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- 6 novembre 2008 à 17h21
- in reply to: Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse, Saint Émilion
CR: Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 2004
Dégusté Vendredi dernier sur un Colvert cuisiné au sang et sa cuisse confite , je précise tout de même qu’il avait été précédé d’un champagne Brut de Nominée et surtout d’un bien étrange Carbonnieux Blanc 1947 ouvert en respectant scrupuleusement les conseils éclairés de François Audouze. Mais je m’attaquerais aux commentaires lorsque j’aurais davantage de temps, photos à l’appuie et notes recompilées.
Au moment du service et ce malgré les 5 heures d’ouverture en cave dont 2 en carafe, le vin n’était pas vraiment très causant bien que pas désagréable.
Le lendemain midi par contre il était plus à son aise, je le commenterais donc au moment le plus favorable.Nous sommes face à un vin massif, puissant… La robe est rubis foncé aux reflets violets elle semble encore assez jeune.
Au nez ce son avant tout de beaux arômes de cassis, de cèdre et de pin qui m’ont semblé ponctués de quelques subtiles notes mentholées.
En bouche, l’équilibre est correcte mais on est loin de l’harmonie parfaite, les tannins ne sont pas encore totalement fondus, et la finale de belle longueur laisse un souvenir mitigé avec une pointe d’astringence quelque peu persistante.En sommes j’aurais peut-être placé ce vin en Médoc à l’aveugle tant le cabernet semble aujourd’hui dominer le breuvage un peu façon « Figeac ».
Un vin qui devrait lentement s’affiner pour atteindre son apogé dans les 5 à 10 ans.J’ai bien aimé, sans pour autant le trouver très « Saint-Emilion »… (selon mes goûts…)
Ma note : 15/20
Cordialement,
Jean-Aubert DUFAUX
- 31 octobre 2008 à 3h27
- in reply to: CDR-LPV Belgique : Bordeaux 2000 versus Bordeaux 2001
FGsuperfred écrivait:
——————————————————-
> 2001 petit millésime ?? :S
> 2 millésimes différents, ça c’est sûr
> ce genre de dégustation, à l’aveugle qui plus est,
> permet surtout de voir ses propres gouts perso
> pour moi 2000 et 2001 sont de haut niveau, 2000
> trop cher et surévalué et 2001 abordable dans tous
> les sens du terme, les meilleyures goutées en 2001
> étant pour moi GPL, lynch bages et pontet canet
> tous fins et raffinés
> je trouve les 2000 plus massifs et j’avoue moins
> aimer ce type, mais c’est affaire de gouts … 😉Si les 2000 sont trop chers et surévalué… Alors que penser des 2006 ?…;)
Oui les 2001 sont incontestablement de très bons vins déjà bien ouvert et à boire dans les années qui viennent pour beaucoup.
Pour les 2000 il faudra attendre longtemps que les vins s’assouplissent. C’est de plus un millésime que j’aime à comparer avec 1970 que j’ai très bien connu et qui a bercé ma jeunesse et je penses ne pas être le seul dans ce cas…:P
Autrefois on faisait des vins non filtrés dont la quantité de matière était telle, qu’il serait aujourd’hui impensable ou presque de les embouteiller en l’état.
Pourtant le temps a fait dans ce millésime des miracles… Je crois qu’il en sera de même pour 2000, il faut juste être patient et on en reparlera lorsque 2001 sera oublié… Même si pour moi 2001 est un tout de même un grand millésime.Encore un petit mot, Luc j’attends avec impatience tes notes (:D
Cordialement,
Jean-Aubert
Voilà typiquement un whisky qu’il est difficile de prendre à défaut car de défaut point je n’ai trouvé, et c’est bien là son seul défaut…:)
Un whisky sans faille, très peu tourbé pour un Islay, avec de délicates notes d’épices, de fumée et de sherry, s’achevant sur une touche chocolaté très agréable sur laquelle s’appuie une finale très longue. C’est un excellent malt.
Il s’agit là d’un de ceux que je préfères avec les Talisker 20 et 18 ans qui jouent dans un registre plus explosif, et Lagavulin 16 ans(beaucoup plus tourbé).Cordialement,
Jean-Aubert
- 26 octobre 2008 à 3h21
- in reply to: Château La Louvière, Pessac-Léognan
Un vin à boire.
Contrairement au Carbonnieux du même millésime qui certes est à ce stade encore un peu trop capiteux mais très prometteur, nous face à un vin très équilibré et déjà à son apogé.
Robe Rubis déjà assez tuilée.
Nez de cassis de groseille et de sous-bois.
La bouche est assez sage, pas explosive mais assez gourmande. Longueur moyenne, pas d’acidité au plus une légère astringence.
Je trouve que depuis 1996, La Louvière n’est plus à son meilleur niveau, j’ai quelques souvenirs de 88, 89, 94 et 95 qui m’ont procuré de grands moments, depuis je n’ai pas retrouvé les qualités qui ont fait ce vin. Dommage, je me tourne davantage vers Carbonnieux voir Haut-Bailly(qui cher reste d’un très bon rapport Q/P).Cordialement,
Jean-Aubert
- 26 octobre 2008 à 3h04
- in reply to: Domaine Pierre Vessigaud
Pouilly-Fuissé – Pierre Vessigaud – Vieilles Vignes 2006
Servit à 8 °C, il s’est avéré à l’évolution, que 10 °C était la température idéale de service sur ce vin.
Belle robe pâle.
Nez de litchi, de pamplemousse, de citron confit et d’omelette Norvégienne, le tout semble assez fondu.
En bouche le vin est frais, gras, opulent, se terminant sur des notes plus chaleureuse d’élevage.
La longueur est assez imposante, servit ce soir avec un Turbot et un beurre manié, il a pris je penses davantage d’amplitude.
Un très beau Pouilly qui devrait encore évoluer positivement dans les 2 à 5 ans.
Ma note : 15,5/20- 23 octobre 2008 à 0h05
- in reply to: Vieux Carbonnieux blanc 1947
Merci François pour ces précisions, j’en ferais bon usage assurément.
Jean-Aubert
- 22 octobre 2008 à 1h48
- in reply to: Degustation Grands Bordeaux 2006
Les trois « messieurs » sont de droite à gauche :
AU premier plan : Laurent, un de mes très bons amis, caviste de son état, qui distille quotidiennement à ses clients de précieux et judicieux conseils animé par une grande passion et beaucoup d’émotions.
Au centre : Jean-Philippe Quié propriétaire du château Rauzan-Gassie et Croizet-Bages dont j’ai beaucoup apprécié l’accueil et surtout la passion qui l’anime et le pousse à changer les choses, voir les bousculer un peu afin de remonter le niveau qualitatif de Croizet-Bages, après le brillant travail toujours en cours qu’il a effectué à Rauzan-Gassie ces dernières années.
Au fond à gauche votre serviteur.Cordialement,
Jean-Aubert
- 21 octobre 2008 à 14h46
- in reply to: Château Croizet-Bages, Pauillac
Version longue en complément de mon commentaire sur les millésime 2006
Belle robe très sombre.
Nez florale de fruits noirs et rouge où l’on perçoit quelques très légères notes de vanille et de pivoine.
Un vin que l’on apréciera relativement jeune, la bouche est fraiche, le vin est rond, ample et assez riche et persistant. Une petite note de cèdre et de poivron sur la finale.
Note : 15/20- plutôt pas mal. Il n’était pas ridicule par rapport aux autres « esthètes » présents ce lundi.
Ce cru est en net progression depuis l’année dernière, je l’avais trouvé un peu trop exhubérant, manquant de fruit mais qui était déjà aux antipodes des « fluets » 2002 et 2003, là c’est tout le contraire, et au risque de me faire « Lyncher » : c’est un beau vin.Si Jean-Philippe Quié me lit d’ici quelques jours, je sais qu’il est à londres aujourd’hui, peut-être nous fera t’il l’honneur de nous apporter quelques précisions sur le travail effectué à la propriété et sur les méthodes qu’il s’est efforcé de mettre en place, et comme Jean-Philippe Quié est habité d’une passion sincère tout comme nous, je penses qu’il mérite à être écouté.
Du long entretien que j’ai pu avoir avec lui je sors conforté dans mes convictions : « le vin va au-delà de la notion de terroir, il est aussi bien-entendu le reflet de la personnalité et de l’approche de ceux qui s’y investissent. Une vigne bien située ne donnera pas forcément de bons vins ». L’approche de Jean-philippe Quié est intéressante et mérite aujourd’hui que l’on y prête attention. Il sera d’ailleurs j’espères le bienvenu sur ce forum pour nous en parler.Cordialement,
Jean-Aubert
- 21 octobre 2008 à 3h07
- in reply to: Degustation Grands Bordeaux 2006
Saint Julien :
Beychevelle :
Robe grenat, profond ponctuée de traces violine.
Nez fermé légèrement boisé, de cassis.En bouche on dénote beaucoup d’austérité, une grande acidité sur la finale.
Note : 13/20 à revoir dans 20 ans car il en a le potentiel et que cela ne sera pas de trop.Gruaud Larose :
Le nez est lui aussi assez fermé mais un peu plus développé en l’état : vanille, cassis, mûre. La bouche est par contre beaucoup plus expressive, c’est ample, gourmand, long, belle acidité.
Note : 15,5/20 à garder une bonne dizaine d’années avant de l’ouvrir, un vin réussit.Lagrange :
Le nez est flatteur un peu plus ouvert que les précédents, cassis, musc, quelques notes de réglisse. La bouche est fraiche, longue et suave. C’est très bon et le sera surement encore plus dans 5 ans.
Note : 16/20Léoville Poyférré et Talbot
Des vins fermés, peu causant, un peu à l’image du Beychevelle, je ne me risquerais pas à les noter ,cela ne pourrait refléter de façon objectif la qualité de ces vins. Ce jour ne leur était vraiment pas favorable.Saint Estèphe :
Lafon Rochet :
Une belle robe rubis assez profonde.
Un nez assez intense où se mêlent épices, fruits noirs et cacao.
La bouche est ronde, équilibrée, un peu courte.
C’est déjà agréable à boire, pas un monstre mais un bon vin. Note : 15/20Pessac Léognan :
Bouscaut :
Très agréable, mais reste assez prévisible manque un peu de complexité, mais le millésime est bien réussit. Note : 15/20Carbonnieux :
Rouge : Un vin très agréable, assez concentré où les fruits noirs se mêlent à la fumée et au sous-bois. Un vin assez puissant, un peu plus complexe que pour les millésimes précédents
Note : 15,5/20Blanc : Des reflets verts donnent à la robe un aspect bien particulier.
Le vin est minéral, très agréable, déjà ouvert avec une garde de 5 à 10 ans à suivre.
Un vin qui pourra être servit au cours d’un repas, il ira très bien avec un bon plateau de crustacés ou un Saint-Pierre. Je le fait rarement avec un Carbonnieux. Note : 16/20Haut-Bailly :
Belle robe sombre, nez développé de fruits noirs et de zan.
La bouche est assez délicate, mais aussi très longue.
Note : 16/20Pape Clément :
Une robe couleur encre qui laisse des traces sur le verre.
Nez de mûre confite, de cassis, de toast beurré, de réglisse, c’est assez complexe.
En bouche c’est rond, puissant, tannique un peu asséchant sur une finale très persistante.
Très beau vin, note : 16,5/20Liquoreux :
La Tour Blanche :
Une robe à 24 carats… Un nez incroyable florale, de pêche blanche, d’abricot.
En bouche, même si l’élevage se ressent un peu, c’est énorme, gras, dense, un frisson parcours l’assemblée… Une persistance aromatique « miélée » absolument exceptionnelle(je prends un risque) un millésime d’exception à avoir impérativement dans sa cave… Note : 18,5/20Climens :
Dans un tout autre registre, ce n’est pas mal non plus… Nez très intense d’agrumes, de poire de miel.
En bouche, c’est un peu plus capiteux, gras, on est face à un très grand vin. La longueur est plus que convenable s’achevant sur une note de pomme acide assez interessante. Note : 16,5/20Et voilà nous voici arrivé au bout de notre voyage, las d’avoir ce jours dégusté énormément de références, et surtout d’avoir fait l’effort dans un laps de temps très court d’essayer de maintenir nos papilles dans un état correcte. Les liquoreux ont achevé le tableau de la plus belle manière qui soit nous offrant quelques minutes de pure plaisir, d’évasion de poésie.
Si nous devions décerner une Palme ce soir, elle irait sans doute à la Tour Blanche.
Quant à la palme de la convivialité, je la décernerait à Jean-Philippe Quié pour la qualité de son accueil, sa grande ouverture d’esprit, et ses précisions techniques quant au travail énorme dans lequel il s’est lancé avec Croizet Bages, je dirais que déjà l’on sent les prémices d’un probable renouveau à la propriété. Et cela pour le plaisir de nos papilles.Les 3 vins qui m’auront le plus marqués sont :
1/ La Tour Blanche
2/ Pavie Macquin
3/ Pontet-CanetJ’espères ne pas avoir été trop bavard, à bientôt.
Cordialement
Jean-Aubert
- 21 octobre 2008 à 2h45
- in reply to: Degustation Grands Bordeaux 2006
La suite avec quelques Médocs :
Haut-médoc :
Cantemerle :
Robe noire, profonde
Nez fermé, on distingue le cassis, la fumée et l’humus
En bouche c’est décevant, peu causant, rien à voir avec ce que j’ai pu déguster il y a quelques mois. Le vin aurait mérité d’être ouvert 7-8 heures avant. Note : 13,5/20… Pas représentative de la qualité réelle du breuvage.La Lagune :
Robe violine légèrement tuilée, très dense
Nez intense de fruits noirs ponctué de quelques notes d’élevage
Bouche gourmande sur le fruit, croquante, manquant peut-être un peu d’allonge et de complexité.
Un très beau vin tout de même. Note : 16,5/20Margaux :
Brane Cantenac :
Robe très élégante, pourpre.
Nez moyennement intense de fruits noirs
Bouche soyeuse ponctuée de notes de zan, finale persistante sur la réglisse.
Bien. Note : 15,5/20Cantenac Brown :
Jolie robe profonde, nez peu intense de fruits cuits.
En bouche, cela se gâte, c’est plat et désespérant. Note : 12,5/20Dauzac :
Beau vin racé, droit, viril très « médocain » si l’on peu dire…
Bouche avec de la mâche, belle persistance aromatique sur de fines notes boisées
Note : 15/20Giscours :
Robe dense, rubis foncée, très élégante.
Nez de cassis où flottent des effluves de thym et de laurier, humus, c’est très complexe.
La bouche est superbe, équilibrée pas explosive, tout en douceur, très soyeuse, peut-être un très léger déficit en longueur. Un grand Margaux tout de même. Note : 16/20+Lascombes :
Robe violine..
Nez brioché, beurré, le fruit est en retrait (fournil au matin)
La bouche est vanillé, caramelisée, on est sur l’élevage pas sur le fruit…
Note :15/20Rauzan Segla
Robe élégante, nez intense, cassis, fruits noirs.
La bouche est jeune, les tannins sont très durs, attendre 15-20 ans
Note :14/20 à revoir à la hausse d’ici 10-15 ansRauzan-Gassie :
Robe sombre, dense.
Nez intense de fruits noirs, de cassis, quelques notes chocolatés.
En bouche, belle attaque, c’est très agréable, un vin encore un peu stressé par la mise en bouteille récente. La finale est très longue.
Note : 15,5/20Pauillac :
Croizet Bages :
Un Croizet Bages qui ne ressemble pas tout à fait à un Croizet-Bages.
Un nez florale, de fruits noirs, de pivoine.
En bouche, le vin est rond, ample et assez riche et persistant, seul petit reproche que l’on pourrait lui faire, un petit côté poivron vert sur la finale qui n’est pas ce que je préfère dans un vin mais tout de même pas désagréable.
Note : 15/20Pontet-Canet et Pichon Longueville Comtesse de Lalande :
Encore un vin Stratosphérique…
Inutile de trop s’étendre sur ce merveilleux vin qui millésime après millésime ne fait que s’affirmer comme étant une des stars de l’appellation. Le Pichon Comtesse dégusté juste avant a été totalement éclipsé par celui-ci alors que nous étions face à un vin assez raffiné, et complexe. Avec Pontet-Canet nous sommes vraiment aujourd’hui sur une autre planète, d’ici une dizaine d’année ce magnifique 2006 devrait devenir un très très grand vin, mis à part les premiers, je ne vois pas aujourd’hui qui peut lui damner le pion.
Note Comtesse de Lalande : 15,5/20
Note Pontet-Canet : 17/20A suivre la fin des Médocs, les Pessac, les blancs et les liquoreux.
Jean-Aubert
- 19 octobre 2008 à 16h09
- in reply to: sondage (petits vins de Bordeaux) ?
Privilégiant le plus souvent en semaine « château la pompe », je n’achètes que rarement de « petits vins »…
Le prix pour moi n’est pas un moteur pour l’achat, et il se peut qu’un « petit prix » se révèle être un excellent vin.
Je m’efforce de ne boire que des vins que je juges dignes d’être offert ou servit lors d’un bon repas même si ce vin ne me coûte que 5-6 €.Dans les bordeaux, il n’y a pas énormément de références qui me convienne dans cette gamme de prix, c’est pourquoi je me tourne le plus souvent sur les vins du Rhône ou du Sud-Ouest.
Je garde tout de même en tête :
– Château les Pâques une côte de Blaye que l’on trouve aisément en salon et qui est assez régulier.
– Calvet réserve, un petit bordeaux de négoce qui est en règle général très bien fait même si l’élevage est parfois un peu trop prononcé les premières années, il vieillit très bien en cave. bon RQ/P pour 3 €.
– 100% d’accord avec Luc pour le château Penin grande sélection(très beau vin), mais tout dépend de la fourchette de prix… Pour le Penin on est plutôt sur 10 € voir un peu plus… Et là j’ai déjà beaucoup plus de choses interessantes qui me viennent à l’esprit.
– Château Maison Neuve (Montagne St Emilion) pour 6 € se défend pas mal du tout.Cordialement,
Jean-Aubert
- 19 octobre 2008 à 4h52
- in reply to: Domaine de Montine
En cherchant dans ma cave un vin correct, capable de rentrer dans la composition d’un coq au vin, je suis tombé sur 2 bouteilles d’ordinaire « sélection terroir » devenu par la suite « Secret de terroir »
Le millésime peu engageant au premier abord : 2002, plutôt un mauvais présage…
Parfait donc pour le coq.
une bouteille et demi son passées dans la marinade… j’ai réservé le reste.
Ce soir j’ai servit mon coq accompagné d’un château Romanin 2004 fort bon par ailleurs.
Intrigué par la qualité du coq et surtout de la sauce, en fin de repas je me suis donc rapproché de la demi-bouteille restante à la demande de mes convives.Et là, divine surprise !!! Et surtout si tout les vins de cuisine me faisait ce coup là, j’arrêterais d’acheter des grands crus…
12 heures après ouverture…
Un nez d’une intensité peu ordinaire, sur le cassis la mûre, le cuir et le café torréfié.
Belle robe rubis foncé, très dense.
En bouche, c’est un délice pour les sens, le vin est épanoui, harmonieux, d’une longueur exceptionnelle s’achevant sur des notes d’épices et de réglisse, je dirais même anormale pour un vin payé 4 € à l’époque… les tannins sont fondus, on perçoit juste une très légère note acidulée en finale. Le vin n’est pas filtré et cela se voit aux dépôts plus que conséquents sur les parois de la bouteille.En sommes il a totalement éclipsé un Château Romanin que tout le monde trouvait fort bon et qui s’accordait plutôt pas mal avec le plat. Cela je ne l’avais absolument pas prévu…
Pour la petite anecdote, 2002 est considéré à juste titre, comme un des pires millésimes que le Rhône ait connu…
Le domaine de Montine a je crois décidé alors à cette époque de sacrifier la grande « cuvée » du domaine « Emotion », et de tout incorporer dans l’ordinaire qui habituellement était vieillit exclusivement en cuve inox…
Là nous avons donc une petite cuvée qui ne ressemble en rien à ce que fait le domaine habituellement. Le travail et le métier des vignerons à fait un véritable miracle… Ce vin qui ne m’inspirait pas au moment de l’achat autrement que pour ma cuisine, aujourd’hui m’a conquis…
Il a encore je penses quelques années devant lui, c’est la plus belle réussite en 2002 que j’ai rencontré dans le rhône. Et pour 4 €, c’est complètement ahurissant. Nous sommes tombé ce soir sur un vin d’exception dans une gamme de prix qui ne s’y prête pas habituellement… Ahurissant!!!
Attention il faut l’ouvrir 12 heures avant…Ma note : 17/20
Cordialement,
Jean-Aubert
- 12 octobre 2008 à 19h32
- in reply to: Château Rayne Vigneau, Sauternes
CR: Château Rayne Vigneau 1987
Bu cet été en Corse sur une soupe d’agrumes et cannelle avec son moelleux.
Très belle surprise.
Un vin dont la robe Or encore assez pâle m’a semblé peu évoluée pour un vin de plus de 20 ans.
Le nez était intense d’agrumes et de miel, où l’on pouvait encore percevoir quelques notes d’élevage.
En bouche, c’est gras et dense, je m’attendais au pire car cette année ne restera pas dans les annales du bordelais.
La longueur est plus que correcte même très longue s’achevant sur des notes de bonbon acidulé et de citron confit.Je dirais que ce vin est tout sauf mauvais, je dirais plutôt excellent, avec encore un grand potentiel de garde si le bouchon le permet.
Ma note : 16,5/20
Cordialement,
Jean-Aubert
- 12 octobre 2008 à 19h08
- in reply to: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape
Hier soir, Réserve Perrin Rouge 2006.
Après 2 heures d’ouverture, le vin se révèle.
Belle robe rouge-grenat.Au nez des arômes de framboise de fraise confite, de réglisse.
la bouche est toute en relief, douce et profonde. Belle longueur, bel équilibre.
Le seul petit reproche que je lui ferait est probablement un petit manque de matière, un vin à boire dès l’année prochaine et dans les 3 ans.Un côte du Rhône bien sympathique tout de même, et sacrément gouleyant.
Note : 14/20
Cordialement,
Jean-Aubert
- 9 octobre 2008 à 2h00
- in reply to: Château Coufran
CR: Château Coufran 2006
Dégusté ce soir après 4 heures d’ouverture (1/2 bouteille)
Un vin qui ne dit rien, très dilué, peu de matière, un nez de toast grillé et de fruits rouge mais peu convainquant. EN vieillissant un peu il devrait aller sur le noyau. Un vin que j’aurais pris pour un Côte de Bourg de piètre qualité.
L’élevage est assez dominant et la qualité laisse à désirer…En bouche, c’est très quelconque, surtout pour 8 € !!! Cela « merlote » pas mal(85%), la finale est très moyenne et bien que pas trop acide cela se boit sans plus, ce n’est pas très expressif.
Un vin qui n’atteint même pas le niveau de certains bordeaux supérieurs. Peut-être un problème de bouteille, car j’ai souvent eu affaire à des vins très jeunes, mais là il ne pèche pas par celle-ci.
Dans ce millésime Coufran me semble indigne de son classement de cru bourgeois supérieur et je pèse mes mots car je suis rarement aussi remonté au sujet d’un vin.
J’espère vraiment pour ceux qui en auront acheté que le vin s’améliorera avec quelques années…Cordialement,
Jean-Aubert
- 5 octobre 2008 à 5h28
- in reply to: Château Rouget, Pomerol
Hier soir, je me suis laissé tenter par l’aventure.
Après avoir préparé des cailles confites farcies et crème à la figue (ma dernière recette en date hier soir…) je me suis décidé enfin à ouvrir une bouteille de CR: Château Rouget 2002.
4 heures d’ouverture et 1 heure de carafe n’auront pas été de trop.Ce château Rouget nous a offert ce soir un grand moment de Pomerol, alors que je ne m’y attendais pas, surtout après ouverture du vin, dans les premières heures on avait du mal à savoir où voulait nous mener celui-ci…
Finalement après passage en carafe et une fois dans le verre nos sens furent mis en émois.Belle robe rubis sombre et intense peu évoluée. Nez absolument remarquable où se mêlent cerise, fruits rouges, violette barbe à papa et bonbon anglais. La violette étant même plutôt dominante, on aurait pût aisément placer ce vin en Bourgogne… Ce n’est pas la première fois avec un Pomerol.
En bouche, c’est ample, une présence tannique pas excessive et bien intégrée, plutôt soyeux et équilibré. Belle longueur, un vin pas trop acide ni trop asséchant.
En sommes il fait preuve d’un bel équilibre.
Je ne regrette pas de l’avoir servit avec mes cailles et leur farce aux figues. Cailles et figues auront été bien servit par le vin ce soir.Ma note : 16/20
Rouget fait vraiment parti pour moi de ces excellents rapport Q/P. Nous sommes en présence d’un Grand vin tout simplement.
J’en rachèterais dans d’autres millésimes, c’est décidé, je ne me contenterais pas des 2002 que j’ai en cave.Cordialement,
Jean-Aubert
- 29 septembre 2008 à 18h05
- in reply to: Les 2006 en bouteilles qu’en pensez-vous ?
Pour revenir un peu sur le sujet, je dirais que 2006 est une année de bonne facture, avec des vins qui me semblent bien structurés et taillés pour une garde conséquente.
Il y a un certain nombre de grands vins qui ont remarquablement réussit, pour les autres, je penses que nous sommes proche de 2001 au niveau qualitatif, avec de superbes rive-droite et de très beaux rive-gauche.Pavie Macquin(une fois de plus) tend à se détacher, avec Beau-séjour Dufau et Figeac sur les 7 St Emilion GC que j’ai déjà eu l’occasion de goûter, n’ayant pas encore goûter les très grands.
Côté Pomerol, cela devrait être pas mal, je n’ai rien goûter d’intéressant pour le moment.Pour le Médocs, les prix quoique élevés n’empêchent pas les vins d’être agréables.
Cantemerle 2006 sera exceptionnel dans 10 ans on en reparlera, il faut je penses éviter de le boire aujourd’hui, Pontet est dans la lignée des 2004-2005, en pleine ascension.
Sinon j’ai trouvé que sur des bouteilles moins prestigieuses, on était tout de même sur de belles choses , très classiques, pas d’une grande complexité mais plutôt tannique et jouant dans le registre de la garde. (Paveil de Luze est excellent, Meney en retrait pour le moment, Talbot très droit « classique ».Mais après tout ce ne sont que quelques ressentis, Après le 20 sauf contretemps, je pourrais me prononcer avec plus d’assurance sur le sujet.
Pour l’instant je ne peux que conseiller d’attendre une possible remise de prix d’ici 6-7 mois sur 2006 et d’y consacrer un bon pécule afin d’attendre 2009 et d’oublier 2007 et surtout 2008 qui s’annoncent sur les rouges plutôt du niveau de 1997, même si je trouve que la qualité de la production bordelaise s’est beaucoup améliorée ces 10 dernières années.Cordialement,
Jean-Aubert
- 29 septembre 2008 à 2h12
- in reply to: Château Pichon-Baron, Pauillac
CR: Château Pichon-Baron 2002
Servi samedi sur une pintade désossée et farcie par mes soins(châtaignes fraichement ramassées, girolles, farce à ma façon)
La robe est dense et très sombre presque un cahors.
Nez de sous-bois, de fruits noirs confits, de prune et de cèdre, le vin est encore un peu sur l’élevage même après 4 heures d’ouverture dont 2 de carafe.
En bouche, nous sommes sur de la soie avec belle présence tannique qui bien que pas astringente méritera tout de même encore 2 à 3 ans pour se fondre davantage.
La finale est longue et très équilibré pas de trace d’acidité, mais on est assez loin de la classe d’un Pontet 2002.
Un vin qui fait parler avant tout la puissance, et qui manque à mon goût d’un peu de finesse.
Mais c’est tout de même une bien belle bouteille qui me laisse un excellent souvenir.
Ma note : 16/20Amicalement,
Jean-Aubert
- 22 septembre 2008 à 16h30
- in reply to: Château Rauzan-Gassies, Margaux
Allons y pour brique sombre… très peu tuilé…(:P)
L’éclairage n’était pas des meilleurs hier soir pour en profiter au maximum.
Disons qu’à la bougie elle tirait plutôt sur la brique, ce matin j’ai vérifié avant de partir au boulot à la lumière du jour, c’est plutôt rubis assez sombre, mais toujours profond et intense.Cordialement,
Jean-Aubert
- 22 septembre 2008 à 4h26
- in reply to: Vos achats en favs
Quelques bouteilles « surtout chez Monop », mais ces FAV manquent cruellement d’originalité et de références sortants des sentiers battus.
Par contre annoncer 2006 comme un millésime « moyen », certainement pas… ce n’est pas 2005, mais on est entre 2000 et 2001 avec cette fois de belles choses un peu partout « rive droite et rive gauche ».
Je pourrais j’espère conforter cette opinion fin octobre.Ce qui me gêne sur 2006, c’est que nous sommes encore sous l’effet « 2005 ».
Le stock 2006 est conséquent, les remises l’en prochain seront importantes, alors patience.En attendant, rien ne vaut les conseils avisé et éclairé de son caviste de quartier afin de dégoter quelques beaux vins de découverte…
Cela, plutôt que d’écouter les conseils de « cavistes » de grandes surfaces bien souvent « éclairés » par les orientations en termes de marges que la stratégie marketing de l’enseigne aura décidé.Cordialement,
Jean-Aubert