Thomas Prouvost

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  • Thomas Prouvost
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    Bonjour Quentin,

    Pour moi c’est probablement que ces vins millésime 2019 traversent une période de fermeture.

    C’est d’ailleurs ce qu’un des vignerons auteur d’un des vins de votre dégustation qui me l’a dit récemment.
    D’après lui d’ailleurs (en parlant de St Joseph et Côte Rôtie) les vins ont souvent une fenêtre « ingrate » vers 4 – 5 ans.

    « Gros » millésime, fortes maturités, grosses matières, haute teneur en alcool… Les vins vont demander du temps pour s’ouvrir.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bons souvenirs, entre autres, de la cuvée d’assemblage Boutières – Valozières du Domaine d’Ardhuy, certains millésimes du Suchot de Simon Bize et des Caillettes d’Henri Delagrange.

    Pour moi Aloxe ce sont des vins originaux dans le sens où ils ne sont ni vraiment beaunois ni nuitons, mais juste entre les deux conformément à leur situation géographique.

    Des vins dont la réputation n’est pas usurpée : souvent trapus, parfois rustiques et tanniques en jeunesse mais qui évoluent bien au vieillissement, notamment avec des arômes de fraise des bois et de cuir.

    J’aimerais goûter ceux de Bruno Clair, de Follin-Arbelet et du Domaine des Croix.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Moi aussi beaucoup de vins de Chapoutier m’ont déçu.
    A vrai dire, de tous les vins que j’ai goûté je n’ai aimé que ce St Péray (goûté sur 2022 uniquement) et le Côte Rôtie Nève 2018 (mais bon, vu le prix, heureusement que c’est bon)…
    On peut trouver que les vins manquent de personnalité mais je n’affirmerais pas que c’est le cas de tous les vins, surtout que la gamme est etoffée.

    Mais revenons au sujet… Pour l’accord avec le saumon fumé je ne suis pas sûr, faudrait essayer.
    De manière générale je trouve que le saumon fumé est un « tueur » de vin blanc.
    Je me demande si les champagnes ne s’en sortent pas mieux que les blancs tranquilles.

    Bref, je n’ai rien de plus à apporter au sujet de ce post, d’autant que je suis loin d’avoir lu tout ce qui a été écrit auparavant.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,

    C’est amusant ce dernier commentaire parce que justement au Marché des vins d’Ampuis l’année dernière, le Saint Péray « Haut Chamblard » 2022 de Chapoutier, vendu un peu moins de 30€, a été pour moi l’un des meilleurs blancs du Rhône Nord présentés sur le salon et sans doute le meilleur rqp. De la personnalité ? Ce vin n’en manquait pas, notamment grâce à des notes subtilement fumées et grillées et beaucoup d’équilibre.

    Je précise que je n’ai aucune action chez Chapoutier et que, de manière générale, la Marsanne est loin d’être mon cépage de prédilection. Par ailleurs, sur ce salon j’ai goûté plusieurs autres vins de St Péray et de la région (Saint Joseph et Condrieu, notamment), donc j’avais quelques éléments tangibles de comparaison.

    Quant au débat sur l’accord éventuel avec du samon fumé, je n’en ai pas la moindre idée.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Qu’est-ce qu’il est théâtral…

    J’avoue que je comprends un peu mieux sa démarche depuis que je l’ai entendu dire, en gros : « des Pétrus et autres vins prestigieux j’en ai bu plein dans les années 70/80 quand ça valait rien, maintenant je ne les bois plus car ça vaut trop cher et ça ne me manque pas »…
    Bon…
    Ca heurte des amateurs comme nous parce qu’on voudrait bien les goûter ces vins, mais ça peut se comprendre dans une pure démarche de collectionneur.

    Ce que je reprocherais surtout à Chasseuil c’est qu’il oublie que le vin n’est pas immortel, même les plus grands crus, alors vouloir les garder en cave pour une éternité et semblant penser que leur valeur ne cessera de monter, c’est bien sûr critiquable…
     

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Maison Jane Eyre – Côtes du Jura 2018 (chardonnay)

    Vif, assez puissant et large, acidité basse, bouche sur les fruits jaunes cuits (pomme au four) et la paille, légère sucrosité, perception alcooleuse.

    Un Chardonnay… très 2018 et que j’aurais plus situé dans le Mâconnais que dans le Jura

    Ca reste un assez bon vin.
     

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,
    Concernant les blancs 2019 de V. Dureuil, j’aime beaucoup les Rully villages (notamment Maizières) mais sur le 1er cru Meix Cadot (goûté récemment) le boisé m’a semblé excessif, emprisonnant le vin dans un vanillé-coco entêtant et lassant.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Hauvette – Les Baux de Provence – Améthyste 2015 (rouge)

    La cuvée haut de gamme du domaine, cépage Cinsault majoritaire.
    12°5 d’alcool (!)

    Robe tuilée, bouche droite, fine et presque éthérée, acidité assez haute pour un vin du sud sur un millésime chaud.

    Aromatique discrète mais élégante et précise sur la cerise et la garrigue.

    Longueur très moyenne.

    Ca me fait un peu penser aux cuvées Les Hauts de Carol’s de la Terrasse d’Elise et Faustine d’Abbatucci.

    Garde : ça me semble prêt à boire.

    Pour moi une découverte intéressante mais au prix actuel je n’en rachèterais pas, d’autant que chez Hauvette j’apprécie les cuvées Roucas et Cornaline que je trouve plus plaisantes et plus gouleyantes.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Jean-Michel Guillon, Gevrey-Chambertin 2018

    Cuvée « générique » sans nom de climat/parcelle, achetée 34 € dans la grande distribution en 2021.

    Nez expressif sur les épices, le clou de girofle et les fruits rouges.

    En bouche, c’est concentré mais sans dureté ni excès.
    Les tannins sont présents avec une certaine rondeur.
    De beaux fruits rouges mûrs, des épices et le clou de girofle donnent beaucoup de peps et de relance au vin.
    Des notes légèrement vanillées rappellent son élevage et sa jeunesse, mais rien de rebutant.

    La longueur est moyenne, c’est plus large que long.

    Un bien beau village, qui se présente déjà avec une belle expressivité et un bel équilibre.

    Les avantages du millésime 2018 sans les inconvénients potentiels, en quelque sorte…

    Très bon.

    Potentiel : déjà bon mais je pense qu’une garde de plusieurs années ne lui feront pas de mal.
     

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Simon Bize, Savigny lès Beaune « Aux Grands Liards » 2017 (rouge)

    Une bouche fluide, légèrement acidulée et sucrée à la fois en fait un vin léger, facile à boire et digeste.

    Cela ne peut cependant faire oublier une impression très nette de dilution et d’aquosité.

    Au final c’est assez plat et décevant.

    Je ne vois pas ce qu’une garde plus longue pourrait apporter.

    Un vin vite oublié.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Du soufre en abondance, peut-être ?

    Thomas Prouvost
    Participant

    « Ces domaines qui entrent dans le guide »

    Dans bien des cas, c’est un peu de la blague puisqu’il s’agit de domaines qui figuraient déjà dans des éditions précédentes.

    Je n’ai plus acheté le guide depuis l’édition 2017, mais, par exemple, le Domaine Laurent Père et Fils y figurait déjà.

    Je connais les vins de Dominique Laurent depuis longtemps, il y a un style bien affirmé et plutôt constant à mon humble avis, et je ne vois pas ce qui justifie que la RVF l’ait « exclu » après 2017 pour le réintégrer à nouveau en 2025…
     

    Thomas Prouvost
    Participant

    Je n’ai jamais bu le Gevrey de Duband, mais les 2016 nuitons sont souvent fermés en ce moment.
     

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour Nicolas,

    Question intéressante mais délicate car on est jamais certain qu’une bouteille défectueuse l’est en raison de « mauvaises » conditions de conservation…

    Ta cave a déjà 2 qualités : une hygro bonne et des variations de températures faibles.

    Perso ma cave monte à 24-25° l’été et descend à 11-12° l’hiver, l’hygrométrie est autour de 60-70%, j’ai eu des bouteilles défectueuses, surtout des blancs en fait, mais pas vraiment plus que chez d’autres personnes qui avaient des caves plus fraiches.
    Certes je n’ai jamais gardé de bouteille plus de 14-15 ans dans cette cave…

    Donc j’aurais tendance à te dire de ne pas trop t’inquiéter, surtout pour les bouteilles que tu ne garderas pas 30 ans mais 10.

    Mais je serais curieux aussi d’avoir des avis et des retours d’expérience sur le sujet.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Gangloff – Côte-Rôtie « La Barbarine » 2021

    Dans ce millésime frais (pour ne pas dire faible) et aux faibles rendements à cause du gel printanier, la Barbarine s’est vue cette année incorporée des grappes qui auraient dû faire naître la Serene Noire, pour environ 25%.

    Le nez, très présent et précis, sent l’aubépine, la ronce et le poivre, quelque chose de floral.

    Le vin ne titre que 12°5 d’alcool, sa robe est claire, on est en « demi-corps », dans un registre fin, infusé et fondu.
    L’aromatique part un peu dans tous les sens, là je retrouve mes repères avec la Barbarine, mais ça s’arrête là.
    On est encore dans un registre inhabituel et à l’opposé des 4 millésimes précédents : ça sent la grenade et la griotte rehaussée par des notes doucement épicées de clou de girofle et de poivre noir fin.
    Ca me fait un peu penser à 2013 mais en plus infusé et avec moins d’acidité.

    Je trouve ça très facile à boire, très plaisant, ce n’est pas dilué ni vert.
    Toutefois ça retombe un peu vite, ça manque de longueur.

    Une Barbarine inhabituelle et à contre-emploi, marquée par le millésime mais plutôt dans le bon sens du terme.

    Pour moi c’est déjà à point et ça permet d’attendre les autres millésimes.

    C’est donc bon à très bon en l’état et je ne suis pas du tout certain du potentiel de vieillissement.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR:Marc Sorrel – Hermitage rouge 2013

    Grosse déception.
    A part une certaine finesse de texture et fondu de tannins, ce vin n’exprime rien.
    De vagues effluves de cerise au nez et en bouche mais cela reste plat, sans vie, sans complexité, sans âme.
    Oui 2013 fut un millésime compliqué mais à ce niveau d’appellation et de terroir, c’est consternant.
    Un vin simplement fermé ? Je n’en sais rien, mais toujours est-il que je me suis largement fait plus plaisir avec un simple Crozes 2021 de Combier.

    Thomas Prouvost
    Participant

    CR: Domaine Finot – IGP Coteaux du Grésivaudan – Persan 2020

    100% Persan, 18 mois d’élevage. 13°5 alcool.

    Nez ouvert et fruité.
    Bouche fluide mais veloutée et charnue avec une acidité bien présente mais sans exagération.
    L’aromatique est nette et franche, sur le coulis de myrtille, soutenue par des notes ferreuses, peut-être une pointe d’acétate.

    Pour ma part j’ai trouvé ça vibrant, digeste, glou glou, original, vraiment bien maîtrisé.

    Mais tout le monde n’est pas d’accord, c’est un vin clivant.

    Je suis incapable d’évaluer le potentiel de garde, en tout cas j’ai trouvé ça très bon en l’état.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,

    Aux connaisseurs : pensez-vous svp qu’un Montlouis moelleux 2019 puisse se garder 15 ou 20 ans ?

    Merci d’avance pour tout retour d’expérience qui pourrait m’éclairer.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Perso chez Guigal, comme chez bien d’autres d’ailleurs, j’avais bien aimé Château d’Ampuis 2019 l’an passé, j’ai eu plus de mal cette année avec le 2020.
    Les deux millésimes sont à garder très longtemps, mais j’ai aimé la gourmandise des 2019 alors que les 2020 me semblent raides avec une aromatique de fruit très (trop) noir.
    Cette année, j’ai adoré les Côte Rôtie La Mordorée et Neve de Chapoutier qui étaient présentés sur le millésime 2019, mais les tarifs sont prohibitifs. Pas pu goûter les LaLaLa 2019 de Guigal.
    A noter que plusieurs vignerons avec qui j’ai pu en discuter pensent que les 2019 sont actuellement fermés.

    Thomas Prouvost
    Participant

    Bonjour,

    Pour ma part j’ai fait un tour au marché édition 2024 le lundi matin.

    Je ne suis pas en mesure de faire un CR de dégustation détaillé, mais voici quelques impressions.

    – Sur les blancs :
    Des 2022 opulents et pleins de fruit.
    Mention spéciale pour le St Péray « Ongrie » de Voge, le St Péray de Chapoutier, le Condrieu de Bonnefond.
    Les vignerons soulignent que le millésime a bien réussi au cépage Marsanne.

    – Sur les rouges :
    J’avais déjà été très déboussolé par le millésime 2020 en Côte Rôtie l’an passé (contrairement à bien d’autres dégustateurs, à relativiser, donc), je le suis tout autant par 2021 cette année pour des raisons bien différentes.
    Je n’ai pas apprécié beaucoup de vins sur ce millésime.
    Dans l’ensemble, verdeur et/ou dilution m’ont semblé plus fréquents et plus gênants que sur les pinots nuitons.
    Très surpris par les quelques vins présentés sur 2022 (essentiellement en St Joseph et Cornas), qui regorgent de fruits rouges, c’est riche mais pas solaire ; impressions mitigées par une sensation de manque de naturel, comme si les vignerons avaient un peu « bidouillé » pour éviter les excès du millésime.

    – En « off »
    Portes ouvertes au domaine Graeme et Julie Bott
    Très bon accueil et large panel de vins servis dans de grands et beaux verres.
    Favorablement surpris par les St Jo et Crozes blanc 2022, à majorité de Roussanne.
    Beau parcellaire de Condrieu dont j’ai oublié le nom.
    En rouge le « boisé maison » marque fortement les vins, qui, à ce stade se ressemblent un peu tous ; les vins ont néanmoins les marqueurs de poivre et de violette typiques de la Syrah, c’est bien fait mais ça ne me transporte pas non plus.
     

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