Eric Steiger

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  • Eric Steiger
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    J’ai bu, il y a 10 jours, cette cuvée sur le millésime 2020 et je me suis fait exactement la même réflexion que toi, avec un ressenti globalement identique sur la description du vin. 
    Et j’avais également été déçu par la simple Syrah  également. En revanche, sur des cuvées plus hautes dans la gamme j’avais pris mon pied avec une côte rôtie 2006 et cette  Âme Soeur

    J’ai également souvenir d’une Côte-Rôtie 2007 absolument magnifique, bue il y a 2 ans je crois. C’était encore un millésime Michel et Stéphane Ogier, avant la création de tous les parcellaires/cuvées haut de gamme du domaine.
    J’ai encore quelques « Rosine » 2020, à revoir, j’avais trouvé ça pas mal en goûtant. 

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Albert Boxler, Pinot Gris Réserve 2018

    Nez qui envoie de suite, avec du fruit jaune et du miel, très épicé, du gingembre, on y devine de l’amertume aussi.
    Bouche à la fois ronde et puissante. C’est riche, sucré, bien gras, sans être moelleux. On y retrouve la puissance aromatique, et l’amertume assez imposante en finale.
    C’est assez démonstratif, presque too much, mais la qualité des arômes fruités est appréciable. La longueur est assez phénoménale.
    C’est du sérieux pour un non grand cru, heureusement à ce prix. Mais c’est difficile à placer à mon goût. Trop puissant pour l’apéro, trop d’amertume pour un foie gras, trop sucré pour un poisson ou une viande blanche de cuisine française, pas assez moelleux pour un dessert. Reste la cuisine asiatique et le fromage.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château La Louvière, Pessac-Léognan 2008

    Il m’est arrivé d’avoir de belles surprises sur des outsiders, même dans les petits millésimes. Pas cette fois.
    Nez assez poussiéreux, sur le tabac et la cendre, un fruit présent mais qui commence à se faner, et l’amertume (poivron ?).
    En bouche, la matière restante semble se détacher de l’acidité, et les arômes ne sont pas plus avenants qu’au nez.
    Un vin correct tout de même, qui manque d’harmonie pour y trouver un réel plaisir. 

    Eric Steiger
    Participant

    CR: G. D. Vajra, Barbera d’Alba Superiiore, Viola delle Viole 2017

    Nez profond, envoûtant, de myrtille, de mûre, d’épices, de cacao, sur un fond floral. La précision et la beauté du fruit sont remarquables.
    Bouche au même niveau, volumineuse et crémeuse, et pourtant déliée, fraîche, longue. Alcool et acidité sont parfaitement enrobés par cette matière veloutée à l’aromatique raffinée.
    Grande Barbera, peut-être la meilleure que j’ai bue. Et rien n’urge à mon avis, au contraire.  

    Eric Steiger
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    CR: Domaine du Pas de l’Escalette, Terrasses du Larzac, Les clapas 2020

    Du fruit charnu, de la guarrigue, la touche de cacao, d’agrumes, voire anisée. Un nez réconfortant qui gagne à l’aération, et pas dénué de fraîcheur.
    Joli toucher de bouche, assez soyeux, ce n’est ni massif ni trop solaire à mon goût, et dans l’ensemble, sur cette bouteille et à ce stade, j’y trouve des similitudes avec Les Etats d’Ame du Mas Jullien. ou toute proportion gardée, avec Montcalmès (dans l’aromatique gourmande et le style équilibré).
    Un joli vin, beau représentant de son appellation.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Muré, Riesling GC Clos Saint-Landelin 2015

    Nez d’abord dominé par la cire et le minéral, les épices, sur un fond floral et fruité qui va gagner en précision avec l’aération. Le tout, bien qu’élégant, reste plutôt retenu.
    J’espérais un vin traçant en bouche, ce n’est pas le cas. Le vin est parfaitement sec, ni vraiment svelte, ni vraiment gras, mais il manque à mon goût de tension pour lui donner du peps et l’étirer. L’aromatique n’est pas plus bavarde qu’au nez, et fait tout juste le poids face à un simple filet de cabillaud légèrement citronné.
    C’est bon et peut-être plus, grâce à une élégance certaine, mais j’en attendais plus.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine du Coulet, Côtes du Rhône, Petit Ours 2022

    Vin vraiment axé sur le fruit, mûr mais infusé, rafraîchi par un trait plus vert, végétal, qu’épicé.
    Bouche juteuse, infusée, équilibrée entre la petite douceur et l’acidulé, on y retrouve ce très joli sirop de fruit, toujours cadré en finale par ce trait végétal.
    C’est simple et bon, et je suis sensible à son charme et à son extrême buvabilité. Mais trouvé à 17€ désormais, je vais me rabattre sur ce que j’ai goûté récemment dans un style très proche mais encore vendu entre 10 et 15€.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Stéphane Ogier, Côtes-du-Rhône Le Temps est Venu 2022

    Nez moyennement expressif, sur des fruits légèrement épicés et réglissés.
    Bouche sans défaut, pas anguleuse, droite, avec une certaine fraicheur, et conforme au nez.
    Comment dire…A mon goût, c’est simple, propre, bien fait, peu cher pour un vigneron talentueux, mais ça manque un peu de complexité, de profondeur, de charme et de personnalité pour se réjouir d’en boire à nouveau, ou se démarquer nettement de l’immensité des références dans cette appellation.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Charvin, Côtes-du-Rhône Damon 2022

    Nez qui pète le fruit rouge à l’ouverture. Deux heures plus tard, à table, les arômes, bien qu’un peu réglissés, m’évoquent majoritairement une syrah épicée et un peu florale.
    En bouche, l’attaque est à la fois ronde et ample, puis se durcit en finale, sur un volume assez imposant. On retrouve les arômes du nez, qui rappellent autant le Rhône nord que sud, avec une certaine verdeur et amertume en finale. Pour ma part, un peu moins de plaisir, de gourmandise, que ce que je connais habituellement de la cuvée classique à ce stade, mais je n’ai pas encore goûté cette dernière sur ce millésime.
    Cela reste un beau vin, probablement dans l’élite de l’appellation, au fruit très net, et à mon goût doté d’une structure qu’il faut encore attendre.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine de Montcalmès, Terrasses du Larzac 2018

    Mon apport pour le réveillon avec les potes, dont le thème était le Languedoc pour le vin.
    Nez renfrogné à l’ouverture, sur le fruit réglissé et boisé.
    Bouche un peu ferme, serrée.
    Avec l’aération, et plus particulièrement à partir de la seconde moitié de la bouteille, la magie opère.
    Je retrouve alors ce que j’aime dans cette cuvée, ce joli fruit, mûr juste comme il faut, mâtiné d’épices, de chocolat et d’un zeste d’agrume.
    La bouche gagne en souplesse et en soyeux, le retour aromatique est profond, précis. La longueur n’est pas exceptionnelle.
    C’est très beau, en tous cas j’adore, et à mon goût le vin survole très très largement les autres bouteilles, certes moins huppées et dont j’ai oublié les domaines que je ne connaissais d’ailleurs pas.
     

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Jacqueson, Rully 1er Cru Préaux 2018

    Beaucoup de fruit noir et rouge, et un boisé un peu plus présent, ou plus sec et moins vanillé que le Joblot 2017 bu en parallèle.
    Etonnamment, la bouche me semble plus acidulée que le Joblot 2017, mais logiquement plus solaire au niveau du retour des arômes qui pourraient peut-être m’induire en erreur à l’aveugle (vers le Rhône Nord peut-être, ce n’est pas un Cairanne n’exagérons rien).
    Là aussi, pas forcément pour tous les goûts, d’autant plus sur ce millésime sensible, mais la diversité est belle en Bourgogne, ce vin est bien fait et me semble pouvoir affronter quelques années de plus.
     

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Joblot, Givry 1er Cru L’Empreinte 2017

    Robe très sombre, fruits noirs mûrs et épicés au nez, élevage un peu vanillé présent.
    Bouche dense, corpulente, longue. Ce n’est pas le pinot noir infusé au sommet de la classe, mais c’est très bon dans son genre, et ça plaît à ceux qui ne courent pas après la Bourgogne ou qui n’ont goûté que des pinot noirs maigres et acides comme une groseille pas mûre. Il m’en reste une, je vais l’attendre 3 ou 4 ans, j’imagine que ça peut gagner en souplesse et en élégance.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine des Marrans, Fleurie Les Marrans 2022

    Dernière bouteille du stock. Toujours cette touche d’acidité volatile/vernis au nez, qui prend un peu plus de place, au regard d’un fruit moins voluptueux et profond que l’été dernier mais toujours aussi pur et précis (cerise, framboise).
    Beaucoup de fraîcheur en bouche, légèrement acidulée sans sacrifier au confort, avec une belle longueur.
    Bouteille ouverte au débotté pour un apéro improvisé avec un pote, descendue en une trentaine de minutes, c’est dire comme ce vin est torchable et se suffit à lui-même.

    CR: Domaine des Marrans, Fleurie Les Marrans 2023

    Style très proche du 2022, du fruit encore éclatant et croquant, la touche de volatile (j’y suis souvent désagréablement sensible, mais elle n’est pas dérangeante ici), le petit côté bonbon du gamay tout jeune.
    Toujours cette fraîcheur en bouche, au juste équilibre, qui ne manque ni de fond et ni de longueur. Feu vert pour la prochaine étape, le Morgon Corcelette 2023.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine De Montille, Bourgogne blanc, Le Clos du Château 2018

    Au nez, des agrumes, orange/mandarine autant que citron, une touche de fruits blancs sur un fond floral. C’est joli, frais, élégant, sans être d’une grande complexité. Pas la moindre sensation de boisé.
    En bouche, ce n’est n’est ni vraiment gras, ni tendu, sans gros volume. C’est souple, frais, salin en finale. Peu de longueur. Comme au nez, on n’est pas dans le démonstratif, c’est simple et élégant, sans aucun excès de richesse dont le millésime pourrait être coupable.
    Ce vin ne cherche pas à boxer dans la catégorie supérieure, c’est un régional très bien fait, équilibré, qu’on boit avec plaisir.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Schoffit, Pinot Gris GC Rangen, Clos Saint-Théobald, Vendanges Tardives 2015

    Joli nez sur la mirabelle, un peu de pêche et de coing.
    Belle sensation en bouche, qui n’est pas écrasée par le sucre. Pour chipoter, un poil d’acidité en plus ne m’aurait pas dérangé, peut-être que celle-ci ressortira davantage avec le temps.
    On retrouve les arômes délicats du nez, soulignés par une très fine amertume qui va et vient, à peine perceptible.
    Ce vin encore bien jeune me semble parti pour durer très longtemps, et devrait gagner encore en complexité.
    C’est déjà un très beau vin, gourmand et classe, qui a enthousiasmé toute la table.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine St-Patrice, Côtes-du-Rhône Vieilles Vignes 2020

    Une première bouteille bue cet été, non commentée, était très marquée par des goûts d’animaux sauvages (je dis ça, mais je n’en mange pas). 

    La deuxième offre un nez où domine la figue, suivie de fruits épicés, d’une touche de cacao et un zeste d’agrumes.
    La bouche attaque en douceur, puis les tannins abondants resserrent très vite, on retrouve les arômes du nez, puis une finale pruneau cacao, on est bien dans le Rhône sud, sur un millésime viril. Il y a une certaine dualité dans ce vin, entre finesse et virilité qui s’opposent à ce stade. Cela reste un bon Côtes-du-Rhône, en cohérence avec son prix.
    J’ai commandé ces 2 bouteilles pour compléter d’autres achats, sur un site en ligne qui fait de ce vin son gros coup de coeur, et un parallèle avec les vins de Reynaud. Je n’irais pas jusque là.

     

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Clos du Mont-Olivet, Lirac 2017

    Du fruit bien noir, quelques épices, et une touche de cacao.
    Bouche hyper soyeuse, sans le moindre tanin qui dépasse, et qui ne chauffe pas tant que ça (j’ai en revanche peur d’ouvrir mes 2019 au vu du profil actuel du Côtes-du-Rhône 2019).
    C’est bon, mais cela manque de complexité et de longueur pour affirmer qu’il y a un gap avec le Côtes-du-Rhône. 

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château La Pointe, Pomerol 2006

    Nez encore bien boisé de type planche, avec une note de tabac, et un fruit fané.
    La bouche n’est pas d’un gros volume, avec des tanins fins mais très asséchants.
    Je ne le vois pas s’améliorer avec davantage de garde, et je doute qu’il ait déjà été bien meilleur. 
    A peine correct, mais pour la gourmandise d’un merlot à point, on repassera.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Paul Spannagel, GC Wineck-Schlossberg, Riesling 2017 

    Aromatique simple mais agréable, élégante, sur les agrumes et le jus de caillou, plus que le pétrole.
    Bouche très fluide, un peu trop, sans réel impact, et d’une longueur inexistante. « Wässrig » aurait dit feu mon grand-père alsacien. A l’opposé du 2014 que j’avais commenté en 2020.
    Dommage, c’est élégant, il y a un certain équilibre, mais très bas, assez loin de celui d’un Grand Cru, et complètement écrasé par un simple filet de cabillaud panné et une tarte flambée le lendemain.   

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Pique-Basse, Côtes-du-Rhône Villages Roaix, Au Coeur du Ventabren 2017

    La cuvée 100% syrah du domaine.

    Robe encore très sombre.
    Aromatique apaisée, où fruits noirs, olive, violette, épices, et même cacao ont fusionné harmonieusement.
    En bouche, on a un matière dense, mais un toucher soyeux, étirée par une juste acidité qui lui donne une certaine verticalité.
    C’est très bon, le rapport Q/P est formidable, j’ai bu des Saint-Joseph et des Crozes bien plus chers mais pas meilleurs, voire moins bons.

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