Eric Steiger

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  • Eric Steiger
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    CR: Domaine Thévenot-Le Brun, Hautes Côtes de Nuits, Clos du Vignon « La Cabotte » 2020

    Cuvée issue d’une sélection sur la récolte du Clos du Vignon.
    Nez expressif, au fruit opulent et mûr, avec un élevage encore présent, un peu vanillé voire caramélisé. 
    Bouche jeune, dense, concentrée, aussi expressive qu’au nez. J’y ai ressenti une petite sucrosité, plutôt sexy, mais qui pourrait écoeurer.
    Le vin me semble bien jeune, avec un côté sudiste, et devrait pouvoir évoluer favorablement de longues années. En tous cas, il y a du vin pour un prix modeste dans la région.

    Eric Steiger
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    CR: Château Cos Labory, Saint-Estèphe 2012

    Ressenti plus mitigé pour ma part, après le commentaire de Sylvain.
    Nez sur cassis, quelques fruits rouges, la terre humide, avec une touche boisée.
    Bouche pas très dense, avec une petite sensation terreuse, et légèrement acidulée aussi.
    C’est bon mais sans plus à mon goût.

    Eric Steiger
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    CR: Vietti, Barbera d’Alba Tre Vigne 2017

    Premier nez discret mais pas vilain, sur des notes fruitées (cerises, touche agrumes), épicées, de sous-bois.
    Malheureusement, en bouche, c’est plutôt décevant, monolithique sur la cerise et l’alcool. La matière est là, le toucher est agréable, sans accroche tannique, mais l’acidité prend pourtant le dessus, suivie par l’alcool, et le manque évident de complexité aromatique en font un vin austère, loin de l’exubérance (non péjorative) attendue d’une Barbera d’un beau domaine. Peut-être une mauvaise phase, mais une déception certaine.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Charvin, Côtes-du-Rhône 2019

    Nez sur les fruits rouges, les épices et les agrumes à l’ouverture. Ces arômes s’assombrissent rapidement avec du fruit plus noir et du cacao. Une touche végétale également.
    En bouche, on reste sur un style plus « éclatant », moins massif que Mont-Olivet pour comparer avec un domaine que je bois beaucoup.
    Aucune sensation de tannins pour ma part, c’est dense et concentré, mais d’une fluidité surprenante pour le millésime. En revanche, ça chauffe pas mal niveau alcool, mais j’y suis sensible en ce moment, et la température de service n’a pas aidé.
    Moins de complexité, de finesse, et de gourmandise que le 2020 que je n’ai pas regoûté depuis un moment, comme chez Mont-Olivet par ailleurs, néanmoins j’ai beaucoup apprécié.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine du Mont-Olivet, La Quête, Vin de Pays du Gard 2022

    100% Cinsault d’après la fiche technique.
    On y trouve des arômes sudistes de fruits noirs épicés, du végétal qui apporte une certaine fraîcheur, et des arômes floraux. J’y décèle également une touche cacaotée, et bizarrement une note boisée alors que le bois est minoritaire dans l’élevage.
    Bouche plus infusée, moins virile que le Côte-du-Rhône, mais pas aérienne, on a de la mâche, et une belle longueur. Rétro conforme aux senteurs offertes au nez.
    C’est pas mal.

     

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Jacques Prieur, Beaune 1er Cru Clos de la Féguine blanc 2016

    Un nez qui donne très envie, du fruit mûr, jaune et blanc à mon avis, un fond d’agrumes, une touche florale, et un brioché bien gourmand, pas grillé.
    En bouche, on retrouve toute cette gourmandise, sur une matière sensuelle, qui concilie longueur et largeur, confort et fraîcheur.
    A ce moment, on trouve cela vraiment très, très bon. Seul bémol, au réchauffement sur les derniers verres, la finale montre une petite amertume boisée dont on se passerait.
    Au vu des nombreux commentaires sur l’oxydation préamaturée, je n’ose garder plus longtemps les quelques blancs beaunois qui se comptent sur les doigts dans ma cave.
    Cette bouteille semblait avoir encore beaucoup d’avenir.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Bernard Munier, Chambolle-Musigny 2020

    Robe assez foncée, presque impénétrable.
    La cerise domine au nez, enfin je crois, avec quelques épices, et l’impression d’une petite touche de vernis.
    En bouche, où le fruit mûr et charnu est bien présent, c’est concentré sans être massif, je ne sais pas bien expliquer cette sensation d’un truc dense et légèrement sanguin au coeur, avec le côté aérien autour…
    Une bouteille déjà très plaisante, vite descendue, mais qui me semble demander encore 2 ou 3 ans pour atteindre la pleine harmonie, lorsque tous les éléments seront parfaitement imbriqués.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine des Marrans – Chiroubles Aux Côtes 2022

    Nez qui me semble davantage sur le floral et le bonbon fruité, par rapport au Morgon et au Fleurie.
    En bouche, le vin m’a paru plus dense, plus massif, avec un équilibre tanins/alcool/acidité plus haut, mais le toucher reste agréable. On peine à retrouver la gamme aromatique perçue au nez, le vin semble assez fermé à ce stade, sur cette bouteille en tout cas.
    Il ne m’a probablement pas livré tout son potentiel, je vais attendre pour la seconde bouteille.

    J’ai rebu le Fleurie 2022, qui lui se livre sans réserve, et j’en ai profité pour le faire goûter lors d’un déjeuner à 3 collègues féminines de mon équipe, qui n’aiment pas le vin rouge. Succès total, elles ont adoré et ont demandé à leurs mecs d’en acheter.
     

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Manuel Olivier, Pommard 1er Cru Les Arvelets 2017

    Bouteille remontée de cave et bue dans la foulée sans préparation.
    Robe de couleur soutenue mais bien translucide.
    Nez éclatant de fraîcheur sur les fruits frais épicés.
    On retrouve cette fraîcheur en bouche, conforme au millésime, avec un superbe équilibre entre l’acidité et la matière, et une longueur vraiment remarquable. Les arômes sont francs, nets, purs.
    Très belle bouteille. 

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Debray, Aloxe-Corton 1er Cru Les Valozières 2014

    A l’ouverture, le vin est très fluide, dilué, et surtout mutique hormis quelque fruits rouges acidulés. Je décide de ne pas le servir, et ouvre autre chose.
    J’y reviens le lendemain, et le surlendemain. Il s’est amélioré de façon étonnante jusqu’au 3ème jour, sans casser trois pattes à un canard.
    En effet, la bouche donne l’impression de gagner un peu en volume en s’arrondissant, et l’aromatique s’étoffe également, mais reste assez floue et peu complexe. Longueur très décevante pour un 1er Cru.
    Correct le 3ème jour, mais pas au niveau d’un 1er cru. Je ne peux pas juger le rapport Q/P, la bouteille m’a été offerte il y a quelques années.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine J.A. Ferret, Mâcon-Fuissé 2020

    Nez bien floral, fruit en second plan, j’ai déjà lu noisette aussi, c’est pas faux.
    L’attaque en bouche est d’abord bien huileuse, grasse mais pas large, puis la fraîcheur arrive, « minérale »,  avec ce côté crayeux qui resserre les papilles et une fine acidité qui titille longtemps la langue. On retrouve le côté floral, des agrumes à la fois mûrs et acidulés, et une certaine amertume en finale. Pas complexe, mais très bien fait, équilibré.

    Eric Steiger
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    CR: Château La Bécasse, Pauillac 2011

    Bouteille tombée dans mon chariot lors d’une foire aux vin il y a 10 ans, pour une petite vingtaine d’euros, de mémoire. L’occasion de faire plaisir à mon paternel invité pour sa fête, amateur invétéré de Médoc. Les mauvaise langues diront que je ne lui manifeste pas beaucoup de reconnaissance avec cette étiquette non ronflante sur un millésime moyen, le dernier produit par ce domaine avant son rachat par son illustre voisin, Latour, si j’ai bien suivi.
    A l’ouverture, 3 heures avant le repas, ça se présente déjà bien (net et fruité), je n’y touche plus.
    Nez sympathique, du fruit noir, du fruit rouge aussi, mûr comme il faut, du tabac, un côté torréfié et épicé, une touche réglissée/mentholée, mais pas poivronée.
    Bouche assez souple, ronde, medium body comme ils disent outre-Manche et outre-Atlantique, bien fondue et soyeuse jusqu’en finale. Les 12,5° renforcent cette belle buvabilité. On y retrouve une aromatique conforme au nez, avec l’impression que le Merlot joue une belle partition dans l’assemblage. La longueur n’a rien d’exceptionnel, mais rien de frustrant non plus. Vin cueilli à point me semble-t-il.
    Au final, une belle surprise pour moi, un côté classe et accessible, pas austère du tout, et mon père a beaucoup aimé, c’est l’essentiel.
     

    Eric Steiger
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    CR: Tenuta Il Poggione, Brunello di Montalcino 2013

    Nouvel essai, et pas de défaut de bouchon cette fois-ci.
    Nez sur la cerise, les fruits rouges, le sous-bois, le tabac.
    On retrouve cette aromatique en bouche, un plus plus boisée, avec un fruit acidulé, et une complexité limitée. La matière est assez svelte, acidulée aussi, longue, finissant sur des tannins fins qui se resserrent et assèchent la finale. Ca passe à table, mais en dégustation pure, ça manque nettement de confort et de maturité à mon goût. Sur les quelques Brunello 2013 d’autres domaines déjà bus, j’ai toujours eu un profil vertical, mais en plus fruité et gourmand. Je m’attendais à un vin plus charnu sur ce domaine, c’est l’inverse. Bien sans plus, globalement une déception. 

    Eric Steiger
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    CR: Tenuta Il Poggione, Brunello di Montalcino 2013

    Arrrgh, vin bouchonné, dommage, je me réjouissais de me faire une idée sur ce domaine que je n’ai jamais goûté, et qui divise, notamment pour son élevage. On ressent effectivement un élevage appuyé, fumé, pas forcément désagréable, et une certaine profondeur.
    J’espère avoir plus de chance avec les 2 bouteilles restantes.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine de Beaurenard, Les Argiles Bleues, Rasteau 2015

    Nez sur les fruits très noirs, l’alcool (kirsch), les épices.
    Le toucher de bouche est joli, soyeux, la matière est patinée, l’aromatique gagne profondeur et en complexité avec l’aération, mais je ressens toujours un manque de fraîcheur, ce déséquilibre sur l’excès d’alcool qui ternit un peu l’impression générale, qui reste tout de même celle d’un bon vin, mais pas pour les palais les plus fragiles.

    Eric Steiger
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    CR: Vignoble Anne Collard, « L’Aube », Côtes du Rhône 2020

    Aromatique sur les fruits noirs, la garrigue, les épices, une note de chocolat, pour cette cuvée qui contient un peu plus de grenache que la cuvée de base.
    Bouche dense, corpulente, légèrement sanguine, aux tannins encore un peu anguleux et rustiques. L’impression positive d’un bon potentiel, mais pas encore abouti.
    La bouteille a été bue sur 3 jours. J’ai oublié de la reboucher entre le 2ème et le 3ème soir. Le vin n’a pas bronché, enfin si, dans le bon sens, puisqu’il n’a cessé de s’améliorer.  Le 3ème jour, le vin a gagné encore un peu en complexité et en harmonie dans l’aromatique, sans le moindre signe de fatigue. La bouche, quand à elle, s’est assouplie, les angles se sont arrondis, le vin est plus juteux, tout en restant dense et légèrement ferme. Un bon vin, fait pour une belle garde assurément.

    Eric Steiger
    Participant

    Ok merci, je croyais à des proportions inverses sciccarellu/grenache pour Corail.
    Je goûterai à nouveau ce Rosumarinu cet été, lors de températures plus chaudes, mon impression sera peut-être plus favorable…

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Muré, Pinot Gris GC Clos Saint-Landelin, Vendanges Tardives 2016

    Nez sur les fruits jaunes, les épices, le coing, le miel, des notes encaustiques, d’écorces d’agrumes, ça évolue sans cesse à l’aération.
    Vin très riche en bouche, que l’acidité, la « minéralité » ne parviennent pas parfaitement à équilibrer à ce stade. Grande longueur, et beaucoup de richesse et d’expressivité dans l’aromatique. 
    C’est très bon, mais ça envoie un peu fort, le foie gras qui l’accompagnait n’avait plus grand chose à dire. A revoir dans 10 ans…
     

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Yves Cuilleron, Les Vignes d’à Côté, IGP Collines Rhodaniennes 2022

    Très perlant à l’ouverture, il m’aura fallu secouer la bouteille comme un vainqueur de grand prix de F1 pour dégazer.
    Joli fruit, à la fois mûr et croquant, avec un petit note cola/agrumes au nez.
    On a un vin souple et agréable au toucher, avec une aromatique plus végétale en bouche, qui donne de la fraîcheur au début, puis qui prend de plus en plus d’ampleur à l’aération, jusqu’à déséquilibrer le vin.
    J’ai l’impression que la bouteille avait un pet.
     

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Marius Delarche, Pernand Vergelesses rouge 2018

    Robe très foncée. 
    Nez sur la cerise, les fruits noirs, les épices, assez boisé.
    Bouche encore massive et serrée en finale, solaire, un peu sanguine, ce qui lui donne un caractère légèrement rustique.
    Impression de flirter avec le Rhône nord, on n’est pas sur un Bourgogne élégant, mais ce n’est pas mauvais pour autant. Aurait probablement gagné à être attendu encore.  

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