Podere Pradarolo

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    PODERE PRADAROLO

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    CR: Podere Pradarolo Vej Bianco Antico 2016
    Vin orange , cépage malvoisie 12,5°

    Robe ambrée et trouble comme un cidre fermier ou un lambic artisanal.

    Nez : notes fermentaires , pomme.

    En bouche attaque franche, pomme, acidulé assez marqué, légère amertume agréable, tanins bien présents, qui ressemblent à ceux d’un cidre fermier, bonne longueur sur l’acidulé, j’aime bien ce vin au caractère affirmé et dans aucune lourdeur, ce vin ressemble à un hobereau qui cacherait sous ses faux airs rustiques, une véritable noblesse (17/20).

    Bon accord avec un Saint-Marcellin.
    Bien fait

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    Phil Belnoue
    Participant

    CR: Podere Pradarolo, Vej, Brut Cuvée, Bianco Antico metodo classico, 2015

    Petit tour chez un caviste d’Ermont hier, pour reprendre un BD’M de Bourgeois-Diaz que j’aime bien, l’adjoint de Bruno m’oriente vers un autre vin pétillant, original, qu’ils ne référencent pas sur leur site, car ils en ont peu et c’est un vin spécial et uniquement pour initiés « open ». Allez, zou, malgré le prix élevé, presque 60 €, j’ai envie de découvrir du nouveau, même si je me méfie parfois de leur parti pris sur les vins – moins sur les spiritueux -, petits domaines, naturels, c’est bien, j’aime aider les artisans et les passionnés, mais pas toujours complètement nets et avec des trucs bizarres au mieux parfois… Mais je suis joueur, avanti !

    Ah oui, dans le titre du Vej 2015, y’a aussi « brut cuvée », et effectivement c’est du brutal !
    Pourtant, je ne l’avais pas secouée cette bouteille, mais à peine le muselet enlevé, que le bouchon part telle une fusée SpaceX.
    P…n, heureusement que je me suis méfié et mis de côté, à côté de l’évier, j’aurais perdu ma mâchoire et un œil sinon. J’ai en tout cas perdu 1/4 de la bouteille en 1s ! Là, ça fait cher la bouteille quand même :O! :unsure:
    Ça va être sûrement « space » d’ailleurs, je le sens.
    Oui, le nez est très fermentaire à l’ouverture, ça ressemble à de la bière (bonne) mais avec quelque chose de plus…
    Allez, je sers le liquide trouble, comportant quelques résidus en suspension dans un Jamesse Prestige : les bulles sont très présentes. Ce n’est pas un pétillant naturel, ce que j’ai compris c’est qu’une partie du jus est mis de côté au froid, quand l’autre fermente classiquement, puis on réduit le jus au froid pour faire une sorte de MCR pour ensuite le remettre dans le vin et procéder ainsi à la seconde fermentation en bouteille.

    Le nez est fermentaire, sur les levures – mortes, sinon autant prendre du kéfir… enfin ce Vej est quand même bien meilleur quoique j’aie goûté un kéfir aux agrumes récemment pas trop mauvais. Revenons au Vej : au delà du ferment, il y a du fruit et des fleurs. Franchement, le nez est plutôt intéressant, légèrement oxydatif mais pas autant qu’annoncé par le vendeur. Je suis curieux de voir comment il aura évolué ce midi, après plus de 12h d’ouverture.

    La couleur du vin est aussi une chose très originale, orange effectivement, évidemment, puisque ce Vej est réalisé à partir des vins « oranges », donc de jus de malvasia di candia aromatica macéré.

    L’entrée en bouche est vive, portée par des bulles fortes, que je trouve un peu grossières à ce niveau. Au fil du temps, cette sensation s’estompe un peu et je verrai ce midi comment le vin se présentera. Acidité vive et présence tannique en milieu de bouche, qui resserre les muqueuses de façon marquée. C’est macéré pour sûr ! Finale florale, avec une amertume marquée, qui reste acceptable.

    Expérience aussi déroutante et originale qu’annoncée, je ne suis pas déçu !
    Par contre, c’est con certainement de ma part, mais après ce premier contact, j’ai eu la sensation de déguster une (très) bonne bière mais pas une belle bulle… ça fait cher la bière à presque 80 € le litre, mais j’aurais dû impérativement le carafer si je l’avais servi à des convives.
    Ou alors, faut aimer le brutal, dans le genre naturel avec des poils de partout.
    J’ajouterai d’autres commentaires à la suite de la dégustation de la bouteille. J’imagine la tête de Bruno s’il lit ce commentaire, j’ai promis de faire un retour à son aide de camp, je ne sais pas si je vais survivre plus au vin ou à ce retour… ? ::whooo::
    [i]
    Buona domenica a tutti ![/i]

    PS : dimanche midi donc, beaucoup d’effervescence dans le verre au départ, ça mousse comme une bière, mais cela s’estompe vite. Le nez est moins fruité, plus amylique (vernis), idem en bouche. Les tannins se font vite sentir en bouche aussi, je vais tenter un accord avec du gorgonzola par exemple, pour voir comment le vin se comporte.
    => accord peu intéressant avec le gorgonzola, pourtant très bon, ni avec le Saint-Félicien, idem pour le Comté 36 mois… Ce Vej 2015 m’intéresse peu à vrai dire. Les formages permettent de moins ressentir les tanins, certes, mais chacun joue de son côté. Affaire à suivre.

    Stalker
    Participant

    CR: Podere Pradarolo – Vej 2006

    La robe est superbe, flamboyante. Sur des tons orangés sombres, mais profonds et lumineux, aux reflets bronzés et cuivrés. Une robe qui évoque le feu, ou les dernières lueurs d’un coucher de soleil. Vraiment magnifique, j’avais encore jamais bu un vin avec une telle robe. Il faut dire que c’est la macération avec le plus d’âge que j’ai bue à ce jour. J’avais récemment bu un 2014 macéré 270 jours, et j’avais adoré: très exubérant, sans en faire trop et être écoeurant, ça pétait de fleurs et de fruits, hyper charmeur. J’étais curieux de voir ce que ça donnait avec presque 10 ans de plus.

    Et bien sur un profil très différent, c’est tout aussi excellent. Le vin est moins fougueux, mais déploie une aromatique vraiment complexe. L’aromatique a évolué vers des notes de confiture d’agrumes, de bigarade, avec une petite amertume évoquant l’écorce de quinquina. Aucune lourdeur, aucun alcool perceptible, cette complexité aromatique s’accompagne d’une matière fraîche et tendue qui assure une haute buvabilité. On pourrait le boire à grandes lampées, mais on préfère s’attarder et accorder toute notre attention à chaque gorgée, faisant montre d’une certaine déférence devant ce breuvage qui impose le respect.
    J’ai déjà lu ici ou là le qualificatif de « vin de méditation » sans trop savoir à quoi cela correspondait. Je crois que je sais désormais parce que c’est bien dans ce type d’état d’esprit que nous plonge ce vin.

    J’ai adoré, assurément une des plus belles macérations que j’ai bue à ce jour. Moi qui ait tendance à en revenir un peu ces derniers temps, de tous ces « vins oranges », celui-là me refait plonger illico et me convainc d’oublier quelques années ceux que j’ai en cave.

     

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