Maxime Bourdonnel

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  • Maxime Bourdonnel
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    CR: Weingut Joh. Jos. Prüm – Riesling Zeltinger Sonnenuhr spätlese 2009

     

    Ouvrir un riesling allemand est toujours un moment spécial tant les équilibres des rieslings d’outre-Rhin sont différents des rieslings français. Et celui-ci n’échappe pas à la règle avec ses 8% d’alcool qui font que la bouteille se vide à une vitesse inhabituellement élevée .
    Ce riesling déploie donc son aromatique d’agrumes (pamplemousse, pomelo, citron…) enrobés par des effluves pétrolées. La présence de gaz donne du peps et relance la bouche jusqu’à la finale légère fumée. Le sucre apporte juste ce qu’il faut de rondeur.
    Un vin en dentelles, de demi-corps, léger qui se boit tout seul et qui a, pour cela, toute sa place pour bien finir le repas.

    Maxime Bourdonnel
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    Comtes de Champagne 2004 a été ma première émotion en champagne. Grand souvenir (d’autant plus qu’il était bu dans les salons de l’Intercontinental à Paris).

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Ce Domaine Landauer – Blaufränkisch ruster eiswein 2012 (dont les raisins ont été cueillis à -9°C) est un vin à la robe jaune or soutenu, dense. Il développe une aromatique complexe et puissante tout en restant élégante sur les fruits (abricot et pêche), les fleurs blanches (acacia, chèvrefeuille, jasmin) avec un fond de bouche sur la poire.

    Le vin, gras, enveloppe la bouche et en devient presque crémeux avec ses presque 200 g de SR. Il garde toutefois une digestibilité de premier ordre si bien que le verre a tendance à se vider rapidement. J’ai d’ailleurs du me resservir %tchin !

    Un très bon eiswein qui confirme une fois encore l’excellence des liquoreux autrichiens.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Ouvert ce week-end un François Chidaine – Montlouis – Les Choisilles 2018.

    Un vin à la robe claire et à la bouche tout d’abord marquée par un élevage plutôt appuyé (avec un soupçon de brûlé) qui marque le vin. J’espère que cet élevage se fondra avec les ans pour apporter de la finesse.
    Derrière l’élevage, à condition de prendre son temps, se profilent des notes exotiques dont on espère qu’elles seront à l’avenir la majeure de la palette aromatique.
    Une trame acide nous conduit finalement vers le chenin (mais il est vrai que c’est plus facile quand on sait ce que l’on boit :)).
    La bouche se termine sur des amers quelque peu prononcés.

    Tout cela est cependant dissocié, en espérant que la garde fondera tout ça pour donner un bon vin. En l’état, je conseille d’oublier cette cuvée.

    PS : J’ai toujours un grand souvenir des Tuffeaux 2002 (mon 1er Chidaine !) bu lors d’une soirée LPV Paname il y a quelques années chez Vincent.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Après un Vaulorent 2017 bu en fin d’année dernière, j’ai ouvert ce Domaine Jean-Paul & Benoit Droin Chablis 1er cru Montmains 2017. Quand je lis le commentaire du Teckel sur le 2018, je retrouve quelque peu ce 2017 ; soit un vin qui semble fermé en n’arrivant jamais à déployer son énergie.

    Toutefois, et contrairement au 2018, même si l’élevage se fait sentir, il est au service du terroir puisque l’on retrouve assez vite, les premières effluves passées, un côté marin et floral le tout piloté par une acidité juste.

    Je pense que ce Montmains 2017 doit être attendu pour donner le meilleur de lui-même. En l’état, c’est un peu serré et moins dynamique que le Vaulorent 2017.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Cherchant un vin de plaisir pour ce week-end, j’ai donc ouvert ce Morey-Coffinet, Chassagne-montrachet 2013 qui s’est révélé à l’image des chassagne 2013 du domaine.

    Soit, un village (à la robe jaune claire avec des reflets verts) à la texture enveloppante, souple sur une aromatique végétale soutenue pas un élevage marqué (bâtonnage ?) et qui développe de légers amers en finale. A ce stade, le vin est dominé par son élevage un peu trop présent.

    Il faut alors faire faire quelques tours de verre et de bouche à ce chassagne pour sentir venir l’acidité qui lui donne un côté plus digeste et plus salivant.

    Un vin qui fera certainement plaisir à ceux qui recherchent des vins au profil beurré, lacté. Pour moi, ça manque de vivacité et de relance. Dans l’absolu, ça reste un bon vin mais qui ne me donne pas forcément envie de me resservir.

    Maxime Bourdonnel
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    il y a quelques années, alors que je ne connaissais pas les C9P blancs, j’ai eu une révélation avec la cuvée Etienne Gonnet du domaine Font de Michelle : 50% roussane et 50% grenache blanc sur un sol argilo-calcaire. La roussane est vinifiée et élevée en barrique neuve pendant 8 mois. 1 500 bouteilles produites et encore pas tous les millésimes !

    Autrement, tu as aussi la cuvée faite tous les ans : assemblage de grenache blanc, roussanne, clairette et bourboulenc. Elevage de 9 mois.

    Et pour finir, il se trouve que le domaine est également très bon en rouge !

    Maxime Bourdonnel
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    et la confirmation de la réussite majeure des vins de la galaxie Reynaud sur le millésime 2011

    Je souscris 1 000 fois 🙂
    Y a qu’un problème : j’ai appelé le domaine il y a quelques jours. Et plus de 2011. :X

    Maxime Bourdonnel
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    Matthieu,

    Le Weinbach est un 2012 et non 2014 comme indiqué dans le titre :cheer:

    Maxime Bourdonnel
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    Matthieu,

    Je partage ton point de vue. Pour qui aime le riesling, la cuvée Sainte-Catherine de Weinbach (je prononce Weinbar à l’allemande) avec de la garde est superbe ! Mais je n’en ai pas en cave :(.

    Pour ceux qui veulent un peu de résiduel, il y a également la cuvée L’Inédit.

    Maxime Bourdonnel
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    16 flacons ! Ca commence à faire. Combien étiez-vous ?

    Maxime Bourdonnel
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    Monsieur Chasseuil a compris que le vin en France, comme en Italie par exemple, est un élément qui concourt à l’identité nationale, au même titre que le cassoulet, Monet ou le Louvre. Par sa collection, il retrace l’histoire de France, de ses terroirs et de sa culture. Collectionner ces vins, c’est présenter un bout de France sous un angle inhabituel.

    Je souscris donc à la démarche surtout si l’objectif est d’en faire un musée ouvert à tous qui permettra, à travers un parcours de découvertes, de raconter l’histoire des vignerons, des terroirs et du vin.

    D’autres collectionnent les voitures (sans jamais les sortir du garage), les chaussures (sans jamais les sortir du placard) ou les timbres (sans jamais écrire de lettres) sans que cela n’émeuve quiconque.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Pour le réveillon, j’ai ouvert ce Domaine des Tours – Vin de pays de Vaucluse – Rouge 2014 sur une belle entrecôte de 440 grammes (voir ci-dessous pour la photo).

    Un Domaine, à la robe grenadine (aux reflets nocturnes), qui envoie immédiatement au nez des effluves impactantes de bois ciré, d’herbes aromatiques oubliées et, subtilement, de pruneau confit.

    La bouche est à l’avenant avec une charge aromatique prégnante, qui se déploie avec puissance. marquée par les herbes aromatiques du sud (comme le thym) et toujours le bois ciré. On entendrait presque les cigales chanter au milieu de la garrigue !
    Un vin qui a de la mâche et du grain. Une légère acidité porte le vin quelques secondes supplémentaires en bouche.

    Ce Domaine des Tours demandera à être policé et anobli par les ans. En l’état, c’est sans concession, puissant, primaire pour des accords, à mon avis, aujourd’hui difficiles à réaliser. Pas un vin pour pdf.

    Assez bon vin qu’il faut garder pour que tout se mette en place.

    Maxime Bourdonnel
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    En même temps, Comte de Champagne 2004 est, de mon point de vue, un très grand Champagne !

    Maxime Bourdonnel
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    Vivien,

    Dans la mesure où la blanquette est un plat à l’identité assez marquée qui peut donc, à mon sens, vite écraser le vin, je n’irai pas chercher très loin. Mais, pour se faire plaisir malgré tout, je placerais un pinot noir sur Aloxe-Corton par exemple.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Comme ce sont les fêtes, j’ai ouvert ce Doisy Daëne, Sauternes, 2016 qui présente une robe claire qui trahit son tout jeune âge.

    Au nez, ce sont des effluves de citron, de pamplemousse et d’agrumes qui viennent titiller les narines. J’aime beaucoup ce profil.

    En bouche, les arômes sont toutefois différents puisqu’on retrouve plus sûrement l’orange amère et les fruits confits. Une bouche où le sucre est juste. Mais une bouche qui ne tient pas ses promesses puisqu’elle manque de matière, de puissance et de complexité tout en finissant court, sur des amers végétaux avec une pointe de sécheresse.

    C’est un assez bon vin à réserver pour des non-amateurs de liquoreux car je pense que les amateurs de Sauternes s’ennuieront très vite. Et je ne vois pas le vin s’améliorer avec la garde compte-tenu du manque de matière évoquée plus haut. Zut : j’en ai encore 2 bouteilles :huh: !

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Comme c’est Noël, on se fait plaisir ! J’ai donc ouvert ce Domaine Kracher, rosenmuskateller (n°8) TBA zwischen den Seen 2009. Comme son nom l’indique, il s’agit du cépage muscat rose travaillé en sélections de baies séchées.

    Un vin à la robe acajou qui exhale immédiatement une note florale et puissante sur le thé.

    En bouche, le sucre, maîtrisé, enrobe le palais pour donner une texture agréable. Aromatiquement, c’est la figue qui s’impose sans que je puisse discerner d’autres parfums. Cela donne un vin plutôt monolithique en bouche, loin des explosions sensorielles qu’offre habituellement le domaine.

    Même s’il s’agit objectivement d’un bon vin (et apprécié ainsi par d’autres), c’est tout de même pour moi une semi-déception en comparaison de la complexité habituellement rencontrée avec les TBA de ce domaine.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: J’ai ouvert pour ces fêtes ce Domaine Jean-Paul & Benoît Droin – Chablis 1er cru Vaulorent 2017. Un chablis qui se présente de la meilleure des manières avec, dès l’ouverture, un nez plutôt opulent sur une légère réduction qui développe des odeurs grillées que j’affectionne particulièrement. On fait alors tourner le vin dans le verre pour profiter de ces odeurs grillées sans trop se presser !

    La bouche est du même acabit avec une belle colonne vertébrale qui rend le vin tout à la fois long et large sur une aromatique plutôt boisée (alors qu’il n’y a, je crois, pas d’élevage en foudre) pour ensuite être complétée par une empreinte plus chablisienne sur le coquillage et la pierre sèche. Cette complémentarité des profils aromatiques donne un vin complexe avec lequel on se fait plaisir, surtout sur les huitres qu’il accompagne fort bien sur un accord évident.

    Un vin structuré et dense dont on se ressert avec plaisir et, quand on a la chance d’en avoir plusieurs exemplaires, que l’on pourra déguster régulièrement sur les années à venir. Très bon chablis.

    Maxime Bourdonnel
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    Avec la volaille rôtie, j’aime bien un Sauternes.

    Maxime Bourdonnel
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    CR: Ce Domaine Cuilleron – Condrieu – Ayguets 2007 (condrieu liquoreux en bouteille de 50 cl) présente une belle teinte orangée, prometteuse de plaisir.

    C’est donc avec hâte que je porte le verre au nez. Un nez qui reste discret, peu causant et qui ne permet pas de situer immédiatement l’origine du flacon.

    En bouche, ce condrieu présente également une puissance mesurée sur une double aromatique d’abricot sec et floral. Comme tout condrieu de plus de 10 ans, les fruits le cède progressivement à des arômes de plante, voire de tisane. Le sucre, bien que présent, n’est pas dominant tandis que la longueur s’étire grâce à une acidité de bon aloi. La bouche finit sur une légère chaleur alcoolique.

    Ces

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