Maxime Bourdonnel

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  • Maxime Bourdonnel
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    La lecture des différents commentaires est très éclairante. Ils confirment ce que j’ai précédemment écrit : l’incapacité de ceux qui dénoncent la cupidité à comprendre que, pour un consommateur moyen qui ne met pas plus de 8 € dans une bouteille, notre propension à boire des bouteilles à 20, 30, 50 €, voire plus, est alors faire preuve d’autant de cupidité que celle que dénoncent certains ici.

    Donc en réalité, soit beaucoup ici sont aussi cupides que ceux qu’ils dénoncent (après tout boire Rayas, JFCD, Yquem relève tout autant de l’étalement de son argent du point de vue du smicard). Soit ils ne se considèrent pas comme cupides mais alors ceux de ce reportage ne le sont pas plus. Ce sont juste des amateurs qui ont les moyens de se payer ce qui se fait de plus réputé mais qui, en l’espèce, se sont fait berner.
    Considérer que parce qu’ils ont de l’argent à revendre, c’est tant pis pour eux, voire c’est même tant mieux, est une vision pour le moins idiote. C’est comme si moi je disais à certains d’entre-vous que le jour où vous perdrez votre cave, en raison d’un vol ou d’une inondation, c’est bien fait parce que de toute façon quand on a les moyens d’avoir une cave de 500 bouteilles à 30 € en moyenne la bouteille, c’est qu’on est riche et, quand on est riche, on ferme sa g… (parce que quelque part, quand même, la richesse est suspecte – cet argent on l’a forcément pris dans les poches de quelqu’un de manière un peu malhonnête).

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Je ne dis nulle part qu’ils ne sont pas amateurs
    > de vins et passionnés.
    > Le monde des amateurs est effectivement un petit
    > monde, et dans ce petit monde, on peut bien
    > entendu faire preuve de cupidité en désirant,
    > envers et contre toute logique, avoir bu tout ce
    > qui se fait de plus rare et de plus cher.
    >
    >
    > Luc

    Luc,

    La passion annihile la raison. Donc quand on est un passionné, on vit par définition sa passion à fond, au-delà de toute rationalité. Alors, quand, en plus, comme eux, on est riche à millions, à tel point que dépenser 10 000 € c’est comme dépenser 10 € pour nous, ce n’est pas un statut social (qu’ils ont depuis belle lurette au demeurant) qu’on s’achète mais bel et bien ce qui se fait de mieux dans l’univers de sa passion. Ce n’est donc pas par cupidité mais, de manière beaucoup plus prosaïque, parce qu’ils en avaient les moyens qu’ils souhaitaient s’acheter les vins qui étaient internationalement les plus réputés.

    Par ailleurs, ne pas oublier qu’en France, les consommateurs estiment que pour mettre plus de 8 € dans une bouteille, il faut une occasion spéciale. Ce qui veut dire, à suivre ton raisonnement, que tous les Français nous prennent pour des gens cupides à boire des bouteilles ne serait-ce qu’à 20 €. Le sommes-nous ? En tous cas, pas moi !

    Maxime Bourdonnel
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    Oui enfin ! Luc, il faut arrêter avec la cupidité. S’ils étaient cupides, leur cupidité s’exprimait sans doute autrement que par l’achat compulsif de vins hors de prix dont, je le rappelle, 99,99% de la population se fout complètement et qui sont rangés bien à l’abri des regards. Alors quand on veut jouer les flambeurs ou les cupides, on se sert d’autres vecteurs que 75 cl de jus de raisins fermentés.

    C’étaient en réalité de vrais amateurs qui se sont fait berner par un faussaire, à l’évidence soutenu par un réseau.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Et bien moi, je les plains tout de même un peu. Parce qu’au-delà de la question de l’argent qui concentre finalement l’attention de ceux qui prétendent sans tenir éloignés, on voit bien dans ce reportage que c’était aussi une histoire d’amitié entre le faussaire et les acheteurs. Leur confiance et leur amitié ont donc été trahies. Ceux qui ne voient ce film que sous l’angle financier n’ont à mon avis pas tout compris, trop heureux qu’ils étaient sans doute de voir des ultra-riches se faire plumer.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > amusé par l’étonnement de M. Ponsot qui ne
    > comprend pas comment une bouteille qui sort de
    > chez lui à 100€ se retrouve le lendemain à
    > 1000 sur un marché.
    > Par le même processus mental de certains qui
    > s’appelle appât du gain qui fait que l’on puisse
    > imaginer vendre un vin qui a coûté moins de 10
    > € à produire, 100 !

    Tout à fait d’accord avec Jérôme. Cette réflexion de monsieur Ponsot m’a d’ailleurs fait faire un bond au moment où je l’ai entendue.

    Quant aux commentaires qui expliquent que parce que ce sont des ultra-riches qui se sont fait berner, bah ! tant pis pour eux, je les trouve totalement déplacés. La loi est la loi et elle doit protéger les victimes, quelles soient smicardes ou richissimes. Je ne comprends pas cette mentalité (marxiste) qui veut que les riches peuvent se faire escroquer, voler, dépouiller ; peu importe puisque de toute façon il leur en restera toujours assez. De plus, il faut faire attention car on est toujours le riche de quelqu’un !

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Liz,

    Soit la bienvenue. Pour faire partie de 2 groupes sur Paris (LPV Paname et LPV 2 rives), je peux te dire que nous refusons régulièrement des demandes car nous avons limité à 12 le nombre afin de garder la proximité entre-nous, gage de convivialité. Et je crois savoir qu’il en va de même pour les autres groupes parisiens

    C’est pourquoi, je pense que le mieux est de créer ton groupe. Tu ne manqueras à mon avis pas de participants.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Pardon de faire la synthèse, mais je suis d’accord avec tout le monde. Avec Luc Javaux, sur le fait que l’aveugle permet de mieux connaître ses goûts et d’orienter ensuite ces choix sans a priori. Avec Legoffe, pour dire que, peu sensible pour ma part aux étiquettes, je préfère me concentrer sur les raisons qui me poussent à aimer ou pas un vin. Avec François Audouze qui peut préférer boire étiquettes découvertes.

    Je trouve que les deux étapes décrites plus haut est un bon système. Dans un premier temps (étiquettes cachées), on est uniquement sur le plaisir. Ensuite, on peut découvrir et regoûter, non pas pour voir si le plaisir est encore là, mais pour essayer de rapprocher le vin bu des standards de son appellation et donc en extrapoler, autant que faire ce peut, son appétence ou non pour ladite appellation.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    En effet, outre le respect des normes analytiques, les vins passent tous les ans devant une commission de dégustation qui se prononce sur le respect pour chaque vin de la typicité attendue au regard des caractères organoleptiques prévus dans le cahier des charges. Un vin peut perdre, au titre d’une année donnée, le droit de revendiquer l’AOC s’il ne correspond pas à ces caractères.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Luc,

    Ca ne résiste peut-être pas à la dégustation à l’aveugle mais c’est l’état du droit, européen notamment. Pour ma part, je ne fais que donner les clés réglementaires pour comprendre ce qu’est une AOC.

    Sur le cahier des charges en particulier, il est écrit principalement par…les vignerons. En conséquence, ce sont les vignerons qui ont considéré qu’un gevrey-chambertin devait être puissant, structuré avec des tannins denses. Nul doute que les vignerons savent ce qu’ils écrivent.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Merci coach pour avoir mis le cahier des charges. Le point que j’ai relevé est en page 9 (2°).

    Pour ce qui concerne les AOP, le cahier des charges n’est pas là que pour encadrer techniquement la production (rendement, taux d’alccol…). il y a ce que l’on appelle le lien à l’origine qui doit apporter la preuve que le produit en question comporte des caractéristiques qui le distinguent des produits d’à-côté ; caractéristiques à la fois dues aux facteurs naturels et aux facteurs humains. Le gevrey-chambertin, compte-tenu des facteurs naturels et des facteurs humains, est donc un vin qui se caractérise par « une belle couleur rubis, d’un bouquet intense évoquant les petits fruits. Ils sont puissants, structurés par des tanins denses, mais veloutés. En fonction des « climats » dont les raisins sont issus, des nuances sont perceptibles, en particulier dans la robe et la structure tannique. Quelques années de garde leur permettent d’exprimer pleinement leur potentiel aromatique. »

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Afin de ne pas discuter dans le vide, extrait du cahier des charges :

    « Les vins sont en général d’une belle couleur rubis, d’un bouquet intense évoquant les petits fruits. Ils sont puissants, structurés par des tanins denses, mais veloutés. En fonction des « climats » dont les raisins sont issus, des nuances sont perceptibles, en particulier dans la robe et la structure tannique. Quelques années de garde leur permettent d’exprimer pleinement leur potentiel aromatique. »

    Donc, un Gevrey est donc principalement marqué par la puissance, la structure, une densité tanique mais tout en présentant un peu de souplesse.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Je ne connaissais pas Denis Dubourdieu. Par contre, j’ai croisé à, plusieurs reprises, celui de ses fils qui anime leur stand dans les salons (notamment au Grand tasting). Et, non seulement, j’ai trouvé son fils toujours très avenant mais en plus, moi qui ne suis pourtant pas bordeauxphile, il m’a amené à commencer à apprécier les vins blancs secs de Bordeaux (j’appréciais déjà les sauternes et, en l’espèce, beaucoup château Cantegril). J’avoue une préférence pour Reynon en raison de son aromatique exotique. Mais, j’apprécie au Floridène et Doisy-Daëne. Une émotion avec ce domaine : Extravagant de Doisy-Daëne 2002 (?) goûté au grand tasting 2014.

    Les rouges ont aussi beaucoup de qualité.

    Vraiment une belle maison !

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Rachid,

    Comme indiqué plus haut, je suis d’accord pour dire qu’il y a en effet de très bons beaujolais (j’en ai suffisamment bus depuis 20 ans pour avoir un avis). D’ailleurs, mon commentaire, comme celui des copains, démontrent que ce chénas avait du corps, de la matière et nécessitait à l’évidence un service à table pour exprimer toutes ses qualités. Toutefois, à l’instar des camarades, je ne lui ai pas trouvé une complexité « extravagante ». Or, les mots ont un sens.

    Quant aux copains, ils l’ont bus à l’aveugle (comme indiqué au début de mon post). Relis leur commentaire et tu verras qu’ils sont dans la même veine que le mien.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Merci Enzo pour cette réponse encore plus péremptoire puisqu’absolument pas argumentée par ton commentaire du vin en question.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Originaire de Lyon et élevé aux beaujolais et aux bourgognes depuis 20 ans, je pense pouvoir considérer que même un beau beaujolais n’a pas une complexité extravagante. Je renvoie à la définition de l’extravagance. Par ailleurs, j’attends les commentaires sur la cuvée considérée de ceux qui alignent les poncifs qu’un excellent dégustateur se doit d’aligner : à savoir qu’évidemment quand on est un dégustateur patenté un beaujolais a une complexité à faire frémir et apte à enterrer un bon chambertin.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Soirée organisée ce lundi soir au Congrès d’Auteuil, boulevard Exelmans, qui devient décidément le lieu de rencontre des groupes parisiens. Le thème éclectique se voulait toutefois une belle soirée puisque il y a quelques belles appellations commençant par C.

    Heureusement que j’avais demandé à chacun de n’apporter qu’une seule bouteille sinon on aurait été submergé puisque 4 sur 12 en ont apporté une seconde. Comme toujours dégustation à l’aveugle pour tous, sauf pour moi qui organisais.

    Chateau des Tours blanc 2011.

    Première fois que je buvais un blanc de Reynaud. J’ai trouvé un vin plein, rond, légèrement gras sur une aromatique plutôt sudiste avec un poil trop d’alcool. Mais ce qui m’a surpris, même il est vrai que je savais ce que je buvais, c’est le côté orange sanguine de ce blanc. Je pense que c’est une déformation liée au vinificateur car personne d’autre n’a trouvé d’orange sanguine dans ce blanc. Pour une première expérience en blanc avec ce domaine, j’ai trouvé le vin intéressant mais, à mon avis, aurait mérité un peu plus de fraîcheur avant d’être servi.

    Ensuite, une paire de blanc avec un chablis grand cru Vaudésir 2006 Domaine Guy Robin.

    J’ai trouvé le Grossot un peu pataud (en raison sans doute de la température de service) et sur une aromatique classique crayeuse, dérangeante pour moi. Ce n’est pas ce que je recherche. Moyen.

    Le chablis de Guy Robin a eu ma préférence (la température de service était plus adaptée). J’ai apprécié l’acidité et l’allonge de ce Vaudésir avec une aromatique orientée agrumes ; un vin non dénué de distinction. Le vin blanc de la soirée.

    Première paire de rouges avec un collioure 2010 Mas de La Casa Blanca.

    Le chenas de Piron est, pour moi, vraiment un beau beaujolais. Pourtant, j’avoue aimer les beaujolais faciles, pleins de fruits rouges, fluides ; ceux que l’on boit sur le coin du zinc avec du saucisson. Là, on a un beaujolais qui a de la structure, une trame épicée et une amertume qui invitent plutôt à boire ce vin à table. Malgré ses qualités, cela reste toutefois un beaujolais. Donc il ne faut pas non plus y chercher, par exemple, une complexité extravagante.

    Franchement, impossible pour moi de situer le collioure si je n’avais su ce que c’était. Je n’ai trouvé aucun marqueur me permettant de remettre le vin dans sa région. En même temps, des collioures, je dois en boire 1 tous les 10 ans. J’ai donc trouvé un vin sans personnalité. Ce n’est ni bon ni mauvais, ni du nord ni du sud, ni de plaine ni d’altitude. Bref, mon impression est neutre.

    La paire suivante était constituée du Crozes-Hermitage 2014 Alain Graillot

    En propos liminaire, je souligne que j’ai dû inverser dans mon souvenir les vins car j’ai des commentaires plutôt inversés par rapport à mes camarades de dégustation.

    Pour le côtes du Rhône, il s’agit d’un vin très fruité, avec de la corpulence mais tout en restant digeste. J’ai trouvé un bon vin.

    Pour le Graillot, toutes les caractéristiques d’une syrah sont là : olives, épices, poivre. J’ai trouvé des tannins asséchants, un bouche stricte pour un vin, certes expressif (trop même), mais en l’état trop fougueux. A attendre.

    Pour la suite, voilà que se présentent côtes du Roussillon vieilles vignes 2005 Gauby

    J’avoue avoir eu un peu peur pour le Chinon. Je me demandais si ouvrir Coteau du Noiré 2009 ne seriat pas un poil trop jeune. et bien…non. Pour ma part, j’ai y trouvé plutôt du fruit (fruits rouges bien mûrs) avec un trait de végétal et une belle fraîcheur. Grande buvabilité.

    Quant au côtes du Roussillon vieilles vignes 2005 Gauby, ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de lire que la matière, la corpulence et l’aromatique de ce vin ne m’ont pas enthousiasmé. Par contre, pour ceux qui aiment la fougue, ils trouveront à n’en pas douter du plaisir avec ce vin. Moyen.

    La paire suivante était constituée d’un châteauneuf-du-Pape Reine des Bois 2006 Domaine de la Mordorée.

    J’ai apprécié ce cornas. Je me trouve en décalage avec les camarades puisque je ne souscris pas aux commentaires sur le côté déviant de ce vin ; je suis sans doute moins sensible aux déviances. J’ai trouvé un vin typique de son appellation avec de la personnalité ; un vin qui répondait bien au châteauneuf qui suivait. Bon vin.

    Beau châteauneuf qui a su allier présence, identité et fluidité. Un vin très équilibré qui, pour ma part, en a imposé à tous les rouges. Très bien. Le vin rouge de la soirée.

    Pour finir avec les rouges, un attelage composé d’une côte rotie 2010 Domaine Burgaud.

    J’étais l’apporteur du millésime 2013 et anticipais sa confrontation avec le millésime 2010. Avant de goûter le 2010, je trempe mes lèvres dans le 2013. Je suis quelque peu rassuré (enfin sous réserve de ce qu’il y aura juste à côté) car j’ai trouvé une côte rotie comme je les aime, c’est-à-dire une côte rotie distinguée qui ne surjoue pas les côtés viandé, lardé ou épicé. C’est au contraire le fruit frais qui s’exprime pour donner de la gourmandise. Beau vin.

    Vient ensuite le millésime 2010. C’est…différent. Ca assèche, c’est granuleux, c’est austère. Hum ! Hum !

    Pour les fromages, j’avais prévu le château Chalon 1992 Auguste Pirou.

    Pour moi qui ne suis ni amateur ni expert de ce type de vin, je ne pourrais vous dire si c’était, ou non, un bon château Chalon. Ce que, par contre, je peux écrire, c’est que j’y ai retrouvé les marqueurs de l’appellation avec son aromatique sur la noix et le curry. J’ai quand même réussi à la boire. C’est donc, que ça devait être pas mal.

    Pour le carpaccio à l’ananas, a été servi un cerdon du Bugey 2010 Redardat Fache.

    Il s’agit d’une bulle rosée demi-sec composée de gamay et de poulsard. Ca me fait penser, comme Arnaud, à un bonbon acidulé très marqué par le fruit (groseille, mûres). Pas mon truc.

    Et, pour finir, un cadillac 2003 Château Perronin.

    Un vin dont on pouvait craindre la puissance compte-tenu du millésime. Mais que nenni. Fraîcheur, aromatique qui a perdu quelque peu son fruit pour commencer sa mue vers des arômes secondaires, fluidité, légèreté. Contrepartie, manque, à mon sens, un peu de personnalité qui aurait été de bon aloi quand on arrive en 16ème position. Bien.

    En conclusion, plutôt une belle soirée. Je suis, comme Stéphane, étonné de l’absence de bourguignons et constate que, lorsque le thème est vaste, ce sont les rouges qui sont présents en plus grand nombre.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Comme nous goûtons à l’aveugle dans cette soirée sur le thème « Grands crus de la Côte de Nuits contre grandes syrah », il ne m’était donc pas possible de savoir précisément ce que l’on avait dans le verre. Toutefois, la robe était plutôt rouge brique que rouge sang. C’était un signe révélateur mais guère plus.

    Au premier nez, c’est immédiatement le café qui me vient. Ca en est tellement surprenant que j’écarte le verre. En y revenant, ce n’est finalement pas le café mais le cacao. Oui, ce sont des effluves de cacao que le vin dégage ; un vrai bol de chocolat chaud. Cela évoque alors la volupté, un soir d’hiver enroulé dans une couverture à côté de la cheminée.

    Quand je porte le vin à ma bouche, c’est le même registre aromatique qui s’exprime. On sait que l’on boit du vin. Mais si nous étions totalement à l’aveugle, sans même connaître la nature de ce qui est bu, opterais-je pour du vin ? Il y a du grain, il y a de la mâche, il y a du corps qui donnent de la personnalité au vin mais la personnalité d’un ancien qui serait devenu sage.

    Alors un vieux vin qui peut encore donner à ce point-là, je dis Chambertin. L’apporteur confirme. Un vieux chambertin d’un bon millésime, je propose 1978. Joël, qui est le donateur, répond qu’il s’agit d’un grand millésime plus ancien. Je dis alors, sans trop y croire, 1961. Finalement, c’est 1949.

    Magnifique donc ce chambertin 1949, par ailleurs émouvant puisque c’est l’année de naissance de mon père.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Certains ont la passion des étiquettes !

    D’autres ont la passion du vin.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    JC,

    J’ai l’impression que finalement cette dégustation n’était pas top, top. Dommage ! surtout que l’Alsace me semble inégalable en terme de diversité et de complexité aromatiques.

    18 bouteilles pour 9 : je défaille rien que d’y penser.

    Quant au Congrès d’Auteuil, ça devient un peu la cantine des LPViens parisiens. LPV Paname y est allé en mai et LPV 2 rives y va à la fin du mois pour une dégustation sur le thème des appellations commençant par la lettre C.

    Maxime Bourdonnel
    Participant

    Liste pour liste, je préfère quand même les listes de François Audouze. Mais bon ! Il est sans doute utile d’avoir un caviste professionnel actif parmi les LPViens.

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