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- 6 mars 2020 à 1h22
- in reply to: Domaine Boeckel
CR: Domaine Boeckel, Riesling Brandluft 2018
Nez sur les fruits blancs mûrs avec des touches de fleurs, d’agrumes, de cire et de pétrole.
Fruit toujours bien mûr et très pulpeux en bouche. Pas mal de gras, mielleux, mais sec, contenu et longiligne d’une certaine manière: ce n’est ni large ni très long, ça trace sa route sur le dessus de langue en y laissant un agréable et joli panache et quelques tâches derrière. Puis la fraîcheur minérale reprend ses droits.
Le deuxième jour c’est légèrement plus « chaud » en milieu de bouche, cire et pétrole sont un peu plus présents, sans décroître la fraîcheur finale et le plaisir.
Je l’ai trouvé bon à très bon, voire formidable pour le prix (9€ caviste).
- 5 février 2020 à 2h07
- in reply to: Mas de Cynanque, Saint-Chinian
Merci pour ces informations Jérôme. Belle cuvée en effet; ce n’est pas forcément le style de rouge que je recherche le plus aujourd’hui, néanmoins Plein Grès reste à chaque fois un plaisir et une valeur sûre depuis mon premier coup de coeur sur le 2007.
- 5 février 2020 à 1h57
- in reply to: Le Clos des Fées
CR: Clos des Fées, les Sorcières rouge 2018, Côtes du Roussillon
Pour le premier barbecue-anniversaire de 2020 !
A ce stade, c’est encore simple comme un ballon au comptoir: fruits rouges et épices.
Mais c’est net, souple et gourmand, bien fait. La matière ne demande qu’à s’étoffer, alors qu’une fine acidité porte le tout avec une bonne persistance. Doté d’un chauffeur lors de cette bonne soirée avec les potes, on en boit 4, 5, 6, 7 verres sans aucune saturation…Nul doute que ce sera encore meilleur dans un ou deux ans.- 3 février 2020 à 2h23
- in reply to: Mas de Cynanque, Saint-Chinian
CR: Mas de Cynanque, Plein Grès 2015, Saint-Chinian
Robe très foncée, bords encore violacés.
A l’ouverture, le nez et la bouche sont un peu hésitants et légers, sur la viande et le kirsch.
Avec un peu d’aération, le vin prend rapidement de l’ampleur et dévoile ses arômes de fruits rouges et noirs, d’encens, et de cacao (caractéristique du domaine). Le kirsch réapparaît pour prolonger la finale. C’est dense mais souple, on ne sent pas les 14,5°. J’aime bien, simplement.
Je suis rarement déçu par les vins de ce domaine, depuis 10 ans. Et lorsque c’est fait par des gens sympathiques et humbles, vendu en euros et non pas en billions, on est pas bien là…?!
- 31 janvier 2020 à 22h12
- in reply to: Château Lamartine
CR: Château Lamartine, Cahors, Cuvée Particulière 2011
Robe très foncée, bords rouges orangés.
Nez très ouvert, à la fois complexe et net, sur les fruits noirs, le fumé, le cuir, l’encens.
On retrouve tout ça en bouche, sans lourdeur. Parfait équilibre, il y a de la chair, du fruit, de la pureté, et aussi de la souplesse, de la fraîcheur et de la longueur.
Je bois très peu de Cahors et de malbec majoritaire, à l’aveugle je serais sans doute parti sur une Syrah du Rhône voire un bel italien du sud.Très très bon vin pour ma part, probablement ouvert au bon moment !
- 31 janvier 2020 à 21h52
- in reply to: Domaine de la Janasse, Châteauneuf-du-Pape
CR: Domaine de la Janasse, Côtes du Rhône 2014
Robe rouge clair, un peu couleur pinot.
Nez d’abord discret puis qui s’ouvrira peu à peu, sur les fruits type fraise/framboise, quelques épices et un fond de chocolat.
La bouche est comme espérée, belle et souple, un peu aérienne, sur les mêmes arômes, avec une très belle fraise écrasée qui domine en mangeant, tout cela sans impression de sucrosité. Il y a juste ce qu’il faut de matière et d’acidité pour un bon équilibre et une longueur correcte. C’est bien différent de certains « Terre d’Argile » et Châteauneufs très puissants que j’ai déjà bus.J’ai beaucoup aimé ce vin, dans un style de Côtes du Rhône un peu atypique mais que j’aimerais tellement rencontrer plus souvent.
- 31 janvier 2020 à 21h30
- in reply to: Cave de Turckheim
CR: Cave de Turckheim, Riesling Grand Cru Brand 2010
Robe qui commence à dorer.
Nez discret et peu précis, il me semble sur les fruits blancs avec des notes d’agrumes et de cire.
En bouche, ce n’est pas très intense et ce sont des arômes d’hydrocarbures et de cire qui écrasent malheureusement tout. Par ailleurs, le vin manque de tout: d’ampleur, de tension, de longueur. La légère amertume apportée en finale par les zestes d’écorces n’est pas plus élégante que le reste. Peut-être était-il meilleur plus jeune…
Aucun plaisir sur cette bouteille d’une cave qui présente parfois de belles surprises.
- 14 janvier 2020 à 3h44
- in reply to: Château La Garricq, Moulis-en-Médoc
CR: Château La Garricq 2000, Moulis-en-Médoc
Bouteille simplement épaulée deux heures avant le repas. Robe rouge pas très intense mais ne présentant presque aucune trace d’évolution. Le premier verre me semble très fluide mais je ne carafe pas.
Le nez est assez classique pour un bordeaux de cet âge, sur les fruits rouges et noirs, une touche de cuir, un trait vert et un peu de cacao, mais le tout manque cruellement de franchise.
En bouche, le vin n’est pas plus démonstratif. Il gagnera encore un peu en densité durant le repas, jusqu’à sa limite. Certes c’est suave, on peut même y trouver une certaine féminité sans misogynie aucune, mais cela reste malgré tout maigre, court et manquant d’expression. Moyen.
- 14 janvier 2020 à 3h10
- in reply to: Maison Trimbach
CR: Maison Trimbach, Riesling Réserve 2017
Je poursuis ma redécouverte des basiques renommés de ma région avec cette si fameuse étiquette jaune.
A l’ouverture, nez sur les agrumes fins et frais (citron vert et pamplemousse) et sur une belle promesse minérale déjà perceptible.
La bouche se déploie en puissance, tant en largeur qu’en longueur, dans le même registre que le nez. On croque la pulpe des agrumes. C’est d’une pureté et d’une fraîcheur remarquables, parfaitement équilibré, très persistant sur de délicats amers.
En passant à table, le premier jour avec une choucroute (le cliché !) et le second avec un poisson en sauce, le vin gagne un peu en gourmandise tant au nez qu’en bouche, en livrant de fins arômes de fruits blancs et jaunes, l’acidité et les beaux amers se fondant complètement dans les plats.Il manque un peu de complexité, d’une touche sexy ou d’exotisme sur le plan aromatique pour en faire un grand vin délicieux pour lui-même, mais cette puissance maîtrisée, cette élégance sérieuse, cet équilibre parfait dans ce qu’il offre et cette capacité hors normes à se marier au plat qui lui est prédestiné impressionnent et forcent le respect.
Si j’avais la chance de ne goûter qu’un seul verre du Clos Sainte-Hune…
- 11 janvier 2020 à 19h39
- in reply to: Maison Louis Jadot
CR: Louis Jadot – Rully blanc 2014
Nez sur le grillé, le beurré, avec des notes d’écorces d’agrumes.
En bouche, l’amertume des agrumes est d’abord portée assez loin par une bonne acidité. C’est davantage tendu que gras.
Mais rapidement et avec un peu de réchauffement, le vin se réduit à l’expression de copeaux de MDF si j’ose être péjoratif.Hélas une bouteille qui ne m’a procuré aucun plaisir.
- 10 janvier 2020 à 18h01
- in reply to: Votre top 6 des vins encore accessibles
Bonjour,
le domaine/château des Tours a été cité à plusieurs reprises.
Cela fait longtemps que je tente de goûter, j’ai déjà posé la question à mon caviste qui m’a répondu n’en avoir que 2 ou 3 bouteilles par an.
Sur internet, les quelques cavistes qui en vendent le proposent à plus de 60€ la bouteille. Je serais curieux de savoir où vous vous fournissez à moins de 20€.- 10 janvier 2020 à 17h48
- in reply to: Domaine Valentin Zusslin, Orschwihr
CR: Domaine Valentin Zusslin – Gewurztraminer Bollenberg Vendanges Tardives 2009
Petit compte-rendu succinct pour ce vin bu distraitement avec des gens qui ne sont pas spécialement amateurs de vin, car il le mérite.
Robe encore bien claire.
Joli nez, classique et complexe (fruits exotiques qui dominent, touche florale et épicée), qui laisse déjà espérer finesse, fraîcheur et équilibre.
Aromatique respectée dans la bouche qui se révèle élégante, minérale, fraîche, sans lourdeur, loin des caricatures que je crains toujours avec ce cépage.Superbe et délicieux, ce vin me fait regretter quelques ineptes généralités que j’ai pu dire sur le gewurztraminer et plus particulièrement les VT.
- 7 janvier 2020 à 3h32
- in reply to: Domaine Alain Graillot
CR: Domaine Alain Graillot – Crozes Hermitage 2017
Bu pour le réveillon de nouvel an.
Nez plus ouvert que lors du commentaire de Damien cet été, où les fruits noirs, le lard fumé, le bois noble et les épices se partagent harmonieusement l’espace. Cela promet, on fait déjà Mmmmmh !
En bouche tout ça passe en puissance, mais ça passe. C’est puissant, concentré, mais déjà diablement velouté et équilibré. J’ai beaucoup aimé. Je vais en oublier une ou deux en cave pour le goûter plus vieux, inch’Allah.
Il s’est présenté bien plus complexe qu’un tout jeune Pierre Jean Villa Crozes-Hermitage Accroche-Coeur 2018 encore essentiellement sur la crème de cassis et bu juste avant, et m’a rendu difficile à boire un Châteauneuf Beaurenard 2011 servi juste après (que j’adore pourtant sur d’autres millésimes).
- 6 janvier 2020 à 23h16
- in reply to: Abbaye de Lérins
CR: Abbaye de Lerins – Saint Honorat 2012
IGP MéditerranéeBelle robe éclatante, encore violine.
Nez de syrah très enthousiasmant, sur un délicieux mélange de fruits, avec des notes de fumé, de cuir, de poivre.
Ces arômes se retrouvent en bouche, dans une alchimie réussie et délicate, soulignée par une incroyable et inattendue fraîcheur. Les tanins ont complètement disparu.
Malheureusement, j’ai trouvé ce vin légèrement trop souple et trop court. Une pointe d’alcool pour réchauffer le tout et un zeste d’acidité pour prolonger le plaisir auraient été bienvenus.Bref une bouteille frustrante car non dénuée de qualités et de classe.
Ce vin m’a été offert. Je vois qu’il est vendu à 33€, le rapport qualité/prix est effectivement discutable. A 10€ comme estimé plus haut, j’ai rarement trouvé autant d’élégance dans un vin. Il y aurait probablement un juste milieu.
- 6 janvier 2020 à 21h46
- in reply to: Domaine d’E Croce – Yves Leccia
CR: Domaine d’E Croce – Yves Leccia – Cuvée YL rouge 2015
IGP Ile de BeautéRobe bourguignonne.
Nez envoûtant de fruits rouges du soleil et de garrigue.
La bouche, qui confirme les arômes du nez est tout à la fois croquante, suave, dense, souple, fraîche et loonguuueee, bref du bonheur. Seule la finale sur une note végétale et un peu serrée vient nuancer cette quasi-perfection (à garder encore un an ou deux ?)
Un rapport qualité/prix extraordinaire, une bouteille qui confirme ma préférence actuelle pour les vins de Corse.- 6 janvier 2020 à 21h16
- in reply to: Château Tour de Pez, Saint-Estèphe
CR: Château Tour de Pez 2010, Saint-Estèphe
Bonjour et bonne année à toutes et à tous !
2 bouteilles ouvertes pour un repas de Noël, en clin d’oeil à mon grand-père qui s’appelle PEZ.
Nez sur les fruits mûrs (cassis, cerise) et des arômes assez complexes liés à l’élevage.
Bouche dense mais élégante, bonne longueur. On dirait que le vin hésite encore entre gourmandise et austérité, dans la mesure où tout n’est pas fondu, où le fruit se bat pour remonter à la surface d’un jus encore un peu marqué par le bois à mon goût. Beau vin avec un potentiel de garde certain, qui a plu à tout le monde.- 18 décembre 2019 à 20h07
- in reply to: Château Paloumey, Haut Médoc
CR: Château Paloumey 2010, Haut-Médoc
Goût de bouchon, de bois pourri et amer. Pas celui qui vous saute au nez comme une évidence, mais le pervers, l’insidieux, celui qui vous fait légèrement douter au début jusqu’à ce que le consensus soit enfin affirmé autour de la table: ce vin n’est pas bon.
Après 4 bouteilles ouvertes à Noël 2018 présentant le même problème, celle-ci a donc suivi le même chemin, l’évier. La dernière sera ouverte et rapportée à Mme CAZENEUVE lors du prochain salon des vignerons indépendants.
A noter que j’ai déjà rencontré le même défaut sur La Garricq 2010, et que j’ai déjà demandé l’échange d’un carton de Paloumey 2006.C’est étrange, ces vins se goûtent généralement bien après la mise en bouteille. Je mise encore quelques espoirs sur les 2009 que j’ai en cave, mais il n’y aura plus d’achat auprès de ce château qui me porte la poisse.
CR: [b]Morgante, Nero d’Avola 2016
[/b]
Robe très foncée, presque noire.
Nez expressif sur le fruit noir, la cerise, le cacao, le biscuit, à peine épicé. Je pense à une bonne forêt noire.La bouche est à la fois ample et veloutée mais souple. C’est plutôt « moderne », sans acidité dérangeante. Le boisé apporte la rondeur mais n’est pas perceptible sur le plan gustatif qui privilégie le fruit noir. On ne sent pas les 14,5° et c’est très digeste.
Ce n’est pas d’une longueur ou d’une complexité phénoménale, mais c’est un joli vin au très bon rapport qualité/prix (9€).La première bouteille bue en début d’année était encore sur la retenue, celle-ci emporte complètement mon adhésion.
- 17 décembre 2019 à 3h25
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
CR: Domaine Zind Humbrecht, Pinot Gris Calcaire 2009
Il m’est particulièrement difficile de commenter un pinot gris.
Car bien que buvant tous les soirs un peu de vin lors du repas, je ne me souviens pas en avoir débouché un jour à table.
Et malgré ça, en bon alsacien moyen de 42 ans, j’en ai bu exactement 492 fois, à chaque pot de mariage, de naissance, d’enterrement, d’anniversaire, de départ, de retraite, d’inauguration, de Noël, de fin d’année, de nouvelle année, des Rois, etc…
Je l’ai davantage subi que choisi, sans y prêter une grande attention, un verre dans une main et une tranche de kougelhopf dans l’autre, en discutant Alzheimer de la vieille tante ou potins sexuels au bureau…Bref, mon père qui n’aime pas le vin blanc a cette bouteille d’entrée de gamme ZH dans la cave, ouvrons-la sur un foie gras.
Jolie robe dorée, pas particulièrement évoluée pour dix ans.
Le nez est assez discret, le miel et la cire prédominent tout comme dans la description faite par le domaine en 2011 !
Le vin a été bu sur 3 jours.
En bouche, un peu de gaz est présent le premier jour uniquement.
C’est rond, moelleux selon mon palais, mais tout de même minéral et sans lourdeur.
Le troisième jour, un supplément d’amertume et de minéralité renforce encore la longueur et la fraîcheur du vin.
Sur le plan aromatique, ce n’est pas exubérant mais assez élégant, rien ne sature ou n’écoeure.
Néanmoins j’aimerais y trouver plus de fruit frais et d’acidité pour me chatouiller agréablement.C’est un vin que je qualifierais de…propre, bien bâti et typique, mais pas transcendant.
Potentiel de garde très notable pour une simple entrée de gamme, mais hey, aujourd’hui c’est 23€ quand même…C’est indéniablement bon, mais il m’arrive de prendre davantage de plaisir avec des cuvées de domaines moins prestigieux à moitié-prix bues dans leur prime jeunesse sur la fraîcheur du fruit.
- 17 décembre 2019 à 1h24
- in reply to: Domaine Montrose, Côtes de Thongue
CR: Domaine Montrose, Côtes de Thongue rouge 2017
Nez fort sur le fruit pourri, l’eau de vie du voisin polonais de mon grand-père, le fumé, le cuir chinois sur le marché de Vintimille, et la terre du site des Eurockéennes après 3 jours de festival. Et une chaleur alcooleuse qui donne déjà des sueurs…
Comme une vague imitation synthétique d’un mauvais Rhône rouge du nord.La bouche confirme tout cela, avec il faut l’avouer une matière et une longueur respectables mais malvenues.
On croirait à un petit vin de soif qu’on a ouvert au bout de 10 ans.Cela ne correspond en rien à la description précédente d’Eric, j’espère qu’il s’agit d’un problème de bouteille que je vais rapporter au caviste pour son jugement.
Un truc chelou: selon l’étiquette il s’agit d’un assemblage de syrah (il n’y a pas de doutes !), de merlot et de cabernet. Le site quant à lui mentionne syrah, merlot et grenache. Je n’ai pas les compétences pour trancher, mais en l’état je n’ai pas reconnu mon pote le grenache au loin dans la foule.