Thomas Prouvost

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  • Thomas Prouvost
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    Bonjour Arnould, totalement en phase avec votre ressenti. Je préfère également boire ces vins très jeunes, lorsqu’ils ont de la tension.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Clos du Mont Olivet – Chateauneuf du Pape 2004 (rouge)

    Cette bouteille m’a laissé perplexe, voici mon CR…

    Il fait 3° aujourd’hui à Lyon et les conditions hivernales me donnent envie de soleil et… de Châteauneuf du Pape.
    Châteauneuf du Pape, des terroirs fabuleux, des paysages provençaux dont je suis amoureux, une lumière, un ensoleillement incomparables…
    Je consulte brièvement le guide vert de la RVF et je lis que Mont Olivet est l’un des principaux représentants de l’appellation, un classique…
    Il se dit qu’à 10 ans les vins de ces domaines présentent finesse et élégance…
    Je possède un 2004 : plutôt un « petit » millésime et donc, sans doute, des vins prêts à boire.
    Dans ma jeune cave, je n’ai pas beaucoup de bouteilles prêtes à boire, et, préférant les Châteauneuf un peu pâtinés, j’hésite à ouvrir ce 2004, et puis finalement me laisse tenter : LPV regorge de témoignages positifs sur des Châteauneuf bus dans leur jeunesse alors ce 2004, il ne doit pas être si jeune, alors pourquoi pas…

    J’ouvre donc la bouteille…
    Eh bien, rien !
    Le nez est totalement muet.
    Je verse quelques gouttes dans un verre afin d’épauler la bouteille, ça sent vaguement la pâte d’amende.

    J’attends 3 heures
    Rien n’a changé
    Et il y a beaucoup d’alcool

    Je me décide à carafer
    Le vin a gagné quelques degrés, il doit maintenant être à 15 ou 16°
    Toujours le même nez sur la pâte d’amende et l’alcool

    5 heures ont passé depuis l’ouverture de la bouteille
    Je goûte et fais goûter à ma femme
    Visuellement il y a un disque transparent et une couleur acajou qui laissent à penser que le vin est âgé
    Le nez est discret, toujours sur la pâte d’amende et l’alcool
    Ma femme pense à un vieux Bourgogne qui aurait été mal conservé :whistle:

    J’essaie de positiver… En bouche, le vin est fin, les tannins sont précis et fondus, il y a une certaine élégance et en même temps beaucoup de présence.
    Le mariage avec la viande de veau et les carottes ne pose pas de problèmes…
    Mais où sont donc passés le charme et la complexité que j’attends d’une telle bouteille ?

    C’est alors que le diagnostic tombe, implacable :  » c’est fermé  »

    Oui, c’est un évidence : le vin est encore assez massif, raide, et il ne s’en dégage pratiquement aucun arôme !
    Ma femme, apprenant l’étiquette, est étonnée : comment un Châteauneuf « classique », issu d’un millésime modeste, ayant 13 ans, dont 10 passées en bouteille, peut-il être fermé à ce point ?
    Et si on essaie de se projeter, où est le potentiel d’amélioration ?
    Dans 10 ans ?
    La complexité aromatique et la souplesse qui font tant défaut à l’heure actuelle seront elles au rendez-vous dans 10 ans ?
    Je ne me sens pas la compétence pour en juger…
    Mais notre intuition, à ma femme et moi, nous porte à être pessimiste.
    Un François Audouze nous dirait peut-être qu’un Châteauneuf est meilleur à 50 ans d’âge qu’à 13 ans, mais, est-ce que je partage son goût des « vieux » vins ?

    Un « simple » Châteauneuf âgé de 13 ans et complètement fermé ?
    Finalement, ben oui, peut-être : Châteauneuf, sa variété de terroirs et de cépages, son ensoleillement annuel de 2600 heures (quand les vignes de Côte Rôtie n’en reçoivent que 2000 et celles d’Anjou 1700)…
    Mon Olivet : le classique de l’appellation, la famille qui travaille depuis des siècles… Et j’ai l’habitude de garder le plus profond resoect pour le travail harassant des vignerons.

    J’ai plus de 50 bouteilles de Châteauneuf en cave, millésimes 2004 à 2015, qui attendent…

    Mais cette bouteille ne fait que renforcer mon scepticisme sur ce domaine, sur cette appellation, sa buvabilité, son potentiel, sa complexité.
    Ma récente petite verticale de Beaucastel (95, 98, 99, 00, 03, 04, 06), pilier et référence de l’appellation, ne m’a pas permis de me faire une idée tant ce que j’ai bu a pu être différent et le plaisir hétérogène…

    Ce Mont Olivet 2004, je l’ai acheté 13 € en 2012…
    Nous sommes en 2017…
    Est-ce que j’en ai pour mon argent ?
    Pas sûr mais est-ce de ma faute ?
    Est-ce que j’aurais dû boire cette bouteille dès 2012 ? Je ne le crois pas…
    Est-ce que j’aurais dû boire cette bouteille en 2027 ? Humblement je ne détecte pas un potentiel

    Bref, vous m’aurez compris, je n’ai pas eu le moindre plaisir avec ce Mont Olivet 2004
    Problème de bouteille ?
    Phase de fermeture ?
    Je ne sais pas

    Je suis donc un peu perdu… et réservé

    Thomas Prouvost
    Participant

    En effet chez Dupasquier les blancs 2013 ont un profil plus droit et plus sec que sur les millésimes antérieurs.
    Ca m’a réellement frappé en particulier sur Marestel 13 vs Marestel 12

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Ermitage du Pic Saint Loup – Guilhem Gaucelm 2009

    Déjà goûtée il y a 3 ans, cette cuvée est encore dans sa phase de jeunesse mais elle est toujours aussi expressive.
    Le vin est juteux, rond, velouté, riche en fruits noirs compotés (mûre) ; les épices douces sont peut-être un peu plus présentes et la longueur me semble supérieure.
    C’est bien un vin du Sud mais avec l’élégance d’une Côte Rôtie.
    Un peu de volatile (goût de vernis) en finale est bien le seul défaut que l’on puisse trouver.

    Je n’ai jamais bu cette cuvée plus âgée.
    Il me reste encore 2 bouteilles de 2009 et je suis curieux de voir comment le vin va évoluer dans les années à venir (mais confiant).

    TRES BIEN à présent (et à mon avis avec du potentiel).

    Thomas Prouvost
    Participant

    Ce n’est pas non plus honteux de ne pas aimer le style Monteillet 🙂

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: [b]Anne Boisson – Meursault Sous La Velle 2011
    [/b]
    Par respect pour le travail des vignerons je fais rarement de critiques aussi acerbes.
    Mais là c’est franchement limite : bu il y a 3 ans, ce vin n’offrait que boisé et souffre ; bu aujourd’hui ça n’a pas changé.
    Millésime et terroir difficile peut-être mais vin totalement indigne d’un domaine de cette réputation.

    Cordialement
    Thomas

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour ‘Jonm74’,

    Vous n’êtes pas le seul à aimer la Haute-Savoie et ce serait plus intéressant de nous décrire de réelles impressions de dégustation plutôt que de simplement nous dire que les Chardonnays sont « redécouverts » et les Gamay « atypique ».
    Pour ma part j’avoue n’avoir bu qu’une seul fois la cuvée « Un matin au bord du lac » et j’ai été plutôt déçu, au vu de la trop faible complexité aromatique et d’une impression de sous-maturité.

    Bien cordialement
    Thomas

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine A. Gallety – Coteaux du Vivarais – cuvée Emma 2013

    Agréable surprise avec cette cuvée.
    L’aération fait perdre le côté métallique que le vin avait à l’ouverture de la bouteille.
    Un bel équilibre et une bouche veloutée agréable mettent à l’honneur les 2 cépages Syrah et Grenache de cette cuvée.
    Les arômes reflètent également l’encépagement : fruits rouges et noirs, aubépine, amande, laurier.
    Un vin jeune mais déjà accessible et qui me semble promis à un bel avenir.
    J’ai beaucoup aimé ce vin.
    TRES BON.

    Cordialement,
    Thomas

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Jean-Louis Chave, Saint-Joseph Offerus 2012

    Cet Offerus 2012 est un joyeux compagnon de table.
    Il offre un fruit velouté (mûre, cassis) et un côté épicé (poivre, café)
    Il est rond et puissant les tanins sont déjà fondus.
    Rien à dire quant à l’équilibre et l’acidité, c’est déjà bien en place.
    Bref, c’est une Syrah comme je les aime.

    Très bon

    Thomas Prouvost
    Participant

    Ce post est dédié exclusivement aux Côte Rôtie parcellaires de Guigal

    L’Hermitage et autre cuvées sont à déplacer sur la rubrique générique Guigal

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,

    A mon humble avis, l’Hermitage 2013 de Faurie que vous avez acheté pourrait être un bon prétendant à une longue garde. En revanche, les Bordeaux ne tiendront pas aussi longtemps, notamment Haut Marbuzet qui, dans n’importe quel millésime, se boit très bien vers 8 – 10 ans.

    Thomas Prouvost
    Participant

    oulababa écrivait:
    ——————————————————-
    > Je vais dans le sens de Thomas, certes les syrah
    > 2013 se goûtaient très mal début de l’année
    > passée, mais actuellement ça se goûte très
    > bien sur les petites cuvées je trouve. Pour moi
    > 2013 a de quoi faire un bon millésime dans 4 ou 5
    > ans.
    >
    > Par contre j’ai plus de doute sur les qualités de
    > 2014, des vins souvent dilués avec un déficit de
    > structure assez marqué, constatations faites sur
    > les petits cuvées hors grand terroir puisqu’ils
    > sont à peine à vente.Et je ne compte pas prendre
    > grand chose sur ce millésime.

    En effet en 2014 les conditions climatiques ont été difficiles : fin d’été très humide, mouches drozophiles…
    Cependant les rouges à ce stade m’ont semblé gourmands et tendres, ce qui peut être un avantage pour apprécier certaines cuvées dans leur jeunesse.
    J’ai compris en revanche que pour les blancs, cela s’annonce beaucoup mieux.
    A suivre…

    Thomas Prouvost
    Participant

    rudy.B écrivait:

    > Peut-être est-ce normal si jeune, non?
    >
    > Que vaut généralement 2013 en Rhône sud? (au
    > nord c’est pas terrible déjà…)

    Rudy,

    Question qui m’intéresse également.

    Pour moi aussi juger de la qualité d’un Châteauneuf rouge aussi jeune c’est quasi mission impossible ; je respecte néanmoins l’expérience de Thierry.

    Concernant la qualité du millésime 2013 en Rhône Nord, je ne dirais pas que c’est un mauvais millésime.
    Peut être un « millésime de vigneron ». C’est en tout cas un millésime tardif ; le printemps a été très froid et pluvieux mais ensuite une fin d’été chaude et plutôt sèche a dû permettre de faire des belles choses.
    Pour le Rhône Nord, j’ai à ce stade souvent constaté de fortes acidités mais aussi de belles matières.
    Chez Rostaing en Côte-Rôtie ou chez Voge en Cornas, les 2013 m’ont semblé réussi se goûtaient déjà très bien début 2016…

    Pour en revenir au Sud, j’ai vu également des Beaucastel 13 en promotion dans la grande distribution ; une demande moindre certainement, une qualité moindre je ne sais pas.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Jamet – Côtes du Rhône rouge 2011

    Ce vin très typé Syrah a tout d’une petite Côte-Rôtie.

    Depuis sa prime jeunesse il a gagné en épaisseur et en longueur sans perdre son fruit.
    Le côté épicé et lardé est également plus prononcé.
    Il reste très gourmand.

    Je pense qu’il a atteint sa maturité et ne gagnera pas à être attendu davantage.

    Superbe rapport prix-plaisir.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour FXinIndia,

    Ne le prenez pas mal mais on se demande tout de même s’il n’y a pas un parti pris dès le départ dans cette degustation tellement vous semblez convaincu qu’Ambonnay peut dépasser les grands crus bourguignons.

    Ceci dit je ne peux en juger, n’ayant goûté qu’une seule fois Ambonnay, sur 2007. Je l’avais trouvé très bon mais déjà presque déclinant, aussi je serais un peu sceptique quant à sa tenue dans le temps par rapport aux meilleurs crus bourguignons.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Châteauneuf du Pape – Clos du Mont Olivet 2008 (rouge)

    Nez somptueux, puissant et aromatique (fraise, épices)
    Robe acajou plutôt claire avec quelques signes d’évolution
    Bouche en demi-corps alliant finesse des tanins et grande longueur sur des arômes précis de fraise des bois, de pâte d’amande et d’olive verte
    Effet millésime sans doute, le vin présente un bel équilibre avec une acidité parfaite ; il me semble déjà à maturité : non pas qu’il ne puisse tenir encore quelques années mais je ne vois pas ce que le temps pourrait lui apporter
    Bel archétype de Châteauneuf, plus en longueur qu’en largeur
    Un vin de plaisir

    TRES BIEN

    Thomas Prouvost
    Participant

    Merci Stéphane, pour ces précisions.
    Je me suis laissé tenter et fait l’acquisition de quelques bouteilles millésime 2013.
    On verra.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,

    Avez-vous déjà goûté la cuvée Emma ?

    J’aimerais avoir des retours sur cette cuvée (que Gallety produit certaines années ?)

    Quelles sont les différences avec la cuvée « domaine », à part le prix et la proportion de Grenache qui est plus importante je crois (60%) ?

    Merci d’avance,

    Thomas Prouvost
    Participant

    Chapoutier – Hermitage La Sizeranne 2006

    L’odeur de pruneau qui s’était manifestée à l’ouverture de la bouteille et m’avait fait craindre un déclin a rapidement disparu à l’aération au profit d’un beau fruit mûr.

    La finesse des tannins ne prive pas le vin d’une grande puissance et d’une belle longueur.
    La finale est chaleureuse mais pas alcooleuse (de justesse cependant).
    A l’aveugle j’aurais sans doute hésité avec un cru plus méridional.

    Belle aromatique de fruits rouges et noirs légèrement confiturés ainsi que d’olive.

    Ce n’est pas magique mais c’est tout de même très bon.

    Compte tenu du prix d’achat de cette bouteille -30 € en 2009-, j’en ai eu pour mon argent.
    Au regard du prix actuel je pense que d’autres producteurs sur l’appellation font mieux.

    BIEN

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Léon Barral – Jadis – 2011

    C’est ma 3ème expérience avec les vins de Barral, après notamment Valinière 2008…

    Je n’ai pour ma part pas ressenti de déviance mais le caviste qui m’a vendu la bouteille avait pris soin de la garder en armoire réfrigérée.

    Bien sûr il y a ce côté sanguin et un peu bestial, ça ne peut pas plaire à tout le monde.

    Mais pour moi la matière est d’une onctuosité remarquable, les tannins superbement intégrés et les arômes parfaitement en place.

    Ici il y a une souplesse, une rondeur et un fruit rouge alors que Valinière, marquée par le Mourvèdre, dégage des arômes plus épicés et plus cacaotés, avec un fruit franchement noir.
    Peut-être également un peu plus de longueur en bouche pour Valinière (vous me direz : c’est normal).

    TRES BON

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