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- Ce sujet contient 21 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Nidal H, le il y a 18 années et 7 mois.
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- 1 décembre 2007 à 21h51
Il y a évidemment un contexte à tout cela. Broadbent voit sa réputation entachée par les procès en cours pour les bouteilles Jefferson.
Mais Broadbent est retiré des affaires maintenant, et je n’ai personnellement pas de doute sur son intégrité. Rodenstock a blousé plus d’un expert mondial dont aussi le plus célèbre d’entre eux.Ce contexte étant précisé, je partage leur avis. Lorsque je suis allé à Vinexpo 2001 on goûtait les jeunes 2000, et on pouvait faire deux groupes bien distincts : les 2000 de terroir, authentiques bordeaux, et les 2000 interchangeables, tous faits sur le même modèle.
Que Broadbent fustige ces vins qui sont composés de :
– décoction de bois
– jus de cassis
– poivre
(toute ressemblance avec des vins existants serait fortuite)
me paraît quelque chose de sain, car c’est une tendance qui ne conduit nulle part.Au Grand Tasting, j’ai vu un jeune viticulteur à un petit stand qui me paraissait sympa. Il me demande si je veux goûter. Il a une tête sympathique, jeune qui en veut, alors je dis oui. Je lui demande sa région, et il me dit minervois.
Je goûte. Ce n’est pas mauvais. Il me dit : on dirait de la tapenade.
C’est tellement surtravaillé que c’en devient exotique.
C’est flatteur pour un palais qui n’a jamais bu du bon vin.
Est-ce que c’est la voie que de faire faire au jus de la vigne le double saut périlleux arqué, je ne le crois pas.- 1 décembre 2007 à 22h08
- 1 décembre 2007 à 22h10
Simple curiosité, vous lui avez répondu quoi à ce monsieur lorsqu’il vous a (s’il l’a fait) demandé ce que vous pensiez de son vin?
- 2 décembre 2007 à 12h45
« Simple curiosité, vous lui avez répondu quoi à ce monsieur lorsqu’il vous a (s’il l’a fait) demandé ce que vous pensiez de son vin? »
– Si ce vin a été pressé à froid ?
– Que c’était le vin idéal pour accompagner des petits toasts préparés avec de la tapenade, mais sans la tapenade !!! (la recette s’appelle: Pain perdu à la tapenade)!
😉- 2 décembre 2007 à 19h04
J’avais trop en face de moi l’image d’un jeune vigneron qui en veut, qui se donne à corps perdu dans ce qu’il fait.
Nous avons donc parlé du fait que le Minervois progresse et je lui ai souhaité bonne chance en lui disant que j’aimais bien son vin.
Je n’ai pas eu le courage ou l’envie de faire des commentaires, car je ne me sens pas porteur d’un goût qui serait le bon.Une seule fois je suis intervenu face à un jeune couple absolument charmant et volontaire dans une région plutôt peu médiatique (une appellation de l’aval de la Loire proche d’Angers, dont je ne me souviens pas du nom). Et ces jeunes vraiment charmants et enthousiastes avaient une cuvée normale et une cuvée spéciale. Comme dans beaucoup de cas, je suis plus sensible à la cuvée normale qu’à la cuvée spéciale. Je leur ai donc dit que je voyais plus d’avenir à un vin qui exprime la nature de leur appellation que pour un vin qui veut boxer dans une catégorie qui n’est pas la sienne. Ils ne changeront sans doute pas, car la cuvée spéciale est ce qui aide à faire monter le prix de la cuvée normale. Mais j’espère les avoir fait un peu réfléchir.
Je suis assez fasciné par ces jeunes vignerons qui se lancent avec un enthousiasme authentique. J’aimerais les aider mais je ne le peux pas. Financièrement, ils doivent en baver. Mais on sent un tel amour de leur métier que je n’ai jamais envie de les heurter, ce qui leur ferait mal.
On sent quand des vignerons ont cette flamme de l’amour de leur métier.- 2 décembre 2007 à 20h24
C’est amusant de constater qu’on s’écharpe sur le post Nossiter, pour tomber complètement d’accord sur le post Broadbent, qui ne dit rien d’autre que ce que dit Nossiter.
A ce propos, avez-vous lu l’échange avec Oz Clarke dans la revue:
MB « Don’t get me started on consultants… »
OC « But they won’t do it, because they won’t get more than 89 points in what I call the « major international wine press ». I don’t have any problems with the personality involved, but I do have a problem with one person having such influence. Some critics in the UK think they’re rather powerful, but actually none of us is. That’s exactly how it should be. Wine is wonderfully subjective, and if one person’s view dominates the market, it destroys the gorgeous sense of uncertainty, which is what wine is all about »
MB « His influence has been disastrous. Neither mention « him » by name.
A propos de « the personality involved » j’espère que Gastronomix ravalera ses propos qui évoquent les bruits de botte sur la personalité de Nossiter
- 2 décembre 2007 à 23h37
Je ne vois pas ce qu’il y a de d’étrange, bien des vins du sud sont sur des arômes de tapenade, sans être surtravaillé pour autant.
La Jadis 01 de ce midi avait ces arômes, ma femme a dit tapenade, moi, j’ai rajouté olives noires.
- 2 décembre 2007 à 23h45
C’est aussi ce que je pensais, même si je suis assez hermétique à ces arômes d’olives noires ou de tapenade (je ne les sens pas, à moins que je n’ai pas encore isolé leur signature dans le spectre olfactif du vin).
On les retrouve très souvent dans des cr sur les syrah du languedoc.- 3 décembre 2007 à 1h50
Laurent,
et même pas un petit, tout petit défaut cette merveilleuse bouteille de Barral ??
- 3 décembre 2007 à 2h09
Laurent,
Le vin n’était pas too much « parce que » son goût évoquait la tapenade.- 3 décembre 2007 à 2h45
Même pas Charles, peut on seulement lui reprocher de n’être qu’une simple bouteille de 75 cl….;)
- 3 décembre 2007 à 3h28
la réponse intelligente de Bob
Several Thoughts:
1.Might be better to wait and read the entire article than base any criticism on Decanter’s tabloid, intentionally sensational cliff notes….
2.Can anybody argue that modern vintages such as 82,83,85,86,88,89,and 90 taste at all alike?….or that the top estates made similarly tasting wines?….not intelligently….
3.most of the vintages under suspicion I assume to be 95,96,98,00,01,03,and 05…all very distinctively different, but also very young…it takes time…especially with Bordeaux, to reveal its character….tastings of wines less than a decade are fun for learning about the styles and overall quality of a vintage or particular estate…but the wines are still infants….speaking of infants..try walking in a newborn pediatric clinic…aside from color differences…they all look alike…..
Panos….your definition of 200% new oak is dead-wrong….no such practice is employed at Pape Clement or Pavie…the only 200% new oak wine in Bordeaux that I taste is the Girolate made by the Despagne family…Balthus..from Vatelot, may also qualify, but only if after fermentation in small new oak barrels they transfer the finished wine to new barrels rather than just cleaning the small fermentation barrels and just filling the wine back into those barriques…
If Jeffrey Davies is lurking…he will know all the details…
BTW……can someone show me all these Bordeaux wines over 14%…or 14.5%…..even the ripest Bordeaux vintages rarely clock past 13.5%….both Lafite and Latour 2003s were 12.80 or 12.90 if I recall…..the internet is a wonderful place..but it is also a treasure trove for misinformation….- 3 décembre 2007 à 13h07
C’est vrai que sa réponse est tranchante !
Beau terroir, Beaux raisins, Belle matière contre bois, technicité à outrance & Co….
L’issue du combat est connue d’avance (à long terme !). Il faudrait, tout juste que lesdits raisins ne soient pas complètement dénaturés ou/et esquintés par la technique….« it takes time…especially with Bordeaux, to reveal its character….tastings of wines less than a decade are fun for learning about the styles and overall quality of a vintage or particular estate…but the wines are still infants….speaking of infants..try walking in a newborn pediatric clinic…aside from color differences…they all look alike….. »
Cela dit, sa dernière image est un peu limite !!!….il fallait la oser! Bob l’a fait…
- 3 décembre 2007 à 17h03
Nidal,
C’est drôle que ça t’étonne, parce que c’est une comparaison que je fais souvent :
en goûtant un vin 6 mois après la vendange (la semaine des journalistes en avril), c’est comme voir un nouveau-né. Comment peut-on prétendre savoir déjà la courbure de son nez à 18 ans ?
Cette phrase, je l’ai utilisée des dizaines de fois pour imager.
Il n’y a qu’à voir les révisions périodiques qui sont faites sur les millésimes par les gourous gourés.- 3 décembre 2007 à 22h40
François,
Là, où la comparaison entre les vins et les nouveaux-nés me choque, c’est quand je prends en considération tout un tas de paramètres (non superficiels ceux-ci), touchant à l’évolution des nourrissons. Ils se ressemblent tous à la naissance, ou presque, mais leurs chances d’évoluer harmonieusement et avec bonheur ne sont pas égales. Elles sont conditionnées (par fois, malheureusement!) par un environnement génétique, physiologique, familial et social qui est infiniment plus complexe que les cycles du vin.
Le ventre rond d’une future maman n’a rien d’un terroir !. L’image employée par Parker renvoie, quelque part, à envisager ce rapprochement…
Sans vouloir tomber dans du faux angélisme excessif, mais la comparaison entre un vin objet et un être vivant (mais humain), m’a choqué.- 4 décembre 2007 à 0h49
Pourquoi Brillette 2000 est imbuvable de noirceur en 2007, alors que Brillette 1990 était tellement agréable en 2007? Pourquoi Calon-Ségur 1983 était tant Saint Estèphe, alors que Talbot 1983 était tant Saint-Julien? Pourquoi Léoville-Barton et Rauzan-Ségla 1999 ne distinguent pas leur terroir? Pourquoi Saint-Pierre 2003 et Lafon-Rochet ne distinguent pas leur terroir?
Etc… je pose la question dans les termes où ces vins me la posent, alors que je n’ai pas rencontré de mouvement en ce sens ailleurs. Les deux rives du Rhône nord se distinguent mieux que jamais, et pourtant plaisent tant à maître goûteur, alors arrêtons d’en faire un débat Bourgogne Bordeaux (pourtant je n’en pense pas moins de la Bourgogne que du Rhône nord)…
Help!
- 4 décembre 2007 à 1h07
Ca ne touche pas que le vin!
Le » vrai » Tchaïkovski en résidence à Paris
On ne se souvient pas de la dernière fois qu’on a entendu le 1er Concerto pour piano, de Tchaïkovski, que donnaient, dimanche 2 décembre, en entrée de jeu des trois concerts d’un cycle Tchaïkovski au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, le pianiste Denis Matsuev, le légendaire Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg et son patron, le grand Youri Temirkanov.
Il en va souvent ainsi avec les oeuvres ressassées : on les fuit et l’on finit par ne se souvenir que de leur » spectre « , de leurs parodies (c’est peut-être le concerto le plus moqué du répertoire), de leurs excès – ceux de leurs interprètes, car Dieu sait si l’on peut faire de ce cheval de bataille un massacre pour broyeurs d’ivoire.
Et pourtant, joué de la sorte, ce concerto ne ressemblait à aucun autre Premier de Tchaïkovski. Matsuev nous conte la vraie Russie, pas celle des larmes noyées dans la vodka qu’on voudrait faire passer pour le vrai sentiment » national « , mais celle d’une violence contenue et douloureuse. Le mouvement lent, dense, est dit comme un cantique, un plain-chant. Quand il sort l’artillerie (tir de précision plutôt que Grosse Bertha), Matsuev est incroyable. Mais, plus que ses rafales d’octaves, c’est son art, confondant de justesse, qui impressionne.
Beaucoup de chefs lâchent la meute des cuivres au début et à la fin de la Quatrième Symphonie, en aiguisant sa rythmique de fanfare guerrière. Temirkanov, lui, » lie « , arrondit, intériorise sans diminuer la portée de l’expression, profitant de la couleur mate de cet orchestre. Les bois semblent presque » déshydratés » et ne sont pas toujours parfaits de justesse et de sonorité. Mais qu’ils ont une couleur singulière, vraie, si éloignée du son » international » qu’on entend si souvent (un exemple : l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, récemment à la Salle Pleyel).
Dans le mouvement lent, on a été touché par quelque chose de très rare : une direction qui refuse l’affliction et lui préfère la tristesse, dévastée, désolée et sans larmes, une tristesse qui donne l’envie de rendre les clés de l’existence au Bon Dieu.
Renaud Machart
- 4 décembre 2007 à 3h05
Renaud Machart !…..::o
Il écrit sur LPV ?
Ce n’est pas vrai!
Je rêve!
J’hallucine !
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