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- 17 juillet 2009 à 14h29
- in reply to: Domaine Henri Milan
Petite visite au domaine en ce chaud aprés-midi d’été
L’acceuil est toujours aussi sympathique et c’est toujours un plaisir de rentrer dans le domaine par cette belle allée ombragée.
Passons aux vins :
Grand blanc 2007 : Première constation le nez est plus calme que d’habitude. Vraiment très droit mais un peu moins expressif que d’habitude ??? en fait j’ai appris que le vin venait d’être mis en bouteille donc ceci explique… Malgré tout le nez est dèjà assez complexe et l’on note des odeurs de pêche blanche assez pure. Le bouche qui suit est vraiment très droite sur un équilibre septentrional, du beau fruit mais pas exhubérant, pas de sensation d’alcool prononcé et une belle acidité. Malgré la finale très longue je la trouve un peu en dedans et il faudra lui laisser un peu de repos pour qu’il s’exprime plus.
Rosé ma terre 2008 : Un beau rosé que celui-ci. Pour moi le meilleur que j’ai pu gouté cette année. Des saveur fruitée de peau de pêche, de fraise des odeurs florales de rose notamment. La bouche est finement épicée et gourmande à souhait un équilibre porté par un peu de sucre résiduel ( 7-8 g de mémoire ) qui rendent le vin parfait sur des viandes grillés épicées. Un vin qui peut accompagner l’apéro, le plat et même un dessert comme une soupe de fraise, un melon ( testé et grandement approuvé )…
Domaine 2003 – 2004 et 2005 : Pour faire simple tout les vins sont différents il y a une vrai marque de chaque millésime sur les vins.
2003 est aujourd’hui prêt à boire avec son fruité bien mûr, ses épices, sa douceur et son velouté ( alcool et millésime oblige ). Mais le vin est toujours marqué par cette fraicheur typique du domaine qui équilibre le vin. Un vin à boire un peu frais 13-14°C surtout si c’est l’été.
2004 est lui plus sur des saveurs mentholée un peu terreux. Des épices ( chocolat van houten, moka ), des herbes aromatique ( thym, laurier,..) qui trace pour moi la signature du millésime. Le vin est un peu plus jeune avec des tannins qui se retrouve aussi un peu ( normal ) en tout cas de beau accord gastronomique peuvent être réalisé ( agneau confit aux arômates, veau en croute de tapenade..).
2005 est un peu jeune pour le coup mais quel beau vin mûr et épicé, velouté et frais comme une synthèse des 2003 et 2004. Encore une fois le millésime dicte sa loi. 2005 à du être une année de belle maturité sans stress trop poussé des raisins. Bien sûr les tannins sont encore très jeunes mais c’est prometteur.Clos Milan 2003 – 2004 -2005 : Comme toujours avec le clos on passe au niveau supérieur. Le velouté de ce vin associé à sa fraicheur légendaire ( pour moi ) est un ravissement complet. Comme pour le domaine le vin est à chaque fois profondément marqué par le millésime.
2005 : On commence par du lourd, du très lourd. Pour ceux qui veulent connaitre la puissance il faut sentir le bouquet de ce 2005. Je n’ai jamais rencontré de vin ayant une telle force, un tel parfum dans un nez . C’etait pénétrant et pour les amoureux du grenache on avait un beau grand bouquet. Tellement puissant qu’on pense à un maury ou un banyuls. Mais comme toujours la bouche retombe « sur ses pattes » et une maturité trop poussé qu’on aurait pu craindre n’est pas là. Le vin est porté sur une matière d’une jeunesse confondante. On aurait dit un vin de l’année et pourtant le vin à dèjà 4 ans !!! La bouche est velouté, soyeuse. Les épices du grenache sont accompagnés par la droiture de la syrah et toujours cette finale sur la fraicheur typique qui propulse le vin au rang des très grand. Le vin est malgré tout beaucoup trop jeune et je pense pas y toucher avant 5 ans minimum mais quelle bombe.
2004 : Pour faire cours le 2004 est comme le domaine sur un équilibre plus épicé moins gourmand que le 2005 ou le 2003 mais toujours la signature de la compléxité, de la fraicheur et du velouté du clos.
2003 : Il est bon celui-là et pour le coup bien prêt à boire. La force du vin s’est assagie et on se retrouve avec un beau vin bien équilibré sur des tannins présent comme il faut et un fruit toujours gourmand. On se croit à Chateauneuf du pape la fraicheur en plus.Brut de OUF : En fait le rosé des ouf avec un peu plus de bulles. J’aime beaucoup le rosé des ouf un rosé trés épicé, un poil de sucre, un poil de gaz, une couleur tuile. Un vin d’accord aussi mais qui à bien accompangé de simple merguez de mon boucher. Le plus de bulle n’est pas gênant en soit et finalement on en fait ce qu’on veut, apéro ou dessert cuisine asiatique ou du magreb ( doit bien passer sur un couscous ). j’aime vraiment bien.
Sans soufre 2008 : Un bon gros canon que l’on boit sur le fruit. Bien sûr le vin est plus direct sur le fruit, moins épicé, mais c’est ce que l’on lui demande. Il va se vendre partir comme des petits pains et il va surtout ce boire parce qu’il est facile. La bouche est un poil plus marquée par le Cabernet en 2008 mais un cabernet mûr ( pas comme à bordeaux, enfin trop rarement.. ) avec un service un peu frais on en redemande rapidement un autre verre. La finale est là sans être extrêmement longue mais surtout cette fraicheur qui réequilibre tout le fruit. c’est très bon.
Pour finir avec ce long message la synthèse d’un domaine que j’aime toujours autant. D’abord le terroir est bien marqué et se retrouve sur chaque vin, une vrai signature avec la fraicheur « bourguignone » sur chaque vin.
Ensuite les millésimes, quel plaisir de boire un vin à chaque fois marqué au fer rouge du temps qui est passé. Certains vont aimer un millésime plus qu’un autre et tant mieux mais l’on sent une volonté de laisser le raisin aller ou il doit aller et c’est ça la magie du vin se rappeller en goutant un 2003 qu’il à fait chaud, se dire que l’on va retrouver le calme de 2004 dans la bouteille, retrouver la flamboyance et les éspérance d’un magnifique millésime en 2005.
Et enfin la gentilesse des gens du domaine. On est ici avec l’impression d’être dans un fief d’irréductible ( gaulois !! ), le domaine est caché dans son anse de verdure, le clos perché sur sa collinette entouré de pins le domaine ne fait apparement pas beaucoup de concession et de compromis. Apparement il est atypique dans le monde du vin et il s’en fout un peu. Malgré tout quand on s’y attarde, quand on ose pousser les portes et que l’on viens avec l’envie de partager, on est alors devant une tout autre perspective et le domaine parait avenant, amical, ouvert aux autres et finalement on n’a l’impression d’être en terrain connu comme chez soit. Finalement exactement ce qu’est le sud et ses habitants, un mélange de fierté, presque d’égoisme exacerbé au premier abord mais en fait un endroit ou l’on se sent bien et que l’on ne veut plus quitter quand on a pris le temps de le connaitre.Encore une fois je recommande à tout les gens de s’arrêter ( appellez avant quand même 😉 ) et de prendre le temps de faire la balade on n’est pas déçu du voyage.
- 13 juillet 2009 à 22h41
- in reply to: Château Simone, Palette
Merci je sais,
Mais bon faut pas s’inquiéter, je vais pas me battre avec un vin qui n’absorbe le bois que dans les grandes années. Je goûte le 2002 je vois ce qu’il en est et on passe à un autre « mythe » si l’attente n’est pas au rendez-vous. Dèjà que je suis pas amateur de bois alors si il disparait pas je crois que je trouverai pas mon bonheur ici. J’irai voir ailleur sans souci.- 13 juillet 2009 à 22h28
- in reply to: Château Simone, Palette
Luc Javaux écrivait:
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> Jeune c’est effectivement boisé (mais pas plus que
> 90 % des bourgognes blancs et dans leur cas
> personne ne trouve rien à y redire…), >
> LucMoi si !! D’ailleurs j’ai tout de suite pensé » tiens on dirai un chardonnay de bourgogne !! » Comme quoi le bois c’est un goût qui transparait beaucoup plus facilement ( typiquement ) que le terroir.
Enfin j’ai un 2002 en cave je reviens dans 2 ans et je vous dit ce si l’arbre cache toujours la for…heu le vin 🙂- 9 juillet 2009 à 12h54
- in reply to: Château Simone, Palette
Moi je connais pas encore un Simone de plus de 10 ans. Mais je pose la questions aux habitués. Ce 2006 correspond t-il au profil d’un vin qui va faire un beau vin ou pas ?
- 8 juillet 2009 à 19h16
- in reply to: Vin d’Algérie 1937 extraordinaire, Yquem 1939, Vega 1967, Bâtard 1974 et une sublime Tarragone
Petite question de béotien .. Elle évolue la charteuse ? Et surtout pourquoi ? Habituellement les eaux de vie ne s’améliorent pas (peu) en bouteilles pourquoi la chartreuse oui ?
- 8 juillet 2009 à 19h13
- in reply to: Tartelettes melon-chocolat ?
Pas de melon confit donc pas de porto pour moi. Je reste blanc et je pense qu’un petit muscat ( muté ou pas ) avec peu de sucre résiduel est le meilleur choix.
- 8 juillet 2009 à 19h08
- in reply to: Château Simone, Palette
Ouais c’est vrai qu’en relisant c’est pas optimiste… Mais bon c’est surtout que sans l’élevage appuyé on aurait pu avoir un beau vin je pense. Dès fois je comprend pas la démarche. Mais sinon on peut espérer que ça se fonde et pourquoi pas avoir un bon vin dans 10 ans.
On verra bien
- 7 juillet 2009 à 19h37
- in reply to: Château Simone, Palette
Bu hier un CR: Simone blanc 2006.
Une belle planche que ce vin. Un nez trés vanillé qui ne laisse pas transpercer d’autres arômes. Pour les amateurs de parfums d’élevage c’est un bel élevage que voilà luxueux et tout et tout.
La bouche est aussi particuliérement marqué par le bois avec un bel équilibre cependant si ce n’est la lourdeur de l’élevage. On sent tout de même quelques promesse derriére le bois. Peut-être que lorsque le bois sera fondu le vin apparaitra mais aujourd’hui c’est pas passionnant. La fin de la bouteille à été laissé le vin devenant particulièrement écoeurant avec quelques petits degrés en plus.Dubitatif sur ce Simone jeune !!
- 7 juillet 2009 à 13h27
- in reply to: Tartelettes melon-chocolat ?
Je suis pas convaincu qu’un vintage donnerait de meilleurs résultat si ce n’est que le vin serait meilleur et que l’on éviterait la brulure de l’alcool.
Vous avez dèjà mangé un melon frais avec un verre de porto et trouvé l’accord bon ?- 6 juillet 2009 à 20h20
- in reply to: Tartelettes melon-chocolat ?
mgtusi écrivait:
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> Certes mais melon-chocolat attire le porto
> vintage, non ?Perso, je trouve l’accord melon – porto équivalent au champagne – gateau de fête. Un accord mauvais qui est pratiqué depuis trop de temps. Le chocolat noir appelle un porto ça d’accord. Aprés si le melon est confit et si la proportion de chocolat est dominante je suis ok pour un porto mais je reste persuadé qu’on peut faire mieux avec un VDN Banuyls ambré de quelques années on est sur un accord plus précis pour moi. Mais là encore il y a chocolat et chocolat et le type de chocolat peut diriger vers d’autres accords.
Il serait bien de connaitre le dessert réel pour être plus précis.
- 6 juillet 2009 à 20h12
- in reply to: Bonnes adresses en Provence ?
Arrrgghhh !!!
Le domaine MILAN a st remy de provence. Le top de l’acceuil, le top des vins… le top.
Sinon, à toulon les dupéré Barrera sont super sympa et y à toujours de bonnes choses à ramemer. Le chateau St Anne à Bandol, un terroir froid avec des vins pleins de personnalité et un acceuil super sympa aussi. Proche de Nice tu as le vignoble des hautes collines à st Jeannet avec un tout petit domaine atypique mais à découvrir.
Bon séjour dans notre belle région. J’éspère que tu prendra le temps de l’apprécier.
- 6 juillet 2009 à 16h00
- in reply to: Cuisiner un Bar (ou Loup)
Un poisson comme le loup c’est un poisson que je qualifierai de fin ( c a d qui n’a pas de force aromatique dirigeante au niveau accord ) dans ces cas là comme pour une viande ou autre légume c’est l’accompagnement qui décide le type de vin.
Ex : Sauce tapenade ou sauce au vin rouge. Accord avec un vin rouge. Sauce huile d’olive, legumes du sud ( courgettes, fenouils, ..) accord vin un peu gras du sud mais blanc. Sauce au beurre, hollandaise,… accord vin septentrional bourgogne ou chenin sec suivant la puissance du gras de la sauce. Epices, bouillon trés corsé, citron confit,… Accord avec un demi-sec de loire ou un alsace…Pour moi la meilleure façon de l’apprécier c’est au four à bonne cuisson ( trés important ) avec une grande huile d’olive dessus, aprés avoir levé les filets histoire quelle ne chauffe pas ( Chateau Vignal – Nice Cailletier… La plus grande huile 🙂 ), et aussi un peu de fleur de sel sur le poisson ( trés important ). Tu accompagne avec une poelé de légumes ( oignons, courgettes, pois gourmand, carottes,.. ) une bonne tranche de pain pour saucer et c’est digne d’un trois étoile.
Et donc un grotte di sole d’ Arena de quelques années pour l’extase totale.
- 6 juillet 2009 à 15h47
- in reply to: moelleux et repas
Je suis pas forcément d’accord si l’on prend en compte que le vin liquoreux est plus puissant et donc on en boit moins. Par contre il faut bien choisir les plats. Parce qu’il n’y a rien de plus lourd qu’un vin qui ne passe pas. Et ce avec l’entrée comme le dessert.
- 6 juillet 2009 à 15h44
- in reply to: Tartelettes melon-chocolat ?
Bah moi dans le doute j’irai plus sur un muscat. Un muscat de beaume de venise par exemple. Ou alors un muscat du domaine du petit domaine de Gimios ( Il existe 2 type plus ou moins sucré ). Au moins ça reste sur le melon au niveau accord et je pense que sur un bavarois il faut prendre moins de sucre et sur une tartelette avec du melon confit à l’intérieur on peut passer au dessus.
Le porto ne m’a jamais convaincu avec le melon …- 6 juillet 2009 à 1h59
- in reply to: Tartelettes melon-chocolat ?
Bavarois ou tartelette ? Et quelles proportion ?? C’est important pour le choix. Et aussi savoir si le melon est confit ou pas ?
- 6 juillet 2009 à 1h40
- in reply to: De la dégustation à l’aveugle
mauss écrivait:
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> Bizarre ce décalage, bizarre ! Vous pensez donc
> que ces grands journalistes sont tous des vendus,
> des crapules, des moins que rien ?Non mais ils croient tous pouvoir/devoir vous inculquer leurs vérités ( c’est leurs métiers, non ? ), et j’ai un scoop c’est pas forcément les miennes. J’ai comme principe d’accepter ma subjéctivité, mais pas celle des autres ( ou le moins possible ) et surtout si il existe des conflits d’intérêts potentiels.
Aprés je suis ravi pour eux et je mesure la chance qu’ils ont d’avoir pu affiner leurs goûts et leurs préférences sur un nombre de vin auquel je n’aurai jamais accès. Mais cela reste leurs références au même titre que n’importe quel amateur. Je n’y vois pas une connaissance qui pourrait me servir à titre personnel. Ou du moins pas plus qu’un autre amateur sur un forum ou un caviste, ou …. Donc c’est une question de confiance et j’ai plus confiance dans la sincérité d’un amateur partisan, que dans celle d’un journaliste, caviste, vigneron ( c a d professionnel ) partisan.Je ne pense pas que tous sont malhonnêtes mais si j’avais eu confiance en tout ces gens m’a cave serait rempli de vins qui ne me plaisent pas !!!
- 6 juillet 2009 à 0h28
- in reply to: De la dégustation à l’aveugle
Je crois la critique professionnelle inutile parce que trop sujette à des contraintes d’influence malgré ce quelle peut dire. Et j’entend par contrainte plusieurs choses.
Par contre j’ai beaucoup plus de crédit à porter à un forum de vin parce qu’il me permet d’éveiller ma curiosité et donc de me diriger vers des choses que je n’ai pas pu découvrir tout seul. Un commentaire ( ou plusieurs ) m’intéresse j’essaye de trouver le vin pour le découvrir.
Par contre je trouve aventureux de conditionner ces achats sur la foi de commentaires d’autrui. Il faut impérativement goûter soit même avant.
L’objéctivité est finalement peu importante pour moi au final comme je ne suis pas les conseils des autres.Je reste dans ma propre subjéctivité et tant mieux je bois pour mon plaisir et ceux des gens avec qui je partage mes bouteilles en toute subjectivité. Je trouve d’ailleur que le partag n’en est que plus intéressant puisque je partage non seulement mes goûts, mais aussi ma subjectivité avec les autres.
- 30 juin 2009 à 19h30
- in reply to: De la dégustation à l’aveugle
Ouais c’est vrai c’est un peu tortueux mais je cherche à pas donner d’exemples polémique et c’est plus dur.
Malgré tout je crois que certains ont compris le but de mon raisonnement en faisant des paralléles avec des émotions comme l’amour.Il parait bizarre ( voir même tendancieux ) d’évaluer la personne que l’on aime en étant analytique. Pourquoi ?? parce que l’on sait bien, déjà que c’est dangereux :-), mais aussi qu’il y à une grande part de subjéctivité dans nos émotions, et que cette subjéctivité participe au sentiment.
Pour le vin on se permet de croire que si l’on écarte certaines influences on va atteindre la vrai nature du vin.On pourrait même imaginer dans le futur d’être encore plus objectif en comparant la qualité des vins sur un critére scientifique que de grand spécialistes auraient défini… taux d’acidité, % d’alcool, quantité de molécule X, quantité de molécule Y….
Le vin parle a notre « ame » autant qu’a nos récepteurs sensoriels. Et quand l’on sait que les sensations diffèrent d’un sujet à l’autre à quoi bon se forcer à déguster à l’aveugle pour être plus objectif sur nos goûts ? On ne peut pas l’être de toute façon et notre expérience ne concerne pas forcément les autres personnes et leurs « goûts ».
Par contre si vous me parlez de jouer pour savoir si l’on retrouve les vins à l’aveugle, oui c’est amusant et il y a un intêret ludique indéniable. A part ça l’aveugle n’a pour moi pas plus de valeur qu’une autre dégustation.
Et je crois aussi que cela élimine d’office l’intêret des dégustations professionnelles B)-
- 30 juin 2009 à 16h31
- in reply to: De la dégustation à l’aveugle
Je viens de penser à un autre problème.
La dégustations est subjective je crois que l’on est tous a peu prés d’accord. Et elle est d’autant plus subjective si l’on ne déguste pas à l’aveugle.
Mais imaginons une dégustation à l’aveugle ou ressort en tête un certain vin que je ne pensait pas pouvoir apprécier. Je suis pas buté j’achéte plusieurs bouteilles et je les garde au chaud ( enfin au frais ) pour faire découvrir le champion de ma dégustation . Mais alors que je partage mes bouteilles lors de repas ultérieurs je m’apercois que cette étiquette découverte ne me plait pas ( difficile de dire pourquoi ?? la couleur de l’étiquette, le nom du domaine, le manque de prestige du vin,.. enfin n’importe quoi ) je n’apprécie plus le vin de la même façon et il ne me procure plus beaucoup de plaisir.
Au final ma subjectivité que j’avais minimisée lors de la dégustation à l’aveugle me rattrape malgré moi et je me retrouve avec sur les bras un vin meilleur pour mon goût mais pas meilleur pour mon « esprit ».Donc quelle valeur objective puis-je donner à la dégustation à l’aveugle ?? Que finalement à vouloir minimiser certains vecteurs d’influence qui participe à mon plaisir final je me suis menti à moi même et qu’au final une dégustation à l’aveugle n’est que la focalisation de certaines sensations au détriment d’autres qui participe aussi à mon goût.
Où est donc l’utilité ?
- 29 juin 2009 à 20h49
- in reply to: De la dégustation à l’aveugle
Le problème aussi c’est l’étalon du bon.. Amateur de vin c’est avant tout un parcours pour moi et beaucoup de dégustateurs affichent des goûts qui ont été forgé par la découverte des grandes bouteilles.
La première fois que l’on goûte un grand cru on y trouve beaucoup de qualités généralement et je suis sûr que la plupart d’entre nous n’ont pas commencé dans le vin par des dégustations à l’aveugle. Donc à partir de la le verre (sic) est dans le fruit et l’on trouve des qualités aux vins que l’on déguste alors que d’autres diront que le vin n’est pas particuliérement bon. Parce que les valeurs étalon sont plus ou moins ancrées.
On retrouve beaucoup de ce comportement sur les adeptes des vins conventionnels contre les adeptes du nature. Ou chez les partisans du bordeaux contre …. le reste du monde ( devinez qui je préfère 🙂 )Donc on a beau être le plus objectif possible dans la méthode de dégustation on se retrouve dans l’impasse.
Au final tout ceci est bien subjectif dans tous les cas je trouve, soit être influencé par l’étiquette, soit rester engoncé dans son propre réferentiel archaïque et continuer d’apprécier toujours les mêmes vins. Si l’on à pas la volonté de se remettre en question régulièrement au niveau de son référentiel gustatif on devient dégustato-rigide.
Aprés je dis pas que c’est facile et que j’en suis personnellement immunisé mais le vin c’est avant tout une découverte constante, une aventure,….. un parcours.Y a ausi beaucoup d’autres choses qui me viennent à l’esprit mais c’est un grand débat bien long que celui-ci.