Maxime Bourdonnel

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 381 à 400 (sur un total de 936)
  • Replies
  • Maxime Bourdonnel
    Participant

    Léo,

    Je suis intéressé par Noblesse du temps. Combien en as-tui ? Es-tu sur Paris ou sur Lyon ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Nol écrivait:
    ——————————————————-
    > « Dans un marché, il est possible de gouter le
    > fromage ou la charcuterie ou le pain avant
    > d’acheter….
    > Pourquoi pas la même chose pour le vin? »
    >
    > Tout à fait Sylvain, c’est même la loi et non un
    > « privilège » accordé par le vigneron :
    > Article 1587 du code civil : A l’égard du vin, de
    > l’huile et des autres choses que l’on est dans
    > l’usage de goûter avant d’en faire l’achat, il n’y
    > a point de vente tant que l’acheteur ne les a pas
    > goûtées et agréées ». Certes, l’acheteur et le
    > vendeur peuvent convenir d’écarter cette règle,
    > mais à défaut, elle doit s’appliquer, ce qui
    > signifie que l’acheteur devrait pouvoir exiger de
    > goûter avant d’acheter….
    >
    > En revanche, si tu goûtes sur fût et que tu
    > commandes les futures bouteilles, la vente est
    > parfaite (dès lors que le prix a été fixé par le
    > vigneron) : elle n’est pas subordonnée à une
    > nouvelle dégustation et agrément une fois le vin
    > mis en bouteille (Cour de cassation 21 nov. 2006)
    > !
    >
    > Paul

    Merci Paul.

    Je ne connaissais pas cet article. La loi a été promulguée le 16 mars 1804.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Chers LPViens,

    Je suis allé au Rhumfest 2015 qui s’est tenu du 23 au 25 mai au parc floral de Paris (bois de Vincennes). En sus de la belle liste d’exposants, des master classes et un espace VIP figuraient également au titre des attractions de ce salon. Même si je n’ai participé à aucune master classe ni accédé au salon VIP, je vous en toucherai toutefois deux mots pour vous donner une idée de la programmation.

    Les master classes :

    Don Q :
    Une master classe portant sur 6 générations de rhum à Porto Rico

    Havana Club :
    Une master class animée par José Navarro, master blender des rhums Havana Club

    Bacardi :
    Histoire de la marque

    Longueteau :
    Master classe animée par François Longueteau

    Diplomatico :
    Immersion en plongée avec Tito Cordero

    Trois rivières :
    Une master classe avec Daniel Baudin maître de chai et XChristian Vergier, oenologue.

    Espace VIP :

    L’espace VIP proposait, selon la brochure, des flacons rares et hors du commun. Parmi les rhums présentés dans cet espace, on pouvait trouver : Caroni 1998, Diamond and Port mourant 1999 – 15 ans, Centenario edicion limitada 30 ans, Trois rivières cuvée Princesse ou bien encore Zacapa reserva limitada.

    Rhums dégustés :

    Parmi tous les rhums que j’ai goûtés, j’insisterai sur la maison Longueteau et surr la maison Marussia.

    CR:Longueteau : j’ai goûté toute la gamme présentée, y compris le XO. Je n’ai rien aimé que ce soit parmi les rhums blancs ou les rhums vieux représentés par le VS, le VSOP et le XO. Franchement pas mon style.

    CR:Maison Marussia : alors là, on change clairement de style. Et un style qui me va très bien.

    Tout d’abord des rhums Doorly’s 3 ans et XO qui coulent bien, digestes et agréablement fruités (j’ai préféré le 3 ans au XO).

    Un rhum sisty-six avec lequel, si ma mémoire ne m’a pas trahi, j’ai eu un peu plus de mal même si la qualité est indéniablement là.

    La CR:gamme Mezan, ce que j’ai clairement goûté de meilleur sur ce salon, avec des rhums millésimés de Trinidad, du Panama ou bien encore du Guyana. Pas d’assemblage, pas d’ajout de sucre ni d’agent de coloration. Ces rhums sont donc plutôt clairs. Mais les parfums sont bel et bien là. C’est une farandole de fruits avec des touches vanillées soutenues par un bois discret dû à l’élevage en fût de chème. Mon préféré : ce n’est pas un millésimé, c’est le XO, seul assermblage de la gamme à partir de rhums jamaïcains ayant entre 4 et 23 ans. Alors là, ça envoie dès le nez : un fumé intense qui annonce une explosion en bouche. Et c’est le cas : un rhum suave, tout en rondeur, long en bouche construit autour d’un fumé qui déménage. J’adore !

    Beau salon. Deux alertes toutefois : c’était bruyant (mais ça vaut un peu pour tous les salons) et une entrée à 30 € la journée (50 € pour le pass VIP).

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Fred,

    Sur 2002 je suis bien d’accord. Millésime pas forcément réputé en Alsace mais tout ce que j’ai bu, que ce soit en sec ou en moelleux, était très bon.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Certes Maxime…
    > En fait tu demandes aux acheteurs en primeur
    > d’avancer l’argent et de prendre des risques (lors
    > de l’achat primeur, la qualité du millésime est
    > tout de même moins évidente à évaluer que quelques
    > années plus tard), et puis tu viens faire ton
    > marché en choisissant tes millésimes, je suppose
    > pas les plus mauvais, sans les rémunérer pour le
    > risque pris, et la durée d’immobilisation de leur
    > argent, sans même parler des frais engagés pour
    > garder ces vins dans des conditions correctes.
    > Je trouve tout de même cette demande quelque peu
    > cavalière, si je peux me permettre…
    >
    >
    > Luc

    Luc,

    Pour te répondre, les millésimes que je privilégie sont les suivants 2002, 2006 ou 2008. Donc, comme tu peux le voir, à l’exception de 2008, ce ne sont a priori pas les meilleurs millésimes de la décennie.

    Sur le risque, quelques posts plus haut, il était indiqué que le prix que je proposais était supérieur à la cote idealwine-20%. Je pense donc « rémunérer » le risque et l’immobilisation. Cela permettrait donc au vendeur de vendre plus cher que les règles qui ont cours sur LPV.

    Et c’est pourquoi, il me semble que tout le monde pourrait être gagnant.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Je pense tout de même qu’il y a une différence fondamentale entre les vignobles, appellations ou domaines que vous citez et Deiss : les prix en prilmeur chez Deiss tout comme les prix proposés ensuite sont peu ou prou les mêmes sur une période de 10 ans (je crois qu’il met 1 ou 2 € par an). Ce qui signifie que la différence entre prix primeur et prix proposé ensuite reste la même au cours du temps et qu’ainsi, sans trouver au prix primeur les millésimes antérieurs, il me vaut mieux attendre les propositions primeur sur les prochains millésimes.

    Exemple (avec ordre de prix) :
    Prix primeur 2004 : 270 €
    Prix hors primeur 2004 : 330 €

    Primeur primeur 2014 : 285 €
    Prix hors primeur 2014 : 345 €

    Si je n’ai pas la caisse 2004 au prix primeur, j’ai intérêt à attendre la prochaine campagne primeur.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Francis,

    Continue sur cette lancée. Je me marre bien. Quant au fait que la plume soit anonyme, je trouve que cela donne encore plus de saveur parce que cela rajoute du mystère.

    Peut-être que derrière Francis se cache Luc Javaux !

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Ca fait quelques années que je n’ai pas acheté de primeurs du domaine (la dernière fois c’était la caisse panachée de grands crus 2010). Or je me laisserais bien tenter. Même si cela paraît difficile de donner un avis définitif, 2014 vous semble-t-il un millésime qui vaut le coup ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Il me semblait que le VCI c’était uniquement en expérimentation dans le Bordelais. J’ai raté quelque chose ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Moi, ce que je te conseille c’est de ne surtout pas t’emballer pour un style de vin ou un domaine car, je pense qu’on l’a tous vécu, les goûts changent au fil de ta découverte des vins. Un vin qui t’enthousiasmait un temps peut ne plus rien te faire quelques années plus tard et vice-versa.

    Donc :
    – ne croit pas qu’un style qui ne te plait pas aujourd’hui ne te plaira jamais ;
    – ne croit pas non plus qu’un style qui te fait vibrer aujourd’hui te fera toujours vibrer demain ;
    – le vin est aussi une expérience personnelle.

    En conséquence :
    – goûte un maximum dans les salons ou aux propriétés pour te faire ton goût ;
    – ne met pas 50 € par bouteille (surtout si tu n’as pas goûté) car tu cours assûrément vers de grandes déceptions (car ce n’est pas certain que ces vins-là correspondent au style que tu recherches) et, par ailleurs, il y a d’excellents vins aux alentours de 15 € ;
    – quand un vin te plait, ne l’achète pas par palette entière.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Je ne sais pas ce qu’il en est des domaines bordelais que je n’ai jamais visités, mais j’ai de bons souvenirs dans des domaines bourguignons ou en jurançon où les vignerons ont la réception plutôt chaleureuse.

    Je me rappelle notamment d’une petite conversation, en 2012, avec Jean-François Coche-Dury (pour citer un domaine connu de tous) qui, bien qu’étant dans sa vigne d’AOC Bourgogne (celle qui jouxte la maison), a pris le temps de discuter le bout de gras avec moi. Alors c’est sûr, quand j’ai demandé à pouvoir prendre quelques bouteilles, ça a été non. Mais j’ai quand même apprécié la rencontre avec un homme qui, manifestement, aime son métier.

    Je crois que les rencontres avec les vignerons, connus ou pas, qui nous expliquent leur travail, leurs produits et leur métier, c’est aussi ça la passion du vin. Il n’y a donc pas que les « mythiques » châteaux bordelais.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Sur le Schoenenbourg 2010 Deiss, Luc parle d’un vin presque sec. Je crois, cependant, que techniquement on est à 40 g de SR/l. Le vin se goûte donc sec sans l’être. Jean-Michel Deiss conseille une longue garde pour ses Schoenenbourg ; peut-être parce que ce vin met du temps à s’exprimer.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Merci Eric pour ce superbe reportage.

    Dis donc, Lafleur t’a renversé, hypnotisé, tourneboulé, chaviré.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Messieurs,

    J’imagine que cet Altenberg 2010 peut vieillir longtemps. Pour quand en voyez-vous l’apogée ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Delpiero,

    Je n’ai pas bu ces deux vins mais, d’une façon générale, le champignon est associé au pinot gris comme le pétrole l’est aux riesling.

    Je trouve que ce qui fait un bon pinot gris, c’est justement l’absence de cette signature aromatique.

    Sur les pinots gris de Zind-Humbrcht (j’en ai bu quelques uns), je n’ai jamais été convaincu. Le pire, c’était le Rangen de Thann 2006.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    hyllos écrivait:
    ——————————————————-
    > Pour moi, c’est un vin qui pèche un peu côté
    > équilibre. Pâteux. Mais surtout, ça manque de
    > complexité. A mon avis, on ne peut aimer que par
    > défaut. Par rapport à un Sauternes, c’est super,
    > mais par rapport à ce qui se fait dans la région,
    > c’est simplement correct.

    Hyllos,

    Quels sont les domaines de la région que tu conseilles ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Originaire de Lyon et élevé à la fois aux beaujolais et aux bourgognes, c’est un bourgogne qui m’a révélé que le vin ça n’était pas que le petit verre que l’on buvait tous les midis à table ; mais que ça pouvait être également un moment de plaisir et d’émotion intense.

    C’était donc un jour où mon père avait invité des copains pour un bon repas. Me sachant un peu gourmand, il m’avait donc invité à se joindre à eux. Comme à l’accoutumée, à la question de savoir si je voulais du vin, je répondis oui. Il me sert donc un rouge. Comme d’habitude, je commence à porter le verre à ma bouche. Mais là, il y avait quelque chose de différent puisque déjà mon nez était plus que titillé. C’est marrant : voilà un vin que l’on avait envie d’humer avant de le boire. Et quelles senteurs : un panier de fruits rouges bien frais, un alccol faible, un nez qui traduisait une douceur incroyable. Alors, je porte ce vin à ma bouche. et alors là, c’est la révélation : je suis emporté à la fois par la complexité de ce vin et par le plaisir de la bouche tout en fruits rouges. Tout ce que promettait le nez était décuplé en bouche. Je n’avais jamais bu un vin à la texture aussi soyeuse, une bouche tout en douceur, de la soie, du taffetas liquide.

    Un vin que l’on qualifierait de féminin. Et pour cause : il s’agissait de chambolle-musigny Les amoureuses 1993 (peut-être 1990) Groffier.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Clément Charignon écrivait:
    ——————————————————-
    > Quel millésime le Noblesse du Temps Cauhapé ?

    Clément,

    Je dirais tous ceux que j’ai goûtés ; c’est pour cela que je n’ai pas précisé de millésimes. Une exception toutefois : 2001 que j’ai trouvé très porté sur le bois et donc limite indigeste.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Voici mon classement des vins qui m’ont marqué. Ce ne sont peut-être pas les plus grands mais parmi ceux qui ont provoqué une émotion au moment où je les ai bus :
    1 – les TBA de Kracher (notamment le rosenmuskateller en 2006)
    2 – Huebuhl 2001 Deiss
    3 – pinot gris VT 2002 Deiss
    4 – Noblesse du temps Cauhapé
    5 – pinot gris VT 2002 Burn

    Il y en a un autre sur lequel je suis perplexe : Yquem 1997 (servi en impériale). 1er Yquem de ma vie, bu au grand tasting 2014, et pas d’émotion.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Ce CR:château Musar blanc 2003 a été vin fort apprécié par la tablée : du corps, de la structure, de la persistance et, quand on sait ce que l’on boit, cette très légère trace d’oxydation. Et en plus, quand on imagine les vignes dont est issu ce vin, on voyage dans des contrées lointaines, on s’évade vers d’autres cultures, on s’imagine ailleurs. Un vin à encaver.

Affichage de 20 réponses de 381 à 400 (sur un total de 936)