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- 22 novembre 2019 à 18h30
- in reply to: Test de LPV Versailles en Rhône Sud : Châteauneuf-du-Pape ou satellites ? … ou Reynaud ?
Étant doté d’un PDF assez marqué et craignant l’alcool et les grosses matières, j’appréhendais un peu cette session 😉
Au final j’ai été plutôt favorablement surpris. Il faut dire que Philippe avait soigné la sélection en évitant les vins trop riches/extraits que je crains habituellement. (tu)
Mes appréciations rejoignent celles de Ludo. La galaxie Reynaud a survolé les débats, faisant d’ailleurs apparaitre certains challenger qu’habituellement j’apprécie comme moins attrayant par effet de contraste.
N’étant pas fan des blancs de la région, j’ai eu peu d’intérêt pour les 4 premiers blancs. Le Château de Beaucastel blanc 2007 était toutefois bon avec un bel élevage, une élégance et une fraîcheur intéressante. Par contre d’accord avec Ludo pour trouver le Gourt de Mautens 2007 trop riche, puissant et peu appétant à mon goût.
De la première paire de rouges, je retiens avoir été un peu déçu par Les Cailloux 2015 qui est un domaine que j’aime bien habituellement. Un peu trop riche et ça chauffe un peu en bouche. Mais c’est 2015! Demande à s’affiner.
Une deuxième paire de rouges de très bon niveau. Des vins proches stylistiquement parlant, sur la finesse et l’élégance. Un surplus de classe pour La Pialade 2012 mais le Clos du Mont-Olivet 2012 était aussi très bon.
Une triplette de 2011 d’excellent niveau! Des vins qu’on boit sans se lasser et en méditant. Une préférence pour Vin de Pays Domaine des Tours 2011 d’une gourmandise absolue. Un Mas Saint-Louis 2011 au style attendu (très Reynaud) plus sombre mais au même notes aromatiques avec une belle profondeur (plus indiqué pour la table) et une Pialade 2011 très belle mais moins bonne que la 2012 ou que le VDP 2011. On en redemande!
Comme pour Ludo, j’ai moins été séduit par les 4 derniers vins. J’ai même été surpris par le Clos du Mont-Olivet 2009 et le Vieille Julienne 2005 que j’ai trouvé riches et austères pour l’image que j’avais de ces 2 domaines.
Par contre j’ai adoré Mas Amiel Charles Dupuy 2008. Une bouteille totalement décadente, marquée par la vanille et le coulis de fruits rouge. C’est certes trop jeune, totalement baroque et excessif mais ultra-gourmant, riche et frais.
Au final une très belle soirée organisée de main de maître par Philippe. Et une séquence émotion avec l’annonce de la fermeture du Verre Y Table qui nous laisse orphelin d’une excellente adresse gourmande et confortable. Une créativité renouvellée, une exécution remarquable, un service compétent et sans faille pour un RQP superbe.
Christophe
- 17 juin 2019 à 1h14
- in reply to: LPV Versailles et les grandes appellations de Bordeaux Rive Gauche : Champagne !
Voici quelques impressions sur cette très belle soirée:
[B]Crémant de Limoux « Eclipse » – JL Denois [/B]
Un côté dense, plein, vineux, sur des notes grillées et fruits secs. Je l’ai pris pour un bon Champagne. Très belle surprise.[B]Champagne brut « Ste Anne » – domaine Chartogne-Taillet[/B]
Vin vif, porté par une acidité marquée. Traçant. Le dosage à 7g ne me gêne pas. J’aurais aimé un peu plus de densité en milieu de bouche.[B]Champagne non dosé « Shaman 14 » – domaine Marguet[/B]
Nez plus plein et bouche plus crémeuse qui tranche avec le précédent. Belle richesse et densité. Bulle fine. Mais il faut attendre que le côté un peu lacté s’estompe.[B]Champagne 1er cru Terre de Vertus « Longitude » – domaine Larmandier-Bernier[/B]
Je me joins au concert de louanges. Très belle bouteille!!! On en redemande.[B]Champagne extra brut GC « VP » – domaine Egly-Ouriet[/B]
Un style radicalement différent. Un vin dense, complexe, long. Ultra-vineux sur des notes d’évolution parfaitement maîtrisées. J’adore les vins d’Egly Ouriet. Superbe![B]Champagne extra brut « les papilles insolites » – domaine Jacques Lassaigne[/B]
Encore une bouteille de très bon niveau. Dans un style intermédiaire entre le Larmandier et l’Egly. Une belle fraîcheur. Dense et long. Plus jeune à la dégustation que l’Egly. Plus vineux que le Larmandier. Une très belle bouteille.Au final, un très joli tir groupé qualitatif pour ces effervescents!
[B]Margaux – Château les Graviers 2010
Margaux – Château les Graviers « quintessence » 2001[/B]
Passer derrière un grand Champagne est un exercice difficile pour un rouge. Cette série avait donc pour but de reformater le palais avec un joli domaine qui travaille proprement et ne boise pas trop les vins. J’ai aimé le 2010 pour sa fraîcheur, son fruité et son équilibre. Le 2001 fait un peu plus classique Bordelais qui a vieilli avec un peu plus d’élevage du fait de la cuvée. Moi j’ai plutôt aimé mais cette cuvée a divisé l’assemblée. 🙂[B]Margaux – Château Bel air Marquis d’Aligre 2005
Pauillac – Château Pontet-Canet 2005
St Julien – Château Branaire-Ducru 2005[/B]
Je voulais comparer ces 2 vins très particuliers que sont BAMA et Pontet Canet, à la fois entre eux et avec un classique Bordelais. A la réflexion, le service du BAMA (ultra-typique et reconnu par beaucoup) a desservi le Pontet Canet en accentuant la perception d’élevage. J’ai aimé le BAMA pour son fruit pur, sa fraîcheur et son naturel. Mais j’ai préféré le Pontet Canet pour sa densité, son velouté de fruit et sa longueur. Il faut par contre lui laisser encore du temps pour que l’aromatique coco du boisé disparaisse. Le Branaire-Ducru était un beau vin mais d’une expression plus classique.[B]Pauillac – Château Pichon Baron 2002
Pauillac – Château Pichon Baron 1995[/B]
Très jolie paire. Cèdre, graphite. Les marqueurs classiques y sont :). Un côté très rond, aromatique et enjôleur pour le 2002. Plus sévère et nerveux pour le 1995 à qui il faut encore du temps pour s’arrondir, millésime oblige.[B]St Estèphe – Château Montrose 2001
St Julien – Château Léoville-Barton 2001[/B]
Un Montrose étonnament ouvert et séduisant. Un Barton un peu plus austère. Une jolie paire très classique Bordelaise qu’on peut encore attendre.[B]St Julien – Château Léoville-Poyferré 1989
St Julien – Château St Pierre 1989[/B]
Le Poyferré est onctueux, rond et très séduisant. Un vin magnifique à maturité. Le St Pierre est plus dense, plus élevé et extrait. Il n’a pas encore absorbé son élevage. Je préfère le Poyferré. Une paire d’excellent niveau.[B]Margaux – Château Marquis de Terme 1990
St Julien – Château Lagrange 1990[/B]
2 vins magnifiques.
Le Marquis de Terme est à maturité. Il est en finesse et en dentelle. Salivant et gourmand. Une pointe légèrement torréfiée. Superbe.
Le Lagrange est plus puissant, profond et structuré. Les tanins sont encore bien présents. Dense, long et complexe. J’ai beaucoup aimé. A la hauteur de sa réputation.[B]Margaux – Château Tayac 1975[/B]
Un clin d’œil non prévu au débotté pour voir. Le vin n’est pas mort. Il a de jolis restes mais il manque de densité. Il aurait dû être bu.[B]Cadillac – Château Peirronin 2003[/B]
Très joli vin au bel équilibre qui échappe à la lourdeur du millesime.Un grand merci à tous pour la qualité de vos apports qui ont rendu cette dégustation à la fois intéressante et gourmande. 🙂
Christophe
- 16 mars 2019 à 14h40
- in reply to: LPV Versailles à la recherche de trésors anciens allemands
Tout d’abord un immense merci à Vivien pour sa générosité exceptionnelle et son enthousiasme à faire partager non seulement ses connaissances sur cette région qu’il affectionne mais aussi ses raretés accumulées au fil des années. Car nous avons eu accés à des bouteilles exceptionnelles qu’il serait difficile d’acquérir aujourd’hui. Un vrai privilège pour les amateurs que nous sommes! (tu)
Ma participation à l’organisation a été assez marginale. J’aimerai juste souligner que les défections de dernière minute ont conduit à supprimer une paire de Grosses Gewächs ce qui aurait permis de débuter la série par des vins parfaitement secs.
Comme attendu, les 6 Fruchtig (sucrés après les rouges) ont emporté l’adhésion des participants car on était en terrain connu et sur des aromatiques «classiques ». Les Spätlese et Auslese trocken servis avant ont été plus déroutants pour certains (hein Ludo) mais vraiment passionnants. Des témoins d’une époque qui disparait.
Le Alte Reben 2011 de Huber était superbe. Et c’est un chauvin Bourguignon qui parle 🙂
Les 2 sucres finaux étaient magnifiques. Dans un style Vivienesque de fin de soirée LPV Versailles 🙂
Merci Vivien.
Christophe- 7 août 2018 à 17h10
- in reply to: Ils nous ont quittés…
J’ai adoré la période Jamin/Raymond Poincaré. Des plats magnifiques. On cite souvent la crème de chou-fleur caviar, la purée, la tarte aux truffes. J’y ajouterai le magnifique chariot de desserts, avec une tarte au chocolat régulièrement exceptionnelle.
Côté vin, c’est Avenue Raymond Poincaré que j’ai vécu une expérience exceptionnelle et inoubliable lors du même repas : 2 accords mets/vins (sur 3 aromatiques) absolument parfaits :
– risotto parmesan truffe et Léoville Las Cases 1982
– tarte chocolat orange et Rivesaltes Puerta del Sol (vin de 1945)Orgasme collectif autour de la table et révélation pour certains de la puissance des accords mets/vins. Un moment de perfection gravé à jamais dans ma mémoire.
Un chef au Panthéon!
MERCIChristophe
- 16 janvier 2018 à 21h53
- in reply to: 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !
[quote= »Xtof » post=1011611]
Le Clos Vougeot de Rebourseau était effectivement évolué, austère et acide. A contrario, le Mazy de Dugat-Py était très riche et présentait des notes lactiques encore un peu marquées. Il lui faut à mon avis du temps pour s’affiner.
[/quote]Vivien,
Tu me classes un peu vite dans la catégorie « J’ai aimé ». Ce que je n’ai pas écrit 🙂
Je vais donc préciser mon ressenti :
A l’aveugle :
– Le vin était dense, concentré, très extrait (trop?), encore boisé avec des notes lactiques de yahourts à la fraise, long, persistant mais massif et monolithique. Je pense que pas mal de participants l’ont ressenti ainsi. Perception accentuée à mon avis par la comparaison avec le Rebourseau qui était acide et limite décharné. On peut aimer ou pas mais c’est bien loin d’un pinot évanescent qui a d’habitude plus mes faveurs. Selon mes goûts, à ce stade et dans cet état, pas de grand plaisir mais pas non plus de rejet absolu.Étiquette découverte :
– Je ne suis habituellement pas fan du domaine (et donc pas client par choix), justement pour cause de sur-extraction, en particulier durant cette période. Cependant il m’est arrivé de goûter des Dugat-Py ayant bien mieux vieillit que je n’avais pu l’anticiper en les goûtant jeunes. Donc je leur donne le bénéfice du doute.
– Au prix de marché actuel, c’est un très mauvais RQP. Et je crois me souvenir que tout le monde était d’accord autour de la table. 🙂Christophe
- 13 janvier 2018 à 23h26
- in reply to: 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !
[quote= »milleret » post=1011517]Vous aviez anticipé sur la période des soldes !!
Et notre ami Xtof …il n’a pas été capable de vous sortir un grand Champagne sur ce millésime . Avec avec tout le respect pour cette cuvée Nicole Moncuit – Blanc de Blancs – Vieille Vigne – 1996, qui est loin d’être un grand champagne sur ce millésime.[/quote]
Cher Jean-Luc, tu as perdu une occasion de te taire ! 🙂
La cuvée Nicole Montcuit était l’un de mes apports. Et je l’ai beaucoup apprécié, même si je t’accorde qu’il manque de complexité et de profondeur pour être qualifié de Grand Vin. Mais cela reste très bon.
Je passe sur les 2 Loire, pour ne retenir que la superbe triplette de Riesling parmi laquelle j’avoue une préférence pour le cote janséniste du Saering, meme si les 2 autres m’ont aussi beaucoup plu.
De la triplette de Bordeaux, je retiens le superbe affrontement entre Gruaud et Lynch Bages avec une préférence pour ce dernier.
Le Clos Vougeot de Rebourseau était effectivement évolué, austère et acide. A contrario, le Mazy de Dugat-Py était très riche et présentait des notes lactiques encore un peu marquées. Il lui faut à mon avis du temps pour s’affiner.
Le Château-Chalon de Macle était excellent mais encore beaucoup trop jeune.
Pour finir, j’ai adoré la Cuvée Spéciale de Cotat : un nez superbe de truffes blanches, une fraîcheur vibrante en bouche ponctuée par un soupçon de sucre résiduel en finale et une pointe acidulée! Irresistible! (tu)
Merci à Jean-Loup pour l’organisation et à tous pour vos apports.
Christophe
- 20 septembre 2017 à 13h13
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
J’ai déjà bu ce vin.
Il est plus dans un style moelleux que liquoreux. Il dispose d’une très belle acidité et offre une complexité aromatique à la fois impressionnante et originale, sur des notes de fenouil, badiane et citrons confits. J’ai beaucoup aimé.
Christophe
- 4 septembre 2017 à 3h03
- in reply to: CR: LPV Versailles explore les premiers crus de Meursault et de Volnay
Bonjour à tous,
Un grand merci à Gilles pour l’organisation impeccable. (tu)
Les rouges ont effectivement été de très bon niveau alors que les blancs ont déçu, trahissant trop de problèmes d’évolution en bouteille, sujet certes classique et récurent, mais qui commence à être pénible au regard du prix des flacons.
Je trouve Denis un peu sévère de parler de manque de maturité pour le Coche 2010. Il manquait certes d’un peu de densité en milieu de bouche (surtout en comparaison du Luchets de Roulot 2010 qui était plus opulent et exotique qu’attendu) mais pour avoir goûté ce vin il y a environ 2 ans, je pense simplement qu’il est en phase de fermeture. J’ai aimé son élégance dans un style finement (mais pas trop) réduit et, connaissant l’aptitude des vins du domaine au vieillissement, je n’ai aucun doute sur son avenir, comme en atteste un magistral Village 2001 bu fin juillet.
J’ai beaucoup aimé le Roulot dans un style moins traçant que d’habitude mais avec une très belle longueur.
Le Charmes 2007 de A Jobard était effectivement un joli vin bien fait et à la hauteur de son appellation. Mais c’est surtout le Meursault Clos des Perrières d’Albert Grivault 2008 que nous retiendrons tous. Un grand vin qui a survolé les débats!
Pour ce qui est des Volnays, la satisfaction a été bien plus grande. Un très joli tir groupé dont j’exclue les Santenots 2000 de Rougeot (passé) et 2005 de Esmonin (trop extrait).
Le Fremiets 2009 de Voillot était d’une superbe finesse, marqué par une belle fraîcheur probablement engendrée par une pointe de vendange entière. Un superbe pinot classique. En finesse plutôt qu’en richesse.
J’ai moi aussi été surpris par la rondeur et la gourmandise du Caillerets 2009 de Lafarge. Assez éloigné du style habituellement un peu plus austère et tannique du domaine pour un vin encore assez jeune.
De l’affrontement des 3 Volnays 2005, je retiens la profondeur et la densité du Volnay Taillepieds 2005 de Roblet-Monnot. Gilles connait mon affection pour ce domaine que je suis depuis 1993. Il m’avait demandé d’apporter le Volnay Taillepieds 2002 mais ne m’avait bien sûr rien dit de la présence de ce 2005. Je ne l’ai pas reconnu à l’aveugle, mais j’ai immédiatement été (re)séduit! 🙂 . Très beau vin.
L’affrontement des trois 2002 a été superbe avec un très haut niveau (magnifique Volnay Champans de d’Angerville) mais avec une prime au Volnay Taillepieds 2002 Roblet-Monnot qui était somptueux. Un grand vin conforme à mes attentes et qui a été pour moi le rouge de la soirée. Bravo à Pascal Roblet! (tu)
Merci à tous pour vos apports! La diversité des sensibilités au sein du groupe enrichit les débats et rend les soirées passionnantes.
Christophe
- 22 juillet 2017 à 16h17
- in reply to: LPV Versailles part en Mâconnais et Beaujolais
Bonjour à tous,
Tout d’abord un grand merci à Benjamin pour l’organisation sans faille.
Quelques impressions afin d’alimenter le débat. Je ne pense pas qu’au final les avis soient si divergents que cela. Les blancs ont été de très bon niveau alors que les rouges ont globalement déçu alors que précisément certains en attendait beaucoup. D’ou probablement certaines réactions.
Au final mon ressenti est très proche de celui de Denis.
Vins de copain ou non, les Maillet et Bret Brother n’offraient que peu de plaisir. Tous les autres blancs avaient un grand intérêt et évoluaient un gros cran au dessus. Les styles des vins et goûts de chacun expliquant les nuances.
À ce titre la différence de style entre les deux Macon Guffens a été très révélatrice. Comme Jean-Loup, j’aime bien les 2 styles. Mais pour des raisons différentes. Vive la diversité!
La dégustation du 2008 de Thevenet m’a ramené instantanément quelques années dans le passé quand je me régalais des magnums de 1988 et 1990 de ce domaine très classique à l’époque. Et puis le style a changé fin des années 90 début 2000. J’ai abandonné. Ce 2008 était précis, élégant, complexe avec certes une pointe de sucrosité mais bien équilibrée par une belle acidité. Pour ce qui concerne le 2005, la touche de sucrosité est un peu plus marquée. Le vin est un peu plus exotique et offre un arôme de truffe blanche remarquable. En aveugle pure je suis absolument certain que j’aurai dit Jurançon sec. Au final 2 vins que j’aimerai avoir en cave mais encore une fois pour des raisons différentes.
La paire de Pouilly était simplement magnifique. Et l’illustration de ce que pas mal d’entre nous sait et/ou aime à penser : il y a du grand chardonnay en dehors de la côte de Beaune. Superbe!
Au final de beaux Macon parmi lesquels j’eus aimé voir figurer Saumaize, Barraud, Saumaize-Michelin, Rontets… Cette région regorge de pépites. A refaire.
Pour ce qui est des rouges, je dois préciser que je ne suis pas un grand fan du Gamay qui me déçoit très régulièrement et ceci bien au delà des frontières du Beaujolais. Pour être plus précis je dirais que c’est le gamay jeune que j’apprécie peu. Lorsqu’il est âgé mes expériences de Beaujolais sont beaucoup plus positives. Sans surprise j’ai beaucoup aimé le Chignard 1991, le Château des Jacques étant un peu trop évolué, ayant probablement souffert d’une mauvaise garde.
Aucun des autres vins n’a suscité l’envie chez moi d’en mettre en cave. J’ai trouvé le Chamonard vraiment faible, les Foillard assez ternes (fermés?) et vraiment peu complexes.
Je donnerai une mention au Dutraive pour son fruité explosif (j’assume ma dualité). Au Bouland pour sa profondeur et son début de complexité prometteur. Et un cran en dessous au Terre de Manganese.
Pour finir, un petit clin d’oeil à Philippe : non tu n’es pas le vilain petit canard 🙂 , et oui ce qui compte c’est le plaisir de la boisson. Par contre réduire la paire de Pouilly à un style général Côte de Beaune me semble un peu lapidaire et simpliste. Et les qualificatifs oxydatifs et gras me semblent aussi un peu excessifs au regard de ce que j’ai gouté. Je retiendrai donc que tu aimes de moins en moins les blancs évolués. 😉
Je sens que la prochaine dégustation Meursault/Volnay risque d’être intéressante.
Christophe
- 6 mars 2017 à 3h23
- in reply to: Champagne Krug
Nathenri,
V 651 indique un dégorgement en Septembre/Octobre 2006.
Les Grandes Cuvées passant en géneral 7 années (de 6 à 8) en cave, cela confirme que le vin de base (majoritaire) pour l’élaboration de la cuvée a probablement été le 1999 (éventuellement 1998). Pour le détail des autres vins de réserve composant la cuvée (souvent entre 60 et 120 vins différents pouvant remonter jusqu’en 1988 à cette époque), il faut interroger la maison Krug avec le code.
Christophe
- 22 janvier 2017 à 22h29
- in reply to: Champagne Krug
Bonsoir,
J’en ai bu une (trés probablement base 1999) il y a un mois environ. Elle était très bonne, dans un style assez vineux et complexe.
Tu peux l’ouvrir sans grande crainte, ne serait-ce que pour te faire une idée de la manière dont cette cuvée évolue. Même s’il faut bien garder en tête qu’il y a de véritables différences entre les cuvées.
La base 2007, qu’on trouve en général en ce moment, est bien plus vive et agrumes que la base 2005 qu’on trouvait il y a 18 mois environ. Et, pour ajouter à la complexité, il y a eu, à ma connaissance, au moins 3 mises sur le marché de cette base 2007…
Bonne dégustation
Christophe- 22 janvier 2017 à 20h10
- in reply to: Champagne Krug
Bonjour,
Cette étiquette est l’avant-dernière et correspond effectivement aux cuvées mises sur le marché sans Krug ID. Le vin de base est donc probablement compris entre 1996 (fin des anciennes étiquettes rouges et dorées) et 2003 (début des étiquettes avec Krug ID).
Y-a-t-il un nom de cuvée indiqué sur la contre-étiquette arrière?
Base 1996 : fraîcheur
Bases 1997, 1998 ou 1999 : inspiration… Chaque gorgée, une révélation
Base 2000 : richesse
Base 2001 : savoir-faire
Base 2002 : finesse
Base 2003 : mémoiresSinon, lorsque tu auras ouvert la bouteille, il y aura très probablement un code sur le bouchon qui pourra renseigner sur le vin de base et la date de mise sur le marché.
En conclusion, la bouteille a très probablement un peu plus d’une dizaine d’années, la mise sur le marché intervenant en général entre 6 et 8 ans aprés le millésime du vin de base.
Christophe
- 27 septembre 2016 à 11h25
- in reply to: Domaine E. Guigal
François,
Merci pour la précision et les photos.
On constate qu’il s’agit d’une étiquette de négoce. Il est aussi possible que Jaboulet-Vercherre n’ait pas voulu modifier son étiquetage.
Mais j’avais dans l’idée que cette parcelle était déjà réputée et identifiée dans les années 20 et servie à l’Elysée en particulier. Son exploitation (par Vidal-Fleury?) ayant peu à peu cessé avec le temps.
Mais j’imagine que Jean-Michel Gérin est bien placé pour avoir de bonnes informations.
Christophe
- 27 septembre 2016 à 2h20
- in reply to: Domaine E. Guigal
Il semblerait que cette bouteille ait été bue lors d’un dîner de vieux millesimes en janvier 2012 à Chateauneuf du Pape. Jean-Michel Gerin pouvait être aussi présent.
C’est le lien avec La Turque qui éveille ma curiosité. Les experts du domaine ont-ils un avis?
Christophe
- 27 septembre 2016 à 0h43
- in reply to: Domaine E. Guigal
François,
L’étiquette de la Côte Rôtie Hubert Cachet 1928 indique Brune et Blonde.
La parcelle de La Turque est située exclusivement en Côte Brune il me semble.
Es-tu certain qu’il s’agit de cette parcelle?
Et si oui, quel est le lien entre Hubert Cachet et la Maison Vidal-Fleury qui en était le précédent propriétaire avant Guigal?
Christophe
- 21 septembre 2016 à 17h22
- in reply to: Domaine Henri Jayer, Vosne-Romanée
Je n’ai pas bu le célèbre Richebourg 1978. J’ai par contre eu l’occasion de boire les Richebourg, Echezeaux et Cros Parentoux sur les millésimes 1985, 1986, 1988 et 1990.
Je n’ai jamais été transporté et aucun de ces vins ne figure à mon panthéon. Je suis assez en phase avec l’analyse de M. Bettane.
H Jayer jouit très certainement d’une réputation médiatique qu’il doit en partie à l’histoire du Cros Parentoux. Je lui préfère le DRC, Leroy, R. Engel ou même Daniel Chopin, qui n’a malheureusement jamais eu le grand terroir pour magnifier son grand talent de vinificateur.
Christophe
- 20 juin 2016 à 21h51
- in reply to: Essai de classification des domaines de Bourgogne
Quelques infos :
JAEGER Wilfred 60 ans
Gérant de NICHOLEM
6 RUE DU POT DE FER 21190 PULIGNY MONTRACHET
48407080000012 – 6820B – Société civile immobilièreA relier avec :
Donc probablement quelques ouvrées issues de la RSV de Charles Thomas.
Christophe
- 1 avril 2016 à 18h14
- in reply to: La Bibliothèque Nationale annonce la découverte d’une fable de la Fontaine sur le vin et ceux qui en parlent !
Joli texte ! 😀
Bravo Vincent. (tu)(tu)(tu)
Amitiés
Christophe- 16 janvier 2016 à 23h55
- in reply to: milllesime 1966
Bonsoir,
POULET est à oublier. Je ne connais pas Yves LATOUR.
Il y a 2 cuvées de Genévrières aux hospices de Beaune : Baudot et Philippe le Bon. Cette dernière est la meilleure en général. Elle peut donner des grands vins. Cela dépend aussi du nom de l’éleveur qui doit apparaitre sur l’étiquette. En général une maison de négoce de Beaune.
Il faut donc relever ces 2 mentions et surtout s’assurer que la couleur du vin n’est pas trop foncée et que le niveau n’est pas trop bas.
1966 est un millésime tout à fait correct en blanc.
Christophe
- 16 janvier 2016 à 23h55
- in reply to: milllesime 1966
Bonsoir,
POULET est à oublier. Je ne connais pas Yves LATOUR.
Il y a 2 cuvées de Genévrières aux hospices de Beaune : Baudot et Philippe le Bon. Cette dernière est la meilleure en général. Elle peut donner des grands vins. Cela dépend aussi du nom de l’éleveur qui doit apparaitre sur l’étiquette. En général une maison de négoce de Beaune.
Il faut donc relever ces 2 mentions et surtout s’assurer que la couleur du vin n’est pas trop foncée et que le niveau n’est pas trop bas.
1966 est un millésime tout à fait correct en blanc.
Christophe