Maxime Bourdonnel

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  • Maxime Bourdonnel
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    [quote= »Axone35″ post=1132797][i] » Les Vacqueyras de Reynaud se gardent extrêment bien.
    Un millésime comme 2010 ne devrait avoir aucun souci à tenir 20 ans si conservé dans de bonnes conditions.

    J’ai bu un 95 en demi-bouteille il y a 3 ou 4 ans et il était en pleine forme. Idem pour un 2000 cette année et un 2001 il y a 2 ou 3 ans.  »[/i][/quote]

    Je partage la capacité de garde du Vacqueyras 2010. D’ici à ce qu’il s’assagisse, il coulera de l’eau sous les ponts !

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    JC,

    J’aime beaucoup ton montage photo (le choix des angles, les couleurs…) qui installe une ambiance. (tu)

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Moi je savais ce que je buvais ! Et, en effet, pas à la hauteur du mythe.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Michel,

    Je ne suis pas Michel Bettane ! Et Yquem était bu à l’aveugle (sauf pour moi bien sûr !)

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Pour permettre l’exercice, je pars sur une cuvée que pas mal ont en cave donc j’écarte les cuvées confidentielles.

    Je propose un C9P avec un peu d’âge (puisque les tanins sont fondus). Pourquoi pas la cuvée Boisrenard du domaine Beaurenard sur 2000 ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    J’ai reçu l’offre Primeurs 2020 pour laquelle je me laisserais bien tenter (j’ai d’ailleurs l’impression que le domaine a mis fin à la hausse des tarifs).

    Pour ceux qui connaissent bien le domaine, quelles cuvées me conseilleriez-vous en terme de rapport Q/P ? Par ailleurs, que penser de Verlieu ?

    Merci par avance pour vos conseils.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Domaine Cauhapé – Quatuor 2015

    La cuvée Quatuor est l’assemblage du meilleur de chaque cuvée de la gamme des moelleux du domaine (dixit le domaine) : soit celles des cuvées vendangées d’octobre à fin décembre. Ce 100% petit manseng est élevé 1 an en fûts.

    Il s’agissait de mon deuxième flacon de Quatuor 2015 après une première expérience pas totalement concluante.

    Pour cette deuxième expérience, il en est allé de même. Alors, ce n’est pas un mauvais vin ! Mais ce n’est pas non plus ce qu’on attend d’une cuvée d’assemblage qui se veut d »excellence. On a donc un vin qui présente une identité inconnue ; que je n’aurais donc pas su placer sur une carte si je l’avais goûté à l’aveugle. Le seul trait saillant restant ce bois trop présent et une acidité qui se cherche un peu.

    Bref, un vin pour lequel il ne faut pas être trop ambitieux. Bien loin, à mon sens, de Noblesse du Temps 2015 que j’ai trouvée superbe.

    Maxime Bourdonnel
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    Olivier,

    S’agissant de la sucrosité, est-ce plutôt un demi-sec ou bien un moelleux ?

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    3ème fois que je goûte ce CR: Domaine Morey-Coffinet – Bourgogne 2013.
    Et il n’a pas bougé depuis la première fois !

    Ce vin a donc beaucoup pour plaire avec une aromatique beurrée plutôt large que longue, un bois bien présent et une trame acide en arrière-plan qui étire tout cela pour donner un équilibre juste. C’est globalement un très bon vin, qui gagnera toutefois à la garde afin que le boisé se fonde.

    Après quelques 2013 bus, je trouve que, tout de même, les vins du domaine auraient, sur ce millésime, gagnés en définition avec un élevage un peu mieux maîtrisé.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Soirée de LPV Lyon 2 ce mercredi avec pour thème les rouges du Larzac et les blancs du Languedoc.

    Le premier vin est Mas Jullien blanc 2015[/color]. On change totalement de style par rapport au précédent. Le nez, toasté, amène assez rapidement sur le chardonnay. Confirmation avec un élevage qui rappelle la Bourgogne. Alors, évidemment, compte-tenu du thème, on sait bien que l’on n’est pas en Bourgogne. Mais chardonnay, ça se tient. Sauf que c’est majoritairement du carignan blanc. Vin harmonieux, structuré, avec de la mâche. Vin fait pour la table. [color=orange »>Très bon vin. Le meilleur blanc de la soirée.

    Le troisième vin est Manon 2012 Clos Marie. C’est tout de suite moins de plaisir avec un vin qui pour moi est passé du côté obscur.

    Pour le dernier blanc, on a le droit à Mas Cal Demoura 1994 dont je n’ai pas de souvenir.

    Ensuite, on goûte Solen 2013 Les Aurelles[/color]. un vin structuré plutôt massif. Ca manque pour moi de définition. [color=red »>Assez bien.

    Pour continuer, on goûte Les Hauts de Carol’s 2013 Terrasse d’Elise[/color]. Un nez très expressif (à la Reynaud), sur lequel on reste encore et encore. Une décoction d’eau de rose, qui signe tellement le domaine que mon comparse, assis juste en face de moi, me dit immédiatement les Hauts de Carol’s. Bingo ! Quant à la bouche, c’est du même calibre au niveau qualité : une bouche fluide de fraise écrasée matinée d’un peu de framboise qui procure bien du plaisir. [color=red »>Très bon. Le vin rouge de la soirée.

    Suit Grange des Pères 2008[/color]. Un vin large, consistant, bien construit avec une bouche légèrement chocolatée. C’est un [color=red »>vin techniquement bien fait mais, à la levée de la chaussette, c’est, pour moi, une déception. Déception qui confirme les deux autres avec ce domaine.

    J’ai passé une belle soirée grâce à la découverte de domaines qui, s’ils sont connus sur le papier, sont au final très bus par moi.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Je rejoins les propos d’Agitateur.

    Tout d’abord, souvent les vignerons, les premiers, sous-estiment la garde de leur propres vins : combien de fois, dans des salons ou lors de visites dans les domaines, n’ai-je pas vu un vigneron écarquiller les yeux quand je lui expliquais que je m’étais fait bien plaisir avec l’un de ses vins qui avait 15 ans de garde alors que lui indiquait gentiment 5 ans de garde.

    Ensuite, avec la multiplication des 2nds vins, des 3èmes vins et autres cuvées spéciales, il est en effet récurrent chez les vignerons de communiquer sur le fait que le 1er vin se garde mieux que le second qui lui-même se garde mieux que le 3ème. C’est sans doute vrai si tu gardes tes vins 40 ans.

    Mais, comme peu d’entre-nous gardent leurs vins 40 ans, d’une part, et que, d’autre part, les liquoreux ont naturellement une garde longue, on peut, à mon sens, sans souci garder un 2ème cru classé de Sauternes 20 ans et même au-delà. Grand souvenir de Lange-Réglat sélection royale 1998 (commentées sur le site mais je ne retrouve plus la rubrique). Tu peux aussi t’orienter vers Château Simon cuvée exceptionnelle (il s’agit d’un non classé mais qui fait très bon. 35 € la bouteille pour une cuvée exceptionnelle).

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Comme David avait eu l’idée sympathique de m’inviter pour la dégustation qu’il organisait autour de belles étiquettes de Bordeaux, j’ai fait le déplacement depuis Lyon en amenant dans ma valise Yquem 1987.

    Un Yquem qui présentait une robe claire qui traduit, a priori, une concentration pas très importante. Un nez, habituel pour un Sauternes, sur l’orange amère tout en suggérant un fruit doré par le soleil. La bouche confirme le pressentiment lié à la clarté de la robe : c’est fluide, frais et digeste. En comparaison, le Sigalas Rabaud 2007, bu en parallèle, s’est montré plus généreux sans montrer toutefois de l’opulence.

    J’ai préféré le Yquem pour sa touche de fraîcheur. Mais certains pourraient préféré le Sigalas Rabaud, plus carré.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Merci Eric pour ce récit qui donne, une fois de plus, l’eau la bouche.

    Pour les vins, par contre, les prix font très mal.

    • in reply to: Mas Laval
    Maxime Bourdonnel
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    CR: J’avais bu il y a quelques années le blanc du domaine que j’avais beaucoup apprécié.

    Il en a été de même avec ce Mas Laval les Pampres (rouge) 2010 bu pour la soirée de reprise de LPV Lyon 2 sur le thème des millésimes en 0. J’ai trouvé ce vin fruité, salivant, consistant tout en présentant un élevage juste.

    Un très bon vin aux qualités indéniables qui a un goût de reviens-y.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Pour la reprise post-confinement de LPV Lyon 2, sur le thème des millésimes en 0, la Côte blonde 2000 était au programme.

    Un vin de demi-corps qui m’a tout d’abord amené en Hermitage. Je suggérai alors Faurie. Devant la négation de l’apporteur, je suis ensuite parti à Chateauneuf-du-Pape sur, sans le dire toutefois, une cuvée Etienne Gonnet du domaine Font de Michelle. Là encore, chou blanc !

    C’est donc la Côte blonde 2000 de Rostaing qui, à mon sens, ne présentait aucun des marqueurs généralement associés à cette appellation : pas de lardé, pas de viandé, pas d’épices. Où est la syrah ? Une Côte rôtie dans un style donc plutôt en délicatesse, avec le charme des vins équilibrés, sans aspérités ni trous, si bien construite que la tablée concluait à l’unanimité en la qualifiant de force tranquille.

    Un très bon vin, mais loin des canons de l’appellation. Je ne pense pas que ce vin gagnera encore à la garde.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Bu ce mercredi lors de la soirée de reprise de LPV Lyon 2, ce Simone blanc 2000 a sorti le grand jeu.

    Si Simone est très bon en jeunesse, j’ai trouvé cette bouteille à son apogée. Un vin classieux qui a trouvé son optimum avec une robe bronze, une texture enveloppante et des arômes totalement fondus qui donnent à ce vin un côté sphérique tout en gardant de l’énergie. Simone blanc 2000 a présenté un équilibre parfait pour un grand moment de plaisir.

    Une bouteille qui confirme totalement que Simone avec quelques années, c’est excellent, voire même peut-être un peu plus.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Ce TBA Noble Réserve est un peu spécial puisqu’il s’agit (si j’ai bien compris !) d’un blend de différents TBA issus de millésimes et de cépages différents.

    J’en avais pris une bouteille (375 ml) lors de ma dernière commande au domaine pour voir la différence avec les TBA millésimés.

    Et je n’ai pas été déçu puisque on retrouve dans ce TBA Noble Reserve cette intensité, cette ampleur, cette richesse maîtrisée et cette empreinte aromatique qui caractérisent les vins de ce domaine. Pour ce TBA, on est clairement sur une trame abricotée à laquelle viennent, en arrière-plan, s’ajouter quelques fruits jaunes. Le vin s’étire et s’étire encore ; si bien que la bouteille de 375 ml ne semble pas si petite que cela.

    Le vin enrobe rapidement la bouche grâce à sa texture crémeuse et on ne se lasse pas de la longueur des arômes de fruits qui affolent les papilles. Excellent vin.

    Cela en fait donc un très bon rapport Q/P pur un TBA de Kracher puisque la bouteille (375 ml) est à 23 € contre, grosso modo, 40 € pour un TBA millésimé.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Martinez,

    Pour ma part, mon avis sur ce vin est assez partagé. Si j’ose dire : il a les qualités de ses défauts. Je m’explique.

    Ce sont des vins qui ont des structures et des aromatiques tout à fait inhabituelles, même pour nous amateurs dans la mesure où l’âge moyen des flacons que nous buvons est sensiblement plus bas. Ces « vieux » vins ont donc, pour moi, le charme de l’inattendu et de la surprise. Pour ce qui concerne le Latour 1979, tu as pu lire que j’avais trouvé qu’il avait dépassé son apogée. En conséquence, je pense que ce n’est pas un vin à mettre dans toutes les bouches. Un non-amateur le prendra pour ce qui l’est : à savoir un peu décharné et sans plus beaucoup de fruit. L’effet de surprise ne jouera pas pour lui.

    Je pense aussi que ce

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    CR: Bu lors d’une soirée Noël, avec un groupe LPV de Lyon, j’ai amené Château Latour 1979. Je me suis en effet dit que c’était la bonne année puisque c’était pour cette bouteille un anniversaire en 0.

    Le vin était bu à l’aveugle (sauf pour moi donc!). Débouché le midi pour m’assurer de sa conservation, le bouchon s’est décomposé. Mais, j’ai quand même pu, sans trop de mal, l’extraire. Je m’en verse un tout petit fond de verre. C’est rassurant ! Le vin, après 40 ans de bouteille, n’est ni bouchonné, ni décharné, ni oxydé. Je le laisse donc s’oxygéner toute l’après-midi pour lui permettre de prendre de l’ampleur et récupérer, le cas échéant, un peu de fruit.

    Le soir, le vin n’avait en réalité pas beaucoup bougé. Il s’est donc présenté avec cette aromatique et cette structure caractéristiques des vieux vins, de ceux qui ont abandonné l’évidence du fruit et l’opulence de la jeunesse pour exprimer une structure plus légère et une aromatique sur le renfermé voir presque métallique. Ce vin avait, à mon sens, dépassé son apogée.

    C’est, je trouve, difficile de commenter ces vins parce qu’à la lecture de mon CR, certains se diront que le plaisir n’a pas été au rendez-vous. Et pourtant, je ne crois pas trahir la table en écrivant que ce vin a été très apprécié. Je pense qu’il l’a été précisément parce que ce sont des structure et aromatique dont nous n’avons pas l’habitude et qui donc gagnent la table par leur différences, leurs surprises.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Martin,

    J’adore l’introduction : « Je suis un groupe de dégustation à moi tout seul ». C’est presque du Audiard !

    Superbe dégustation.

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