ai beaucoup aimé sa race, sa délicatesse et sa complexité (fumé, cèdre etc…). Je le recommande.
Christophe
- 31 décembre 2010 à 4h23
- in reply to: LPV Normandie
Bravo à tous pour cette excellente et chaleureuse synthèse.
Je garde un excellent souvenir de ma virée Hot-Normande :)-D !
Amitiés,
Christophe