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    faudrait créer un cours « le commerce à la bordelaise » dans les grandes écoles de commerce.

    seb
    Participant

    Oui la logique de l’investissement est plutôt inverse, je travaille mieux, donc la demande augmente, donc je peux augmenter mes prix.

    Là c’est plutôt j’augmente mes prix donc ça me permet soit de mieux travailler, soit de continuer comme avant en espérant que mes clients ne vont rien y voir et du coup d’augmenter mes bénéfices sans avoir rien fait de nouveau.

    Il y a quand même un risque, que les amateurs de liquoreux se détournent de moi, pour aller acheter des gaillac doux de chez Rotier (par exemple).

    seb
    Participant

    Le cairanne de Richaud est un très bon vin, tous les personnes à qui je le fais goûter le trouve extra. En plus, c’est pas très cher.

    seb
    Participant

    Cher Bebert,

    Me sentant visé dans « les quelques sans-avis qui en ont profité pour se jeter dans la mêlée pour le plaisir d’une victoire facile », je tiens à te préciser que tu es complètement à côté de la plaque.
    Je pense qu’il est plus sain que les lpviens qui sont des amateurs (certes éclairés voir très éclairés pour certains) ne s’amusent pas à jouer au critique professionnel, avec jugement tranché du genre, « je n’aurais jamais fait ça sur ce terroir », « ce millésime goûté sur fût est décidèment largement surmédiatisé », etc….

    Je pense qu’il faut parfois savoir dire, « le vin se goutaît mal » plutôt que « c’est très mauvais ». Ce n’est pas de la langue de bois, c’est de la prudence, voir de la modestie.

    Tu vas me dire : donc lpv doit être le pays du consensus mou où tout le monde il est beau et gentil. Et bien non pas du tout justement, je pense que l’intérêt de lpv, c’est de pratiquer la discrimination positive, on parle beaucoup des domaines qui plaisent, on parle peu ou pas du tout des domaines qui ne plaisent pas, et parfois on parle beaucoup de domaines très médiatiques, mais qui déçoivent un peu.

    Un exemple : l’autre jour, j’envisageais d’acquérir quelques beaucastel pour découvrir ce domaine qui produit des vins d’un certain prix quand même. Je me suis donc intéressé au fil beaucastel. Et là j’ai perçu dans cette rubrique, des sentiments finalement assez mitigés. Certes parfois de grands vins, mais aussi un domaine qui paraît un peu irrégulier, des phases de fermeture assez austères, des prix un peu trop élevés. Bref ce post n’est pas un post à la gloire de Beaucastel, mais la critique est intéressante, car nuancée, argumentée et moyennée par les contributions d’un grand nombre d’amateurs, ce qui a BEAUCOUP plus d’intérêt que quelques déclarations fracassantes un peu rapides.

    seb
    Participant

    C’est aussi ce que je pensais, même si je suis assez hermétique à ces arômes d’olives noires ou de tapenade (je ne les sens pas, à moins que je n’ai pas encore isolé leur signature dans le spectre olfactif du vin).
    On les retrouve très souvent dans des cr sur les syrah du languedoc.

    seb
    Participant

    C’est presque du Nossiter, non ?

    seb
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    Franchement, j’ai beau relire ce texte, je n’en vois pas le fil directeur. A bien y regarder, Rolland ne jette pas les AOC à la poubelle, il précise juste que cette brillante idée est un peu fatiguée, aujourd’hui, soit, et après…

    Le vin de table, très bien, il faut réformer le vin de table, qu’on puisse ajouter le millésime, et le nom du domaine, c’est super je suis pour, d’ailleurs tout le monde est pour ici, qui pourrait s’insurger contre ça. Il faut se regrouper entre vignerons qualitatifs et parlez-en à votre ministre, écrivez-lui une lettre ouverte en argumentant sur l’exportation, je suis sûr que ça le touchera, ou je ne sais quoi d’autres…

    Concernant les cépages, très bien, il faut pouvoir essayer n’importe quel cépage, dans n’importe quelle région, pourquoi pas de la syrah dans le bordelais ? Mais pour quelles raisons au fait, les cépages locaux ne sont-ils pas déjà les mieux adaptés à la climatologie locale ? Simple question de néophytes. Quelle bénéfice peut-on en espérer ? Même si ponctuellement ça peut donner des choses intéressantes, celà ne serait pas non plus un bouleversement sans précédent de la viticulture française, surtout à une époque où l’on arrache plus qu’on ne plante.
    Personnellement, pour le peu d’expériences que j’en ai, je ne suis pas accroc aux cépages bordelais en Languedoc, je trouve que l’on peut perdre une typicité intéressante, ceci dit je n’y suis pas opposé.

    C’est pas non plus la révolution qu’il nous propose Rolland, alors pourquoi taper si fort sur la table pour dire des choses finalement très soft sur le fond ?
    Peut-être pense-t-il copeaux de bois, irrigation ou je ne sais quelle autre technique magique utilisée sous d’autres cieux, et interdite en France ?

    seb
    Participant

    Je pense que dans son édito Pierre Clavel a su pointer des problèmes similaires, mais avec plus de pédagogie, et de finesse.
    Maintenant sur le fond, difficile de réagir lorsque l’on est pas confronté directement à ces problèmes.

    seb
    Participant

    françois, je t’ai envoyé un message sur ta messagerie privée pour ne pas faire dévier la rubrique.

    seb
    Participant

    Michel Rolland boit 3 vins à l’aveugle, un français, un américain, un chilien.
    Il trouve que le vin français est le moins bon des 3.
    Donc les fonctionnaires français sont des tire-au-flanc, les politiques français des nuls, et la législation française la négation de ce qu’il faut faire en matière de législation, tout domaine confondu.

    Quelle démonstration limpide et confondante, quel esprit brillant.

    seb
    Participant

    Morçeaux choisis :

    « Il faut supprimer les pouvoirs, il faut éviter les interactions entre régions, il faut laisser produire du vin dans un cadre dépoussiéré et moderne, c’est très simple, il suffit de faire exactement l’inverse de ce que nous faisons.

    La politique agricole, en grande partie à cause de ses dirigeants, a toujours été nulle et pas seulement dans le vin. »

    Je pense qu’il faudrait mettre d’urgence Michel Rolland comme ministre de l’agriculture, Christian Clavier ministre de la culture et François Audouze premier ministre voire président (mais il ne pourrait pas s’appliquer à lui-même la théorie du dériveur), avec Bernard Laporte à la jeunesse et sports, on aura une sacrée équipe de winner.

    Très franchement tout ceci n’est pas très au-dessus de la brève de comptoir, de la brève de comptoir à connotation jet-set mais brève de comptoir quand même.

    seb
    Participant

    langsroth2003 écrivait:
    ——————————————————-
    > Seb : Je comprends que vous cherchiez dans votre
    > association un critère qui permette de garantir un
    > certain sérieux aux études scientifiques que vous
    > citez. Effectivement, un tel critère doit garantir
    > le sérieux des études citées, en revanche celà ne
    > garantit pas la vérité scientifique.
    >
    >
    > sauf si tu as plusieurs études qui se confirment
    > les unes les autres comme c’est le cas avec les
    > bienfaits d’une consommation modérée de vin par
    > rapport aux buveurs d’eau, tu as quand même au
    > moins 4 études publiées dans des revues avec IF
    > très élevé qui disent la même chose.
    > La seule variablilité c’est le nombre de verres
    > par jour , pour certains c’est 4,5 verres de 12 cl
    > et vin à 12.5 ° d’alcool, pour les autres c’est 3
    > verres , donc si tu prends la valeur basse qui est
    > de 3 verres , tu es sûr d’avoir environ 30 % de
    > vie en meilleure santé de plus que les buveurs
    > d’eau .
    > Je ne suis pas en train de dire que le vin est un
    > alicament mais bon ça fait quand même plaisir de
    > savoir qu’on peut céder à sa passion, se faire
    > plaisir et se faire du bien , non 😉

    ça me paraît tellement invraisemblable que j’ai du mal à croire que de tels résultats aient pu être publiés dans des revues dites prestigieuses à fort impact factor, ou alors la situation est vraiment préoccupante.
    Sinon, je bois plus d’eau que de vin, j’espère que je ne suis pas en danger…

    En plus des études faites avec des vins à 12,5 °, ils ont pas du boire du chateauneuf tous les jours.

    seb
    Participant

    Bebert écrivait:
    ——————————————————-
    > Seb : comment peux-tu prétendre connaître mon
    > intention?
    > Je vais te la dire : donner aux lecteurs mon avis,
    > ni plus ni moins. Certainement pas attaquer ni O.
    > Leflaive, ni son domaine, me prêter des intentions
    > de ce type relève du pur fantasme! Comme ton
    > résumé de ce que j’ai dit sur Olivier Leflaive :
    > il est complètement inventé, ne correspond en
    > rien, rien, rien, à ce que j’ai pu exposer. Tes
    > tentatives assassines de te faire mousser en
    > prenant le parti du plus grand nombre sont
    > simplement méprisables!

    Cher Bebert, je ne prétends pas connaître tes intentions, et n’ai absolument aucun fantasme là-dessus. Je te fais juste part de mon ressenti sur CERTAINS de tes messages, sans langue de bois, puisque tu n’aimes pas ça.
    Fin des messages pour moi…..

    seb
    Participant

    Fabrice, pour conclure ce débat, je suis tout a fait d’accord sur le fait qu’il vaille mieux s’appuyer sur une étude publiée dans une revue prestigieuse que sur une étude non publiée. C’est incontestable.

    En revanche, il peut être dangereux de croire, que telle étude publiée dans un journal à impact factor de 8, en contradiction avec une autre étude publiée dans un journal à impact factor de 4, sera indiscutablement supérieure à l’autre.

    Je comprends que vous cherchiez dans votre association un critère qui permette de garantir un certain sérieux aux études scientifiques que vous citez. Effectivement, un tel critère doit garantir le sérieux des études citées, en revanche celà ne garantit pas la vérité scientifique.

    seb
    Participant

    Aïe, aïe, ça part en live sur lpv. Personnellement je trouve l’intervention de Bebert tout a fait choquante et on ne va pas s’étonner que des réactions épidermiques se fassent entendre de ci, de là en réaction à ce post excessif, calomnieux et incohérent (j’aime bien Olivier Leflaive, mais je n’aime pas sa personnalité ni ses vins, les dégustations de la maison sont intéressantes mais les vins très mauvais etc…..).
    Le post de notre cher bebert sur DC est également parfaitement surréaliste, puisqu’il s’y excuse presque de ne pas intervenir sur DC par fidèlité à LPV, après s’être fait malmené par des intervenants de ce site, grandiose…
    Bref notre Bebert national ne change pas, il a un don certain pour mettre les pieds dans le plat, mais est-ce vraiment involontaire (troll, vous avez dit troll), ou alors ne prend-il pas un malin plaisir à faire tourner en bourriques les différents contributeurs et modérateurs, tout en s’amusant à faire parler de lui.

    seb
    Participant

    Fabrice,
    Ma comparaison avec Parker a évidemment une portée limitée, mais je pense que le rapport qu’entretiennent les chercheurs avec l’impact factor peut être assez proche de celui que les vignerons peuvent entretenir avec la note Parker.
    Certains s’en ficheront, d’autres y accorderont une importance démesurée, bref en tant que vigneron, tu vois peut-être ce que je veux dire.

    Sinon, pour revenir sur ton message précédent, je ne remets pas en cause le sérieux des comités de lecture des différentes revues, et je sais très bien de quoi il en ressort, à la fois en tant que « reviewé » et que « reviewer » occasionnel. Néanmoins, la sévérité du reviewing, normalement garante de la qualité scientifique d’une publication, n’est pas toujours proportionnelle au facteur d’impact. Dans l’exemple que je donne précédemment, je peux même te dire, que le rapport est inversé. Un reviewing trop sévère peut parfois nuire à une revue, puisque les chercheurs recalés s’orienteront vers d’autres journaux pour leurs futurs travaux.

    Sinon, le (ou les) reviewer(s) anonyme(s) n’est pas nécessairement un concurrent, c’est parfois un collègue, la seule régle, étant que le reviewer et le reviewé ne dépendent pas du même établissement, mais là c’est un autre débat.

    Bref tout ceci est extrêmement complexe, et derrière se pose le très difficile problème de l’évaluation des chercheurs.

    seb
    Participant

    L’impact factor est à la science ce que la note Parker est au vin ;). ça peut aider, c’est pas complètement inutile, surtout pour les néophytes. Mais au bout d’un moment il faut savoir se forger ses propres opinions à partir de ses propres expériences et de ses goûts. Ce n’est pas une échelle de valeur universelle et inébranlable.

    seb
    Participant

    CR: Domaine Léon Barral, Faugères, Jadis, 2004

    C’est ma première rencontre avec les vins de ce domaine. Robe foncée un peu trouble, nez magnifique, profond, intense et sauvage, légèrement mentholée. En bouche attaque puissante et fraîche sur le cassis, les tannins sont bien intégrés, très grande longueur soutenue par une texture acidulée marquée.

    Bien que l’acidité soit trop marquée, et que la compléxité ne soit pas au rendez-vous, on trouve dans ce vin des qualités remarquables, longueur exceptionnelle, superbe équilibre entre les arômes et la structure.

    J’attends 2005 avec impatience.

    seb
    Participant

    Pour conclure, je dirais que l’impact factor est un indice qui n’est pas complètement dénué d’intérêt. ça donne une information, mais cette information peut être très difficile à interpréter. Le piège serait justement de croire que l’intérêt d’une étude peut être directement corrélée au facteur d’impact de la revue.

    seb
    Participant

    Sans oublier un fait très important, plus une revue est généraliste, plus son impact factor est élevé. Or les travaux importants dans une spécialité n’apparaissent généralement pas dans des revues généralistes, mais plus souvent dans des revues spécialisées, dont l’impact factor est souvent inférieur.

    Un exemple que je connais bien, pour un mécanicien des fluides, son journal de référence sera Physic of Fluids (impact factor 1.7) ou Journal of Fluid Mechanics (impact factor 2), ce qui est plus faible que Physical Review E (aux alentours 3 en impact factor). Ce dernier englobe la mécanique des fluides, mais aussi beaucoup d’autres domaines, donc son audience s’en voit renforcé. Pourtant en terme qualitatif, il n’y a pas photos tous les pontes du domaine vont s’orienter vers les deux premiers.

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