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- 10 décembre 2010 à 19h09
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Et moi le concept du tire-bouchon. Pas trop mal pour ouvrir une bouteille. Merveilleusement utile.
Mes questions posées plus haut ne sont pas anodines. En bref, qu’est-ce qui fait rouler les différents intervenants, et plus particulièrement les plus combaifs des pro-nature, dans leur approche au vin ? Pas encore de réponse malheureusement
- 10 décembre 2010 à 18h37
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Et j’ajouterais que la sacralisation du terroir via la Sainte minéralité issue du sol tout puissant… ne m’empêche pas de dormir…
- 10 décembre 2010 à 18h36
- in reply to: Levures indigènes X levures de synthèse ( commerciales)
Mouais… m’enfin, surtout, moi en tant que simple amateur… quand le vin est bon, complexe, un vrai bonheur… j’ai tout de même un peu de mal à voir si c’est à cause du sol, des levures, de la patte du vigneron…
Et dire les levures, c’est le terroir, alors attention ! Sacré donc pas touche… pas assez croyant pour ça…
- 10 décembre 2010 à 18h19
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Si la discussion est qu’est-ce qui oppose les vilains chimistes aux gentils nature, je voudrais quelques précisions.
Sans dérision aucune. Dans le calme, la sérénité.
Mathieu par exemple, qu’est-ce qui te fait choisir des vins bios, des vins natures, des vins bioD, un vin conventionnel ?
Une démarche environnementale ?
Des considérations sur la santé ?
Le goût ?
Une certaine idée de ce que doit être un vin dans sa relation avec le terroir, la tradition ?
Personnellement, c’est d’abord le goût. En cette matière, je suis assez ouvert me semble-t-il puisqu’il m’arrive d’apprécier des vins avec une certaine volatile, une légère oxydation… Je n’ai pas de règle en la matière : ça me plait ou pas.
mais ensuite, je dois dire que quand j’ai le moyen de connaitre le vigneron, je privilégie ceux qui ont une approche bio ou intégrée, c’est à dire ceux qui utilisent la lutte biologique d’une façon ou d’une autre, la plus complète possible, c’est à dire qui diminuent drastiquement la part d’intrants à longue durée de vie. Mais ma préoccupation est avant tout environnementale. Ainsi, à suivre le blog de H Bizeul, j’aurais plutôt tendance à acheter ses vins quand je lis sa démarche paysagère ou que je constate que le monsieur est sensible à ce qui est sauvage et qui pousse dans ses vignes. L’aspect santé me préoccupe très peu.Quant à l’approche au terroir, elle m’intéresse bien sûr, j’aime tenter de comprendre pour quoi le vin que je bois est tel qu’il est mais c’est là aussi secondaire, bien après le plaisir. Si le vin a été sulfité, peu m’importe tant que ma tête reste indolore. Si on y a mis des LSA, par contre, je m’en tape royalement, parce que d’un pont de vue environnemental comme du point de vue de ma santé, je ne vois vraiment pas ce que cela pourrait changer.
Voilà, je tente de définir un peu mon approche. Si tu nous décrivais la tienne.
- 9 décembre 2010 à 20h46
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
——————————————————-
. Moi je connais beaucoup de gens
> du milieu bistrot/bar a vins et vos commentaires
> sur ces gens sont bien loin de la realite.Et ben voilà, à force de trainer dans les bistrots, on tient des propos de café du commerce !
Bon désolé mathieu… c’était trop facile. Mais ce n’est pas méchant !
- 9 décembre 2010 à 20h31
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Ah désolé alors… je pensais que c’était suite à mon post sur l’agacement. Faut dire que ce n’était pas nominatif aussi…:D
Bon enfin peu importe… Si mathieu a du mal a admettre l’existence d’un courant de pensée « ultra nature » qui crie haut et fort, souvent sans aucun contre- argument ni voix discordante. Un courant qui rejette en bloc tout ce qui est technologique A LEURS YEUX. Et bien je ne peux qu’invoquer la mauvaise foi.
Ce qui est amusant c’est que pas mal de partisans de la bio sont partis de lpv suite à l’ignoble courant réactionnaire qui y sévissait. Et dommage, c’étaient les plus intéressant avec qui débattre. Et donc, dès qu’on les contredits « les nature » disparaissent ? Je ne comprends pas ce refut de l’argumentation. Surtout que personne ici ne conteste la démarche des vignerons ou des dégustateurs. Ce qui est contesté, ce sont les arguments pseudoscientifiques et la certitude de détenir la vérité. Je parle de la Vérité pas d’une vérité scientifique qui n’est que l’état des connaissances à un moment donné mais cet état des connaissances comprend des « vérités » que rien n’est jamais venu contredire depuis des années ou des siècles. Certains ne comprennent pas ce discours. Se sentent agressés.
Ce sujet permettra-t-il de crever l’abcès ? j’en doute. Ce sont deux visions opposées qui s’affrontent, deux longueurs d’ondes différentes. Et pourtant… pourtant je pense pour ma part que chacun a le droit de suivre son chemin et de jouer dans sa division. Même les vins anticivilisationnels de MB ont le droit de plaire a des gens respectables. Par contre de se définir comme le bien unique face aux autres qui sont le mal (je caricature pour fire Star Wars) et ben non Mathieu… ça c’est vilain.
- 9 décembre 2010 à 19h48
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
——————————————————-
>
> Qu’est ce que tu en pense ???Je suppose que c’est à moi que cela s’adresse.
Ce que j’en pense ? Je préfère ne pas le dire là à chaud, rapport à la charte.Allez, je me calme… Je ne dis pas qu’agitateur ne raconte que des choses justes et pondérées et auxquelles j’adhère. Bon. Je constate quand même pour l’expérience que j’en ai que les journalistes ou correspondants divers ont souvent une drôle de façon de pratiquer leur métier. Et ça ne date pas d’hier. Ce qui ne veut pas dire « tous pourris ». Souvent pressés et peu informés, le comble quand même.
Par contre, je vais dans le même sens quand il dit, en substance, que le courant « nature » a quand même pas mal de visibilité, dans la presse, sur le net… Un peu de contre-information ne peut pas faire de mal.
Mais dis moi, est que je ne m’époumone pas pour des nèfles là ?
- 9 décembre 2010 à 19h26
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
——————————————————-
>
> J’ai lu des aneries chez d’autres pas partisan de
> l’esprit « nature ».Lesquelles ?
Oh et puis, non… je ne pense pas que cela serve à grand chose de continuer…
- 9 décembre 2010 à 19h13
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
- 9 décembre 2010 à 19h07
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
——————————————————-
>
> C’est pas un amalgame ca ??? Tu as des etudes
> scientifiques, des preuves de ce que tu avances
> ??? Attend excuse moi…Bon alors je ne sais pas si j’ai été clair. A plusieurs reprises, sur ce forum, j’ai lu des interventions de gens qui mettaient manifestement dans le même panier tout ce qui était « interventionniste » dans l’élaboration d’un vin : herbicides, fongicides et tout ce qui transforme la vigne en « paysage lunaire » mais aussi acide tartrique, soufre, enzymes etc… On est en plein dans l’opposition entre « le technologique » et le « nature »
Des preuves ? Il y a un moteur de recherche sur LPV…. édifiant…
Ai-je été compréhensible cette fois ?
- 9 décembre 2010 à 18h55
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Ben voyons…
- 9 décembre 2010 à 18h46
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
A.F écrivait:
——————————————————-
> Un exemple de croyance ?
> Je pensais qu’en déplaçant le débat (le pugilat)
> ici on pourrait débattre de cette pseudo
> opposition entre technique (industrielle) et
> nature (bucolique). Il semblerait que ma croyance
> était, elle aussi, infondée.Je pense qu’on a déjà essayé de le faire sur LPV. Le problème c’est que si opposition il y a, elle est idéologique. Dans les faits, sur le terrain, c’est moins évident.
Je l’ai déjà dit et exposé dans je ne sais plus quelle discussion, mais les méthodes de lutte « biologiques », ça vient de la recherche, pas du Saint-Esprit. L’amélioration de l’hygiène dans les cuveries qui est une source de réduction d’utilisation du SO2 (enfin logiquement) c’est tout de même pas à Monsieur propre qu’on le doit. Le problème vient du fait que si tu dis acétate d’isoamyle ! Levure lyophilisée ! Vlam, certains voient déjà les bidons avec des têtes de mort se profiler. Alors faire du didactique, c’est plutôt difficile. Mais ne désepérez pas les gars, il y en a qui lisent !
- 9 décembre 2010 à 18h34
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
——————————————————-> que certains boivent un peu trop toutes ses
> paroles sous pretexte qu’il est « scientifique »
> mais sur le fond il reste ni mieux ni plus
> mauvais.Le noeud du problème : le manque total de compréhension de ce qu’est une donnée, un résultat, un protocole, une théorie… bref totalement hermétique à ce qu’est la démarche scientifique. Et surtout la méfiance face à cela.
Il ne s’agit pas de paroles à boire Mais d’arguments donnés avec références à l’appui (souvent). Libre à chacun d’aller vérifier. Libre à chacun d’apporter des contre-arguments. De plus, ce n’est pas parce qu’on énonce des faits et des méthodes qu’on soutient leur utilisation. Quand André nous parle de l’acétate d’isoamyle, il est dans l’explicatif et le descriptif, l’informatif. Il ne tente pas de nous en vendre un bidon que je sache.> Par contre je trouve que la mise en lumiere qui en
> ai systematiquement faite est trop exagere.Je ne parlerais pas de mise en lumière mais d’absence totale d’argumentation contradictoire. Je trouve cela dommage.
Apres
> j’ai quand meme aussi l’impression qu’il fait le
> forcing pour faire croire a tout le monde que
> c’est impossible de faire du vin sans intervention
> « chimique » et que c’est la seule voie possible.Une fois de plus totalement pas d’accord. Il y a certe des gens qui croient qu’un vin, un fruit, un légume, un fromage… c’est tout nature ou tout chimique. C’est du facile à penser. Non seulement il y a des voies médianes mais dans le détail c’est bien plus compliqué. Quand on gratte un peu dans ce fatras idéologisue du tout chimique par exemple : on voit souvent que pour le pro-nature entre le tartriquage, le levurage et le passage des vignes au napalm version lunaire, il n’y a pas beaucoup d’ordres de grandeur.
On se retrouve a ne plus avoir le droit
> de dire que l’om prefere les vins de tel type a
> d’autres sans etre traite de stupide ou de
> personne sans aucune legitimite.Là, je te trouve limite gonflé vu ton message (effacé je pense ainsi que ma réponse et tant mieux, je m’y emportais un peu) d’insultes à peine déguisées à mon endroit. Mais je ne t’en veux pas. je ne suis pas ici pour me disputer mais pour défendre mes convictions qui valent bien les tiennes.
Sans rancune.
- 9 décembre 2010 à 17h57
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Philippipipourrah écrivait:
——————————————————-
> Je serais bien incapable d’entrer en discussion
> sur le fond argumentatif, mais je comprends le
> sentiment de Thierryl sur la forme : Agitateur (je
> m’adresse directement à toi ;)), devant ton
> insistance à tacler sans relâche la bio-D, est-ce
> que tu envisages qu’on puisse avoir l’impression
> que tu y trouverais un quelconque intérêt ?
>
> Le plus sincèrement possible,
>
> PhilippePhilippe, je ne sais pas quelle est ta formation. Personnellement, j’ai une formation scientifique. Je n’ai rien à vendre mais je comprends l’insistance d’un agitateur ou d’un AF. La façon péremptoire dont sont avancées les idées reçues, les charlateneries en tout genre par CERTAINS intervenants pro-bio sont, pour rester poli, hérissantes.
Maintenant, je le répète, ce n’est pas une remise en cause de la qualité des vins bio et bio d, ni sur l’engagement ou le courage des vignerons qui suivent ces voies. Mais, est-ce pour cela que toute intervention « pour l’autre côté de la force » doit être fustigée et est nécessairement intéressée ?
Juste une remarque : vous en connaissez beaucoup des sites où on trouve, avec chiffres et méthodes à l’appui, des échos sur les us et coutumes des vignerons non bio, nature et compagnie ?
- 9 décembre 2010 à 17h44
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
mathieu.gp écrivait:
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> Agitateur est aussi aveugle que n’importe qui.
> C’est bien lui qui denigre le travail
> journalistique des qu’il en a l’opportunite ?
> Quelles preuves a t-il ? Pourquoi serait-il plus
> honnete intellectuellement qu’un autre intervenant
> ?Oui mathieu, mais ce dont il est question ici, c’est que des gens comme l’agitateur ferait preuve de lobbying sournois en argumentant, non pas contre le bio, mais contre certaines idées reçues. Ce faisant on doute de son « honnêteté intellectuelle ». Je te retourne donc l’argument comme tu sais si bien le faire : « Pourquoi serait-il MOINS honnete intellectuellement qu’un autre intervenant ? »
- 9 décembre 2010 à 16h46
- in reply to: Re: la couleur de l’ennui
Ca devient lassant.
Donc si on n’est pas à fond dans le bio, c’est qu’on a des oeillères ou quelque chose à vendre. Je n’ai pas dit « contre » hein mais juste pas à fond dedans.
Par contre, quand on est pro-bio et nature, c’est parce que c’est affaire de plaisir, de passion, de désintérêt et de révélation.
Donc, t’es anti ou pro. Mais être au milieu, se poser des questions et réfléchir, tu remballes. Comparer les arguments des uns ou des autres tu oublies aussi. de toute façon, les méchants donnent des chiffres, des références, des explications. Les gentils amènent des certitudes.
Le mieux, le plus croustillant, c’est Mathieu qui parle de croisade idéologique à propos d’agitateur. C’est quoi encore l’histoire du brin d’herbe et de la poutre ?
C’est tout de même grandiose. Alors c’est quoi la bonne ligne de conduite ? Faire comme sur beaucoup de forums et de blogs vins ou depages facebookienne engagée. Balancer du bio et du nature à tout bout de champs ? Se contenter d’un bio c’est bôôôô… De « je vous conseille comme moi d’écouter les vignerons qui ont quelque chose à dire plutôt que les viles croisades commerciales des vilains chimistes » ? Quels vignerons ? Ceux qui arrachent les vignes OGM ou celles qui mesurent les ondes des vendangeurs ? mais surtout, surtout, ne jamais argumenter en sens inverse, parce que là c’est dénigrer et décourager les tenants d’une certaine viticulture… la seule la vraie, celle qui respecte la nature l’homme et le terroir… A y est ? J’ai bon pour ma récitation ?
Bon, excusez mon léger emportement mais cela fait une demi-douzaine de post pour le moment ou des intervenants « historiques », des trolls, ou des biens gentils font de même, parfois avec une morgue et une agressivité (El mexivano et dis phrases pour ne pas les citer) qui me laissent pantois.
Rassurez moi, il n’y a que moi que ça agace ?
- 9 décembre 2010 à 16h20
- in reply to: Les enzymes de vinification
Merci Schtroumpf grognon !
- 9 décembre 2010 à 15h52
- in reply to: Les enzymes de vinification
André,
je ne voudrais pas vouloir abuser. Cependant…
On entend tout dire et sons contraire à propos des pectinases… Peux-tu nous faire un topo ?
Je sais que les bios (certains ?) ne veulent pas en entendre parler. Pourquoi ?
Pour ma part, j’ai vinifié toutes sortes de fruits pendant des années. Si la plupart se clarifient très bien tout seul, il y en a, comme les prunesavec lesquels c’est carrément galère d’obtenir du jus et pas de la purée sans pectinase. De plus je m’interroge sur les fruits riches en pectine qui ne seraient pas soumis à une pectinase puis débourbés : quid de la formation de méthanol ?
Alors, sans vouloir abuser, merci pour ta réponse.
- 7 décembre 2010 à 21h10
- in reply to: Levures indigènes X levures de synthèse ( commerciales)
Madre de Dios El Gringo… ::o
PS : Je connaissais Sa Majesté des Mouches mais El Gringo 1er des levures…
- 7 décembre 2010 à 19h23
- in reply to: Ne soyons pas à la mode, aimons le bois neuf !
mathieu.gp écrivait:
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> pff si t’aime le bois c’est bien ca me derange
> pas… c’est juste que je trouve que ca masque le
> gout du vin et que le boise soit elegant ou pas.
> Si tu trouves que rajouter des fleurs de sureau
> dans la cuve est plaisant fait le, mais ne me dit
> pas que tu sent le vin apres.Mais justement mathieu. Je ne dis pas que j’aime le bois. Je dis que j’aime le plaisir.
A propos des fleurs de sureau, si tu les doses correctement, ça apporte beaucoup. Et que tu appelles ça vin ou cigare à moustaches, je m’en gausse. Dis moi si c’est bon !
Perso, je ne la ramène jamais devant des amateurs de vin avec mes petits fermentés maisons. « Vins » construits comme dans une cuisine diront les tristes puristes. Mais je reste persuadé qu’alors que je cueille la prunelle ou le sureau à même la haie bruissante, je suis plus proche de la nature que n’importe quel citadin dans un bar à vin fut-il chébran.