Eric Steiger

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  • Eric Steiger
    Participant

    Bonjour Eric,

    Ah les mystérieux méandres de l’imagination…

    Il me semble t’avoir lu commenter les salons organisés par Henner/Nasti, j’en déduis que nous sommes proches géographiquement.
    Cette bouteille achetée il y a un bon mois provenait de chez notre caviste préféré de la région mulhousienne.
    J’en ai repris la semaine dernière, c’est désormais le 2018 qui est en vente, je vais probablement le goûter cette semaine.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine de la Janasse, Côtes du Rhône villages, Terre d’Argile 2011

    Nez: ouvert sur les fruits noirs et fleurs infusés, cuir/fourrure, viande fumée.
    Le côté animal était déjà très présent sur la même bouteille il y a 4 ans.

    La bouche est souple, déliée, a perdu un peu en richesse sans devenir maigre, et une fine acidité tient le vin bien droit jusqu’à une finale plus qu’honorable.
    Cette bouche reste très généreuse sur le plan aromatique, conforme au nez, on pourrait lui reprocher son fort penchant animal mais c’est bon !

    Un Terre d’Argile qui n’a plus rien à gagner à cet âge, mais une cuvée qui tient encore une fois son rang parmi les très bons Côtes du Rhône pour ma part.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Mas de Cynanque, Plein Grès 2015, Saint-Chinian

    Robe très foncée, bords encore violacés.

    A l’ouverture, le nez et la bouche sont un peu hésitants et légers, sur la viande et le kirsch.

    Avec un peu d’aération, le vin prend rapidement de l’ampleur et dévoile ses arômes de fruits rouges et noirs, d’encens, et de cacao (caractéristique du domaine). Le kirsch réapparaît pour prolonger la finale. C’est dense mais souple, on ne sent pas les 14,5°. J’aime bien, simplement.

    Par rapport à la précédente, c’est globalement toujours aussi bon, voire meilleur.

    L’aromatique diffère un peu: moins de notes kirschées, ce qui me donne une impression de fruit plus frais et pur, et présence de subtiles notes de cuir et tabac, bienvenues pour la complexité. Petite bombe pas chère.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Chambeyron, Côtes du Rhône 2017

    100% syrah.

    A l’ouverture le nez dégage un beau fruit noir profond qui semble à juste maturité, un floral entêtant, puis des notes poivrées et végétales.

    La bouche est caressante, pleine mais souple et sans lourdeur, puis se resserre légèrement en finale, me semblant d’un niveau assez rare pour l’appellation.

    Malheureusement pour l’aromatique, après le premier verre, ce joli panier de fruits et de fleurs va se tapir dans la garrigue, jouant à cache-cache durant deux jours, laissant presque toute la place à un milieu de bouche et à une finale végétaux et épicés.

    Un Côtes du Rhône intrigant, qui semble avoir un gros potentiel, mais frustrant, vexant comme s’il n’avait pas aimé ma pomme, et qui reste en mémoire.
    A revoir dans un an ou deux.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Boeckel, Sylvaner Vieilles Vignes 2017

    Nez fruité (raisin puis fruits blancs et jaunes) et joliment fleuri, pas exubérant mais élégant, rien ne peut écoeurer quiconque.

    Bouche toute aussi séduisante, mesurée. Jolie matière, peut-être quelques sucres résiduels qui n’apportent qu’un surplus de douceur à un vin qui se goûte tout de même sec.
    Le tout est d’une remarquable fraîcheur. Un bien joli Sylvaner. Dans un monde idéal, tous les vins à 6€ devraient être au moins aussi bons que celui-ci.

    Le vin m’évoque parfois une image, ici j’y ai vu une très belle et jeune femme sans fards, vêtue d’une robe simple et légère à petites fleurs, gambadant gaiement au milieu d’un paysage champêtre, bucolique. Il y a pire…

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Anne de Laweiss, Riesling Grand Cru Schlossberg 2015

    Suite à une première rencontre relatée plus haut, je reprends donc 2 bouteilles pour les apéritifs ensoleillés, ce sera mieux qu’un Spritz.

    Comme il fait soleil ces derniers jours, j’ouvre. Cette fois-ci, encaustique et pétrole sont présents dès l’ouverture, mais très dissociés et sans réelle élégance.
    La bouche est toujours juteuse et rafraîchissante sur l’instant, sans être tendue et sans longueur notable.
    Achetée au même endroit et sans doute issue du même lot, voici une bouteille plus classique et finalement plus complexe sur le plan aromatique.
    Ce n’est pas mauvais en soi, mais ça a perdu son côté facile à boire sur le fruit, et manque de vertus pour un bon plat.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine La Guintrandy, Côtes du Rhône vieilles vignes 2018

    Nez sur les fruits rouges (avec un peu de fraises, c’est souvent sympa les fraises), poivre, garrigue.

    Bouche portée dès l’attaque par une acidité franche, à la limite de l’avertissement, mais qui réussi un numéro d’équilibriste, chaque gorgée appelant la suivante.
    Vin assez simple mais assez bon, on n’est pas volé (moins de 6€).

    Eric Steiger
    Participant

    Bonsoir,

    CR: Parés Baltà, Penedès, Mas Petit 2015

    Assemblage de cabernet sauvignon et de grenache.

    Il semble que chaque cépage vient clairement apporter son empreinte, le grenache son fruité riche, et le cabernet un végétal presque médocain. A cela s’ajoutent quelques notes animales, de fourrure. Le tout est assez joli et réjouit.

    Bouche souple mais trop fluide, toujours avec le même équilibre aromatique en rétro, la matière est fruitée et fraîche, avec une complexité qu’on attend pas forcément dans un vin à 7€, mais il manque une structure pour relever ce vin qui se fait très discret en bouche. Il finit court et c’est dommage.
    Ses qualités donnent cependant envie d’essayer d’autres cuvées du domaine.

    Eric Steiger
    Participant

    Décidément, le millésime 2004 dans cette gamme de Médoc, initialement noté moyennement ou non promis à une grande destinée, semble offrir de belles surprises aujourd’hui.

    Eric Steiger
    Participant

    Merci Gérard, sincèrement !
    Je ne doute pas que l’on tombera d’accord sur un vin, domaine dans lequel je suis en outre moins exigeant et meilleur public !:evil:
    Cet évident monument devrait même nous réconcilier musicalement je l’espère, et me replacer dans le thème francophone:

    [video]https://www.youtube.com/watch?v=tCTYNjF2MAI[/video]

    Par snobisme et non par gauchisme, je ne partagerai pas Sardou, même si Chianti et Grappa me parlent plus que Conti et Calva…

    Eric Steiger
    Participant

    Gérard,

    Je réalise, et j’en suis désolé, que je t’ai probablement heurté sans intention de le faire, d’autant plus que tu es l’instigateur du topic, même si j’assume la taquinerie ou l’ironie.
    Le vin étant ma passion et la musique ma raison d’être, j’ai cédé à un élan spontané et irrépressible d’ouvrir ma grande bouche…:dash:

    [i]Musicien depuis bientôt 40 ans, j’écoute évidemment autant de musique très « rétro » (Beethoven, Berlioz ou Messiaen) que le dernier Massive Attack ou Nine Inch Nails. J’ai choisi 3 artistes anglo-saxons et relativement contemporains pour grossir le trait…
    Loin de moi l’idée de tout eugénisme (et de jeunisme aurait sans doute ajouté Mgutsi pour le jeu de mots) même si j’ai toujours été assez d’accord avec la célèbre citation de John Lennon, j’adule Reggiani (ou plutôt Vian), Trenet, Boby Lapointe, Ferré, Gainsbourg, Higelin père et fils, Bashung, Murat, Biolay et Belin, et j’avoue même prendre un plaisir malsain à écouter Delpech et à faire la voix de Delon sur les Paroles. Mais j’assume encore une fois totalement de trouver le reste très médiocre, ou relevant davantage de la blague sans esprit que de la chanson « d’auteur ».
    Enfin, « populaire » n’est pas péjoratif pour moi. Les seuls trois artistes plus ou moins pointus que j’ai partagés, puisque n’étant pas diffusés en radio, ont sûrement vendu en cumulé plus d’albums que le nombre d’habitants en France et jouent chaque concert devant des dizaines de milliers de personnes, fort heureusement. Ces exemples sont bien en adéquation avec le thème, même si les auteurs n’ont pas besoin de parler du vin durant les 3 couplets et 3 refrains, ce qui je pense en fait de bons auteurs.
    Mais je chambre toujours et sans conséquences mes amis d’enfance qui ont un goût immodéré pour le Bordeaux Malesan ou qui écoutent de la musique à la radio ou à la télé, je ne peux pas aller contre ma nature et ça déteint partout…
    [/i]

    Alors oui, je ne manquerai pas si l’occasion se présente et si tu me le permets, d’alimenter ce sujet avec de la gaudriole ou des choses plus subtiles !%tchin

    Eric Steiger
    Participant

    [video]https://www.youtube.com/watch?v=eAaXS_wioYg[/video]

    Eric Steiger
    Participant

    [video]https://www.youtube.com/watch?v=B4Yx4ygVKwg[/video]

    Eric Steiger
    Participant

    Hum… comment dire…avant de tomber trop bas jusqu’à « ah le petit vin blanc »:

    [video]https://www.youtube.com/watch?v=pO007Bx1Uak[/video]

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Clos Floridène rouge 2004, Graves

    Robe encore assez foncée mais qui tuile légèrement sur les bords.

    Nez sur le sous-bois, les champignons, puis des notes de fruits compotés, de fruits secs, de fumé et de tabac apparaissent à l’aération.

    Se cherchant un peu au début, la bouche va rapidement gagner en densité et en richesse. Fruits, notes tertiaires et boisé élégant se mêlent harmonieusement, avec un reste de peps mais sans toutefois proposer une grande longueur en finale.
    Ce vin n’a peut-être plus toute la puissance et l’éclat de sa jeunesse, mais il n’est pas mort du tout et m’a été fort agréable.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Anne de Laweiss, Riesling Grand Cru Schlossberg 2015

    Acheté au supermarché, pour voir…

    Nez sur les agrumes (oranges, mandarines), fruits blancs, touche florale, ça promet d’être assez gourmand.

    Et ça se confirme avec la bouche, plus juteuse que pulpeuse. Vin qui n’est pas très complexe mais malgré tout élégant, le fruit s’exprime gaiement en dominant largement les notes de terpènes et de cire qu’on s’attend à trouver dans le riesling. Un riesling qui peut se boire pour lui-même comme un très bon jus de fruit, sans vouloir être péjoratif. Pas d’acidité mordante, mais une belle fraîcheur.
    Une plus grande longueur aurait tout de même été bienvenue.
    Mais sincèrement, à 9€, je n’aurai pas honte d’en reprendre une ou deux quilles lors des prochaines courses, je vais me gêner tiens !

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Vincent Charache, Savigny-Lès-Beaune « Les Godeaux » 2014

    Robe très claire et translucide.

    Nez d’abord assez mutique, sur les fruits rouges acidulés, quelques épices et une légère réduction. Bouche identique.

    Un carafage d’une heure n’y changera pas grand chose. On gagne un peu en rondeur, mais cela reste trop acide et trop vert, sans complexité. Pas du tout à mon goût.

    J’avais préféré un Pernand Vergelesses « les Belles Filles » du même millésime, un peu sur le même profil « croquant », mais plus mûr et gourmand.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Jeff Carel, Les Darons 2017, Languedoc

    Premier essai il y a plus d’un an: imbuvable. Trop de fruit sucré, très épicé, des arômes de solvants ou de chimique, extrêmement puissant, la moitié de la bouteille est partie dans l’évier.

    Comme je suis maso et que je l’ai vu récemment en promo à 7€ au supermarché, j’ai retenté l’expérience en prenant une bouteille.
    Et bien c’était pas mal du tout ! Joli fruit juste mûr, une bouche beaucoup plus souple et fraîche, aucun arôme douteux, très bonne buvabilité.

    Après avoir lu les derniers commentaires, il est surprenant de constater de telles différences de bouteilles et/ou de perceptions.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Mas Laval, Les Pampres rouge 2017, IGP Pays d’Hérault

    Première rencontre avec le domaine, enfin.

    La jolie et légère robe grenat laisse présager un vin davantage porté sur la souplesse et l’élégance que sur la puissance.

    Un joli vin de fruit, tant au nez qu’en bouche. Du fruit rouge et noir, pas surmûri, plutôt délicat et presque délicieux. Les épices et le tout petit trait végétal viennent respectivement apporter juste ce qu’il faut de complexité et de fraîcheur.
    C’est ample mais pas tannique du tout, fin et gouleyant.
    Le deuxième jour, l’alcool se fait un peu plus remarquer, mais ça reste bien sapide.

    Joli vin et belle entrée en matière, pour un rapport qualité/prix honorable mais pas exceptionnel (11,50€ caviste).
    En tous cas, je ne regrette pas de ne jamais commencer par la cuvée la plus chère d’un domaine homogène, et de rencontrer d’abord avec grand plaisir son représentant le plus immédiat et abordable.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Clos du Mont Olivet, Rive Droite 2018, IGP Gard

    Robe très sombre.
    Nez et bouche sur les fruits très mûrs (mure, cassis) les épices.
    Une impression presque liquoreuse, alcooleuse, sans être sucrée, et non dénuée de fraîcheur.
    Le vin n’a pas bougé le deuxième jour.

    Un vin sérieux dans tous les sens du terme. C’est un vin bien fait, mais bien plus riche et puissant que ce à quoi je m’attendais, pas vraiment glou-glou pour mon palais. Du coup, accord raté avec des plats très simples, je l’aurais apprécié davantage sur une viande rouge, au minimum un steak haché.

    CR: [b]Clos du Mont Olivet, Côtes du Rhône blanc 2018
    [/b]
    Nez sur les fruits blancs bien mêlés au floral. Et l’amertume du thé vert ? J’y ai aussi senti une banane passer plusieurs fois furtivement.

    En bouche, c’est joliment gras, mais parfaitement balancé par une grande fraîcheur due à une acidité millimétrée et une amertume bien présente.
    Fruits et fleurs n’y font toujours qu’un, sans exubérance. Les amers bien présents en revanche procurent une longue persistance en bouche, dans toute la bouche.
    Ce n’est pas un vin que je servirais pour lui-même à l’apéro (ses amers pourraient ne pas plaire à tout le monde), mais il a fait un très bel accord avec des pâtes fraîches et poêlée de légumes du soleil (poivrons, aubergines, courgettes). Un bon Côtes du Rhône blanc, sérieux également.

    [i]Deux vins -sérieux- d’un domaine dont je ne pourrai probablement et malheureusement plus fréquenter les Châteauneuf des prochaines millésimes. Vu les dernières notes des critiques, l’engouement et l’explosion de la demande d’après mon caviste préféré, et donc l’augmentation déjà amorcée des prix, ils vont atteindre un tarif de vente qui va susciter l’intérêt des chasseurs d’étiquettes aux bons moyens qui voudront être servis en premier pour 6 Papet et 12 Tradition pour la semaine, après s’être enquis sur les forums d’un « que me conseillez-vous comme meilleur CNDP…? »
    [/i]

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