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- 21 août 2009 à 17h45
- in reply to: La Croix Chaptal
Les Origines : Abbaye de Gellone 2004
Grenache majoritaire
Œil : Robe très très sombre, presque opaque, d’un très beau grenat à reflets rouge. Limpide. Larmes abondantes et tenaces
Nez : Discret mais élégant de tarte aux cerises, avec un peu de ronce, d’orange à l’ouverture.
Bouche : Ronde sans excès avec une belle matière, très fluide, bien équilibrée au niveau sensation alcooleuse, le tout enrobé de tanins très mûrs, fins et suaves. C’est agréable, hautement buvable et sans lourdeur. Côté arômes, c’est discret mais net : cerise, brou de noix léger. cela me fait penser au « porto » de noix. Finale sur les fruits mûrs noirs et un peu de poivre sur 15-20 secs.
Le lendemain et après: Evolution étrange : le lendemain nez étrange, pur arabica en bouche avec de désagréables notes médicinales. Le surlendemain, bien meilleur : profondes notes de griottes à l’alcool, d’épices, de chocolat en fin de bouche. Très rond, un peu mou, fluet. De jolis tanins fins et discrets.
Impression générale : Je le redis : maître mot : finesse, équilibre, buvabilité. Agréable mais je préfère Cambous ou Severat. Je dois avouer un petit rhume ces jours là… à revoir.
Provenance/prix : Caviste/15,5 €
Le site du vigneron : ici
- 21 août 2009 à 17h22
- in reply to: La Croix Chaptal
Coteaux du Languedoc, terrasses du Larzac
Les meilleures années, le domaine produit des cuvées où un des trois cépages carignan, syrah ou grenache est majoritaire. Ces cuvées portent un nom en rapport avec l’histoire de l’ancienne abbaye dont le domaine occupe en partie (je crois, pas sûr) le domaine.
Les origines : Déodat de Séverat 2004
Syrah majoritaire
Œil : Opaque, sombre, la robe laisse juste deviner un peu de pourpre sur le disque. Longues larmes persistantes
Nez : Modéré, presque discret, mais terriblement élégant. : fruits mûrs de type ronce (Vin de mûre fraîchement décuvé), airelles à l’ouverture, cerise burlat. Des épices et de la vanille. Une ample et suave touche florale. Une impression de mûr, de crémeux.
Bouche : Vraiment ronde, douce même. Pas lourde. Il y a bien une pointe alcooleuse en fin de bouche avec des tanins un poil assèchants mais fins. Le fruité très mûr de ronce est modéré, mâtiné d’épices, de garrigue. La finale est assez longue (plus de 25 secondes et mêle le poivre, une noble amertume et des fruits mûrs peu définis. La matière est très fluide, mais le vin fait bien son nid en bouche.
Les jours suivants : Il faut 48 heures d’ouverture pour que le vin donne sa pleine mesure, les tanins se fondant, les éléments s’harmonisant encore plus.
Impression générale : Bien que moins dépoté par ce vin que par le carignan des Cambous, il faut reconnaître la qualité du vin. J’ai l’impression d’un vin trop jeune, pas en place. Il faut 48 heures pour que le couple matière/tanins donne quelque chose de plus velouté et sensuel.
Provenance/prix : Caviste/15,5 €
- 21 août 2009 à 17h02
- in reply to: Domaine Frédéric Mabileau, Saint Nicolas de Bourgueil
Les Rouillères 2007
Dégust un peu vieille puisqu’elle date du mois de mai 2009 !
Œil : Rouge très profond, intense et pur. La couleur d’une cerise noire.
Nez : Assez discret à modéré, bref peu expressif et assez simple. Loin des gourmandises de 2005 et 2006. Il y a du cassis tendance gelée, du poivron et du bourgeon de cassis. Un peu de floral peu défini et du bonbon acidulé.
Bouche : C’est frais, sauf l’attaque qui frôle la rondeur. La matière est limite fluette, les tanins très discrets. La fraîcheur sur la fin de bouche rappelle quand même un peu le bonbon citrique, mais globalement je trouve cette fraîcheur plaisante. C’est le grand atout du vin. Par contre, côté arômes, c’est pas Byzance. On est strictement sur le trio cassis, bourgeon, poivron. Ca bretonne mais sans le côté gourmand de la cuvée habituellement. Réglisse sur une finale de 10 secondes.
Le lendemain : Le vin est meilleur. Cela reste frais et peu complexe. Au nez comme en bouche : saveurs animales, cassis. En finale, amers et réglisse. Les tanins, assez discrets, n’en tapissent pas moins le palais d’une trame assez sèche. Je dirais élégant mais peu voluptueux.
Impression générale : En dessous de 2005 et 2006, ce vin est trop strict à mon goût.
- 21 août 2009 à 15h50
- in reply to: Quel est votre budget vin par mois ?
Plus sérieusement.
Bon tout d’abord je ne trouve pas très intéressant de parler de son budget vin. Je me pose d’autres questions autrement plus existentielles.
Droit comme un i je me tiens à mon budget mensuel (enfin plus ou moins), sans en parler à mon épouse ou à mon entourage parce que c’est vrai, pour un non passionné cela doit sembler monstrueux. Mais bon. c’est actuellement quasiment mon seul loisir. On se dédouane comme on peut.
Bon. Soit. Ce budget mensuel est trop faible pour assouvir ma passion, mes rêves (des trucs du genre avoir des représentants de TOUS les grands crus alsacien et de plusieurs producteurs encore… ). J’achète essentiellement 4 types de vins : les vins « événementiels ». Des 2003, des 2005, bientôt des 2009. ce sont des dates phare de ma vie et j’accumule des bouteilles pour fêter les anniversaires, voire les offrir à mes enfants plus tard. Il y a les bouteilles de consommation courante, celles du « grand ordinaire » et celles d’exception : donc à déboucher quand on veut, quand on a des invités ou aux occases genre anniversaire, nouvel an, respectivement pour chaque catégorie.
Ce que je veux dire, c’est que le budget mensuel n’est guère parlant comme donnée. Ce qui est plus intéressant (encore que je doute que les gens en aient quelque chose à faire de mon déballage) c’est la stratégie d’achat. Une fois que mes 4 catégories sont « remplies » dans ma cave il reste à gérer les stocks… et éventuellement à me faire très plaisir.
Et là, cela reste une question de limites psychologiques de préférences. Avec mon budget mensuel, il me suffit de ne plus acheter de vin pendant 3 ou 4 mois pour m’offrir un Yquem 2005 (histoire de prendre un exemple à peine ostentatoire). Mazette. De me dire ca me donne le vertige mes petits choux… Et pourtant… je pense que ce n’est pas demain la veille. J’y ai réfléchi et j’ai préféré m’acheter du jurançon, du saussignac, des Coteaux du Layon, du Sauternes (mais moins prestigieux) etc… Vous voyez l’esprit. probablement un jour, quand ma cave sera encore plus remplie ou plus grande (qui vient m’aider à creuser ?), je ferai le choix inverse, parce que bon, voilà, faut que je goûte une fois dans ma vie.
Ce que je veux dire, c’est qu’avec un budget vins certes élevé mais franchement pas hallucinant, avec du temps, une cave, de la patience, on peut accumuler de très belles quilles et de très (trop) nombreuses quilles. Donc le budget mensuel vins me paraît une donnée insuffisante et incomplète. Pas très utile en fait.
Bonne journée.
- 21 août 2009 à 15h28
- in reply to: Quel est votre budget vin par mois ?
François Audouze écrivait:
——————————————————->
> Il y a quand même des curiosités qui sont limitées
> par le portefeuille.J’adore. Oui cela va de soi. Je vais reformuler : le moteur de ma passion est la curiosité. Son frein est mon portefeuille (et ma femme aussi…). Restent à trouver batterie, soupapes… En voiture Simone !
- 21 août 2009 à 15h20
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
chrisdu74 écrivait:
——————————————————-> Edit. Plus sérieusement, c’est difficile de
> comparer homéopathie et bio-dynamie car je ne vois
> pas le fonctionnement de l’effet placebo sur un
> végétalBen tu es marrant toi. Tout dépend de comment tu présentes les choses à la plante. Si tu es convaincant, elle y croira hein, pas de souci.
Au-revoir, je vais prendre l’air.
- 20 août 2009 à 21h23
- in reply to: vigneron, un métier complexant
LaurentM écrivait:
——————————————————> je dois donc complexer si ces vins ne
> m’intéressent pas?
>Ben non, là je ne te suis plus….:S
- 20 août 2009 à 21h20
- in reply to: Quel est votre budget vin par mois ?
Hello,
Mon budget vin ? Plus que certains, moins que d’autres.
Elle est bonne celle-là. Non, je ne me tape pas toutes les semaines des vins à plus de 50 euros, même pas à 20 euros en fait. Et alors ?
Il y a des vins intéressants à tous les prix. Et des vins différemment intéressant qui procurent des plaisirs différents. Et puis il y a des situations, des compagnies, des moments pour les boire. Ca s’appelle diversité. Le moteur de ma passion n’est pas mon portefeuille mais ma curiosité.
Il n’y a pas phrase plus réductrice que « je me contente du meilleur ».
Buvons un coup !
PS : ceci dit, quand je vois les réponses je me dis que je suis pas raisonnable dans mes achats gloups… J’adore la catégorie « je trouve ce sondage débile »…8-)
- 20 août 2009 à 21h08
- in reply to: vigneron, un métier complexant
chrisdu74 écrivait:
——————————————————-
> Anthony écrivait:
> ————————————————–
> —-
> >
> > Ta liberté s’arrête là où la mienne commence (et
> vice-versa) et je pense que cela est le fondement
> > principal du respect et d’une certaine
> humilité.
>
> Puisqu’on est dans l’exagération tout azimut, il y
> a quand même un point où Thierry a raison, c’est
> que quand tu « napalmes » ta vigne (ou ton champ) à
> coup d’hélicoptère, tu empiètes largement sur la
> liberté de ton voisin (non le nuage ne s’est pas
> arrêté à la frontière) voire celle de tes
> descendants.Tu as raison un débat bio n’est pas un bon débat bio sans le coup du napalm
> la France étant par ailleurs un des plus gros
> consommateurs mondiaux ? Alors foutons la paix aux
> « presque » et autres « non certifiés » dont on
> apprécie le vin et recherchons où passent ces 20%.
> Sûrement pas sauf exception chez ceux qui font les
> vins qu’on apprécie. Et ( à % de certifiés égal)
> quand ceux qui consomment « trop » seront devenus
> « vraiment » raisonnables alors on aura fait du
> chemin pour la santé de la planète (et la qualité
> des vins peut-être aussi) et on pourra discuter
> d’aller plus loin ce qui n’empêche pas les
> convaincus de prendre les devants sans nous les
> gonfler…Et ben je suis assez d’accord.
> Sinon, j’ai apprécié le passage sur la pensée
> unique appliquée au forum et aux CRs. Pour
> résister à cette autre forme de terrorisme, je
> vais m’obliger à faire des (mauvais) CRs sur les
> vins que je bois qui ne sont pas cités sur ce
> forum et qui sont peut-être même pas bons ni
> recommendables alors qu’ils ne sont pas bios. Et
> si on se plaint, je crierai halte à l’intégrisme
> et la pensée unique. Laissez les mauvais
> commentateurs de mauvais vins s’exprimer !Pas besoin d’aller jusque là, commentes un Savennières des baumards….:D
Ou un bad boy… Vante le fruité d’un vin plutôt que sa minéralité….Pas besoin que le CR soit mauvais…. Le vin ca peut, même un nanard. Luc javaux l’a fait une fois, c’était à mourir de rire…
par contre une fois, Eric B a commenté sur son blog des vins issus de la GD et même de hard discounters. C’était vraiment pas mal. tout le contraire d’une pensée « unique ».
- 20 août 2009 à 20h39
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Laurent,
je ne suis même pas sûr qu’on ne soit pas d’accord sur les moyens pour y arriver. Une agriculture durable, même pas bio, durable. Ou chaque acte posé l’est en fonction non seulement de la rentabilité, mais aussi de l’impact environnemental. Et en plus qu’à terme, ce ne soit pas un label mais le lot de tout le monde par obligation et plus par choix. Voilà. C’est une chose.
En attendant, il faut comprendre l’homme, son métier, et ses problèmes. Etre un peu pragmatique aussi. On peut ne pas être en bio mais y tendre. On peut ne pas l’être du tout mais poser des gestes pour l’environnement. C’est triste à dire mais c’est mieux que rien. Evidemment j’ai la « pratique » du fermier hesbignon et du censî hervien, alors évidemment quand j’en vois un qui ne fais, ne serait-ce que respecter la loi sur le pâturage au long des cours d’eau ou le mètre enherbé le long des voiries, je jubile déjà…
Enfin, je ne crois pas que le bio soit encore pris sauf par certains euh… évitons de les qualifier, comme un truc de doux rêveurs. Je ne crois pas qu’on lise souvent, sur ce forum, des attaques en règle contre le bio.
Par contre, je suis désolé, oui il y a des clichés qui remplacent les clichés. et le bois, la minéralité, et même le terroir tiens deviennent aujourd’hui des clichés chébrans que si on ne suit pas , on est ringard. Et le bio en fait partie. ce n’est plus qu’une affaire de convictions. c’est aussi une affaire qui marche. tant mieux dans un certain sens. Et tant pis.
Mais bon… ce n’est pas le débat, je n’en démordrai pas.
- 20 août 2009 à 20h11
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Je pense avoir exposé en long et en large mon point de vue à propos du bio et d’une agriculture la plus respectueuse de l’environnement possible ailleurs. Je ne le referai pas ici parce que une fois de plus. Ce n’est pas le débat. Mais je suis sûr aussi que d’autres sur ce site vont trouver le parallèle pertinent…
EXCELLENTES dégustations Thierry.:)-D
- 20 août 2009 à 20h02
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Rôôô Thierry, c’est pas très sport ça comme remarque…. tu me lis très mal ou alors j’écris très mal. Je crois surtout que tu fais semblant de ne pas comprendre. Et je parle de tes 2 dernières interventions…:S
- 20 août 2009 à 19h55
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Pour être plus précis Thierry :
Prenons la phrase :Cela dit je ne vois pas vraiment l’intérêt de
> pointer mes éventuels manquements à ce qui serait
> une « protection environnementale extrême » sauf à
> essayer de décrédibiliser les actes positifs (en
> tout cas que j’espère positifs) que je pose.
> Faut-il être parfait (vivre tout nu sans chauffage
> dans une maison passive et ce sans jamais prendre
> de vacances) pour pouvoir commencer à poser des
> actes positifs et à défendre certains styles de
> vie et tendances?Et remplaçons par :
Cela dit je ne vois pas vraiment l’intérêt de
> pointer les éventuels manquements de tel vigneron à ce qui serait
> une « protection environnementale extrême » sauf à
> essayer de décrédibiliser les actes positifs (en
> tout cas que j’espère positifs) qu’il pose.
> Faut-il être parfait (Traiter ses vignes tout nu à la pleine lune) pour pouvoir commencer à poser des
> actes positifs et à défendre certains styles de
> vie et tendances?ta phrase est elle si différente de ce que je défends sur ce site ?
- 20 août 2009 à 19h48
- in reply to: vigneron, un métier complexant
thierryl écrivait:
——————————————————-
> « Ne pourrait-on transposer ce discours au métier
> de vigneron ? »
>
> Je rappelle une énième fois que nombre de domaines
> ont démontré très clairement que le bio est viable
> et ceux que je fréquente n’ont l’air ni malheureux
>Et bien Thierry, si on suit ce que j’ai cité de toi. La démarche d’un, je ne sais pas moi, Hervé Bizeul, n’est pas si diabolique que certaines réactions dans d’autres threads le laisseraient croire…. Ce que tu dis, c’est que c’est important pour toi de faire une démarche pro-environnementale, mais pas forcément jusqu’au-boutiste…
> « c’est un constat global, mais si c’est
> incompréhensible, je vais vite passer à autre
> chose. »
>
> Ce n’est pas un constat global c’est un constat
> précis qui amalgame plusieurs attitudes et
> tendances ayant des enjeux extrêmement
> différents.
>Non, je ne le comprends pas comme ça. Ce dont on parle c’est de postures, pas de convictions ou de démarches. de marketing. On perle de l’attitude un petit peu sectaire de dégustateurs, sur ce site même, dont on a l’impression que si c’est pas bio, alors c’est de la m… Par exemple : n’apprécie pas les Savennières malheureux, ils poussent sur la lune !
>
> Je ne comprends par contre pas qu’on critique un
> consommateur qui VEUT acheter du bio labellisé:
> c’est son droit de consommateur conscient des
> enjeux environnementaux. Si ça gêne les autres
> tant mieux, c’est ce que j’appelle une incitation
> externe et les faits prouvent que ça fonctionne.
>
> « A un stand d’un Blaye délicieux (quoique certains
> le trouveraient « flatteur » voire putassier. On dit
> souvent ca d’un bordeaux, vous ne trouvez pas. Le
> type cherche sur le stand, « je vois pas le logo,
> vous êtes pas bio ? » »
>
> Et donc, c’est quoi le problème? Le consommateur
> est sensibilisé c’est normal qu’il demande
> l’information si c’est ce qu’il veut. Faudrait ne
> pas être transparent, interdire au consommateur de
> choisir et interdire aux producteurs bios de le
> revendiquer???c’est un cas vécu Thierry. Le zozo, je ne sais pas, il est arrivé comme une balle. Il avait mal vu ? Il était bourré ? Je ne sais pas. Il s’est mis a feuilleté les brochures et à demander si le gars étatit en bio. Après le vigneron a répondu non, mais on y réfléchit (si c’est pas vendeur ca). Vous voulez goûter. Non non… et il est parti. Bon tu me diras qu’il y a des dingues partout. Mais là encore, je ne reproche pas d’aimer le bio, d’avoir des convictions ni rien. Par contre prendre le mot bio pour un pass pour le paradis des Gentils Pardonnés sans se poser de question, sans accepter la controverse, l’ouverture… A l’inverse je serais tout aussi sidéré par un mec qui approchant un stand de vins sans soufre dirait non c’est pas mon truc le cul de cheval et s’en irair. ca existe probablement, mais je n’ai jamais vu…
Quant au débat sur le bio, ben non, on peut pas débattre, pas sereinement en tout cas. On ne peut même pas l’évoquer dans un débat qui n’a rien à voir. tabou. Sinon montée au créneau, confiscation du débat et tout le toutim. c’est quoi le bio ? Une icône religieuse ? Je ne le pense pas.
PS : Amoureux du jardin, ca y est, je franchis un pas, j’adopte la permaculture pour mon potager…;).
- 20 août 2009 à 19h17
- in reply to: vigneron, un métier complexant
emmane777 écrivait:
——————————————————-
> Jérôme Pérez : » quelques bonnes raisons
> d’aller consulter : je ne fais pas du bio et çà
> me met mal à l’aise (…) »
>
> C’est quand même le premier item énoncé par
> Jérôme…. Va-t-on reprocher maintenant au bio
> d’être trop débattu….Ah oui en effet, c’est le premier exemple cité. Ouh là là Tu as raison , ca doit cacher quelque chose ça. Un truc pas clair au niveau spychologik, ou je ne sais quoi…
Un jour, je vous emmène déguster des vin biod dans un marché de terroir pas loin de chez moi. Discutez avec la vendeuse. Vous verrez en quoi un mauvais pro-bio peut-être exaspérant, simplificateur et raconteur de carabistouilles….Vous entreverrez à quel point on surfe sur la vague et à quel point un vigneron non bio peut parfois se sentir mal à l’aise vis à vis d’un certain public. Le pire c’est que ces vins sont bons. Bon je vais moi aussi consulter…. je dois être un anti-bio (avec tics) qui s’ignore…
- 20 août 2009 à 18h45
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Et hors propos :
thierryl écrivait:
——————————————————-
>
> Cela dit je ne vois pas vraiment l’intérêt de
> pointer mes éventuels manquements à ce qui serait
> une « protection environnementale extrême » sauf à
> essayer de décrédibiliser les actes positifs (en
> tout cas que j’espère positifs) que je pose.
> Faut-il être parfait (vivre tout nu sans chauffage
> dans une maison passive et ce sans jamais prendre
> de vacances) pour pouvoir commencer à poser des
> actes positifs et à défendre certains styles de
> vie et tendances?
> Si oui, alors personne ne pourrait plus défendre
> aucune conviction quelle qu’elle soit tant les
> choix de vie « entrêmes » et « absolus » sont
> difficiles (impossibles?) à assumer avec comme
> conséquence que plus aucun acte positif ne serait
> posé ou justifié (si on adopte ta logique du « tout
> ou rien » sous jacente à ta question): ta question
> n’est donc pas « bête et mèchante » mais hors de
> propos.;)
>… 100 % d’accord !
Ne pourrait-on transposer ce discours au métier de vigneron ?
- 20 août 2009 à 18h43
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Bonjour,
Didju, pas eu d’ordi pendant deux jours et je désespérais. Mais là j’en ai pour mon argent. Le sujet de Jérôme a viré à la sauce aigre. Bio bien sûr.
Bon alors, avant de me faire encore traiter de vilain scientiste anti bio. : Pour une viticulture respectueuse de l’environnement et de la santé. Yes.
Ensuite, un peu en retard : je me désole de voir certains producteurs et certaines appellation ignorées et les Crs à propos désespérément solitaires et isolés, non pas par problème d’ego mais parce que j’aime partager. Et que manifestement il y a des sujets où ce n’est pas possible. mais bon, ca n’empêche pas qu’il y a quand même un tas de vrais découvertes, OK. Sujet clos.
Pour revenir au débat, soit je ne sais pas lire ou suis-je mal-comprenant. Il ne me semble pas qu’il soit ici question de bio ou pas. Ni de fustiger l’attitude et les convictions de consommateurs et de vignerons qui entreprennent une démarche visant à un plus grand respect du terroir, de l’environnement et de la santé. C’est une démarche salutaire mais personnelle qui ira de soi ou sera une remise en question, sera courte ou longue, aboutie ou non. Peu importe. Pourquoi taper sur l’autre ? J’aime bien les post de Laurent M parce que ses convictions sont positives. Quand on est sûr de son truc, pas besoin d’enfoncer l’adversaire. Il suffit d’avancer ses arguments.
Il me semble que ce dont il est question ici c’est de tolérance, de remise en question, de démarche réfléchie. Vous ne lisez pas tout LPV, vous n’allez jamais chez un vigneron, dans un salon,, chez un caviste. les cavistes ici n’ont que des clients censés et intelligents ?
A un stand d’un Blaye délicieux (quoique certains le trouveraient « flatteur » voire putassier. On dit souvent ca d’un bordeaux, vous ne trouvez pas. Le type cherche sur le stand, « je vois pas le logo, vous êtes pas bio ? »
Ce dont il est question ici c’est que si tu fais pas du vin bio certifié, tu es un méchant, là. Si tu utilises du soufre, tu es à la solde du complexe militaro-industrio-capitaliste mondialisant. Si tu fais du sans soufre, tes vins sentent le prout. Si tu fais du bio, alors t’as forcément une fleur dans la tête, voire tu fumes du hakik avec tes potes dans une yourte (;) à Laurent M).
Si tu bois trop de bordeaux classés, alors forcément tu dois rêver de millésimes anciens et avoir un chauffeur (pour les fidèles de LPV ça, un vieux bouillon lpvien, le thread bien sûr pas le buveur de vins anciens). Tu remets en question le tout bio et tu aimes les mains câleuses, alors tu es un réac qu’aime pas le bio et qui vendrait son âme au diable pour un bon cru classé au soufre.
Ce dont il est question ici c’est d’un producteur de muscadet qui fait des vins dépotants et où tu cherches partout sur le stand où il est écrit muscadet. non il est écrit Grand vin du Pays nantais ou un truc du genre.
Ce dont il est question ici c’est d’un mec du languedoc qui fait un grand vin de carignan et qui se fait dire par un dégustateur, « ‘tain, j’aurais jamais attendu ca d’un languedoc, on dirait un bon bordeaux ce truc !). Ou d’un autre du Roussillon qui s’entend dire de sa cuvée 100% cuve en béton : trop boisé votre vin, un peu trop facile… Des vignerons alsaciens qui répondent quand je leur dit « j’adore le fruité de votre riesling ». Oui mais il y a de la minéralité aussi hein…. Ah ben oui kâ même sinon, c’est pas bon dis-donc. Ou des il bretonne votre chinon, il sauvignonne votre vin de pays, ouawwww vachement variétal ce gewurz…
Enfin à mon sens… Il est question de toutes ces postures un peu hautaines mais pas vraiment réfléchies en fait, dans l’air du temps colportées tant par le grand amateur qui à tout vu, par le dégustateur lambda qui a lu la rvf ou Bettane…
Peut-on vraiment nier qu’il y a des concepts vendeurs comme minéralité, tension, pureté du jus, bio, boisé peu envahissant et tapageur qui font vendre. Que le prix de plus en plus excessif de certaines cuvées est un problème ? Pour un frustré du portefeuille comme moi mais aussi pour le vigneron : tu vends pas assez cher mon fils ?
Et je ne jette pas la pierre, je suis le premier à me faire prendre la main dans le sac. Moi qui buvant un braucol de Plageolles me suis surpris à écrire pas trop mon truc trop sudiste. Ben oui nonoche, tu voulais quoi, un coteau champenois ? Bon, soit, et buvant du même producteur son mauzac noir, de 2003, je me suis dit, ouaw quelle fraicheur, en 2003, j’ai pas ajouté très nordiste ce vin. J’ai jamais bu de mauzac noir, je ne connais rien de son terroir. C’est juste un représentant de la diversité sudiste.
A mon avis cela a été toujours le cas, mais avec le net et sa réactivité, la multiplication générale des moyens d’information les nouvelles, les modes et les postures circulent plus vite et plus loin. Pas seulement chez les quelques % d’amateurs passionnés. Et effectivement, moi qui aime tendre l’oreille et qui écarquille souvant les yeux aux remarques d’acheteurs potentiels, si j’étais vigneron , je redouterais parfois l’arrivée du client. Où alors faut-il faire comme Jean-Charles Vonville à Ottrott qui me disait une fois avec un grand sourire : « tu les as vu les deux là, c’est des parisiens qui vont m’apprendre comment je dois faire mon vin ! ». Bon changez parisien par un autre adjectif si vous voulez, c’est pas perso, je ne fais que citer.
Et c’est dommage de réduire ça à une nième querelle bio ou pas, passe moi ta bouse de corne que je voie la lune… (euh, humour gratuit là hein, c’est tout…)
Enfin bon, c’est juste un avis hein, pas une parole d’évangile. A force de réfléchir il est possible que je pense le contraire dans 6 mois…
A+
- 18 août 2009 à 21h36
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Je dis « la fin » Jérôme parce que cette phrase me parait importante :
c’est un débat (du reste, il n’existe pas encore !) sur la liberté d’aimer sans œillère, sans se demander si on rentre bien dans la case. C’est aussi un débat sur la liberté des vignerons à faire le vin qu’ils veulent.
Et pour moi, liberté d’aimer le vin qu’on veut et pour le vigneron de produire le vin qu’il aime, c’est lié.
Liberté… ou libre-arbitre, sens critique, libre examen….
Parfois, en visite chez les vignerons, sur les salons, en lisant LPV, même, on se demande…
On se demande aussi ce qu’est le formatage des vins et si un formatage n’en chasse pas un autre.Bonne soirée.
- 18 août 2009 à 21h06
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Zeff60 écrivait:
——————————————————-
> Eric B écrivait:
> > Comme
> > tu le soulignes, aimer certains producteurs
> parait
> > presque suspect…
>
>
> Et faire un CR sur d’autres donne un certain
> crédit… permet d’accèder à un « cercle
> d’initiés »…
>
> C’est comme pour beaucoup de choses dans notre
> société : certains codes retranscrivent une
> appartenance à un certain milieu.Voilà… tout à fait d’accord. Comme faire un cr sur un type dont personne ne parle sur LPV et entendre les mouches voler n’est pas très valorisant. J’ai du mal à croire que sur le flot de messages, d’inscrits, de participants à LPV, 80 % au bas mot des posts sur St Nic de Bourgueil concerne Y Amirault. Alors, je n’ai rien contre lui et j’apprécie en général ses vins (bien que je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter un vieux millésime bien évolué) mais quand même, il n’y a pas que lui Sur l’appellation non ? A part des wine heroes comme Olif ou Patrick Bottcher, personne n’a eu la curiosité de goûter autre chose et d’en parler ? Marrant cet effet de groupe.
Et effectivement, en tant que dégustateur, disons « poids moyen », c’est parfois complexant pour moi de faire des CRs, alors je ne vous dit pas pour le vigneron qui n’entre pas dans la catégorie où il faut être…
PS: regardez pour la Coulée de Serrant par exemple, on parle tout le temps du même producteur !(:P)
- 18 août 2009 à 20h51
- in reply to: vigneron, un métier complexant
Patrick Bottcher écrivait:
——————————————————-
> lanèfle écrivait:
> ————————————————–
> —–
>> Je ne sais pas ce qui est plus pensée unique :
> applaudir le fond de ce que tu sous-entend là ou,
> comme moi, avoir en cave autant de vins de (…)> Souvent je trouve que les positions extrêmes se
> rejoignent ici (et une fois de plus) vachement et
> que les amalgames sont leur substratPatrick,
je n’entends pas ce que tu sous-entends que je sous-entend. Mais à mon avis, on s’est mal compris. Comme toi je suis heureux d’avoir les vins que j’ai dans ma cave. Et je ne ferme la porte à aucun producteur. Je ne demande qu’à goûter et à élargir mes goûts. Mes seules limites étant mon budget, le temps consacré à cette passion là parmi d’autres, la taille de ma cave (la pièce) et… le hasard de mes rencontres vigneronnes.
Simplement, sans parler de pensée unique (comment y croire entre les défenseurs de 1855, les ultra-nature, les buveurs d’introuvables, les respectueux du respect du sol et les minéralogistes de tout poil, ca fait un paquet de pensées uniques), je suis assez en phase avec Jérôme sur la fin de son texte.
Patrick, 😉