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- 2 juin 2012 à 20h27
- in reply to: CR:LPV 92 – Les petits (grands) crachoirs se lancent sur les routes du Rhône Sud
La soirée LPV92 m’a permis de m’éclipser discrètement de la fête de l’école et la fête des voisins au moment où mon voisin de palier approchait avec un large sourire et une large bouteille de Cellier des Dauphins (Ca me fait flipper!). Encore une très belle soirée avec « Les Ptits Crachoirs », en terrasse, sans doute une des plus belle au niveau qualité avec La Loire l’an dernier.
Château d’Aqueria 2011, Tavel
La couleur est relativement foncée, limite rouge clair. Le nez est sur la framboise et la groseille. En bouche, il y a quelques épices, une pointe de lourdeur et une finale un peu courte. Cela commence très bien la soirée sur la terrasse en lui donnant quelques airs de vacances. +
Les vins blancs suivants sont dégustés sur une assiète créole (boudin, accras, tartare de crabe, avocat, …).
Dom de la Mordoree 2009, Lirac
La robe est brillante sur un bel or pâle. Le nez évoque le citron et les fleurs blanches. La bouche est assez sudiste sur la réglisse et l’anis. Le vin tombe un peu en milieu de bouche avant de rebondir sur une agréable et surprenante amertume en finale. +++
Je n’ai compris que bien tard dans la nuit l’indice de Yann pour cette dégustation à l’aveugle: « Sadam »Château Fonsalette 2005, Côtes du Rhône
La robe est d’un bel or soutenu. Le nez est très floral avec quelques notes d’herbes fraiches, de pomme. La bouche est puissante. L’accord avec la cuisine créole est étonnante et détonnante. Je ne luis trouve aucun lien de parenté avec RAYAS Blanc dégusté il y a quelques mois, mais c’est très bon également. +++
Clos des papes 2009, Chateauneuf du Pape
Premier vin du premier match de la soirée. Il ne boxe pas dans la même catégorie que le Beaucastel VV. La robe est très pâle. Le nez est ici très discret, limite fermé. La bouche est également peu expressive. Le vin s’ouvrira légèrement dans le verre. Mais on est plus proche de l’ambiance monastique que de cette le Pacha-Club de Saint-Hilaire de Rietz un samedi soir de Juillet. A attendre à mon avis. +
Château de Beaucastel VV 2009, Chateauneuf du Pape
La couleur est jaune soutenue. Le nez nous replonge dans la file d’attente du Pacha-Club, à l’entrée de la boîte. Pour nous faire patienter, le videur nous offre quelques amandes grillées. Enfin, on rentre et on découvre une ambiance de maboul. Le vin est très expressif, rempli la bouche en large et en travers. C’est très ample, sans aucune lourdeur. La longueur est belle et dans le verre vide, raisonne encore les échos du VV. J’ai adoré! ++++
Les rouges sont bus avec un filet de boeuf aux cèpes accompagné d’un gratin de légumes (enfin il commençait à faire sombre alors je suppose que c’était ça)
Domaine Richaud L’ebrescade 2007, Cairanne
Nez sur les fruits rouges. La finale est un peu courte. Quelques notes végétales. Je pense que ce vin mériterait quelques années en cave. Bien. ++
Domaine Fondreche Nadal 2004, Côte du Ventoux
Le nez est marqué par le lard fumé, la mûre et quelques notes poivrées. Beau clin d’oeil à Roland-Garros qui se déroule pas très loin. Mais sur le coup, on est plus Thierry Tuslane que Raphael Nadal. Bien. ++
Peter Lehman Barbarosa Syrah 2002, Nouvelle zelande
Arrivée du premier pirate de la soirée. La bouche, suave, est un peu poivrée, sur le clafoutis aux pruneaux. On a pas l’impression d’être en Rhône sud. Néanmoins, je ne retrouve pas les arômes d’Eucalyptus que j’ai plusieurs fois trouvé dans des Syrah australiennes. Oups, peut-être parce qu’il s’agit ici d’un vin all-black. Bien. ++
Château de Fonsalette Syrah 2004, Côtes du Rhône
Le vin présente une belle astringence, très syrah. Mais la fraicheur soutenue par l’acidité me font partir vers Saint-Joseph, et pas du tout en Rhône sud. Bel accord avec le filet de boeuf, un peu moins de plaisir dégusté seul. ++
Domaine Bonnydoon, Le cigare volant 2007, Californie
Et voici l’arrivée par les airs d’un deuxième OVNI, ou plutôt d’un cigare volant au nez très discret qui ne me fait pas trop partir sur Chateauneuf malgré la volonté de son propriétaire, [s]Danny Boon[/s] Bonnydoon, de nous la jouer « Bienvenue en Californie ». +
Sang des Cailloux, Lopy, Vacqueyras 2006
Le nez est très réduit et nous fera partir sur un jeu de mot sur le nom de domaine que je ne peux traduire ici. L’astringence est trop marqué pour moi. Je passe mon tour. +
Château La Nerthe 2004, Chateauneuf du Pape
Le nez est « patissier » (A l’heure d’écrire ces lignes, je relis mes notes où l’écriture s’avère incertaine au fur et à mesure de la soirée. Ainsi, entre « paillasson », « polisson » et « patissier », ce’est ce dernier terme qui me semble avoir le plus de sens). En bouche, des notes de mûre et de cerise soutenue par quelques notes mentholées qui apportent de la fraicheur. ++
Pignan 2003, Chateauneuf du Pape
Il est gentil Mr Pignan, Il est gentil Mr Pigan. Il est invité à une soirée en même temps que son grand frère. Le premier verre est marqué par un côté piquant qui va disparaître à l’aération. La longueur est moyenne. A noter que le vin ne souffre d’aucune lourdeur malgré le millesime. ++
Rayas 2003, Chateauneuf du Pape
La robe n’est pas très évoluée, plutôt claire. Le nez est d’une grande élégance et d’une très belle complexité sur tout une palette d’arômes: fruits, épices, chocolat. En bouche, c’est très élégant sur des notes de moka et d’orange sanguine. Quelques framboises viennent s’ajouter et à chaque fois que je trempe mais lèvres, je découvre de nouveaux arômes, de nouveaux épices. Un regret juste sur un manque de longueur. A l’aveugle je pars sur Rayas. Il n’y a que dans ce vin que je retrouve ces notes de café et d’orange sanguine. Beau travail Mr Raynaud. ++++
Bonneau 2000, Chateauneuf du Pape
Alors que l’on termine le vin précédent, on discute de qui à Chateauneuf peut se retrouver au niveau d’élégance de Raynaud. Certains évoquent Bonneau. Une majorité d’entre nous (dont moi) n’ayant pas bu de vin de ce domaine, notre hôte a la gentillesse de descendre à sa cave et de ramener une bouteille de 2000. Le vin malgré sa fraicheur et son manque d’ouverture va rivaliser d’élégance avec le Rayas qui a pourtant été ouvert la veille. La bouche est sur les fruits rouges et la réglisse. C’est encore très jeune. J’adore. En plus l’étiquette est magnifique de sobriété et d’élégance. Beau travail Mr Bonneau. +++
Spätlese Gewurtztraminer 2010, Autriche
Pas trop de souvenir de cette bouteille qui m’a parut un peu courte et manquant de sucre. Par contre, le peps est bien présent avec un peu de gaz carbonique, à l’image des rieslings allemands que j’aime de plus en plus. +
Que dire de cette soirée, à part que j’ai trouvé que le niveau des blancs était impressionnant et que ces derniers s’accordaient super bien avec la cuisine créole. J’ai adoré le VV de Beaucastel. Les rouges ont confirmé que l’on peut s’éloigner de l’image d’Epinal du Rhône Sud avec des vins très élégants. Rayas 2003 restera un très bon souvenir de dégustation, ainsi que la découverte de Bonneau.
A la prochaine et merci à J-B d’avoir organisé la soirée et l’ordre des vins jusqu’à la dernière minute.
- 21 mai 2012 à 1h15
- in reply to: Domaine Gauby
CR: Le Soula 2005
J’avais bu ce vin il y a 3 ans. J’avais le souvenir d’un vin sur le miel et des notes florales, un peu fou fou. J’ai rouvert une bouteille le we dernier et le vin a agréablement évolué. Les notes miellées ont disparu pour laisser place à une belle finesse. On peu juste regretter un manque de fraicheur. Je suis vraiment étonné par le veillissement de ce vin. Dommage, c’était ma dernière bouteille. ++
- 14 mai 2012 à 20h59
- in reply to: Clos Rougeard
Clos Rougeard Poyeux 2004
Par une heureuse coincidence, j’ai ouvert ce we également une bouteille de Poyeux 2004 pour accompagner un roti de boeuf et légumes.
La bouteille a été ouverte 2 heures avant dégustation.
La robe est peu évoluée, le vin très souple, limite soyeux. Je retrouve des arômes de mûres et de … chorizo (!). Je ne retrouve pas le côté végétal décrit plus haut. Peut-être que j’y suis moins sensible. Le vin me paraît moins long que l’année dernière où il avait été carafé.
C’est toujours excellent et les invités autour de la table qui ne partageaient pas ma passion pour le vin, ont été conquis. Il faut dire qu’ils avaient une autre image du Saumur-Champigny.+++
- 30 avril 2012 à 12h59
- in reply to: Château d’Epiré – Savennières
Le château d’Epiré était un des grands Savennières dans les années 1980, avec des parcelles magnifiques, dont une juste au-dessus de la coulée de Serrant (je crois que c’est de cette parcelle entre autres que provient le raisin qui rentre dans la cuvée spéciale).
Lors de ma visite au domaine, j’ai eu le plaisir d’aller récupérer mes bouteilles dans les chais, qui se trouvent dans l’ancienne église romane d’Epiré. Cela vaut le coup d’œil. Par ailleurs, c’est le seul domaine en Loire que j’ai vu utiliser des futs d’acacia pour certaines cuvées (cuvée spéciale?).
Le Château d’Epiré est bien loin d’avoir expiré et propose une cuvée spéciale 2009, qui sera excellente dans une dizaine d’années avec un peu moins d’amertume que sur le 2008.
J’on / Arnaud
- 30 avril 2012 à 12h43
- in reply to: Repas d’adieu à la Normandie (1er épisode)
Beau CR Eric, qui te ressemble en rassemblant quelques vins qui ont marqués ta passion et ta vie professionnelle. Bon courage pour tes cartons!
J’on / Arnaud qui déménage demain. 😉
- 22 avril 2012 à 15h32
- in reply to: CR:LPV 92 sur les traces de Mondovino 8 ans après
Une soirée avec un effectif un peu remodelé en cette période de congés scolaires. L’occasion de faire la connaissance de Benji et de sa connaissance approfondie des vins italiens et de son humour tout aussi approfondi qui collait bien à notre état d’esprit.
Cette soirée m’a un peu fait pensé à un vin assez déséquilibré:
Une attaque assez simple et marquée par la déception de la bouteille de Jurançon oxydée, relevé par un très beau Daumas Gassac. Un milieu de bouche assez compliqué pour moi avec des vins internationaux qui ne sont pas dans ma culture et malgré tous mes efforts que j’ai du mal à apprécier. Grosse déception sur mon 2eme apport (Terrasse d’Elise, Elise) que j’aurais du carafer. Par contre, quelle finale avec ces 4 derniers vins! Mieux qu’un concert de Johnny au champ de Mars un 14 Juillet! (humour de 4eme degré).
Domaine de la Janasse, Chateauneuf du pape VV 2007:
Ouah, quelle puissance!!! Le vin enrobe toutes les parois du palais, les arômes de réglisses, de cannelles, de fruit rouge viennent faire la Java de Broadway au fond du palais. C’est ample, long mais encore très marqué par l’alcool. Très bon. +++Domaine de Montille Pommard 1er cru Les grands epenots 2001
Zut, j’ai oublié le pommard d’Hubert que j’avais pourtant placé avant le Chateauneuf de peur que la puissance de l’un n’efface la finesse de l’autre. Et bien, après 1 L d’eau, la transition fut plutôt intéressante avec une opposition de style. Puissance côté Janasse contre élégance côté Pommard. La robe est très claire. Des notes de cerises, d’herbes fraiches, de myrtille. Un vin tout en dentelle à l’opposée de l’image d’Epinal du Pommard. ++Philip Togni 1997, Napa, Californie
Alors là, c’est la grosse claque de la soirée. Un vin d’une infinie finesse, aves des arômes de mûre, de poivron cuit, des notes de graphite, un élevage très élégant. Je me lance: Pauillac 2001. En tous les cas, je suis sûr que l’on est sur la rive gauche avec plus d’une dizaine d’années. Grosse surprise à la découverte de l’étiquette. Ce vin, tout en retenu et en élégance provient de la Californie! Un mythe tombe et avec lui de nombreuses certitudes. Une question me taraude: Ai-je aimé ce vin car il me rappelait des références bordelaises ou l’ai-je aimé pour ce qu’il est: un superbe vin californien sans surmaturation et arômes d’eucalyptus. Je crois que ce vin a eu 100/100 Parker à l’époque. Pourtant, il est très loin de ce que l’on peut appeler le « style » Parker. Bref, le vin qui résume à mes yeux le mieux le thème de la soirée. ++++Domaine de Souch, Marie Kattalin, Jurançon 2007
Très belle réussite sur ce 2007 dans un style très différent du 2005 que je trouve aujourd’hui assez fermé. Ici, on a une explosion d’agrumes (pamplemousse), fruits exotiques (mangue) avec une très grande fraicheur apportée par une grande acidité (supérieure à 2005). Je trouve également des arômes de truffe mais à ce stade de la soirée, c’est peut-être ma truffe qui est fatiguée. Une valeur sûre. +++- 18 avril 2012 à 19h37
- in reply to: Domaine de Bellivière
Domaine de Bellivière – Coteaux du Loir – Vieilles Vignes Eparses 2003
Bu au restaurant sur un une entrée en tartare de crabe puis sur un Colombo de Poulet très épicé. De belles notes minérales et de fruits exotiques (litchis, mangues). L’accord avec les plats est très bien (surtout avec le colombo) même si j’aurais aimé un peu plus de tension. On est à la limite du demi-sec. Peut-être un effet millesime. ++
- 13 avril 2012 à 1h34
- in reply to: Re: LPV92 – Les petits crachoirs
Bonsoir,
Pour les personnes qui habitent pas très loin de St-Cloud, il y 2 places de disponible pour notre prochaine dégustation le 20/04/12 dont le thème est: « Mondovino: 8 ans après ». Le RDV est fixé à 20 heures au restaurant « L’Heureux Père ». Je centralise les apports.
Merci de me contacter en MP.
J’on / Arnaud.
- 11 avril 2012 à 15h53
- in reply to: Domaine des Baumard
Petit passage au domaine à Rochefort ce we avec une petite déception à la clé, tant pour les conditions de dégustation (beaucoup de groupe et pas de contact avec le vigneron) que pour le niveau global des vins (notamment savennieres)
Tous les savennières et les crémants dégustés sont marqués par un côté amande (amer) prononcé que je trouve désagréable. Très loin des Savennières de chez Laroche, Epiré, Bellevue de mon point de vue.
On passe sur les quarts de Chaume (de 42 à 52€ la bouteille quand même).
2007 – Riche, opulent, belle longueur. Des notes de coing, de raisin de corinthe, de papaye confite. Très bon
2008 – Plus court que le 2007 et moins sur la liqueur. J’aime moins
2009 – Très belle matière. Un peu dissocié à ce stade mais avec un très gros potentiel. Arômes de Botrytis. Pas sur qu’il y en avait dans les 2007 et 2008. J’en ai pris 3 bouteilles.Autre surprise: Le domaine Baumard n’utilise plus de bouchon depuis 2003. D’après eux le vin vieillit plus lentement. A voir dans quelques années. Je ne sais pas pourquoi mais je reste sceptique sur l’utilisation des capsules à vis.
- 31 mars 2012 à 15h28
- in reply to: LPV Suisse romande, dégustation de bourgognes rouges
Très beau compte-rendu qui montre je trouve les limites des dégustations trop « orientées ». Quelques chablis, c’est bien mais 8 d’affilé, cela devient très pointu. On avait eu la même impression avec une succession de Madiran il y a quelques mois. Ce qui serait bien, c’est une dégustation de Madiran pour colorer les gencives suivi d’une belle dégustation de Chablis pour nettoyer tout ça.
Bravo pour ce CR plein d’humour.PS: Est-ce qu’il y a un copyright pour « Jus de Pampers »? 🙂
- 30 mars 2012 à 1h49
- in reply to: Reichsgraf Von Kesselstatt
Kaseler Nies’chen Riesling Spätlese trocken GG Reichsgraf von Kesselstatt 2005, Mosel
Le premier nez est très moyen sur des notes oxydatives (noix et pomme). Je laisse le vin de côté pour y revenir quelques minutes plus tard. Le vin a bien évolué sur des notes miellées. Par contre, ça tombe rapidement en milieu de bouche. Bof – -> +
Scharzhofberger Riesling Kabinett Reichsgraf von Kesselstatt 2009, Mosel
La robe est pâle avec quelques reflets verts sur le disque. En bouche, on retrouve de la minéralité, quelques arômes floraux, camomille, peu complexe. Un petit côté pétillant qui manque de finesse. C’est un peu court (fermé?). ++
Wiltinger Gottesfüss Riesling Spätlese Reichsgraf von Kesselstatt 2001, Mosel
La robe est d’un beau jaune soutenu, brillant. Le nez est marqué par des notes de champignon, de ronce, de mangue très mure (limité passé avec ce côté piquant). En bouche, on distingue le botrytis. C’est le vin le plus gras que j’ai bu lors de cette dégustation. Je crois qu’il y a environ 80 g de SR dans cette cuvée et on ne les ressent pas du tout. Finale un peu courte. ++
- 30 mars 2012 à 1h24
- in reply to: Weingut Georg Breuer, Rheingau
CR: Riesling Sauvage Weingut Georg Breuer 2010, Rheingau
Robe brillante d’un bel or pâle. Le nez est très frais sur la poire, les fleurs blanches et la cardamone. En bouche, c’est acide et très minéral, un beau jus de pierre. Vin très sec. L’ensemble manque un peu de complexité et est un peu trop marqué par l’acidité. ++
CR: Berg Schlossberg Riesling Georg Breuer 2008, Rheingau
Le vin a été carafé 2 heures. Le nez est très fin avec une beau bouquet d’arômes. On retrouve la mangue, un peu de vernis avec une pointe d’acidité. La minéralité apparaît en milieu de bouche. Belle longueur. J’aime bien et gros potentiel à mon avis. +++
- 30 mars 2012 à 1h24
- in reply to: Weingut Georg Breuer, Rheingau
CR: Riesling Sauvage Weingut Georg Breuer 2010, Rheingau
Robe brillante d’un bel or pâle. Le nez est très frais sur la poire, les fleurs blanches et la cardamone. En bouche, c’est acide et très minéral, un beau jus de pierre. Vin très sec. L’ensemble manque un peu de complexité et est un peu trop marqué par l’acidité. ++
CR: Berg Schlossberg Riesling Georg Breuer 2008, Rheingau
Le vin a été carafé 2 heures. Le nez est très fin avec une beau bouquet d’arômes. On retrouve la mangue, un peu de vernis avec une pointe d’acidité. La minéralité apparaît en milieu de bouche. Belle longueur. J’aime bien et gros potentiel à mon avis. +++
- 30 mars 2012 à 0h32
- in reply to: Weingut Egon Müller, Mosel-Saar-Ruwer
Wiltinger Braune Kupp Riesling Kabinett Le Gallais Egon Müller 2009, Mosel
Attention OVNI (Objet Vinicole non identifié)
La robe est d’un bel or pâle. Le nez est marqué par les côtés agrumes et des amers prononcés (pamplemousse, pomelo). On ressent au nez la minéralité (en général, je trouve plutôt cet arôme en bouche). En bouche, c’est très très perlant sur les écorces d’orange, des notes de fleurs de pêcher. Superbe longueur. Un vin très étonnant. A l’aveugle, je pense que je serai parti sur un champagne! +++
- 30 mars 2012 à 0h27
- in reply to: Weingut Fritz Haag, Mosel-Saar-Ruwer
Brauneberger Juffer Sonnenuhr Riesling Spätlese trocken GG Fritz Haag 2009, Mosel
Le nez est très aromatique, limite exubérant sur des arômes de mangue trop mure. Petit côté perlant en bouche qui se confirmera sur tous les vins allemands bus ce soir là. Belle minéralité. +
Brauneberger Juffer Sonnenuhr Riesling Spätlese Fritz Haag 2010, Mosel
Une vraie gourmandise. Superbe trame acide avec un côté bonbon (berlingot?), grenade, cranberries. Des notes florales et minérales viennent ajouter en complexité. Ca descend tout seul et c’est d’une magnifique fraicheur. Gros coup de coeur!++++
Brauneberger Juffer Sonnenuhr Riesling Auslese Fritz Haag 2010, Mosel
On monte clairement d’un cran au niveau SR et je trouve que cela se voit un peu trop. Le côté sirupeux donne un peu de lourdeur malgré une acidité et du gaz carbonique qui apportent du peps. Je trouve le nez moins complexe que le Spätlese. A attendre impérativement. ++
- 27 mars 2012 à 0h02
- in reply to: Re: Salon des Vignerons Indépendants – Paris – 23 au 26 Mars 2012
Bref passage hier au SVI.
Savennières:
– Les vins du domaine aux moines m’ont plutôt décu (2010 trop acide, 2003 trop demi-sec avec des arômes d’ananas et de mangue inhabituel en Savennières, 1999 trop fluet)
– Les vins du domaine de Bellevue m’ont beaucoup plus avec un très beau 2009 et un 2010 encore trop marqué par l’acidité. D’ailleurs, en 2010, les raisins des 2 parcelles de Savennières ont été mélangés, alors que le 2009 provient de la parcelle la plus pentueJura (blancs):
– Je n’ai pas gouté TISSOT car déjà gouté plusieurs fois
– Domaine Grand: J’ai bien aimé leur Savagnin 2008 et leur vin jaune « Côte de Jura » 2004 avec une belle longueur que je n’ai pas retrouvée dans leur Chateau-Chalon 2003. Les cuvées avec du chardonnay ne m’ont pas convaincu
– Domaine Désiré-Petit: Les vins sont simples, avec peut-être un manque de complexité et de longueur. Le Savagnin sur le comté proposé a cependant fait bonne figure.Domaine Saint-Nicolas:
– J’ai beaucoup aimé le Haut des Clous, moins les autres cuvées que j’apprécie pourtant d’habitude. Je n’ai pas accroché sur le soleil de Chine qui avec ses 35g de sucre résiduel est à cheval entre le demi-sec et le doux.Domaine du Haut-Pécharmant:
– Les 2008 des 3 cuvées sont très fermés et difficile de se faire une idée. Par contre, la cuvée prestige 2009 est très ouverte aujourd’hui sur des arômes un peu confiturés. Le millesime 2011 semble bien se présenter dans le Sud-Ouest, les pluies semblant s’être arrêtées plus à l’ouest. Je découvre leur Saussignac, appellation qui souffre de la notoriété de son voisin Monbazillac.Après j’ai terminé avec quelques chambolle-Musigny 2009 qui ne m’ont pas laissé plus de souvenirs que ça.
- 26 mars 2012 à 13h58
- in reply to: PRIMEURS 2011
Le millesime 2011 s’annonce très compliqué et il n’est pas nécessaire de s’appeler R. Parker pour l’anticiper.
Je me pose la question de l’intérêt de faire une campagne « primeur 2011 » pour Bordeaux. Je crois que la question s’était également posée il y a 5 ans.
En effet, de mauvaises ventes en primeur risqueraient de dégrader fortement l’image de Bordeaux. A moins d’une baisse forte des prix, on peut parier déjà sur un échec d’une éventuelle campagne: contexte économique difficile, 2009 et 2010 jugés très bons, millesime compliqué.
Si Bordeaux ne faisait pas de campagne primeur 2011, quelle serait l’impact financier pour les domaines?- 25 mars 2012 à 20h20
- in reply to: CR:Bordeaux s’invite enfin sur LPV 92 Les Petits Crachoirs
Bordeaux, ce n’est plus ce que c’était. C’est la première fois que LPV92 n’est pas complet. Pourtant, cette dégustation m’a beaucoup plus avec peu de déception et beaucoup de points communs entre les vins. Le Ducru-Beaucaillou 88 me fait dire qu’il est vraiment dommage de « dénigrer » cette région. Je reviens d’ailleurs du SVI où les stands de bordeaux me semblaient un peu désertés. Dommage.
1 Clos Floridène, Graves 2007
Le nez, bien qu’expressif est moyennement complexe avec quelques notes de bois très fines. En bouche, je trouve le vin un peu gras avec des arômes de citron et de Kumquoat qui apportent peps et amertume. Ce n’est pas très long. Je n’aurais pas situé ce vin à Bordeaux. ++
2 Blanc de Lynch Bages, Bordeaux 1990
La couleur est dorée, nettement plus évolué que le précédent. Le nez et la bouche sont marqués par le caramel, dans le bon sens du terme. La finale est longue soutenue par une belle amertume. J’aime beaucoup. ++++
3 Château Labegorce, Margaux 1999
Premier rouge de la soirée et première petite déception. Le nez est sur la poussière, la ronce. En bouche ce n’est pas très net et surtout pas assez long. Je décide de garder le vin de côté pour le restant du repas et en revenant y gouter, le vin s’améliore régulièrement sans toutefois rattraper le niveau des vins suivants. +
4 Château Chasse-Spleen, Moulis 1990
La robe est assez évoluée, le nez sur la terre, le sang et la résine. En bouche, le vin se montre fatigué. Peut-être que son apogée est derrière lui. Je ne le garderai plus trop longtemps en cave. +
5 Château Bel air marquis d’aligre, Margaux 1995
J’ai débouché la bouteille le matin. Le bouchon est moitié imbibé. La robe est relativement évoluée. Au nez, des arômes de prune cuite, de cuir se mêlent avec quelques notes épicées. En bouche, je suis sur du poivron rouge et de la cerise. Ce n’est pas très long mais ce vin fait un bon compagnon de repas. +++
6 Château Poujeaux, Moulis 1996
La robe est assez sombre, peu évoluée. En bouche les tanins sont encore très présents. Ce vin semble très jeune, mais les notes de poivron vert me poussent à penser que ce vin ne gagnera peut-être pas à être attendu. Assez-bien aujourd’hui. ++
7 Château Soutard, Saint Emilion Gd Cru 1996
Je trouve le nez un peu viandard (mélange de viande et de lard) avec quelques notes de fruit confituré. CE vin est vraiment différent de ce que l’on a bu jusqu’à présent, normal puisqu’on fait un petit crochet sur la RD avant de poursuivre. Manque de longueur et de complexité. ++
8 Château Chasse-Spleen, Moulis 1989
Le nez est sur la cendre, la fraise mûre. En bouche, je suis surpris par la fraicheur avec encore une belle acidité qui vient équilibrer des tanins élégants. Des nôtes de fougère et de mûre viennent compléter ce joli tableau. Dans le match 89 vs 90, ce 89 gagne par KO! ++++
9 Château La Lagune, Haut médoc 1970
Quelle claque quand on découvre le millésime! Je misais sur 1988 et me trompais de 18 ans. La bouche est fraiche sur la mûre, le cassis. Bon vin, très classique. +++
10 Château Lafleur Gazin, Pomerol 1970
NN
11 Château Cheval Blanc, St Emilion 1er Gd cru classé 1978
La robe est évoluée, très trouble. Le nez est moyennement complexe. En bouche, c’est un peu court avec des notes surprenantes de graphite et de thé. Grosse surprise à la découverte de l’étiquette et confirmation de l’intérêt des dégustations à l’aveugle. ++
12 Château Ducru Beaucaillou, Saint Julien 1988
On finit sur une superbe finale avec ce Ducru. Le vin est d’une magnifique finesse avec des tanins nobles, une belle robe sombre, des arômes en bouche de cassis, de tilleul, de tabac blond. Très belle longueur. J’adore! EXC
A bientôt pour de nouvelles aventures qui nous ferons parcourir le monde 8 ans après un certain J. Nossiter.
- 21 mars 2012 à 0h36
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Philippe Foreau ( Clos Naudin ) – vouvray – demi sec – 1988
Dès l’ouverture, une odeur peu engageante de champignon s’échappe de la bouteille. Le bouchon ne m’a pas l’air complètement sec. C’est avec un peu d’inquiétude que je sers ce vouvray à température ambiante pour accompagner un filet de dinde à la crème et au panais. La couleur d’or est assez évoluée pour un vouvray. En bouche, je trouve que l’on sent encore pas mal la sucrosité avec des arômes de pâte de coing et quelques notes de miel. On retrouve les arômes mycologiques qui vont s’effacer petit à petit. Ce n’est pas très long en bouche mais l’accord se fait très bien avec la viande. Le vin se goute un peu moins bien seul (manque de tension). Je mets la bouteille au frais pour voir son évolution demain. ++
- 14 mars 2012 à 21h46
- in reply to: Très bon fromager sur Paris ?
Fromagerie Hisada dans le 1er arrondissement.