mathieu.gp

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  • mathieu.gp
    Participant

    Pour en revenir à la discussion,
    je trouve que les 2 modes de dégustations apporte un plus d’une part l’aveugle est le meilleur moyen de comparer des vins en se laissant influencer le moins possible ( d’ailleur des verres noirs sont indispensable aussi ) mais malheureusement on se voile la face aussi d’un certain côté. pourquoi?
    Parce que l’on recherche plus les défauts que les qualités à prime abord… Il est plus facile de dire ce vin est meilleur parce qu’il a moins de défaut que celui-ci. Mais au final le vin qui arrivera en tête ne sera pas celui que l’on préfére en général.. C’est ce qu’on peut appeller l’effet Parker – Recherche du plus aromatique, du plus concentré, du plus vanillé,… Mais aussi de l’effet « anti-parker » – Recherche du plus gouleyant, du plus acide, du plus austère… Au final beaucoup de vins qui sortent de la dégustation mais que l’on n’aimera pas autant dans un autre contexte.

    A ce titre je trouve la posture de Enzo d’aviolo intéressante ( faire des dégustation à l’aveugle lors de repas ), mais l’on est influencé par les mets… ce qui est moins grave à mon sens.. même si l’on perd en objectivité sur le vin intrinséquement au moins on voit plus de facettes du vin.

    La dégustation à découvert est aussi pénalisante car l’on est trés influencé par nos préjugés. Et la effectivement ca peut devenir délicat. Mais aussi ça donne l’avantage d’extrapoler sur certaines données… par exemple la dégustation de vin trés original ( mettre un vin jaune dans une dégustation de vin avec des sucres résiduels ) , la dégustation de vin de même cépage mais de régions différentes, ou de millésimes différent..

    Perso je ne vois pas de solution miracle la meilleure objectivité s’obtient en travaillant sur soit et sur ses goûts mais aussi par la pratique de la dégustation.

    mathieu.gp
    Participant

    Je crois que tu as bon avec la terrine de canard (cuite au feu de bois tu sera pas loin du vrai aussi !! )

    Sinon je sais pas tu peux essayer de jouer un peu avec un magret séché accompagné d’une gelée aux fruits rouge ou à la lie de vin.

    mathieu.gp
    Participant

    Bu hier une cuvée CR: Quartz de Courtois avec une saucisse de Montbéliar notamment et ben c’était vachement bon et l’accord était très sympa. Le vin avait toujours sa couleur jaune or, le nez est massif sur des notes difficiles à décrire mais pas d’odeur négatives ou inappropriées. La bouche est très droite et le vin à beaucoup d’ampleur sur des notes de fruits bien mûr type coing, poire. La finale se déroule gentillement tout en douceur sur une bonne longueur.
    J’avais gouté le romorantin et j’avais beaucoup moins accroché. Pour le coup c’est un super vin ce Quartz

    • in reply to: Wagyu !
    mathieu.gp
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    Bord… !!! C’est plus cher que le plus cher des poissons de mon poissonnier le plus cher qui est déjà hors de prix…

    ::o

    mathieu.gp
    Participant

    Ben moi j’ai fait un super accord avec un vin de savoie cuvée « Autrement » du domaine jacques Maillet. Un vin fluide mais bien épicé.

    mathieu.gp
    Participant

    >
    > Quant à Saint Emilion tu oublies que toute l’aire
    > est une AOC avec un énorme potentiel pas toujours
    > réalisé. Mais si sur le meilleur coteau de
    > l’Entre deux Mers ou du Roussillon tu peux me
    > sortir un vin aussi bon que Valandraud je te paie
    > un pot!

    Il faut aussi partir du postulat que Valandraud possède un grand terroir ? Et que Saint-émilion possède un potentiel qui est réellement énorme. Sur ce que j’ai gouté derniérement c’est un bon terroir à bois précieux, avec des torréfacteurs un peu partout et des champs de liqueur de Cassis.
    Je caricature mais pour moi le Bordelais est l’appelation où il existe le moins d’expression de terroir aujourd’hui. Par le passé bordeaux avait su façonner le terroir pour faire des grands vins. Parce que le terroir sans l’homme n’est rien. Ainsi comme le dis Chinbourg de nouveaux vignerons vont travailler leurs terroirs et bientôt on verra apparaitre de nouveaux grands terroirs qui produiront de grands vins.

    Comme le dis Patrick Essa Petrus n’était pas un premier et Mouton-Rothschild n’était pas non plus un premier et pourtant qui leur conteste leur place aujourd’hui ?? D’autres grand terroir vont probablement perdre de leur prestige comme les vins rouge de champagne.

    Ainsi va la vie et c’est trés bien comme ça.

    mathieu.gp
    Participant

    ChristopherSevestre écrivait:
    ——————————————————-
    > Le magret de canard se déguste plutot avec un vin
    > espagnole ? j’ai peur de pas comprendre…

    Moi non plus ??? Comme si tout les vins espagnols etaient pareil ??

    mathieu.gp
    Participant

    C’est vrai ça suffit … Moi je suis un inconditionnel et j’aime ce vin mais j’aime aussi sa spécificité et j’aimerai bien connaitre d’autres avis.

    Ca me paraissait étonnant tout ça…(:P)

    mathieu.gp
    Participant

    Une Andalouse de Barréjats… Vin liquoreux oxydatif… Fabuleux vin.

    Tu laisse bien le gras du Magret pour apporter de la douceur qui va bien contrebalancer le sucre, tu peux faire un accord sucrée-salé super si tu force un peu sur le fruit dans la sauce ou alors une gastrique bien prononcée en agrume. Tu peux même rajouter d’autres épices comme de la coriandre citronnée, du cumin, de la canelle,… enfin ce que tu sent.

    Le vin est d’une puissance monumentale avec une note boisée qui devrait bien se marier avec le fumé du Thé. La bouche est puissante et peut supporter une gastrique puissante et elle est allégrement épicée.

    Ca me donne envie de cuisiner

    mathieu.gp
    Participant

    Oui le principe du petit foutage de gueule était amical… Il n’empêche te donner un accord mets-vins avec une variante d’un plat qui résonne pour 99% des francais comme étant la version grecque dans laquelle tu change tout les ingrédients ou presque est trés difficile.
    L’accord doit se faire la plupart du temps sur les mêmes saveurs que le plat et si tu y rajoute des épices ou des ingrédients supplémentaire ça change tout donc sur un plat qui n’est pas une réference pour nous il nous faut la recette…
    Sinon on tatonne

    mathieu.gp
    Participant

    Un Montrachet.. mais pas celui de Bourgogne.. une variante Norvegienne avec des bulles et un goût de houblon… mais ca reste du montrachet…
    Non je me moque mais c’est vrai c’est un peu bizarre cette moussaka.

    Pdt, Porc, crême,…. Je dirai un chardonnay avec un peu de gras… euh… un macon..

    mathieu.gp
    Participant

    C’est marrant parce que le grand blanc 2002 qui ne comportait pas de muscat dans l’assemblage était dèjà un vin fabuleux ( il l’est toujours d’ailleurs ) avec une grande présence, très équilibré, mais aussi avec des arômes beaucoup moins fruité qui font que le vin ne s’apprécie pas de la même façon. Et finalement c’est un tour de force de voir à quel point le Grand Blanc 2006 est plus consensuel grâce à cette touche muscatée.
    Le grand blanc était dèjà grand mais il est devenu accessible en plus et cela permet d’apprécier d’autant plus toutes ses qualités plus « cachée »

    D’aprés ce que j’ai lu les vins de la région de St rémy de provence était à l’origine réputé pour les blancs et non pour les rouge. Ce vin est la preuve qu’il y avait des raisons à cela.
    En tout cas je recommande à tout le monde de goûter ce Grand vin c’est un bonheur.

    mathieu.gp
    Participant

    geoboy écrivait:
    ——————————————————-
    > Sachant que le caractere du Vin jaune depend aussi
    > et surtout du Terroir de la cave dans laquelle il
    > est élevé, peut-il etre qualifié de vin de
    > terroir?
    > Le Savagnin ouillé ne serait-il pas plus Terroir
    > que le Savagnin oxidatif?
    >

    la question est aussi de savoir si réellement le goût du vin jaune est influencé par la cave ? Car j’ai cru comprendre que le développement du voile est possible grâce à l’environnement climatique mais aussi par les vecteurs environnant comme la cave. Mais par contre je ne crois pas qu’il existe plusieurs type de « flor » et quelles donnent des goûts différents aux vins jaune suivant le type de cave.

    Donc j’aurai tendance à penser qu’un savagnin peut représenter une expression de terroir en ouillé comme en oxydatif mais que le type d’élevage ne change pas la notion de terroir du vin, et quelle serait plus ou moins affirmée suivant l’élevage.

    Si tant est que le vin jaune est trés spécifique de très peu de région dans le monde et que l’on peut aussi qualifier de « terroir » ce type de vin en lui même de part l’exception de la possibilité de fabrication et de la très grande corrélation de l’environnement avec le vin.

    mathieu.gp
    Participant

    Enzo,

    Pas du tout convaincu par ta réponse… mais alors pas du tout.

    Que toi tu estime que ce que tu as ressenti était l’expression du terroir je veux bien le croire. Que tu en ai tiré la conclusion que moi ( sous-entendu les autres, qui s’interrogerai comme moi, aussi ) je puisse avoir le même ressenti, là tu t’avance beaucoup.

    D’ailleurs ca m’énerve ce ton condescendant que tu emplois, comme si ta grande expérience des vins t’avais fait découvrir la vérité ultime et que lorsque je vais atteindre ton niveau d’expérience je comprendrai.

    Ceci mis à part je croyais que ma question méritait une réponse plus intéressante. Je reste dubitatif sur cette question. Comment en tuant ( le rôle d’un antiseptique ) les éléments qui donne du goût et de la saveur à un produit fait t-on pour ne pas modifier le résultat.

    J’ai encore en tête une interview donné par C. et L. Bourguignon qui expliquaient que le développement de la « flor » sur un vin jaune était conditionnée par la nature des pierres ( marnes bleues je crois )utilisées pour la construction des caves. Et qu’un vigneron ayant refait un nouveau chai à neuf sans ces pierres n’avait pas pu obtenir de « flor » à cause de ça.

    Je me dis que certaines autres relations de ce type peuvent se retrouver. Et que l’on peut enlever des éléments qui pourraient participer à la typicité d’un vin en éliminant certains organismes avec l’utilisation ( ou la dose ) de soufre. Donc diminuer la définition du terroir…????

    mathieu.gp
    Participant

    Disons un peu des 2. Les bactéries, les levures ( bien que je ne soit pas sûr que le soufre diminue leurs efficacité )et tout les éléments qui vont provenir de la vigne ( et donc aussi selon les terroirs ) et qui peuvent être altérés dans leurs « efficacité » ce qui changera le vin final.

    Aprés je pensai plus à la vinification parce-que cela me parait encore plus sensible mais bien sûr, si pulvérisation sur le raisin il y a, je veux bien savoir si vous avez rencontré une différence ou non ?

    mathieu.gp
    Participant

    Je ne parle pas d’un extrême à chaque fois. Il y a un monde entre pas du tout, un peu, énormement.

    Et j’aimerai connaitre certains avis sur le moment ou l’on se sert du soufre aussi. J’ai remarqué que j’aimais beaucoup les vins des domaines qui travaillent « nature » avec UN PEU de soufre à la mise en bouteille. C’est là que je retrouve le plus d’effet terroir. J’ai beaucoup de mal avec les vins trop soufré qui perdent leurs personnalité et j’aime beaucoup les sans soufre mais c’est vrai qu’on n’est moins à l’abri d’une mauvaise surprise dans ce cas là.

    En gros je trouve le soufre intéressant pour la conservation ( c’est pas une nouveauté ) mais je vois beaucoup de vins « lissé » ( comme éteint, sans expression complexe… ) par le soufre. Je me pose la question de savoir si le fait d’utiliser le soufre lors de la vinification à des effets notables sur la définition du ressenti du terroir.

    Mesdames, messieur les vignerons avez-vous noté ce caractére et quels sont les conditions qui font que l’on retrouve ou pas cette sensation ?

    mathieu.gp
    Participant

    c’est vrai qu’il y à des tricheurs partout et des incompétents dans chaque camp mais l’essentiel c’est d’avoir quelqu’un qui  » travaille bien » (en bonne intelligence comme on dit ).

    Par contre y un un sujet pas trop développer dans ce sujet :

    Le soufre gomme t-il l’effet terroir ?

    Le soufre étant un antiseptique et le terroir étant d’aprés beaucoup principalement représentatif par ces bactéries notamment et l’action… blablabla…

    mathieu.gp
    Participant

    Quand même au bout du compte c’est encore une discussion ou les points de vue ne sont pas si éloigné malgré tout ? Chacun est pour faire le meilleur vin et chaque camp à des problèmes avec l’autre à cause de l’opacité de certaines pratiques. Les « conventionnels » reprochent aux bios le mensonge et l’opportunisme de certains et les « bios » reprochent aux conventionnels le mensonge et l’opportunisme aussi.

    Mais a part ça etes vous d’accord sur certains point ? ??? ex: Le terroir c’est d’abord un sol sain et vivant. Des raisins sains et mûrs qui arrivent au pressoir…. enfin ce genre de truc quoi

    mathieu.gp
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Sauf que lutte raisonnée ça ne veut rien dire, et
    > qu’on peut difficilement mettre dans le même sac
    > ceux qui ne désirent pas être certifiés pour se
    > laisser la possibilité d’utiliser (le moins
    > souvent possible) un produit bien choisi même si
    > non homologué en bio, et ceux qui traitent de
    > manière systématique avec n’importe quel produit
    > quelles qu’en soient les conséquences.
    >
    >
    > Luc

    C’est là que la réaction d’éric monné est intéressante parce-que même si le label « bio » ne fait pas tout il pose au moins des balises qui donne une indiction de ce qui est fait. Alors qu’inversement y a pas beaucoup de moyen de différencier les autres « conventionnel »

    mathieu.gp
    Participant

    Superbe discussion, qui a le mérite d’être trés argumenté, ce qui est long à lire mais plus intéressant pour comprendre les points de vue.

    Mais dans terroir il y a TERRE et c’est pour moi la meilleure définiton. A savoir pour avoir un vin de terroir on respecte la terre sur laquelle le vin est fait.
    Pourquoi? Parce-que c’est la terre qui va principalement faire ressortir les différences entre les vins ( le climat donne un effet millésime uniquement si l’on passe sur le fait que les terroirs à vins sont connus et modélés pour les corélations cépage, mode de culture,…avec le climat moyen )
    Donc pour faire un vin de terroir il faut utiliser les ressources du sol, donc de tout ce qui compose le sol..les minéraux, les matières argiles et la matière vivante. Donc si un vin est produit sur un sol ou il se trouve y avoir des carences d’un de ces trois éléments on ne peux pas appeller ça vin de terroir ( ou alors appellons ça de terroir partiel…).

    Pour faire court, le meilleur moyen d’appauvrir le sol c’est l’engrais chimiques et autres pesticides donc agriculture conventionelle = diminiution de la faune qui permet un renouvellement minéral et par la épuisement des éléments minéraux NECESSAIRE à la plante, donc à son bon fonctionnement.
    Sur ce point pratiquement tout le monde est d’accord ! !

    Aprés passons sur l’idée que le vin peux se faire en lui apportant tout les éléments nécessaire par l’intervention humaine c’est un non-sens.

    Autre point jusqu’à quelle dose un produit est-il « toxique » ou néfaste bien sur que la question est légitime… d’ailleurs je prend des médicaments lorsque je suis malade, MAIS je n’en prend pas lorsque je vais bien. Et c’est la tout le coeur du débat. Y a t-il un dose possible qui permette de faire des vins plus sains sans détruire le résultat final ?

    Et bien qui peut le plus peut le moins. Un vigneron Bio ( dans ces pratiques bien sur ) fera dans 100% des cas un vin qui se rapporche de ce qu’attend un amateur de vin de terroir.
    Aprés le talent du vigneron, le climat, … peuvent modifier la donne et c’est la que les partisan du non-bio rentre en scène parce qu’ils dénonce l’hypocrisie d’une absence de traitement en cas de problème/maladie. Et donc ils justifie l’utilisation de ces intrants pour éviter ces problèmes/maladies mais la limite est difficile à connaitre… Jusqu’ou peut-on traiter sans modifier l’équilibre ?

    Malgré tout je trouve que l’on a tendance à entendre que beaucoup de traitement sont préventif et c’est là aussi que l’idée dérange. Est-il plus logique de pendre un médicament pour ne pas tomber malade ou plutot de vivre sainement pour éviter de tomber malade ?

    Pour conclure j’ai éprouvé mes plus grandes émotions sur des vins à pratique BIO. C’est pas une idéologie c’est un constat… c’est mes goûts et j’en conclu que ce que je recherche dans un vin provient d’une culture « bio ».
    Je ne suis pas jusqueboutiste et je ne condamne pas les non-bios à la damnation mais malgré tout je vais rejoindre chinbourg et d’autres dans leurs mini-extrémismes parce-que le bio à ma faveur gustative ( c’est le plus important et je sens aussi une différence par rapport aux conventionnels ), il a aussi ma faveur logique ( je pense que l’on fait du meilleur vin en travaillant le sol naturellement ), ma faveur hygiénique ( je ne pense pas les pesticides bon pour ma santé ) et il à aussi ma faveur morale ( je suis sur que plus de vie dans les sols est meilleur que plus de pesticide pour les générations futures ).

    Au final et j’en reviens là parceque c’est le plus important pour moi en moyenne et dans le top qualité les bios font meilleurs que les conventionnels dans les vins que j’ai bu et que je bois donc à choisir entre un raisonné dont je ne suis pas sûr des pratiques réelles et un bio je prend 100 fois le bio.
    Aprés bio ou bioD je ne juge pas c’est encore un peu flou pour moi mais par contre je veux bien croire qu’il n’y à pas tout à jeter si certaines expériences montre des résultats positif, mais je reste secptique ( comme lanéfle ) sur l’ensemble des pratiques et sur leurs réelles efficacité.

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