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- 6 septembre 2019 à 3h33
- in reply to: Château Haut-Bailly, Pessac-Léognan
CR: Château Haut-Bailly, Pessac-Léognan – 1978

Pour accompagner les courgettes du jardin farcies, ce grand cru de Graves que je n’avais encore jamais dégusté.
La robe est très sombre, aux reflets nettement tuilés.
Le nez est dominé par la fumée froide. Puis viennent des notes de cacao, de pain grillé, de tabac et de petits fruits noirs (cassis). Malgré ce registre aromatique majoritairement tertiaire, il se dégage du nez une étrange impression de fraîcheur.
La trame en bouche est fine, délicate, sur ces arômes de fumée froide, de suie, de petrichor, de goudron. Le fruit est toujours là, avec le cassis et la cerise à l’alcool (kirsch). La fraîcheur perçue au nez se retrouve ici avec le poivron vert. Un poil sec et court en finale, il a passé son apogée et manque d’un peu de profondeur pour être grand.
[u]
Commentaire général[/u]: Excellent. Dominé par des arômes de fumée, étonnamment frais, c’est un très beau vin qui devait être encore meilleur il y a 20 ans.Noté 16/20
https://artdeboire.blogspot.com/2019/09/chateau-haut-bailly-1978.html
- 13 août 2019 à 15h35
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: E. Guigal, Côte rotie brune et blonde 2003

La robe est pourpre très sombre sans signes d’évolution.
Le nez est puissant et profond, sur le cassis, la mûre, la viande rouge, et un côté « Yop aux fruits des bois ». Plus le vin s’ouvre dans le verre, plus des arômes « rôtis », lardés, imprègnent le nez. Discrètes notes épicées. C’est un nez de très grande côte rôtie.
La bouche affiche un volume impressionnant. Le vin n’affiche pas un profil chaleureux, car l’alcool ne se sent pas, mais il y a une matière d’une richesse folle. Un soyeux de grande classe accompagnant des notes de confiture de mûre, de cassis, et de viande de boeuf séchée. C’est grand, et encore très jeune.
Commentaire général: Superbe! C’est tout simplement la meilleure Côte Rôtie de Guigal que j’ai bue, supérieure même aux seules 2 bouteilles de La Landonne et de La Turque que j’ai eu la chance de déguster. Je ne m’attendais pas à un vin aussi impressionnant. Je devais être particulièrement réceptif, et je n’étais pas le seul, la bouteille, servie à l’aveugle, ayant fait forte impression autour de la table.
Noté 17,5/20
https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/e-guigal-la-brune-et-la-blonde-2003.html
- 11 août 2019 à 4h06
- in reply to: Château Petit-Village, Pomerol
CR: Château Petit Village 1983 – Pomerol
Un château que je ne connais, et apprécie d’ailleurs, que dans les millésimes récents. Je n’avais rien bu antérieur à 2001 et à vrai dire, je n’attendais rien de cette bouteille.
La robe est sombre, grenat profond aux reflets peaux d’oignon.
Le nez est plaisant et assez étonnant. Passées des notes assez communes pour un beau Bordeaux évolué, avec un mélange de vanille, de fruits noirs très mûrs (mûre, cassis) et de cèdre, on distingue des notes surprenantes de pastèque et d’huile de lin… C’est pas un film que je me fais tout seul, on est plusieurs à le sentir.
La bouche est plus marquée par le cabernet franc évolué que le merlot, avec des notes poivronnées et une finale légèrement asséchante et un peu végétale. Après 2 ou 3 gorgées, on s’habitue à la sécheresse des tanins, et on retrouve alors un beau vin sur la vanille, la cerise à l’eau de vie, la mûre, le cuir et toujours ce goût de pastèque très mûre. La matière est assez légère, fluide mais encore vivante. Le fond du dernier verre sent plus nettement la mûre; le vin aurait sans doute gagné à une aération de plus de 4 heures.
Commentaire général: C’est bon! C’est pas un grand vin mais c’est vraiment une agréable surprise. On a tous pris du plaisir autour de cette bouteille.
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Noté 15/20[/i][/size]https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/chateau-petit-village-1983.html
- 8 août 2019 à 17h21
- in reply to: Chante Alouette Cormeil, Saint-Emilion Grand Cru
CR: Domaine Chante Alouette Cormeil – Saint-Emilion Grand Cru 1985

Découverte de ce domaine de Saint-Emilion.
La robe est grenat assez sombre, tuilée, mais pas non plus trop marquée par l’âge. Une belle robe de Bordeaux à maturité.
Le nez est exclusivement tertiaire, sur le bois, le champignon, l’humus, le cuir et le café. C’est un nez très marqué par le vieux bois, mais qui garde du charme, grâce à une certaine rusticité.
La bouche constitue une très agréable surprise. Malgré le registre aromatique tertiaire et évolué, le vin garde du fond et de la matière. Il y a du volume. On retrouve ici le caractère très rustique de ce vin « à l’ancienne ». Très plaisant, sans être grand.
Commentaire général: Bien bon. Un Saint-Emilion bien évolué mais pas dilué, supérieur à bien des crus plus prestigieux que j’ai pu boire dans ce millésime.
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Noté 15/20[/i][/size]https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/domaine-chante-alouette-cormeil-1985.html
- 8 août 2019 à 17h18
- in reply to: Château Soutard
CR: Château Soutard – Saint-Emilion Grand Cru Classé – 1982

La robe est grenat assez sombre. Peu de signes d’évolution dans le disque. Je ne lui aurai pas donner son âge.
Le nez, en revanche, est bien tertiaire, sur le vieux bois, l’humus, le tabac à pipe. Un peu austère après ouverture, il mettra beaucoup de temps à s’ouvrir, en restant assez timide, même après 2 heures.
La bouche est souple, évoluant là aussi dans un registre essentiellement tertiaire. Un poil de fruits rouges, mais surtout du bois, du tabac et du chocolat. La matière a un beau volume mais ça reste un peu serré et austère. L’impression malgré tout qu’il y a derrière encore du potentiel.
Commentaire général: Bon, mais c’est une déception (relative). Le vin me semble un peu fermé, sur la réserve, il ne se révèle pas complètement. Plusieurs fois d’affilée que j’ai cette expérience avec des 1982…
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Noté 14,5/20[/i][/size]https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/chateau-soutard-1982.html
- 7 août 2019 à 5h55
- in reply to: Domaine Kevin Descombes, Morgon
CR: Kevin Descombes – Beaujolais Villages 2016

La robe semble déjà légèrement évoluée, présentant un profil rouge grenat assez étonnant pour un Beaujolais.
Très beau nez, frais, sur la groseille, la fraise (le sirop de fraise plus exactement), agrémenté de notes florales (un côté un peu « parfum ») et de notes fraîches et végétales qui donnent presque envie d’éternuer (eucalyptus).
La bouche est gouleyante, fraîche, aux tannins coquins. Le vin est juteux, dans un registre primaire mais présentant malgré tout une certaine complexité. Il y a du volume, de la matière et des fruits. Tout est bien en place, il n’y a rien qui dépasse. C’est un vin que je qualifierai de particulièrement juste. Ce qui me marque le plus est la finale très fraîche sur la menthe poivrée.
Commentaire général: Très bon. C’est un magnifique vins de copains, croquant, et finalement plus complexe qu’il n’en a l’air. Pour un premier contact avec les vins de ce vigneron, c’est encourageant et ça me donne envie de découvrir le reste. Je serai vraiment très curieux de regoûter cette cuvée après un séjour prolongé en cave.
https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/kevin-descombes-beaujolais-villages-2016.html
- 6 août 2019 à 2h49
- in reply to: Que valent ces vins anciens ?
Effectivement les casiers ont l’air vraiment bien. C’est de la terre cuite?
Si tu veux les vendre, ça m’intéresse.
- 5 août 2019 à 18h30
- in reply to: Que valent ces vins anciens ?
Ces vins n’ont aucune valeur pécunière, mais ils peuvent constituer de bonnes surprises à la dégustation.
Il n’y a aucun intérêt à les vendre, elles vont rester des mois sur ebay, avant que tu te décides à les céder.
Si tu n’es pas amateur de vin, donne les à quelqu’un qui les essaiera de les apprécier.
Sinon déguste les toi même. Elles ont l’air parfaitement conservées. Respecte juste quelques précautions de base avec ces vieux vins: ouverture 2h à l’avance mini, pas de carafage. Tu ouvres et tu attends, c’est tout.
- 5 août 2019 à 14h58
- in reply to: Tetramythos Wines
Bonjour,
Effectivement, sur Mes Vendanges, il y a une belle sélection de vins du domaine, c’est ce dernier qui m’avait vendu cette bouteille. Mais il n’a plus de Retsina je crois. Il y en sur Vinibee.
- 5 août 2019 à 6h09
- in reply to: Tetramythos Wines
CR: Domaine Tetramythos – Retsina Amphore Natur 2016

La robe est jaune paille aux reflets légèrement verts.
Le nez est magnifique et indéniablement très original. Bien sûr, on sent de suite la résine de pin, sans que ce soit pour autant envahissant ou enivrant. C’est un résiné justement dosé, fin, qui bascule sur une touche légèrement fumée. A l’aération, apparaissent des notes de garrigue, d’origan et d’agrumes.
La bouche est vive, tendue, portée par une fine acidité. Je retrouve le caractère bien sec et désaltérant qui m’avait séduit il y a quelques années dans ce type de vin. Mais celui-ci est bien plus complexe que dans mes souvenirs. Le résiné, toujours présent, se fait néanmoins plus discret qu’au nez, et surtout parfaitement dosé. On retrouve alors une riche palette aromatique sur les agrumes (citron vert), les herbes aromatiques séchées (et toujours l’origan) puis de plus en plus s’affirme une note persistante de benjoin de Siam. La finale est fraîche et minérale, avec une légère touche iodée.
[u]
Commentaire général[/u]: Excellent. Au-delà du caractère original apporté par le résiné, c’est un très beau vin, magnifiquement vinifié, d’un équilibre remarquable. C’est au-delà de mes espérances et de mes souvenirs: en fait je crois bien qu’en Grèce, je n’avais pas bu de Retsina aussi bon. Je n’avais tout simplement jamais bu de Retsina de ce niveau. J’en ai recommandé directement une caisse et cela m’a terriblement donné envie de découvrir les autres vins de ce domaine. A suivre donc…[size=3][i]
Noté 16,5/20[/i][/size]https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/domaine-tetramythos-retsina-amphore.html
- 2 août 2019 à 21h08
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
[color=orange][b]CR: Bénédicte et Stéphane Tissot – Savagnin 2013
[/b][/color]Voici un vin qui m’a beaucoup séduit par sa grande simplicité et sa parfaite évidence. Sur un millésime réputé très moyen, les Tissot ont produit un savagnin oxydatif léger et vif qui pourrait constituer une bonne introduction à ce style pour ceux qui ne connaissent pas encore ou qui voudraient retenter.

La robe est jaune avec d’intenses reflets dorés.
Le nez est très fin pour un oxydatif. On n’est pas dans un registre bourrin sur la noix, c’est pas du jaune! Même s’il est dans l’absolu assez puissant, c’est un nez plutôt léger, sur la noix certes, mais aussi la pomme, les agrumes, les fruits jaunes et les épices. Une aération prolongée révèle même quelques délicates notes florales.
La bouche est à l’image du nez: si le vin ne peut pas cacher son caractère oxydatif, c’est une bouche assez vivifiante qui évite toute lourdeur, et qui révèle un bouquet aromatique assez complexe et pas monolithique. On y retrouve donc la noix, l’amande, les agrumes et les épices à curry même si ces dernières sont assez discrètes. La finale est fraîche. On y revient bien vite.
Commentaire général: Excellent. J’ai déjà goûté cette cuvée avec plus de caractère. Il doit ici il y avoir un effet millésime, car ce savagnin m’a paru particulièrement fin et digeste. J’avais des amis à dîner ce soir là, qui ne connaissaient pas les oxydatifs du Jura, et qui n’ont pas tiqué outre mesure, alors que d’habitude la première rencontre avec ces vins s’apparente non pas à un gentil dépucelage mais à un véritable viol des papilles gustatives. Là, c’est passé nickel, confirmant mon impression d’une cuvée particulièrement légère.
Noté 16/20
https://artdeboire.blogspot.com/2019/08/benedicte-et-stephane-tissot-savagnin.html
- 2 août 2019 à 16h57
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
« Je n’ai jamais goûté de savagnin qui m’évoque le gewuztraminer, ni le contraire. Aurais tu des exemples de vins qui t’ont évoqué cette similitude ? »
Je me souviens avoir fait cette confusion sur un savagnin ouillé de Didier Grappe.
Et j’ai déjà senti ça sur certaines cuvées de Ganevat ou Tissot (je pense au Traminer ouillé), sans toutefois faire de confusion.- 2 août 2019 à 2h17
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
Il faudrait demander à un ampélographe, mais j’ai souvenir d’avoir lu que le savagnin est un Traminer (originaire de Tramin) et un cousin du Traminer que l’on trouve en Alsace.
Le Gewurztraminer n’est d’ailleurs rien d’autre que le savagnin rose, soit un savagnin blanc qui a connu une mutation.Il y a peut-être aussi des parentés avec le chenin. A voir.
- 2 août 2019 à 0h56
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
J’étais le premier à associer le cépage (savagnin) au mode de vinification (oxydatif). J’ai fait la confusion pendant des années.
Et même une caviste, qui visiblement ne connaît pas bien ni l’un ni l’autre) un jour a fait la confusion en m’affirmant que le savagnin c’était particulier, avec un « goût de noix ».Puis un jour j’ai un savagnin ouillé que j’ai pris pour un Gewurztraminer. Puis un chardonnay oxydatif que j’ai pris pour un savagnin. Et maintenant, je bois pleins de cépages différents avec un élevage oxydatif, et on peut distinguer les cépages malgré le mode de vinification.
Donc oui, il est important d’insister là-dessus: le savagnin c’est pas que le vin jaune et l’oxydatif, c’est pas que dans le Jura.
- 24 juillet 2019 à 20h52
- in reply to: Domaine Daniel Sage
CR: Daniel Sage – Nyctalopie 2017
Je me souviens de mon premier contact avec les vins de Daniel Sage. C’était sur cette même cuvée, il y a 3 ans. Disons le clairement, je n’avais pas beaucoup aimé. Mais déjà, le lendemain, en regoûtant le fond de bouteille, j’avais commencé à m’y faire…
Depuis, j’ai bu beaucoup de cuvées de celui qu’on appelle dans la Loire le « sorcier du Pilat ». Et ses bouteilles font désormais partie de celles que je ne sors que dans des occasions privilégiées…

La robe est assez sombre pour cette cuvée, pourpre légère aux reflets rubis clairs.
Le nez, au départ un peu réduit, avec des notes animales, s’ouvre assez rapidement sur les petits fruits noirs (mûre, cassis) et rouges (groseille, framboise), le poivre blanc. Une belle impression générale de fraîcheur se dégage de ce nez, malgré la persistance de notes un peu fauves (fourrures).
En bouche, le vin est rond, juteux, sur les arômes du nez. Le vin affiche un profil aromatique bien mûr, sur la mûre justement, la cerise et le poivre. On est loin du claret annoncé, avec une matière assez enveloppante. La finale est fraîche avec une acidité assez élevée qui est peut-être le seul bémol que j’apporterai à ce vin.
Commentaire général: Très bon! C’est un très beau vin, assurément bien typé nature et qui ne conviendra pas à tous les becs. Pour moi, c’est une pure gourmandise. Néanmoins, maintenant que j’ai bu d’autres cuvées de Sage, celle-ci n’est pas parmi mes préférées, avec une acidité un peu trop prononcée à mon goût.
Noté 15,5/20
https://artdeboire.blogspot.com/2019/07/daniel-sage-nyctalopie-2017.html
- 19 juillet 2019 à 3h46
- in reply to: La Tour de By
D’ailleurs, est-ce que vous avez vous aussi ce type d’expérience avec le millésime 1989, ou est-ce juste un mauvais feeling de mon côté?
J’ai cherché mais j’ai pas trouvé, est-ce qu’il y a une rubrique « millésimes » sur le forum pour partager ce type d’expérience?
J’ai par exemple aussi une mauvaise expérience depuis 2-3 ans avec 1982. C’est un millésime que je connais bien car c’est mon année de naissance, mais depuis quelques temps, les vins que je bois sont fermés. Pas morts, loin de là, mais fermés. Je privilégie du coup, en ce moment, le millésime de l’année de naissance de ma femme 1983: j’en ai bu plusieurs magnifiques ces derniers mois…
- 19 juillet 2019 à 2h51
- in reply to: La Tour de By
Bonsoir,
Je n’ai jamais bu le 90. En fait, je crois (faudrait que je vérifie dans mes cahiers) que je n’avais jamais goûté ce cru auparavant.
Mais je n’en tire aucune conclusion, et j’ai envie de goûter d’autres millésimes, surtout le 88.
En fait, je m’interroge de plus en plus sur les qualités supposées du millésime 1989. J’ai eu beaucoup de déceptions sur ce millésime, surtout ces 2 dernières années. J’ai l’impression que les vins se sont endormis. Ils ont basculé dans un registre totalement tertiaire, et le manque d’acidité les rend patauds. Alors que j’ai que des bonnes expériences avec 88 depuis quelques temps.
Après, ce n’est qu’une expérience personnelle et je n’en conclus rien de général. Mais maintenant, si j’ai le choix entre un 86, un 88 ou un 89 à Bordeaux, et malgré les bonnes critiques des 89, si ces dernières datent un peu, je privilégierai les 2 autres millésimes.
- 18 juillet 2019 à 21h09
- in reply to: Clos des Grillons
CR: Le Clos des Grillons – Calcaires 2018

La robe est jeune, claire, de couleur rubis.
Le nez est superbe, explosif, sur les petits fruits rouges (groseille et framboise), la fraise tagada, le pisang, les agrumes, la réglisse, les épices (cardamome, gingembre) et des notes florales. C’est un nez qui sent l’école Pfifferling, frais, fruité, intense.
La bouche est magnifique, souple, ronde. Les tanins sont imperceptibles. Aromatiquement, on retrouve surtout les petits fruits rouges, les épices et la réglisse. Les notes un peu « chimiques » de fraise tagada et de pisang disparaissent en bouche (ces notes disparaîtront également du nez sur la fin de bouteille, où les arômes s’affirmeront davantage sur le fruit rouge bien mûr).
La finale présente une belle fraîcheur et de superbes amers sur l’albédo de pamplemousse et le sang.
J’y trouve ici une parenté avec le Parisy de Reynaud.
[u]
Commentaire général[/u]: Délicieux. Un vin d’une grande pureté qui n’a rien à envier aux plus belles cuvées de l’Anglore. C’est vraiment là l’expression du Grenache que j’aime. C’est grâce à ce type de vins, et à ceux de Reynaud, que je suis devenu un grand amateur de ce cépage.Noté 16,5/20
https://artdeboire.blogspot.com/2019/07/le-clos-des-grillons-nicolas-renaud.html
- 18 juillet 2019 à 19h15
- in reply to: La Tour de By
CR: Château La Tour de By 1989

La robe est grenat, très sombre, aux reflets terreux.
Le nez est assez discret, sans présence de fruit, sur le vieux bois essentiellement, la cave humide, le champignon. A l’aération, on peut y trouver un peu de poivron rouge. C’est un nez que je qualifierai de « délavé », dans un registre tertiaire faisant craindre la fin de vie.
Après un nez aussi peu encourageant, je n’attends rien de la bouche. Et là, c’est moins pire qu’attendu. On a un peu de cerise à l’alcool, du poivron et du vieux bois. Le vin est faible de corps tout en ayant une aromatique « lourde », comme si on avait dilué dans de l’eau un vin capiteux de millésime solaire. Le vin est clairement fini mais se laisse quand même apprécié sur une côte de boeuf au barbecue. Par contre la fenêtre de tir est courte: arrivé au dessert, le vin s’effondre. Reste une note d’alcool et une fraîcheur poivronnée pas très agréable. Le soir même il est oxydé.
Commentaire général: Mort. Ou presque. Il a du être bon il y a quelques années. Cela prolonge ma mauvaise expérience avec ce millésime. J’ai l’impression que les 89 ont mourut précocement. J’ai de bien meilleures expériences avec les 1988, qui sont magnifiques en ce moment. Le manque d’acidité ne me semble pas favorable à une grande garde.
[i]
N.N[/i]https://artdeboire.blogspot.com/2019/07/la-tour-de-by-1989.html
- 17 juillet 2019 à 0h24
- in reply to: Ça crise à Bordeaux !
Ce qui est triste dans cet article, c’est qu’ils ne voient pas que le problème n’est pas un problème de « communication » ou de « marketing », mais un problème qualitatif.
La solution, ce n’est pas de faire « La Saint Patrick des vins de Bordeaux ». La solution, c’est de comprendre que le niveau d’exigence qualitative a augmenté, et que les Bordeaux d’entrée de gamme (ce sont eux qui sont concernés par cette crise), c’est vraiment pas buvable. La solution ce n’est pas de trouver des solutions avec la grande distribution, alors que l’intérêt pour le vin des français augmente et que ceux-ci achètent de plus en plus chez les cavistes, de la qualité.La solution, comme dans tous les domaines agricoles, c’est le qualitatif, et pas le quantitatif. A côté de chez nous, il y a un exploitant qui a 600 vaches. Il s’en sort moins bien que nous, qui en avons 11. Qualité vs quantité. Laissons les autres pays produire de la merde pour continuer à alimenter les 3 rayons de vins des supermarchés, que plus personne ne fréquentera d’ici peu. Ca me désole que la conf ne semble pas avoir compris ça. Il faut casser tous ces gros domaines qui sortent des Bordeaux bas de gamme, récupérer ces terroirs et y installer plein de vignerons passionnés qui feront des vins de qualité sur des petites surfaces.
Comme dans tous les domaines agricoles, ceux qui font de la qualité n’ont absolument aucun souci à vendre leur vin. Le monde du vin (avec la biodynamie, les vins nature, et la recherche de la qualité chez de très nombreux vignerons passionnés, etc…) montre la voie à l’ensemble du monde agricole.