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- 5 août 2020 à 1h35
- in reply to: Domaine de Cazaban, Cabardès
CR: Domaine de Cazaban, Jours de Vigne, Vin de France 2017
Nez expressif sur les fruits noirs, le floral, les épices, et volatile au début.
En bouche, après l’attaque, le toucher est d’abord sanguin, mais aussi rugueux, rustique. Cela passe mieux en mangeant et après une bonne demi-heure d’aération. Les arômes sont toujours explosifs, sur les fruits épicés et beaucoup d’olive noire.
Le lendemain, après conservation rebouché à température ambiante, le vin a beaucoup évolué. Plus aucune rugosité en bouche, et les arômes ont évolué vers les pruneaux et la cannelle, sur fond d’herbes aromatiques.
C’était mal parti les premières gorgées, mais ce n’est finalement pas mauvais, bien qu’expansif, fougueux, et imprévisible.
- 5 août 2020 à 1h02
- in reply to: Domaine de Beaurenard, Châteauneuf-du-Pape
CR: Domaine de Beaurenard, Rasteau 2017
Bouteille un peu réfrigérée pour ne pas exacerber la chaleur de vendredi dernier, probablement servie vers 14° alors qu’il faisait encore plus de 30° à 20h. Peut-être un peu bridée du coup…
Nez pas explosif mais élégant, sur les fruits noirs puis rouges, très frais, ce fruité net sans un seul fruit pourri tombé au sol, et classique avec quelques épices et notes de garrigue.
La bouche est souple, gouleyante, élégante elle aussi. Ni sucrosité, ni rugosité à signaler, c’est un Rasteau civilisé, rapidement descendu à deux. Il n’y a pas la densité ou la profondeur des Argiles Bleues, mais c’est bon et bien comme ça aussi !
- 3 août 2020 à 21h20
- in reply to: Domaine Jean-Louis Chave
Holy shit, un coup à perdre son sang froid… Je compatis.
- 3 août 2020 à 21h13
- in reply to: Domaine de la Tour du Bon, Bandol
CR: Domaine de la Tour du Bon 2018 rouge, Bandol
Ouvert aussitôt le 2016 fini.
Au nez, le fruit rouge et noir s’exprime ici pleinement, gourmand, agrémenté d’épices et d’une très légère touche de cuir.
En bouche , c’est encore un peu tannique, surtout en finale, mais ça se laisse déjà très bien apprivoiser et procure beaucoup de plaisir. Fruit juteux, épices, garrigue, orange sanguine, touche animale, c’est vraiment bon et porté par une belle fraîcheur.
- 3 août 2020 à 21h07
- in reply to: Domaine de la Tour du Bon, Bandol
CR: Domaine de la Tour du Bon 2016 rouge, Bandol
Nez assez animal, cuir, écurie, fumé, le fruit est en retrait.
En bouche, la matière est déjà bien accessible, c’est plus souple que ce à quoi je m’attendais. Mais l’aromatique reste très sauvage, limitant le plaisir. Peut-être un problème de bouteille.
Merci Eric pour la création de cette rubrique.
Lors d’une soirée très (trop) arrosée le mois dernier, j’ai ouvert deux bouteilles du domaine pour lesquelles je n’ai pas de notes plus précises:
– le Chianti Classico Lamole (tout court) 2017: sur les fruits rouges légèrement épicés, avec fond terreux. Bouche demi-corps, acidité et tanins prégnants. Très droit mais manque un peu de gourmandise pour moi en l’état, avec un rapport Q/P discutable.
– le Chianti Riserva 2011: même profil en beaucoup plus complexe et plus profond, où l’acidité et les tanins sont intégrés. Bien meilleur rapport Q/P pour quelques euros de plus, qui m’a poussé à racheter du 2015 actuellement disponible.Des vins assez typiques de la région, au style absolument pas international si cela a du sens.
- 28 juillet 2020 à 2h50
- in reply to: Chateau ROC – Castillon – E. Prissette
CR: Château Roc 2011 – Castillon Côtes de Bordeaux
Bouteille recommandée à l’époque par mon caviste, que je remonte un peu au hasard de ma cave.
D’après quelques recherches sur internet, le vignoble a été revendu par Eric Prissette en 2017, pour la rime j’imagine.Robe encore fringante.
Nez éclatant de fruits rouges et noirs, souligné par les épices douces.
La bouche est ample et juteuse, grâce à une matière charnue et pourtant déliée, procurant une belle impression de fraîcheur aidée par une juste acidité.
Le fruit s’exprime parfaitement, à la fois mûr et croquant. De délicates notes épicées et de cuir viennent apporter un peu de complexité. J’ai l’impression que ce vin n’aurait pas eu peur d’affronter encore queques années supplémentaires. Beau bordeaux, loin de certaines caricatures.
Très belle surprise, c’était bon et même bien plus.- 28 juillet 2020 à 2h22
- in reply to: Domaine Labranche Laffont
CR: Domaine Labranche Laffont – Madiran 2016
J’ai eu envie de goûter à nouveau cette cuvée, non carafée.
Le nez est toujours aussi fruité, joli, gourmand, avec un fond de cacao.
En bouche, j’ai ressenti les tanins bien davantage que la première fois, mais sans aller jusqu’à une astringence dérangeante. Ils confèrent une certaine mâche qui sied bien à la finale cacaotée.
Je regrette juste que ce beau fruit ne s’étire pas plus en longueur, il finit un peu court, ce qui est frustrant.
A 8€ et des poussières chez mon caviste, c’est un beau rapport Q/P.Le Vieilles Vignes 2016 commenté par Fredimen a l’air alléchant !
- 28 juillet 2020 à 2h10
- in reply to: Vins Schoenheitz
CR: Domaine Schoenheitz – Riesling Herrenreben 2016
Nez sur l’encaustique, puis les agrumes, citron en tête.
En bouche, la matière est riche et serrée, heureusement soutenue par une fraîcheur minérale mais qui ne parvient toutefois pas à faire vraiment « décoller » le vin. Encaustique et jus de citron acidulé dominent là aussi.
Le deuxième jour le vin est plus souple et l’aromatique est plus élégante, il accroche un peu moins la langue. C’est pas mauvais et assez franc, mais je reste globalement sur l’impression mitigée d’un vin trop bourru pour moi.- 17 juillet 2020 à 2h44
- in reply to: Château des Tours
Ce qui me chagrine le plus dans cette histoire, après avoir goûté ce très beau domaine 2014 acheté au prix caviste dans un moment de faiblesse durant le confinement, c’est de n’être qu’un petit fonctionnaire territorial divorcé et donc fauché, qui n’a ni les moyens, ni le SUV allemand, ni même le temps pour me taper 600 bornes pour chercher 2 cartons à Sarrians au fabuleux prix domaine. Et de surcroît, de venir pitoyablement m’en plaindre ici suite à l’ennui suscité par les derniers débats.
Cela dit, je compte tenter une commande à expédier par mail ou téléphone à la rentrée. J’espère qu’un PC ou un téléphone Apple n’est pas indispensable, je me sentirais terriblement mis au ban.- 15 juillet 2020 à 2h29
- in reply to: Château La Tour Carnet, Haut-Médoc
CR: Château La Tour Carnet 2008, Haut-Médoc
Je pensais avoir 2009 et 2010 en cave, raté c’est 2008 et 2010.
Allons-y avec ce 2008 pour faire plaisir à mes hôtes amateurs de bordeaux virils.Au nez, le fuit surtout noir est parfois timide, va et vient. Le bois au sens strict est bien présent, aux côtés du café et du tabac.
La bouche est confortable et veloutée, malgré les tanins encore perceptibles mais fins et souples. La matière est à la fois dense et large. Il me manque malgré tout une espèce de plénitude de l »ensemble. Le fruit, mûr, a là aussi tendence à jouer à cache-cache avec le bois qui hésite entre grillé, café et encore un goût de planche.
C’est plus avenant que le 2006 bu il y a un an, et à boire avec une viande rouge.Bon vin mais sans émotion particulière, il a cependant honoré son rang en dominant très largement un Haut-Médoc Balac 2008 bu en parallèle.
- 15 juillet 2020 à 2h02
- in reply to: Château Balac
CR: Château Balac 2008, Haut Médoc, Cru Bourgeois
Deux bouteilles achetées à l’époque en FAV suite aux commentaires plus qu’enthousiates de certains guides, en espérant une excellente surprise.
Le miracle n’eut pas lieu, ni la première fois il y a 4 ou 5 ans, ni cette seconde fois.
Nez discret, plutôt sur les fruits rouges un peu épicés, boisé assez simple, trait végétal.
Si la bouche est souple mais droite, elle manque de confort, de tendresse. Retro conforme au nez, simple et discrète.
Ecrasé par Tour Carnet 2008 bu en parallèle, qui était bon mais pas renversant.
- 15 juillet 2020 à 1h46
- in reply to: Domaine Martin Schaetzel
CR: Domaine Martin Schaetzel, Riesling Terroir S 2014
Issu d’une sélection parcellaire du Schlossberg, où seules les meilleures vignes sont réservées au Grand Cru.
Bonchon pas net, traces noires, mais capsule intacte.
Nez sur le pétrole, l’encaustique, fond d’agrumes confits, mais pas plus propre que le bouchon.
Sans surprise, la bouche est déviante, terne, légèrement oxydée, sur le pétrole avec un zeste de citron. Longueur inexistante.
Problème de bouteille, achetée il y a un an en grande surface.
Très frustrant:
– pour le portefeuille
– pour le RDV raté avec un vin supposé être bon à très bon
– et surtout pour n’avoir aucun autre blanc au frais pour accompagner mon poisson- 15 juillet 2020 à 1h08
- in reply to: La Croix Belle
CR: Domaine La Croix Belle – IGP Pays d’Oc – Caringole rouge 2018
Assemblage syrah, merlot et carignan.
La syrah domine au nez: violette poivrée, cassis, bonbon au fruit , olive noire.
C’est un peu sucré en bouche, bu frais ça passe, mais ça a tendance à assécher avec le réchauffement. Aromatique franche comme au nez, et longueur correcte.
J’ai toujours du mal avec la syrah dans une expression de « vin de soif « . Je préfère Champ du Coq goûté sur 3 ou 4 mlllésimes, également chaleureux mais peut-être plus consensuel, où le grenache ne fait pas rôle de figurant.
- 13 juillet 2020 à 1h53
- in reply to: Camigliano
CR: Camigliano, Brunello di Montalcino 2013
Carafé 3 heures avant service.
Robe grenat, pure et un peu translucide.
Nez ouvert et magnifique, sur les baies rouges et noires, la cerise, l’eau-de-vie, les écorces d’agrumes, les épices douces, le poivre, la terre, la résine/l’encens, les pétales de fleurs, le cacao. Peu de notes boisées ou animales. Un nez ensorcelant et prometteur.
La bouche procure le même plaisir. La matière est là mais domptée, une force tranquille, les tanins sont doux, l’acidité est millimétrée, le tout paraît souple et très élégant. C’est mûr, délicieux, en restant élancé, frais et sans lourdeur.
Toute la complexité et la gourmandise des arômes est respectée.
Un vin déjà très accessible avec encore un grand potentiel de garde.Pas évident à situer d’emblée à Montalcino, avec son équilibre qui rappelle les grands bourgognes, et sa gourmandise digne de certains vins corses.
Un magnifique Brunello pour ma part, dans un excellent millésime, d’un domaine aux prix encore très doux pour l’appellation. Peut-être mon vin préféré depuis le début de l’année.
- 12 juillet 2020 à 22h41
- in reply to: Domaine d’E Croce – Yves Leccia
CR: Domaine d’E Croce – Yves Leccia – Cuvée YL rouge 2015
Seconde bouteille, après la première bue il y 6 mois.
Nez expressif, beau et gourmand, sur les fruits rouges et noirs bien mûrs, les épices douces, le cacao.
La bouche est souple, juteuse, sans creux, salivante, et jouit d’une belle longueur pour prolonger ce plaisir.
Les arômes semblent encore plus complexes: fruits rouges et noirs, mais aussi agrumes, touche florale, puis garrigue et ronces qui apportent juste ce qu’il faut d’amertume et de fraîcheur face à la superbe maturité du fruit.
C’est excellent, délicieux.Je ne connais du domaine que ce remarquable YL 2015, mais les derniers commentaires sur les millésimes plus récents ne m’encouragent pas à les chercher. J’aimerais avoir l’occasion de goûter pour me faire une idée.
- 3 juillet 2020 à 3h07
- in reply to: Château des Tours
CR: Domaine des Tours, Vin de Pays de Vaucluse 2014
Enfin. Après 125 pages sur LPV consacrées au truc le plus en vogue, le plus incontournable, le plus spéculatif, ou le plus honteux et risible si tu n’as pas goûté, je me sentais comme un va-nu-pieds marginal et inutile à la société, un illégitime. Alors j’ai cédé à mes plus bas instincts consuméristes: j’ai acheté cette bouteille il y a deux mois pour mon anniversaire chez mon caviste, à un prix démentiel dont la marge n’a aucune commune mesure avec celle appliquée aux autres domaines vendus, et régulièrement commentés ici.
Ouverture une heure avant dégustation, pour voir. En retirant le bouchon comme neuf, c’est déjà l’explosion olfactive depuis le goulot.
Robe de vieux Bourgogne évolué.
Le nez aussi, hyper expressif, fait d’abord penser à un vieux Bourgogne, mais en plus mûr.
Plusieurs nuances témoignent d’une certaine complexité: fraise, grenadine, agrumes, cerise à l’eau de vie, pruneau, fleurs, résine, épices douces. L’ensemble paraît pourtant simple et évident, unifié par le temps.En bouche, les arômes sont tous là, avec la même intensité qu’au nez. C’est d’une extrême fluidité, infusé, sans le moindre tanin ressenti. Il me manque un peu de matière, mais l’équilibre acidité/alcool ne pose aucun problème.
Persistance agréable, très salivante.24 heures après, le reste de la bouteille n’a quasiment pas bougé, sauf un poil de pruneau en plus et une finale plus poivrée.
D’après ce que j’ai lu et en pensant peut-être à tort en avoir fait abstraction à la dégustation, cette bouteille semble représenter l’archétype du domaine et du style d’Emmanuel Reynaud.
Globalement, j’aime ce style, atypique pour le Rhône. Cela me rappelle vaguement la Sabonite du Clos du Mont Olivet, en plus complexe, et avec les agrumes en sus.
J’aurais aimé le goûter plus jeune, sur des arômes moins évolués. J’espère aussi goûter d’autres millésimes avec une matière plus honnête. Il me faudra donc franchir le pas d’une commande directe au domaine au vu de l’offre ailleurs…
J’ai vraiment bien aimé, mon hôte beaucoup moins.
- 3 juillet 2020 à 1h35
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: E. Guigal, Côtes-du-Rhône blanc 2018
Attaquée très fraîche à la sortie du réfrigérateur.
Nez très largement fruité, à la fois exotique et marqué par le viognier. Simple mais agréable.
Un peu perlante au premier verre, la bouche est en deux temps: une pellicule de gras qui vient se déposer, puis une fraîche acidité qui n’accélère pas le vin mais persiste sur le palais et les gencives.
Retro simple, fruitée et gourmande comme le nez, et amertume rustique mais bienvenue en finale.
Il me semble plus frais et fruité que le 2016, dernier millésime fréquenté.Après une heure de montée en température la bouche est plus entière. Mais l’apparition de notes encaustiques et de miel, ainsi que le ressenti de l’alcool, me font regretter la fraîcheur candide et initiale du vin.
Anyway, c’est rond mais bon, et à sept balles c’est loin d’être le plus mauvais rapport Q/P de la maison ou du Rhône.
- 24 juin 2020 à 2h43
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: E. Guigal – Condrieu 2016
Encore un Guigal avec cette bouteille plutôt convaincante.
Nez fin, ni timide ni exubérant, sur les fruits blancs, les fleurs, avec un léger fond noisette et vanille.
Bouche également mesurée, équilibrée. Il y a un certain gras, plutôt une légère viscosité mais sans lourdeur, qui n’entâche pas la fraîcheur et laisse la matière se délier sur le palais. C’est joli et le boisé ne gâche rien. L’équilibre aromatique est respecté et la longueur honorable profite d’amers aussi fins que le reste.
Le fond bu le lendemain, un peu moins frais, est tout de même plus « glycériné ».- 24 juin 2020 à 2h14
- in reply to: Château Béhèré
CR: Château Béhèré Courtin, Pauillac 2007
Epaulé 4 heures avant le repas. Ressenti à ce moment: à voir…
Au repas: nez assez austère, sur les fruits noirs, les pruneaux, le café et un fond végétal.
En bouche, ce n’est pas plus amical. Certes, on sent indéniablement une droiture, une stature. Mais le manque de plaisir sur les arômes et une certaine verdeur asséchante brident tout plaisir. Le fond de bouteille goûté le lendemain n’a rien gagné.