Christophe Christophe

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  • jlcc écrivait:
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    > Bon si 49 ans vaut un 1999, j’ai une petite idée sur ce que je vais ouvrir l’an prochain et ce ne sera pas 2000 😉 !

    Joyeux anniversaire!

    Et le 50ème risque effectivement d’être grandiose! 😉

    Christophe

    Jean-Louis,

    Tu as tout à fait raison. En particulier, le Puligny Les Caillerets 1996 de Montille a bien été vinifié par Jean-Marc Roulot (via Alix …).

    Contrairement à l’appréciation d’Olivier Mottard en 2006 (relayée ci-dessus par Oliv), la bouteille que j’ai eu l’occasion de boire cet été était absolument magnifique. Le duel qu’elle a livré face à un Saumur Brézé 1996 de Foucault était des plus réjouissants. Quel niveau pour ces 2 vins qui méritent et nécessitent de vieillir!

    Christophe

    Didier,

    Les plats sont effectivement très élaborés, œuvre d’un cuisinier simple, subtil, discret (ce qui m’interdit d’en parler ici) et perfectionniste.

    On ne retrouve jamais le même plat d’une fois sur l’autre. Ils changent au gré de l’inspiration du moment et du marché. De subtiles variations qui renouvellent sans cesse le plaisir.

    Christophe

    Daniel,

    C’est vrai que cette soirée était bien sympathique. Pour ce qui est des notes je n’en prends jamais! Donc j’ai envie de dire, business as usual 😉

    Le château Margaux 1979 (servi à l’aveugle totale) avait survolé les débats, comme quoi les étiquettes peuvent parfois tenir leur promesse (ce qui n’aurait pas été le cas du 1975 j’en conviens!). Le Rauzan Ségla n’avait cependant pas démérité, alors quand on sait les progrès accomplis depuis …. La surprise était aussi venue de Giscours 1970 qui se présentait encore en grande forme. Et bien sache que nous en avons goûté une autre bouteille (d’une autre provenance) qui a confirmé et s’est permis de tenir tête à un Lynch Bages 1970 (qui l’a quand même emporté d’une courte tête).

    A bientôt
    Christophe

    milleret jean luc écrivait:
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    > Je constate que notre ami Xtof a eu peur d’un petit Savoyard ( je l’ai menacé de rédiger ce reportage ..sinon , porte fermée à l’Auberge…

    Je crois surtout qu’un certain petit Savoyard devient de plus en plus casanier et rechigne de plus en plus à monter-à-la-ville !!! Il ne veut plus trop s’éloigner de ses belles montagnes. 😀

    Mais cela va changer. Nous t’attendons bientôt à-la-capitale cré vin diou. Et il y aura le boire (j’ai une ou deux ::o raretés de côté à partager avec toi), le manger (ce ne sont pas les lieux qui manquent) et même le dormir (autre chose que tes paillasses de montagne 😉 ). Et en plus j’ai une confiture de mûres du Lot qui est prête à en découdre avec ta myrtille légendaire! Tiens-toi prêt!

    milleret jean luc écrivait:
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    > Salon 96 Krug 96 sont prévus pour une petite fête …c’est dans 8 jours ….

    Transmet mes voeux de bon anniversaire à qui de droit. Quant à l’affrontement Salon vs Krug 1996, j’ai eu l’occasion de le pratiquer 3 fois. J’ai une bonne idée du résultat, selon les goûts de chaque dégustateur. Jusqu’ici, je me suis régalé (pour autant que faire se peu) de Salon dans le registre cistercien pur et vibrant. Cependant Krug monte en puissance et je reste persuadé de son très grand potentiel.

    Christophe

    Merci à tous pour vos commentaires.

    Julien,
    Les 1981 de Krug sont simplement éblouissants. Souvenir ému d’un Clos du Mesnil 1981.

    Oliv,
    Pour moi le vin de la soirée a été La Tâche 1964. Pour l’évanescence!

    Par contre, comme Arnaud, je pense que l’émotion collective a été suscitée par Le Vouvray Gouttes d’Or 1990 par la claque magistrale qu’il nous a donné. Hors norme. Le téléphone a sonné dès le lendemain matin chez Foreau :). Malheureusement en vain!

    E-mane,
    Les blancs ressortent plus facilement en photo car ils jouent avec la lumière. Les rouges l’absorbent, ce qui est plus difficile à retraiter, sauf à trahir la robe initiale en l’éclaircissant trop.

    Christophe

    Emmanuel T. écrivait:
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    > …Pendant nos dîners, parfois on s’ennuie tellement à gribouiller chacun dans notre carnet qu’il faut bien de la lecture…

    > …avec une odeur d’écurie assez marquée pour l’un des deux, mais ma mémoire vacille.

    Probablement pas assez de gribouillage dans le carnet? Ou bien un peu trop de lecture? 😉

    OK je sors.

    Christophe

    Arnaud,

    Un grand bravo pour ce magnifique compte-rendu et toutes mes félicitations à la photographe pour la qualité des cadrages et des équilibres de composition. Chapeau bas! (tu)

    Tiens cela me donne envie de publier le cr de notre dernier repas d’anniversaire groupé. Je m’y mets à mon retour de vacances. X(

    Amitiés
    Christophe

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > … « seuls les ploucs mettent de la moutarde sur cette viande ».

    Du temps de William au SEVERO, demander du ketchup ou de la moutarde avec la viande (de premier ordre) ou même la demander très cuite était une cause d’énervement automatique du chef. Argumenter, c’était prendre le risque d’une exclusion physique … J’ai personnellement assisté à la scène 🙂

    Une petite anecdote vécue pour détendre l’atmosphère :
    Cela se passe il y a une dizaine d’années, au mois de juillet, dans un des meilleurs bars à vin de Paris. Je suis accoudé au comptoir et je sirote un Jerez en attendant ma table. Le propriétaire du bar, figure connue du monde du vin (grand dégustateur pour qui j’ai beaucoup de respect tant pour l’expérience que pour le goût) entre dans le bar et me rejoint. Pour m’accompagner il se sert un verre de Champagne (Veuve Cliquot carte jaune) auquel il rajoute … 2 glaçons! ::o. Devant mon air interrogateur, il me sourit et me dit : « C’est comme cela que je l’aime! Bien rafraîchissant! ». Argument imparable! (:P)

    Christophe

    Oliv,

    Bravo pour ton magnifique CR (tu)

    J’aime beaucoup l’oeuf cocotte / foie gras. J’ai déjà testé l’accord avec un Arbois Pupillin 2003 (Chardonnay) d’Overnoy. Délicieux!

    Te connaissant, je t’aurais conseillé un Savagnin Marnes Bleues de Ganevat. Probablement 2008 (avec longue aération préalable) ou bien un millésime un peu plus vieux pour plus de complexité. Un jour il faudra que je teste le vin Jaune 111 de Tissot (1997) sur cet accord :)o

    Une alternative intéressante à tester : un Riesling 2008 Alsacien ou même un Allemand Spätlese un peu plus ancien (ayant partiellement mangé ses sucres).

    Amitiés
    Christophe

    CR:

    Jean-Loup,

    J’ai bu le Vouvray Haut Lieu demi-sec 1961 Huet au début du mois de septembre.

    De couleur cuivrée, sans être trop évoluée, le vin offrait une bouche plutôt vive et rectiligne. Un léger gras en bouche témoignait de son statut de demi-sec, mais le vin avait digéré ses sucres ce qui a légérement contrarié l’accord que nous avions prévu avec le foie-gras. L’aromatique était par contre très jolie, sur des notes d’oranges amères et de safran.

    Je pense que Le Mont moelleux devrait probablement avoir un peu plus de perception de sucre résiduel, mais je tablerais plutôt pour 30/50 g perçu au max.

    Christophe

    CR:

    Frédéric,

    Encore une fois un immense merci pour ta gentillesse et ta générosité débordante. Nous nous sommes régalés lors de cette série de très haut niveau.

    La plupart des paires ont tenus leurs promesses :

    – Un Ganevat dense, concentré, presque brutal et vibrant. Un Meursault plus fin et élégant. Une trame commune liée à l’acidité de 2002. Le choix est affaire de goût. Ce jour j’ai préféré le Ganevat.

    – L’idée d’associer le Montée de Tonnerre 1999 et le Clos de Beaujeu1997 était bougrement tentante. Un trame minérale magnifique en commun. Un côté miellé complexe. 2 grands vins. Une légère préférence pour le Chablis mais d’une courte tête.

    – La paire Batard 2000 Chevalier 1997 n’était pas vraiment conçue comme un match mais plutôt comme un enchaînement. Le Bâtard 2000 est riche et gras du double fait de son appellation et de son millésime. Un peu trop riche pour moi. Le Chevalier arrive à point nommer pour retendre la bouche et nous enchanter par sa longueur et sa complexité aromatique (décidément j’aime de plus en plus les 97 blancs Bourguignons). Grand vin!

    J’avais un peu peur d’une potentielle déviance aromatique du BAMA 1970. Que nenni! Très classique, il offrait l’image rassurante d’un beau Margaux à maturité.

    Avec La Conseillante 1985, on est monté d’un cran, le vin combinant densité, suavité et longueur. Magnifique.

    La paire Haut-Bailly 1990 Pavie 1990 a été probablement la plus décevante du fait d’un Pavie aromatiquement déviant (sans que cela soit vraiment trop marqué) mais aussi la plus enthousiasmante car elle nous a permis de profiter d’un immense Haut-Bailly 1990. Un grand classique qui définit ce qu’un grand vin et un grand Graves doivent être! J’ai adoré.

    De la transition par le Sud je retiendrai un grand Fonsalette 2002 dont l’évanescence supposée (et finalement bien présente) était censée préparer la bouche aux pinots. Un régal.

    Ma plus grande paire de la soirée : Morey 1er cru 2000 vs Clos de la Roche 2000. J’ai beau connaitre les 2 noms, je ne sais plus lequel est lequel … Le Morey est envoutant. Un style et un toucher de bouche digne des Leroy 2000. Le Clos de la Roche est plus dense mais aussi plus austère. En bouche on perçoit la différence de terroir mais la classe du Morey me fait douter. Finalement je me raccroche aux fondamentaux: le style vendange entière qui me ramène sur Dujac. Un vin qui m’a bluffé par son velouté et sa délicate évanescence.

    A la dégustation de ces 3 dernières bouteilles, j’en profite pour souligner que si les « grands » millésimes sont souvent sur-adulés (et sur-tarifés), les soi-disant petits savent se venger.

    Comme pour les 2 grands crus en blanc, le Chambertin et le Musigny ne s’affrontaient pas. Il se suivaient. La richesse, la puissance et le jus d’un côté puis la finesse, la complexité et la tension. Des caractères accentués par le fait que les effets terroirs et millésimes jouaient dans le même sens pour les 2 vins. Grand moment.

    2 superbes cadeaux pour finir: un Climens 1988, ciselé, pur et complexe. Un très grand vin d’esthète. Et un Theulet-Marsalet qui avait commencé à manger ses sucres (tout en gardant encore une confortable richesse) et commençait à offrir cette complexité inimitable que seul l’âge permet d’atteindre. Un régal.

    Encore merci pour cette belle journée : j’ai été très heureux de participer à une nouvelle session de ce groupe si simple, si convivial et finalement si attachant.

    Ne changez-rien!

    CR:

    Hervé Bizeul écrivait:
    ——————————————————-
    > > mais sans la profondeur d’un grand Musigny
    >
    >
    > Mais la profondeur d’un petit Musigny, oui ? 😉

    Hervé,

    En effet il peut exister des grands ou des petits « petits Musigny » de même que des grands ou des petits « Le Musigny ». Comme je ne doute pas que tu maitrises ton Pitiot, je te laisse retrouver les domaines … (rappel: les 2/3 de l’appellation pour un seul domaine!) 😉

    Ce soir le MAV ch des Jacques Rochegrés 1970 magum était un joli vin, dense, étonnamment fruité et sanguin pour son âge. Une belle mâche et un joli corps. Mais un surcroit d’elegance, de finesse et de complexité dans le Corton Charlotte Dumay 1990 Hospices de Beaune (vinifié par Dédé Porcheret!)… Pas vraiment une étiquette mais assurément un beau vin et un meilleur accord avec le pressé de veau…

    Lorsque le Figeac 1990 et le Montrose 1990 sont entrés en scéne, le débat s’est élevé d’un bon cran. Mais bon, on ne peux pas en parler…. Trop cher et pas assez à l’aveugle…. ;). Ou alors juste pour vanter la richesse du Montrose (éblouissant) et l’elegance du Figeac.

    Christophe

    Ce soir un début de réponse …

    MAV Ch des Jacques Rochegrès 1970 en magnum. Parmi d’autres jolies bouteilles …

    J’ai un souvenir ému du même vin sur le millésime 1971 qui m’avait été servi par Jean-Claude Vinadier, sommelier du regretté Vivarois (Paris 16ème) sous la houlette du génial Claude Peyrot, maître de bon nombre de multi-étoilés actuels! Un grand vin pour un grand moment!.

    Souvenir tout aussi ému d’un Javernières 1988 de Desvignes aussi envoûtant qu’un grand 1er cru de Chambolle (mais sans la profondeur d’un grand Musigny).

    A ce jour, comme Raymond ou Arnaud, je n’ai cependant pas rencontré de Beaujolais qui puissent me faire vibrer autant que les plus grands pinots que j’ai eu l’occasion de déguster. Mais j’y travaille 😉

    Christophe

    Je n’ai (malheureusement!) goûté aucun des 3 vins mentionnés.

    A titre personnel, je choisirais plutôt le 66 que j’imagine sur la finesse, l’élégance et la tension, porté par une trame acide héritée du millésime.

    Je vois le 71 plus dense, riche et compact.

    Bonne dégustation
    et merci pour le CR à venir… 😉

    Christophe

    Franck,

    Il est vrai que les 93 en blanc me surprennent souvent en bien avec le temps…

    Au contraire des 94 qui me déçoivent assez régulièrement…

    Amitiés
    Christophe
    (et merci à toi pour ta recommandation sur le clos de beaujeu 97 de Boulay : superbe vin testé récemment)

    Rachid,

    Bien entendu j’adhère totalement à ton propos.

    Cependant, il faut bien avouer qu’il y a aussi un plaisir jouissif à boire certains vins en tout début de vie, voire même à la barrique. Sur le fruité explosif et/ou l’élevage …. On a tous nos petites faiblesses B)-

    Christophe

    CR:

    Bienvenues-Bâtard-Montrachet 1993 – Louis Carillon

    Bu hier soir à l’occasion d’une soirée très sympathique.

    Un nez impressionnant, prégnant et complexe. La bouche est dense, riche et presque crémeuse. Puis on sent doucement se profiler la trame acide qui tend le vin et l’affine dans une finale interminable. Aucune trace d’oxydation. La synthèse parfaite entre un Bâtard et un Chevalier. A l’aveugle j’ai cru un Montrachet des Comtes Lafon, ce qui, j’en ai bien conscience, peut surprendre car le style Carillon est habituellement plus tendu et linéaire, mais donne une bonne idée du niveau qualitatif. J’ai rarement bu un BBM de Carillon avec une telle profondeur et une telle complexité. Le privilège de l’âge?

    Christophe

    CR:

    Ma perception d’Yquem 1996 est celle d’un vin plutôt en finesse et en longueur, porté par sa structure acide. L’aromatique est plutôt orientée agrume.

    Yquem 1995 m’a semblé plus massif, plus structuré, avec une liqueur plus marquée, mais aussi et surtout une magnifique qualité d’amers en finale qui équilibre l’ensemble. Je n’en connais pas les détails analytiques mais j’ai eu le sentiment d’un vin plus marqué par le botrytis.

    Le 1997 est lui aussi riche et massif mais il dispose moins de ces amers et m’a toujours paru un peu trop confit (manque de fraicheur).

    Christophe

    CR:

    1995 est, à mon goût, un grand millésime à Yquem.

    De mes expériences de dégustation j’estime que c’est le meilleur de la décennie 90, avant le 1997. Pour ce qui est du 1990, je réserve mon jugement car j’ai eu des expériences trop divergentes sur des flacons de tailles non comparables (de la demi au jéroboam). Je précise que je n’ai pas bu 1991 mais bon …

    Sur la période 1980-2005 je ne vois que 1983, 1988, et 2001 clairement au dessus. Je laisse 1990 et 2000 & 2003 à part (non dégustés). Je n’ai jamais aimé 2005 (goûté 3 fois mais jamais à table).

    C’est par contre une bouteille totalement fermée et promise à une longue garde. Je rejoins François sur son diagnostic.

    Christophe

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