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    CR: Alexandre Jouveaux – Vin de Table de France 2013

    La robe est pourpre, profonde et sombre, avec un début d’évolution tuilée dans le disque.

    Le nez est peu causant. Un peu de cerise, de poivre et autres épices mais ça reste en retrait. Servi peut-être un poil frais, je regoûterai le fond de bouteille le lendemain où le nez aura basculé sur la cerise à l’eau de vie avec déjà des notes d’oxydation.

    La bouche est à l’image du nez: c’est certainement bon, ça ne présente aucun défaut, mais ça cause pas des masses… La structure est très légère, presque diluée. On sent que le vin est en pleine phase d’évolution, commençant à développer des notes tertiaires, mais il est à ce stade peu aromatique, et un peu sec en finale.

    Commentaire général: C’est pas mal, mais on sent que ça devrait être bien meilleur. Je suppose que ce vin est en phase de fermeture mais je n’exclue pas le risque qu’il continue de se diluer sans jamais se révéler meilleur… Déception donc, tant on est loin du superbe canon de mes souvenirs.

    Noté 13/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/alexandre-jouveaux-petite-deception.html

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    CR: Château d’Arlay – Corail 2011

    La robe, particulièrement brillante, est beaucoup plus foncée que dans mes souvenirs. En l’occurrence, elle n’est pas « corail » mais plutôt lie de vin, très nettement cuivrée.

    Le nez est très épicé, les fruits (griotte) se retrouvant au second plan. On y trouve aussi les raisins de Corinthe. L’ensemble est très frais (j’en éternue). M’évoque vaguement le Parisy de Reynaud.

    La bouche est vive, fraîche. On y retrouve les épices et les arômes du nez (griotte, raisins secs). Une pointe d’alcool un peu trop affirmée me fait penser que le vin mérite d’être gardé encore quelques temps en cave. La finale est courte, avec une certaine dureté des tanins. Mais ça reste bien bon.

    Commentaire général: C’est bon. Mais je garde les prochaines, car ça va se mettre en place et se bonifier dans les années à venir.

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    Noté 14/20[/i][/size]

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/chateau-darlay-corail-2011.html

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    CR: Marc Pesnot – La Sénéchalière – Cœur de Raisin 2018

    Belle robe dorée aux reflets légèrement verts.

    Le nez est principalement marqué par la poire et la pomme. On y trouve aussi une petite note d’agrume (citron vert) et de résine, de thuya. Après une longue aération, on sent également un peu le céleri et la soupe de légumes. Tout ça dans une impression générale de grande fraîcheur.

    La bouche est tendue, élancée, vive, avec une acidité traçante (© Eric Bernardin). Aromatiquement, c’est plus mûr qu’au nez: la pomme verte bascule sur le cidre, la poire est cuite. La finale est salivante et finit sur une petite salinité qui redonne soif.

    Commentaire général: Bon. C’est un beau Muscadet, sans prétention, parfait à l’apéro. Pas vraiment mon style mais je reconnais que dans le genre, c’est bien!

    Noté 14/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/domaine-de-la-senechaliere-coeur-de.html

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    CR: Domaine Bordaxuria – Irouléguy blanc 2016

    La robe est dorée claire, aux reflets jaune paille.

    Nez assez simple sur le sirop de pêche, l’ananas, la pierre mouillée et l’eau de mer. Après un long repos dans le verre, apparaissent des notes plus intéressantes de safran et de rose.

    La bouche est vive et tendue, avec une acidité très marquée sans être pour autant agressive; le vin reste relativement bien équilibré, même si ce n’est pas mon style. Aromatiquement un peu en retrait (peu de fruit en bouche), on reste sur une impression finale de caillou associée à une forte salinité qui donne soif… mais d’eau!

    Commentaire général: Pas mal, mais clairement pas mon style. C’est objectivement un vin plutôt bien fait mais de facture très classique, ce dont je ne suis plus habitué. Il n’y a rien ici pour me surprendre ou m’intéresser outre mesure. Je suis passé à autre chose au deuxième verre…

    Noté 13/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/domaine-bordaxuria-irouleguy-blanc-2016.html

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    CR: Domaine Henri Milan – Le Vallon 2014

    La robe est grenat aux reflets pourpres très très légèrement tuilés dans le disque.

    Ce qui frappe d’emblée, c’est la fraîcheur qui se dégage de ce nez sur les petits fruits noirs, les épices, le poivre et la garrigue. Cette alliance de fruits noirs et de notes herbacées, type genévrier, m’évoque les vins de terroirs d’altitude du Languedoc Roussillon. A l’aération, le nez développe des arômes plus complexes de fourrure, d’olive noire et de violette, sans rien perdre de sa fraîcheur.

    La bouche est fraîche, élancée. Je m’attendais (de mon expérience des « Clos Milan ») à un vin avec plus de volume et de matière, si bien que l’accord sur l’osso bucco est un peu décevant, le vin ayant du mal à soutenir le plat. Pourtant… un vin de Milan sur un osso bucco à la milanaise, ça avait de quoi séduire sur le papier! Je le mets donc de côté pour le regoûter avec le palais moins chargé. Deux heures après le repas, on y revient. C’est donc clairement une cuvée de soif, aux tanins très fins, sur la fraise, le poivre, les épices et la violette. Ce côté floral est bien plus marqué qu’après l’ouverture de la bouteille. Le vin est aussi marqué par une certaine douceur, allant presque jusqu’à une légère sucrosité. Ca se glougloute bien et ça fait l’unanimité.

    Commentaire général: Très bon. Pas dans le registre où je l’attendais (rarement bu un rouge de Provence aussi fin et léger), mais clairement recommandable.

    Noté 14,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/henri-milan-le-vallon-2014_5.html

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    CR: François Dhumes – Sarment Pepper 2018

    Que ceux qui ne sont pas totalement convertis au vin naturel s’abstiennent ne serait-ce que de jeter un œil sur cette bouteille! Un vilain urticaire pourrait les contaminer à l’ouverture de ce flacon… Et c’est la crise cardiaque qui les menace, si d’aventure ils s’amusaient à promener leur nez innocent au-dessus du verre…

    Pop!
    Déjà, à l’ouverture, on entend qu’on est « borderline ». Beaucoup de mousse sur le verre, on est bien au-delà du perlant, on est dans le lambrusco! La robe est belle, plutôt claire, d’un beau rouge carmin aux reflets cerise.

    Le nez est très très nature… Mais j’aime ça! Une volatile furtive (que je retrouverai également quelques heures plus tard sur la même bouteille) laisse rapidement place à des notes de noyau de cerise, de poivre de Timut, de violette, de fourrure, de musc. C’est assez animal tout ça, mais on n’est pas sur le cul de belette ou la sueur de mouton. Plus le vin va s’ouvrir, plus le nez va se « rafraîchir », s’affirmant sur la cerise, le poivre et les notes florales.

    En bouche, le vin est frais, perlant (je n’ai pas eu la patience de le dégazer, d’autant que ce perlant ne me gêne pas) avec des notes de cerise, de cassis et de poivre essentiellement. C’est tendu mais juteux, avec une acidité maîtrisée et une belle fraîcheur sur une finale courte mais désaltérante. On y revient très vite.

    Commentaire général: Très bon, mais clairement borderline. A ne pas mettre dans les gosiers non avertis, rabat-joies, snobs, et peu aventureux. Pour les autres, la bouteille ne fera pas un pli, « vous glorifierez ce vin et serez content; il allumera les yeux de votre femme ravie et rendra à votre fils sa force et ses couleurs »!

    [size=3][i]
    Noté 14,5/20[/i][/size]

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/12/francois-dhumes-sarment-pepper-2018.html

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    CR: Jean-Claude Lapalu – Beaujolais Villages nouveau 2019

    La robe est pourpre, profonde, aux reflets magentas.

    Le nez est étonnant. Il m’évoque d’emblée une Barley Wine, ou une Stout, avec des notes de caramel, de café, de fumée. Le fruit se fait très discret. En laissant le vin reposer dans le verre, on sent au premier nez suivant des notes florales (violette) qui s’effacent à l’aération pour relaisser la place à la Stout.

    La bouche est ronde, souple, mais avec quelques tanins et une matière assez structurée qui n’évoqueraient pas, à l’aveugle, un primeur. Là aussi le fruit se fait discret, on reste sur des notes de caramel, de fumée, de poivre et de violette. La comparaison avec la Stout s’arrête à l’aromatique, car la bouche est ici fraîche, élégante. La finale montre que le vin a du fond, des tanins à assouplir un poil, et qu’il tiendra facilement plusieurs mois en cave. Il pourrait donc même se révéler meilleur d’ici quelques temps (comme souvent sur cette cuvée).

    Commentaire général: Un bon primeur, bien fait. Un peu en-dessous de mes souvenirs de la dernière fois que j’avais bu cette cuvée. Mais ça reste élégant et d’un gros niveau pour un primeur.

    Noté 14/20

    CR: Romuald Valot – Chrysalide 2019

    La robe est nettement plus légère ici, rubis claire aux reflets vieux rose.

    Le nez est beaucoup plus causant. Bien typé nature, il est très changeant et évoque successivement le céleri, la lavande, la framboise et la groseille. Ce côté céleri est très présent, dominant même, si bien que les yeux fermés, le vin m’évoque la soupe de légumes et fait remonter en moi les souvenirs du « chabrol » de mon enfance, mes premières gorgées de vin dans la soupe de ma grand-mère. A noter que étonnamment, lorsqu’on sent le vin dans la bouteille par le goulot (et pas dans le verre), il y a une odeur très nette de banane très mûre. Comme quoi, ce fameux arôme fermentaire de banane n’est pas lié qu’aux levures de laboratoire (il serait difficile de faire plus nature que ce vin là!). Même si, et je ne sais pas pourquoi, je ne retrouve pas cet arôme dans le verre.

    La bouche est ronde, fraîche, légère sur la cerise, la grenadine, le poivre, des notes florales et ces arômes de biscuit que j’affectionne dans les canons nature. Une petite note de volatile que je n’avais pas perçue au nez mais que je ne sens plus dès le deuxième verre. Parce que le vin est très léger et ne laisse aucune trace en bouche en finale. Ca coule vraiment tout seul et les verres sont descendus à une vitesse record.

    Commentaire général: Très bon. Pas du niveau du 2018, mais c’est tout ce qu’on attend d’un primeur: un vin qui se boit sans soif mais qui n’est pas acide ou acidulé pour autant. Il reste rond et souple malgré sa légèreté et ce n’est pas un vin qui se présente sur un registre aromatique « primaire ». C’est pour moi très caractéristique d’une vinification naturelle: ça ensauvage un peu le vin qui ne reste pas figé sur des arômes primaires et variétaux, tout comme sa couleur ne se fige pas sur des tons violacés mais semble comme légèrement passée.

    Noté 14,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/11/bojo-nouveau-2019-le-match.html

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    T’es pas passé chez Lenoir des fois, savoir ce qu’il en était?!?….

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    Je pense qu’il se trompe ou s’aveugle quand il dit que la mode des vins nature est finie en France. Je crois plutôt que c’est une tendance longue et durable.

    Et puis qu’il s’adapte et fasse du vin nature!
    Car comme le dit Marie-Thérèse Chappaz:
    « Tous les vignerons devraient essayer de faire du vin nature »

    https://www.larvf.com/marie-therese-chappaz-tous-les-vignerons-devraient-essayer-de-faire-un-vin-nature,4607388.asp

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    CR: Domaine de l’Anglore – Prima 2018

    La robe est rouge rubis, aux reflets vermillon. Clairement la robe d’un vin rouge, la macération est même plus longue que sur la cuvée de Tavel générique.

    Le nez est très beau, bien que plus « primaire » et moins complexe que sur le Tavel classique, avec beaucoup moins de notes florales et d’agrumes. On reconnaît bien la patte Pfifferling, en plus simple, plus direct. On est ici sur la grenadine, la fraise, la framboise et une légère touche épicée.

    La bouche me laisse sur les mêmes impressions que le nez. C’est bien du Pfifferling en un peu moins exubérant, un peu moins complexe, un peu moins long (le vin finit très court en finale). Il n’empêche que c’est un vin de très très haute buvabilité, frais, léger et hyper digeste. J’ai rarement vu une bouteille avoir une durée de vie aussi courte sur table et dans les verres. Proposé en début de repas, il n’y avait plus une seule goute de vin dans le moindre verre, même pas 10 minutes après ouverture…

    Commentaire général: Très bon. C’est un excellent Tavel, plus immédiat que la cuvée générique. On peut parler pour la première fois d’une entrée de gamme chez Pfifferling, mais c’est un vin piège. A ne pas boire si vous avez trop soif, c’est dangereux et surtout, n’ouvrir qu’une seule bouteille à la fois!

    Noté 15/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/11/langlore-prima-2018.html

    Stalker
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    Ok, c’est effectivement un critère important à connaître.

    Mais pas besoin de monter à des prix délirants. Pour 20 euros dans le Languedoc, je suis certain de pouvoir proposer une quantité certaine de vins supérieurs, à tous niveaux, à ce « Art de Vivre ».

    Mon petit doigt me dit qu’ils ont noté la bouteille mais bon…

    Stalker
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    C’est quoi qu’ils appellent les « meilleurs » vins? Je suis curieux de connaître leurs critères de sélection.
    Parce que ça fait quand même pas rêver…
    Et puis quand on voit Gérard Bertrand dans cette liste… Il y en a tellement des beaux vins dans le monde…

    Stalker
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    Oui, j’ai une boîte orange « vos options de mise à niveau – MP + 0 pub ». Si je clique là-dedans, je peux effectivement mettre à jour. Je vais faire ça, j’avais pas fais gaffe.

    Et cela offre des possibilités supplémentaires sur le site? (désolé, je suis pas très assidu de ce genre de choses).

    Merci bien

    Stalker
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    Bonjour,

    Je viens de découvrir, un peu plus haut dans ce fil, qu’il y avait une formule d’abonnement payant sur LPV.

    Je n’avais pas fait attention à ça.

    J’ai cherché un bouton d’abonnement mais je n’ai pas trouvé. Comment procéder? Et quels sont les « plus » de cet abonnement?

    En vous remerciant des renseignements que vous pourrez m’apporter.

    Stalker
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    CR: Château Beau-Séjour Bécot 2002

    La robe est pourpre profonde, sombre à peine évoluée dans le disque avec de légers reflets rubis.

    Le nez est profond, puissant sur le cassis, la mûre, la prune, la réglisse, le café, le chocolat, et des notes boisées bien intégrées. L’ami avec lequel je partage cette bouteille a la même réaction que moi après avoir plongé le nez dans le verre: Waouh!… C’est assez épatant et ça annonce du lourd!

    En bouche, on a bien affaire à un vin impressionnant, un Merlot riche, opulent, concentré. La texture est particulièrement suave, les tanins mûrs et enrobés. Encore jeune, le vin développe des notes de mûre et de cassis, de chocolat torréfié avec une finale qui garde de la fraîcheur grâce à un retour du cassis frais. Belle longueur. Le vin commence à bien digérer son bois et le pari de la grosse extraction porte ses fruits: on est face à un grand vin, exubérant, capiteux tout en restant très harmonieux.

    Commentaire général: Grand vin. Je ne sais pas ce qu’il valait il y a quelques années, mais je veux bien croire qu’il pouvait être trop boisé et trop extrait. Mais là, il s’est fondu en un vin assez remarquable qui a encore de belles années devant lui et qui pourrait même se bonifier encore.

    Noté 17/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/11/chateau-beau-sejour-becot-2002.html

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    CR: Nicolas Renaud – Tavel 2018

    Belle robe entre le sirop de grenadine et le rouge vermillon.

    Le nez est très beau, sur la groseille, la framboise, le zeste d’agrumes et les notes épicées. Pas aussi exubérant que sur Calcaires, mais il n’empêche que ça met l’eau (enfin le vin) à la bouche.

    En bouche, c’est un Tavel avec du fond, qui offre une matière charnue et gourmande, plus proche de celle d’un rouge. On retrouve les petits fruits rouges associés à une belle panoplie d’épices. Grosse buvabilité et belle fraîcheur en finale, avec un vin qui finit sur ces notes caractéristiques de « l’école Pfifferling » sur l’amertume de l’albédo d’agrumes (même si ces notes sont ici moins marquées que sur d’autres cuvées).

    Commentaire général: Très bon. C’est un très beau Tavel, moins complexe que celui de l’Anglore (absence de notes florales), mais avec une matière plus riche. Une superbe 1ère réussite sur cette cuvée. Décidément, Pfifferling et Renaud ont redonné leurs lettres de noblesse à cette appellation.

    Noté 15,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/11/nicolas-renaud-tavel-2018.html

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    CR: Maison Louis Latour – Montagny 1er Cru – La Grande Roche 2017

    La robe est jaune pâle, très claire, aux nuances légèrement vertes et aux reflets argentés.

    Le nez est intense, très joliment parfumé, sur la pêche au sirop, l’abricot, la pomme verte, avec de belles notes florales (fleurs blanches, chèvrefeuille). A l’aération prolongée, le vin dégage des notes d’amande amère (amaretto).

    La bouche est bien équilibrée, fraîche, assez vive en attaque avec une acidité prononcée sans être traçante. L’élevage, pour mon plus grand plaisir, est très discret. On est ici sur un chardonnay frais et parfumé mais qui ne manque pas pour autant de profondeur. Quelques notes de noisette en finale, associées aux fruits blancs. Longueur correcte.

    Commentaire général: Très bon. A mon grand étonnant d’ailleurs. Je ne m’attendais pas à un vin aussi fin et délicat. Très agréable surprise.

    Noté 14,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2019/11/louis-latour-montagny-1er-cru-2017.html

    Stalker
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    Très intéressant Eric. (tu)

    C’est remarquable que cette approche ne donne pas un vin sûrmuri voire cuit.

    Sur la bouteille que j’ai bue, je dirai alors que peut-être que ces méthodes culturales et de vinification sont à l’origine de que je qualifiais de « maîtrise totale de l’élevage » et qu’on leur doit cette matière en bouche si somptueuse et cet équilibre entre évolution et dynamisme du vin.

    Mais l’aromatique était clairement bordelaise, pas de confusion pour moi sur cette bouteille, avec cette petite spécificité sur le bois rétifié (peut-être les barriques du coup).

    Stalker
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    [quote= »mgtusi » post=1083851]Ton Roc de Cambes faisait vraiment Bordeaux ?[/quote]

    Ben oui… Tu voudrais qu’il fasse quoi d’autre?
    Je savais ce que je buvais, mais à l’aveugle il me semble que je n’aurais pas hésité (sûrement pas rive droite cela dit).

    Je n’ai pas d’expérience sur cette cuvée, mais je n’aurais pas dit que c’était un Bordeaux singulier ou particulièrement « à part ». Simplement un Bordeaux à parfaite maturité, avec une maîtrise totale de l’élevage. Rare que j’en boive équilibrés à ce point là. La plupart du temps ils sont trop jeunes (même si ça ne m’arrive que rarement, car je n’ouvre jamais des Bordeaux de moins de 20 ans), ou un peu trop vieux (ça par contre ça m’arrive assez souvent, car je recherche quand même l’évolution sur ces vins).
    Mais du point de vue aromatique, il me semble que c’est très Bordeaux…

    Pourquoi, qu’est-ce que cette cuvée est sensé avoir « d’à part »?

    Stalker
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    Tous les Las Cases que j’ai bus (j’en ai pas bu 50 non plus hein) m’ont donné l’impression d’être trop jeunes. De ma petite expérience, c’est le Bordeaux au plus gros potentiel de garde que je connais.

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