Stalker

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    [quote= »Boubzou post=1241792 userid=18207″]CR: Domaine Les Bertrand – Tryptique – 2023

    Un vin de négoce, vinifié par les Bertrand avec des raisins de la famille Pfifferling.

    Un nez tout de suite en place, simple mais très agréable, sur les petits fruits rouges, fraise en tête.
    La bouche présente une belle matière, entre densité et fraîcheur. La longueur est courte.
    Un vin qui a évolué favorablement sur deux jours.

    Belle cuvée, dans le style de l’Anglore mais en plus consensuel.

     [/quote]
    J’ai bu plusieurs fois ce vin au cours des précédentes semaines. Plus que les vins de Pfifferling, je trouve que cette cuvée évoque davantage les vins de Nicolas Renaud. On a moins ce côté sanguin et métallique de l’Anglore, et plus la buvabilité et la légèreté des vins du Clos des Grillons. Servi à l’aveugle à des amis récemment, ils sont tous partis sur Nicolas Renaud.

    En tout cas, c’est très bon et en principe ça fait pas un pli.

     

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    Je ne vois pas d’incompatibilité. J’estime que si un vin est grand, il doit le prouver par lui-même, sans avoir besoin d’afficher son étiquette. Des fois, ça marche. Des fois; non. Il n’y a pas de grande cuvée, mais que des grandes bouteilles. 

    Tout à fait! Mais j’avais pas dû comprendre ton premier mot. J’y voyais un trait d’humour. En tout cas ça m’a fait sourire.

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    CR: Domaine de La Ferme Saint-Martin – Primeur 2024

     

    – Moi: Tu restes boire un coup de primeur?
    – Jojo: C’est pas bon ça, ça m’étonne de toi!
    – Moi: Mais si ça peut être bon, j’t’assure. Si un mec fait du bon vin en temps normal, il fait aussi un bon primeur.
    – Jojo: Vas-y balance!

    5 minutes later

    – Jojo: mais non, ça sert à rien, on dirait du sirop
    – Moi: mais c’est l’idée, c’est festif, c’est sympa
    – Jojo: c’est pas du vin ça pour moi
    – Moi: Mais qu’est-ce que t’es relou… Faisons une comparaison ciné. L’autre fois, tu t’es régalé avec le Carpenter, on a passé une bonne soirée. Je t’ai pas proposé du Tarkovski, ça t’a pas empêché de prendre ton pied. Et bien fais pareil ici. apprécie le vin pour ce qu’il est et pas pour ce qu’il ne prétend pas être!

    30 minutes later

    -Jojo: Hic! Euh… Ouais… Euh…. C’est vrai que.. Hips!… c’est pas mal ton truc… Hips! Ta terrine de campagne.. Hic! l’a bien mis en valeur… Hips! T’en a pas une autre?!? Hips!

    Conclusion: Vive la France.

     

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    CR: Clos de la Coulée de Serrant – Millésime 2015

    C’était ma première Coulée de Serrant, la première que j’avais achetée et la première que je bois. Je savais pas à quoi à m’attendre compte tenu des commentaires très hétérogènes qu’on trouve ici sur cette cuvée.
    Je suis ce soir rassuré et satisfait d’avoir continué à en acheter quelques unes, quand l’occasion se présentait au fil des années. Le CR n’aurait rein d’original (coing à donf, superbe tension qui déploie le vin en queue de paon, équilibre suprême), j’ai trouvé ça remarquable.
    Le pied.
    Très bon, presque grand. Clairement pas le même vin que le CR de « No Sport » à la page précédente. 

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    [quote= »Eric B post=1241318 userid=1810″]Je fais partie de ceux qui pensent qu’un « GC à maturité qui performe au niveau attendu est indépassable et sans équivalent le plus grand vin du monde »,  mais je suis un iconoclaste qui ne jure que par les aveugles et les pirates. 
     [/quote]
    Du « en même temps ». C’est dans l’air du temps.
    Mais c’est drôle.

     

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    [quote= »Jean-Paul B. post=1241311 userid=1282″]Bonsoir Stalker,
    Effectivement, je n’avais rien compris à ta demande.
    Tu souhaites en fait démontrer à tes amis que tu es beaucoup plus malin qu’eux, puisqu’en posant une simple question au bon endroit, tu peux sourcer sans problème un vin que tu n’as pas en cave, de la même région (que tu n’apprécie pas) que ceux qu’ils vont apporter, 4 à 6 fois moins cher, et cependant aussi bon.[/quote]

    Jean-Paul,

    Je suis un ancien buveur d’étiquette. Ca m’a passé avec l’expérience: les vins que je payais les plus chers n’étaient pas forcément ceux qui me procuraient le plus de plaisir et d’émotion. 
    Et comme tout repenti, on aime bien faire le malin, en effet, avec ceux qui ont les travers qu’on a pu avoir nous-mêmes.

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    Pour info quand même, ma première bouteille c’est un Bizot. J’en dit pas plus si jamais un de mes collègues vient faire un tour sur ce forum (mais je pense pas qu’ils connaissent). J’estime pouvoir me permettre d’être taquin sur la seconde.

    En tout cas merci pour les références allemandes que je ne connais pas. Enfin, je sais pas si je dois dire merci, parce que pour le coup la CB a chauffé cet aprème….

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    Merci pour les suggestions, je vais regarder ça.

    C’est un petit groupe d’amis, c’est tout à fait convivial. Chacun amène ses bouteilles (les accrocs), les autres (amateurs) participent financièrement. Il y a quelques buveurs d’étiquette mais c’est justement à ces derniers que s’adresse le pirate!

    J’aime bien l’idée du pinot noir alsacien, c’est taquin. Mais ce faisant je ne joue pas le jeu de la thématique. J’aurai préféré rester en Bourgogne, mais je vais explorer tout ça. En tout cas, même si je sais pas encore ce que je vais faire, j’ai des choses à découvrir et j’ai de quoi m’occuper pour quelques temps. Merci.

    « Sinon les CR de Peterka sur les PN hors Bourgogne demeurent un sommet du forum »

    Je trouve ça où? Je suis assez mauvais pour naviguer sur ce forum…

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    Merci, j’ai noté vos références que je connais pas et je vais essayer de goûter ça avant la dégust.

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    J’aime dans ce genre de dégust apporter un vin bien moins cher que les autres et qui permette de relativiser le prix des autres bouteilles. Par exemple, je me souviens avoir apporté un château Veyry 1998 à 15 euros qui, dans une dégustation rive droite à l’aveugle avait fini dans le classement au-dessus de plusieurs 1er CC B…. Ou d’un Merlot-Syrah de Reynaud 2001, judicieusement transvasé dans une bordelaise, et qui avait écrasé la concurrence avec plusieurs GCC rive gauche…. Ou encore d’un St Jo de Gonon, à l’époque où ça valait encore 20 euros et qui avait été préféré à des « grandes » côtes rôties 10 fois plus chères….

    J’arrive toujours à trouver un pirate de ce type qui fasse son effet. Mais sur la Bourgogne, je suis plus embêté parce que ce n’est pas un vignoble que je connais et apprécie, si ce n’est quelques nouveaux domaines natures qui font des vins que j’aime beaucoup mais peu extraits, sur la finesse et la délicatesse, et qui seront directement identifiés comme pirate face à un echezeaux, un richebourg ou un chambolle traditionnel de grands terroirs… Je pense qu’il faut à minima une méthode de vinification équivalente, peut-être sur un terroir moins prestigieux. Ou un « milieu de gamme » qui fasse son effet. Je pense que le prix moyen des bouteilles qu’on dégustera sera entre 400 et 600 euros. Les millésimes seront antérieurs à 2010. Si je trouve une bouteille qui rivalise à 100 euros, je serai déjà satisfait.

    Mais je ne connais pas la bourgogne « classique »….

    Stalker
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    Un domaine à conseiller?

    Je dois encore avoir un Gouges qui traîne, mais je garde pas un beau souvenir de la petite soeur bue il y a quelques années…

    Stalker
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    CR: Mansengs & compagnie – Mesclat 2021

    Bouteille bue à l’aveugle.

    Belle robe jaune paille, d’une grande limpidité. Le nez est frais et gourmand à la fois, sur les fleurs blanches, les agrumes mais aussi les fruits jaunes, le coing, le pain grillé et le sésame. C’est très net, très beau, j’hésite entre un beau chenin sec de Loire ou un chardo du Jura.
    Le bouche garde ce même profil double, à la fois riche, salivante, et tendue, portée par une belle acidité qui trace et étire le vin. C’est très beau. Même si je retrouve moins le côté coing en bouche, et la fraîcheur et la tension l’emportant, je m’oriente sur un chenin nature sur la tension et la jeunesse.

    Stupéfaction à la levée de la chaussette, je n’aurai jamais imaginé ce type de vin (région, cépage). Paraît qu’il y a une petite macération mais c’est absolument pas un vin sur un profil orange.

    C’est en tout cas très très bon. J’essaierai de ne pas rater les prochaines sorties cave de ce vigneron.

    Stalker
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    Bonsoir à tous.

    Je vous sollicite pour un petit conseil.

    Je vais bientôt participer à une dégustation à l’aveugle de grands crus de Bourgogne rouges. Les vins servis auront tous plus de 15 ans. Je suppose qu’il y aura de grands noms et de belles étiquettes.
    J’amène 2 quilles. L’une correspond à ces grands noms et grandes étiquettes. Pour la deuxième, j’aimerai amener un pirate, bien moins cher que le reste, comme je le fais souvent dans ce type de dégustation. Mais je connais trop peu la Bourgogne (un vignoble dont je me suis désintéressé à force de déception) pour trouver ce pirate. L’idée c’est que la bouteille tienne la dragée haute, à l’aveugle, à des grands crus de Vosne, Echezeaux, Richebourg, etc… pour un prix 4 à 5 fois moins cher. Donc disons à un prix inférieur à 100 euros. Et sur un vin à maturité (millésimes des années 90 ou 2000).

    Auriez-vous des pistes ou une suggestion à me proposer pour que mon effet fonctionne?

    En vous remerciant.

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    Je cherche un meilleur topic pour poser ma question

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    [color=#f1c40f][b]CR: Vignoble Guillaume, Chardonnay, A mon père 2008 

    [/b][/color]

    Découverte des vins de ce domaine avec cette bouteille.

    La robe est intense, dorée.
    Le nez est très surprenant. En sus des notes beurrées et grillées, il y a une note surprenante, un peu tubéreuse, qui domine l’ensemble. J’arrive pas encore à identifier, et à ce stade, je ne sais pas si j’apprécie ou pas.
    En bouche cette note dominante est moins présente, et on retrouve les caractéristiques beaucoup plus attendues d’un grand chardo bourguignon. La texture est grasse, presque huileuse, la matière est ample et généreuse. Malgré des marqueurs beurrés et un élevage qui se fait sentir, le vin garde une tension et un équilibre appréciables. C’est objectivement fort bon, et ça marque les esprits autour de la table.

    Après plusieurs gorgées à méditer sur cette note aromatique si particulière, ça me vient d’un coup avec évidence: ça sent très précisément la truffe fraîche. Pas l’odeur du bis(méthylthio)méthane qui évoque le gaz de ville, mais l’odeur de champignon de la truffe, celle qui rappelle l’humus et la noix fraîche. Maintenant que j’ai identifié, j’y prend davantage de plaisir et j’apprécie maintenant le vin dans sa totalité.

    Un très beau chardo, et quand on voit le prix, on se dit qu’il y en a d’autres qui ont pas honte quand même.

    Stalker
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    CR: Podere Pradarolo – Vej 2006

    La robe est superbe, flamboyante. Sur des tons orangés sombres, mais profonds et lumineux, aux reflets bronzés et cuivrés. Une robe qui évoque le feu, ou les dernières lueurs d’un coucher de soleil. Vraiment magnifique, j’avais encore jamais bu un vin avec une telle robe. Il faut dire que c’est la macération avec le plus d’âge que j’ai bue à ce jour. J’avais récemment bu un 2014 macéré 270 jours, et j’avais adoré: très exubérant, sans en faire trop et être écoeurant, ça pétait de fleurs et de fruits, hyper charmeur. J’étais curieux de voir ce que ça donnait avec presque 10 ans de plus.

    Et bien sur un profil très différent, c’est tout aussi excellent. Le vin est moins fougueux, mais déploie une aromatique vraiment complexe. L’aromatique a évolué vers des notes de confiture d’agrumes, de bigarade, avec une petite amertume évoquant l’écorce de quinquina. Aucune lourdeur, aucun alcool perceptible, cette complexité aromatique s’accompagne d’une matière fraîche et tendue qui assure une haute buvabilité. On pourrait le boire à grandes lampées, mais on préfère s’attarder et accorder toute notre attention à chaque gorgée, faisant montre d’une certaine déférence devant ce breuvage qui impose le respect.
    J’ai déjà lu ici ou là le qualificatif de « vin de méditation » sans trop savoir à quoi cela correspondait. Je crois que je sais désormais parce que c’est bien dans ce type d’état d’esprit que nous plonge ce vin.

    J’ai adoré, assurément une des plus belles macérations que j’ai bue à ce jour. Moi qui ait tendance à en revenir un peu ces derniers temps, de tous ces « vins oranges », celui-là me refait plonger illico et me convainc d’oublier quelques années ceux que j’ai en cave.

     

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    https://www.youtube.com/watch?v=_HupOdBT3fk
    (à partir de 10 minutes). Cousin invente la phénoménologie du vin. Une masterclass.

    « Le groupe Marx Engels, ils ont la compréhension du vin, la compréhension de la monnaie, la compréhension des Incas,… parce qu’ils définissent la compréhension du tout. Donc c’est parce que je comprends la totalité de l’histoire mondiale que je peux comprendre ce qu’est la totalité de la puissance du vin. » 

    « Le vin ouvre une porte d’histoire. Parce que derrière le vin, il y a le saucisson, y’a la rillette. Derrière le saucisson et la rillette, y’a le fromage. Et le vin est érotisme. Le vin est subversion. Le vin est radicalité. » 

    « Le vin est la porte de l’infini. Au bout du vin il y a la révolution du Christ. Au bout du vin il y a  la révolution de l’incarnation de l’infini. » 

    « Le vin est profondément l’incarnation du logos radical dans un déployé de logique sensuelle parfaitement interprétable. » 

    « Quand je bois un côte rôtie, un Saint Amour, un Beaumes de Venise, je fais l’amour avec le monde. De même que je fais l’amour avec la révolution quand je fais l’amour avec ma compagne, je fais l’amour avec le vin parce que le vin est amour ».

    « C’est parce qu’il y a cette compréhension radicale de l’histoire, qu’il y a cette compréhension radicale de la sensualité et il y a cette compréhension radicale du vin, du fromage et du cochon! Le triptyque radical de l’histoire subversive mondiale, il est tout entier incarné dans la structure sociale alimentaire de la formation sociale sensuelle du nourrir européen, dont, c’est ce que dit Engels, le coeur est la France »

    Stalker
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    [quote= »Jean-Bernard post=1224420 userid=1741″]À noter que c est un rosé. (grenache/cinsault)
    J’en avais réservé 2 chez le fameux caviste stéphanois…  pensant que c etait du rouge. Du coup j ai passé mon tour, m’étant un peu lassé des rosés du domaine. 
     [/quote]
    Goûte le Tavel 2018. C’est ce que j’ai fait sur les conseils mêmes de Eric Pfifferling.
    En ce moment c’est grandiose, ça va te réconcilier avec les rosés du domaine…

    Stalker
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    Merci, j’ai acheté cette quille tout à l’heure chez un caviste bien connu des stéphanois, qui ne l’avait pas encore goûtée. Je voulais savoir si c’était à boire.
    Ton commentaire me conforte dans mon intention de l’oublier 2 ans minima en cave…

    Stalker
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    BAMA, c’est de la poésie liquide enfermée dans une bouteille.

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