JAD

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  • JAD
    Participant

    J’ai acheté quelques bouteilles de Beaujolais comme chaque année de chez Olivier Coquard.

    Terra Vitis 2012 sans soufre ni sucre ajouté est un beaujolais de plaisir immédiat, Robe plutôt profonde par rapport à l’an passé.
    Nous sommes sur les fruits rouges bien mûres, la mie de pain. Fraicheur mais aussi volume et persistance au rendez-vous.
    Un primeur de plaisir. 14/20

    Beaujolais « Culotte de velours » 2012
    La robe est sombre violine, le nez très pur sur la la framboise, griotte, la violette, du fruit, du florale tient donc…
    En bouche si l’on m’en passe l’expression, c’est bien le petit Jésus en « culotte de velours »… De la soie, une pointe d’acidité, de la densité, un petit côté assèchant sur une longue finale (pour un primeur…) s’achevant sur de beaux effluves de cerise et de vanille. 15,5/20
    C’est très réussit et mérite d’être attendu une à deux années en cave pour que tout soit en place. Un Beaujolais de compétition.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Hier soir ouvert un CR: château de la Grille 2006

    Carafé 2 heures avant le service.
    La robe est rubis, brillante, de la matière à l’agitation, le vin n’est sans doute pas filtré.
    Au nez on reconnait de suite un beau Cabernet Franc à maturité. Point de poivron ici, nous sommes sur des arômes de myrtille, de sous-bois, de framboise, de violette, de grillé.
    La bouche est douce, suave, évolue au cour du repas. Une légère pointe d’amertume lié à la matière bien présente. Belle persistance aromatique dominé par le côté florale « violette ».

    J’aime beaucoup, et surtout, c’est un vin très mûr, ce qui n’est pas toujours le cas sur les vins de l’appellation.
    On peut commencer à le boire aujourd’hui, mais encore quelques années devraient lui être bénéfiques.

    Je pense l’acheter en Magnum sur 2003 à l’occasion de l’anniversaire de mon épouse.

    Ma note : 16/20

    A noter que depuis 2009 le Château est propriété de Christophe Baudry, après avoir été longtemps propriété de la famille Gosset. Ce qui explique la forme champenoise de la bouteille de style « Gosset ».

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Découverte de ce domaine Samedi dernier

    j’ai pu déguster 3 de leurs vins.

    Côtes du Roussillon (blanc) : Cuvée du Centenaire 2010
    Un vin blanc à la robe or pâle aux reflets vert.
    Le nez est partagé entre les fleurs et les agrumes.
    La bouche est ronde, chaleureuse, très beau volume, acidité modéré. A croire que ce vin est né pour accompagner une sole en entrée.
    14/20

    Vin de pays des Côtes Catalanes (Rouge) : cuvée Nicolas 2010
    (100 % Grenache)
    J’ai eu pour ce vin un vrai coup de coeur.
    La robe est rubis sombre, très dense.
    Le nez est intense, sur les fruits noirs compôtés (confiture de mûre, quetsche, raisin de Corinthe), la fumée, quelques épices doux. On flirte habilement avec la surmâturité sans tomber dedans. le grenache s’exprime, brut, sans artifice, de la fraicheur, du volume, pas d’excès.
    La bouche est splendide, soyeuse, le palais est tapissé de velours, tandis que des flagrances de raisins de Corinthe et de confiture de mûres viennent prolonger ces sensations en guise de rappel.
    Du plaisir à l’état pure, un respect et une expression du terroir qui n’est pas sans me rappeler ce qui se fait dans un autre domaine, beaucoup moins accessible en terme de prix et pas très éloigné.
    17/20

    Côtes du Roussillon (Rouge) : « Cuvée Léa » – 2009 (il ne s’agit pas des Aspres)
    (70 % Grenache – 30 % carignan)
    Ici la robe est sombre. Le nez très intense, sur les épices, les fruits noirs, la fumée, la réglisse et le thym, belle complexité.
    La bouche est massivemais reste élégante, on ressent une grande concentration, les tanins sont relativement soyeux, belle persistance. Je ne pourrais que conseiller de l’attendre 2 années environ.
    15,5/20

    Sur les rouges du domaine, on ne peut que remarquer la très belle mâturité du fruit et les fruits d’un travail d’accompagnement remarquable.
    Un Domaine à suivre.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Découverte de ce domaine Samedi dernier

    j’ai pu déguster 3 de leurs vins.

    Côtes du Roussillon (blanc) : Cuvée du Centenaire 2010
    Un vin blanc à la robe or pâle aux reflets vert.
    Le nez est partagé entre les fleurs et les agrumes.
    La bouche est ronde, chaleureuse, très beau volume, acidité modéré. A croire que ce vin est né pour accompagner une sole en entrée.
    14/20

    Vin de pays des Côtes Catalanes (Rouge) : cuvée Nicolas 2010
    (100 % Grenache)
    J’ai eu pour ce vin un vrai coup de coeur.
    La robe est rubis sombre, très dense.
    Le nez est intense, sur les fruits noirs compôtés (confiture de mûre, quetsche, raisin de Corinthe), la fumée, quelques épices doux. On flirte habilement avec la surmâturité sans tomber dedans. le grenache s’exprime, brut, sans artifice, de la fraicheur, du volume, pas d’excès.
    La bouche est splendide, soyeuse, le palais est tapissé de velours, tandis que des flagrances de raisins de Corinthe et de confiture de mûres viennent prolonger ces sensations en guise de rappel.
    Du plaisir à l’état pure, un respect et une expression du terroir qui n’est pas sans me rappeler ce qui se fait dans un autre domaine, beaucoup moins accessible en terme de prix et pas très éloigné.
    17/20

    Côtes du Roussillon (Rouge) : « Cuvée Léa » – 2009 (il ne s’agit pas des Aspres)
    (70 % Grenache – 30 % carignan)
    Ici la robe est sombre. Le nez très intense, sur les épices, les fruits noirs, la fumée, la réglisse et le thym, belle complexité.
    La bouche est massivemais reste élégante, on ressent une grande concentration, les tanins sont relativement soyeux, belle persistance. Je ne pourrais que conseiller de l’attendre 2 années environ.
    15,5/20

    Sur les rouges du domaine, on ne peut que remarquer la très belle mâturité du fruit et les fruits d’un travail d’accompagnement remarquable.
    Un Domaine à suivre.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Pavie ou Monbousquet, ne laissent à mon avis jamais indifférent.

    Ce sont des vins que j’achète personnellement à dose homéopatique, avec une préférence pour Monbousquet qui bien qu’ un peu moins riche, est un des rares St Emilion qui puisse passer sans trop de dégâts en fin de repas après 2 ou 3 vins puissants.
    Je considère que ces vins méritent une petite place dans ma cave.

    Généralement, un verre de Pavie suffit à me rassasier(richesse, puissance et matière phénoménale), avec Monbousquet je vais jusqu’à 2 verres.
    J’aime beaucoup, mais, si j’en avais les moyens, je pourrais faire de vins du style Pavie Macquin ou Troplong mes vins usuels.
    Avec les vins de compétition de l’écurie Perse, j’en suis physiquement incapable.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Pavie ou Monbousquet, ne laissent à mon avis jamais indifférent.

    Ce sont des vins que j’achète personnellement à dose homéopatique, avec une préférence pour Monbousquet qui bien qu’ un peu moins riche, est un des rares St Emilion qui puisse passer sans trop de dégâts en fin de repas après 2 ou 3 vins puissants.
    Je considère que ces vins méritent une petite place dans ma cave.

    Généralement, un verre de Pavie suffit à me rassasier(richesse, puissance et matière phénoménale), avec Monbousquet je vais jusqu’à 2 verres.
    J’aime beaucoup, mais, si j’en avais les moyens, je pourrais faire de vins du style Pavie Macquin ou Troplong mes vins usuels.
    Avec les vins de compétition de l’écurie Perse, j’en suis physiquement incapable.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Pour information :

    Le second vin de la propriété est me semble t’il la tourelle de Croizet Bages.

    Autres dénominations commerciale et autres vins :
    La Chartreuse de Croizet Bages (concept publicitaire Cordier Mestrezat)
    [b]La Gabare de Croizet Bages
    Le Croisé de Croizet Bages
    Le Pauillac de Croizet Bages[/b]

    Impressionnant !!! non ? 😀

    Quelques idées à soumettre : le Sarrazin de Croizet Bages (pour aller avec le Croisé), Le Moine de Croizet Bages, Les vieilles vignes de Croizet Bages… (Je plaisante…)

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Pour information :

    Le second vin de la propriété est me semble t’il la tourelle de Croizet Bages.

    Autres dénominations commerciale et autres vins :
    La Chartreuse de Croizet Bages (concept publicitaire Cordier Mestrezat)
    [b]La Gabare de Croizet Bages
    Le Croisé de Croizet Bages
    Le Pauillac de Croizet Bages[/b]

    Impressionnant !!! non ? 😀

    Quelques idées à soumettre : le Sarrazin de Croizet Bages (pour aller avec le Croisé), Le Moine de Croizet Bages, Les vieilles vignes de Croizet Bages… (Je plaisante…)

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Le poivron… Voilà un arôme qui pour moi ne m’inspires pas vraiment confiance… (vert ? rouge ? grillé ? épicé ?)
    Je ne l’ai jamais décellé sur Pontet Canet 2001 qui a croisé mon chemin à plusieurs reprises, et qui m’a toujours semblé d’une grande maturité.

    Le poivron est d’habitude plutôt un trait caractéristique d’un tout autre Pauillac que je ne citerais pas pour ne pas relancer de polémique inutile.;)

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Le poivron… Voilà un arôme qui pour moi ne m’inspires pas vraiment confiance… (vert ? rouge ? grillé ? épicé ?)
    Je ne l’ai jamais décellé sur Pontet Canet 2001 qui a croisé mon chemin à plusieurs reprises, et qui m’a toujours semblé d’une grande maturité.

    Le poivron est d’habitude plutôt un trait caractéristique d’un tout autre Pauillac que je ne citerais pas pour ne pas relancer de polémique inutile.;)

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Bienvenue à toi Nicolas,

    Un problème de conservation, ou le fait de ne pas l’avoir carafé au moins 2 heures avant sans doute (cela peut expliquer l’impression de manque de longueur)
    Même si PC 2002 est bien loin des millésimes suivants, il n’est qu’au début de son apogée… Il tiendra encore au moins 5 ans, voir jusque 2020, ensuite tout dépend de ce que l’on attend d’un vin. Les arômes tertiaires seront alors clairement dominants.
    Le vin se boit encore très bien aujourd’hui, il est pleinement ouvert, il se rapproche en terme de qualité du millésime 2001. C’est très bon, persistant, mais loin d’être exceptionnel.
    Clairement, il ne faut pas chercher à trouver en ce millésime quelque chose de comparable avec ce qui a suivi, juste quelques prémices…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Bienvenue à toi Nicolas,

    Un problème de conservation, ou le fait de ne pas l’avoir carafé au moins 2 heures avant sans doute (cela peut expliquer l’impression de manque de longueur)
    Même si PC 2002 est bien loin des millésimes suivants, il n’est qu’au début de son apogée… Il tiendra encore au moins 5 ans, voir jusque 2020, ensuite tout dépend de ce que l’on attend d’un vin. Les arômes tertiaires seront alors clairement dominants.
    Le vin se boit encore très bien aujourd’hui, il est pleinement ouvert, il se rapproche en terme de qualité du millésime 2001. C’est très bon, persistant, mais loin d’être exceptionnel.
    Clairement, il ne faut pas chercher à trouver en ce millésime quelque chose de comparable avec ce qui a suivi, juste quelques prémices…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    enzo d’aviolo écrivait: « Bien que l’on retrouve totalement le terroir de Pontet-Canet au nez » et qui se traduit par quoi pour le retrouver à chaque fois à l’aveugle?

    Il n’est pas toujours facile de décrire avec des mots un style particulier, ces mots sont souvent propres à la perception et aux émotions de chacun.
    Les vins de Pontet-Canet, ont depuis le début des années 2000 un certain nombre de traits caractéristiques. La mûre, le graphite et le cassis ne s’expriment pas à Pontet-Canet de la même façon que pour Mouton par exemple.
    En tout état de cause, après avoir déguster un bon nombre de millésimes cette notion de terroir finit par prendre toute sa signification. Il ne s’agit pas du terroir de Pauillac en général, mais bien celui de Pontet-Canet, la terre et tout ce qui entre en relation avec elle, la vigne, les à côté, contribuent à apporter en quelque sorte sa personnalité au produit livré. Qui est, ne l’oublions pas un produit vivant.

    Je pense raisonnablement reconnaître aujourd’hui assez aisément à l’aveugle un vin de Pontet-Canet. Ce que je n’aurais pas été capable de faire il y a 5 ou 6 ans avec un recul insuffisant, surtout que la personnalité de Pontet-Canet était moins affirmé autrefois.

    J’espère m’être exprimé avec assez de clareté sur ce sujet.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    enzo d’aviolo écrivait: « Bien que l’on retrouve totalement le terroir de Pontet-Canet au nez » et qui se traduit par quoi pour le retrouver à chaque fois à l’aveugle?

    Il n’est pas toujours facile de décrire avec des mots un style particulier, ces mots sont souvent propres à la perception et aux émotions de chacun.
    Les vins de Pontet-Canet, ont depuis le début des années 2000 un certain nombre de traits caractéristiques. La mûre, le graphite et le cassis ne s’expriment pas à Pontet-Canet de la même façon que pour Mouton par exemple.
    En tout état de cause, après avoir déguster un bon nombre de millésimes cette notion de terroir finit par prendre toute sa signification. Il ne s’agit pas du terroir de Pauillac en général, mais bien celui de Pontet-Canet, la terre et tout ce qui entre en relation avec elle, la vigne, les à côté, contribuent à apporter en quelque sorte sa personnalité au produit livré. Qui est, ne l’oublions pas un produit vivant.

    Je pense raisonnablement reconnaître aujourd’hui assez aisément à l’aveugle un vin de Pontet-Canet. Ce que je n’aurais pas été capable de faire il y a 5 ou 6 ans avec un recul insuffisant, surtout que la personnalité de Pontet-Canet était moins affirmé autrefois.

    J’espère m’être exprimé avec assez de clareté sur ce sujet.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    CR: Cela faisait quelques temps que je n’avais pas approché PC.

    Dégustation privée hier midi de ces 2 millésimes,

    Château Pontet canet 2008(ouvert la veille) :

    Belle robe pourpre très dense. Le nez est très impressionnant, complexe, sur les fruits noirs, le lard fumé, le sous-bois et le graphite.
    La bouche est d’un volume incroyable, une texture d’une finesse saisissante, la persistance est telle, ennivrante, qu’on se demande si les effluves de mûres et de cèdre cesseront. Les tannins sont encore un peu présents, belle acidité, l’élevage est bien intégré.
    Un Pontet-Canet d’une qualité irréprochable, je me disais qu’avec 2006, c’était le meilleur PC que j’ai dégusté à ce jour avant ce qui suit. Et je n’ai pas souvent rencontré de vins de ce niveau, même chez les 1ers que je ne côtoie que très rarement.
    18-19/20

    Château Pontet-Canet 2009 (ouvert tôt le matin pour le midi) :

    La robe de ce Pontet-Canet est presque noire, brillante et d’aspect presque soyeux, huileux. Après ce 2008 qui dégageait une puissance phénoménale, je pensais qu’il serait difficile de faire plus dense.
    Bien que l’on retrouve totalement le terroir de Pontet-Canet au nez, celui-ci est d’une précision inhabituelle et d’une élégance rare. Les fruits noirs confits sont omniprésents (myrtille, cassis), on retrouve le graphite ce qui est depuis quelques millésimes habituel à PC. Le tout est finalement ponctué de notes plutôt bourguignone (florales) où se mêlent la violette et ce que j’interprète comme un parfum de roses.
    Nous avons tous du mal à décoller nos narines du verre, dont les effluves qui s’en dégagent provoquent en moi un effet quasi-hypnotique.
    Il est temps de goûter ce vin. Si le nez apporte puissance, précision et complexité extrême, la bouche est quant à elle totalement déroutante, improbable, au final preque féminine pour un Pauillac, du velour, de la soie, de la dentelle, émouvante, attachante.
    Si je devais trouver une image pour exprimer l’émotion qui se dégage tout en laissant le breuvage glisser sous mon palais, ce serait celle d’un astronaute en orbite, entrain de contempler la beauté insolente de notre planète bleue, un miracle rayonnant de part sa magie et sa beauté au milieu du cosmos. Chaque chose est à sa place, ordonnée, je ne crois pas au hasard : ce vin « est » tout simplement.
    Et là je me remet à penser à ses quelques années passées à lire religieusement Jean-Michel sur ce forum, l’avoir rencontré au printemps 2007 à la propriété où il m’a reçu avec beaucoup de gentillesse alors que la situation s’annonçait plutôt délicate, et à ce qu’il a pu investir de sa personne durant ces nombreuses années : La vigne le lui rend bien. De part son écoute de la vigne, et le fait d’avoir sû déceller ses besoins afin de l’accompagner dans sa transformation, Jean-Michel Comme a permit à force de persévérance à ce terroir magnifique d’exprimer son plein potentiel, et ce sont la Terre et la Vigne qui aujourd’hui en parlent le mieux. La finale interminable de douceur de sève, sur la crème de cassis me laisse pantois, le « cul » sur ma chaise, un ange passe et repasse, il ne s’arrêtera peut-être jamais ?
    Déguster Latour ou Pétrus en se disant que l’on a atteint la perfection année après année, c’est une chose, mais déguster Pontet-Canet à ce niveau d’excellence, en sachant que c’est sans doute le premier millésime à atteindre ce niveau dans l’histoire de la propriété, c’est un peu comme le jour où l’on aime pour la première fois. On ne s’en remet jamais…
    20/20

    Malheureusement pas d’échantillon 2010 pour clôre cette dégustation, mais ce 2009 fait désormais parti de mes plus beaux souvenirs. Peu de vins sont capables de se suffire à eux-mêmes à ce point.
    Pour provoquer de l’émotion, il faut bien souvent un contexte plus large qu’une simple dégustation. A ce niveau, je ne lui trouve pas d’égal.
    De plus la finesse et la montée progressive du plaisir au palais sont 2 choses que j’adore par dessus-tout.

    En résumé un 2008 qui se ferme, puissant, au caractère médocain affirmé tout en sachant garder cette trame typique des PC du 21ème siècle, et un 2009 déjà légendaire, sans faille, qui ne peut pas laisser indifférent.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    CR: Cela faisait quelques temps que je n’avais pas approché PC.

    Dégustation privée hier midi de ces 2 millésimes,

    Château Pontet canet 2008(ouvert la veille) :

    Belle robe pourpre très dense. Le nez est très impressionnant, complexe, sur les fruits noirs, le lard fumé, le sous-bois et le graphite.
    La bouche est d’un volume incroyable, une texture d’une finesse saisissante, la persistance est telle, ennivrante, qu’on se demande si les effluves de mûres et de cèdre cesseront. Les tannins sont encore un peu présents, belle acidité, l’élevage est bien intégré.
    Un Pontet-Canet d’une qualité irréprochable, je me disais qu’avec 2006, c’était le meilleur PC que j’ai dégusté à ce jour avant ce qui suit. Et je n’ai pas souvent rencontré de vins de ce niveau, même chez les 1ers que je ne côtoie que très rarement.
    18-19/20

    Château Pontet-Canet 2009 (ouvert tôt le matin pour le midi) :

    La robe de ce Pontet-Canet est presque noire, brillante et d’aspect presque soyeux, huileux. Après ce 2008 qui dégageait une puissance phénoménale, je pensais qu’il serait difficile de faire plus dense.
    Bien que l’on retrouve totalement le terroir de Pontet-Canet au nez, celui-ci est d’une précision inhabituelle et d’une élégance rare. Les fruits noirs confits sont omniprésents (myrtille, cassis), on retrouve le graphite ce qui est depuis quelques millésimes habituel à PC. Le tout est finalement ponctué de notes plutôt bourguignone (florales) où se mêlent la violette et ce que j’interprète comme un parfum de roses.
    Nous avons tous du mal à décoller nos narines du verre, dont les effluves qui s’en dégagent provoquent en moi un effet quasi-hypnotique.
    Il est temps de goûter ce vin. Si le nez apporte puissance, précision et complexité extrême, la bouche est quant à elle totalement déroutante, improbable, au final preque féminine pour un Pauillac, du velour, de la soie, de la dentelle, émouvante, attachante.
    Si je devais trouver une image pour exprimer l’émotion qui se dégage tout en laissant le breuvage glisser sous mon palais, ce serait celle d’un astronaute en orbite, entrain de contempler la beauté insolente de notre planète bleue, un miracle rayonnant de part sa magie et sa beauté au milieu du cosmos. Chaque chose est à sa place, ordonnée, je ne crois pas au hasard : ce vin « est » tout simplement.
    Et là je me remet à penser à ses quelques années passées à lire religieusement Jean-Michel sur ce forum, l’avoir rencontré au printemps 2007 à la propriété où il m’a reçu avec beaucoup de gentillesse alors que la situation s’annonçait plutôt délicate, et à ce qu’il a pu investir de sa personne durant ces nombreuses années : La vigne le lui rend bien. De part son écoute de la vigne, et le fait d’avoir sû déceller ses besoins afin de l’accompagner dans sa transformation, Jean-Michel Comme a permit à force de persévérance à ce terroir magnifique d’exprimer son plein potentiel, et ce sont la Terre et la Vigne qui aujourd’hui en parlent le mieux. La finale interminable de douceur de sève, sur la crème de cassis me laisse pantois, le « cul » sur ma chaise, un ange passe et repasse, il ne s’arrêtera peut-être jamais ?
    Déguster Latour ou Pétrus en se disant que l’on a atteint la perfection année après année, c’est une chose, mais déguster Pontet-Canet à ce niveau d’excellence, en sachant que c’est sans doute le premier millésime à atteindre ce niveau dans l’histoire de la propriété, c’est un peu comme le jour où l’on aime pour la première fois. On ne s’en remet jamais…
    20/20

    Malheureusement pas d’échantillon 2010 pour clôre cette dégustation, mais ce 2009 fait désormais parti de mes plus beaux souvenirs. Peu de vins sont capables de se suffire à eux-mêmes à ce point.
    Pour provoquer de l’émotion, il faut bien souvent un contexte plus large qu’une simple dégustation. A ce niveau, je ne lui trouve pas d’égal.
    De plus la finesse et la montée progressive du plaisir au palais sont 2 choses que j’adore par dessus-tout.

    En résumé un 2008 qui se ferme, puissant, au caractère médocain affirmé tout en sachant garder cette trame typique des PC du 21ème siècle, et un 2009 déjà légendaire, sans faille, qui ne peut pas laisser indifférent.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Quel dommage que de boire des Carbonnieux blanc aussi jeune…

    Ce sont des blancs qui méritent bien d’être attendu 15 ans au moins, parfois beaucoup plus. De mon expérience personnelle, lorsqu’on déguste un Carbonnieux de 25 voir 30 ans et plus dans un bon millésime, on se retrouve tout de suite sur une autre planète.

    Il faut beaucoup patienter pour que les vins de ce domaine soient en place. Mais le résultat n’en n’est que meilleur. Ce sont de très grands vins de garde qui traversent le temps en gagnant en complexité et en précision. Ils savent garder du fruit et la fougue de la jeunesse très longtemps, allant parfois jusqu’à sembler avoir 20 ans de moins que leur âge. (Carbonnieux blanc 1982 est aujourd’hui un bon cas d’école, un vin blanc insolent de jeunesse)

    Les rouges du domaine sont par contre depuis quelques millésimes, plus accessible dans leur jeunesse.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Quel dommage que de boire des Carbonnieux blanc aussi jeune…

    Ce sont des blancs qui méritent bien d’être attendu 15 ans au moins, parfois beaucoup plus. De mon expérience personnelle, lorsqu’on déguste un Carbonnieux de 25 voir 30 ans et plus dans un bon millésime, on se retrouve tout de suite sur une autre planète.

    Il faut beaucoup patienter pour que les vins de ce domaine soient en place. Mais le résultat n’en n’est que meilleur. Ce sont de très grands vins de garde qui traversent le temps en gagnant en complexité et en précision. Ils savent garder du fruit et la fougue de la jeunesse très longtemps, allant parfois jusqu’à sembler avoir 20 ans de moins que leur âge. (Carbonnieux blanc 1982 est aujourd’hui un bon cas d’école, un vin blanc insolent de jeunesse)

    Les rouges du domaine sont par contre depuis quelques millésimes, plus accessible dans leur jeunesse.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Quel dommage que de boire des Carbonnieux blanc aussi jeune…

    Ce sont des blancs qui méritent bien d’être attendu 15 ans au moins, parfois beaucoup plus. De mon expérience personnelle, lorsqu’on déguste un Carbonnieux de 25 voir 30 ans et plus dans un bon millésime, on se retrouve tout de suite sur une autre planète.

    Il faut beaucoup patienter pour que les vins de ce domaine soient en place. Mais le résultat n’en n’est que meilleur. Ce sont de très grands vins de garde qui traversent le temps en gagnant en complexité et en précision. Ils savent garder du fruit et la fougue de la jeunesse très longtemps, allant parfois jusqu’à sembler avoir 20 ans de moins que leur âge. (Carbonnieux blanc 1982 est aujourd’hui un bon cas d’école, un vin blanc insolent de jeunesse)

    Les rouges du domaine sont par contre depuis quelques millésimes, plus accessible dans leur jeunesse.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Sur les 10 dernières années, j’ai eu affaire assez régulièrement à un certain nombre des vins présentés par l’INAO, et pour moi ce nouveau classement n’a, d’un point de vue de la qualité, aucun sens par rapport à l’idée que je me fait d’un grand cru classé.

    Je n’entrerais dans aucune polémique, mais je suis assez d’accord avec le contenu de l’article du Point.

    Concernant Figeac, j’ai du mal à prendre partie, mais au prix de me faire insulter par les amateurs de Cheval Blanc, si l’on considère que Cheval Blanc mérite son classement, je penses que Figeac mériterait lui aussi un A. Tous 2 sont capables d’attendre un niveau d’excellence inégalable certaines années, mais s’avèrent aussi assez régulièrement décevant.
    C’est sur la capacité avéré de Figeac à donner de temps à autre un vin qui atteint réellement la perfection que je le grimperais d’un cran.
    J’ai plusieurs fois dégusté des Figeac incroyables de texture, de fondant, de complexité, et jamais un Angélus ou un Pavie du même niveau. D’ailleurs chez Pavie, l’extraction m’a toujours un peu dérangé.

    Pour les autres: 64 crus classés !!! je pense cela contribue largement à décrédibiliser le classement l’appellation, un bon nombre que je ne nommerais pas sont je pense indignes de tout classement, pour d’autres je n’en n’ai aucune idée…

    Je ne suis pas l’INAO, mais la notion de 1ers « A » et « B » me dérange. Ne serait-ce pas mieux d’ici 10 ans de ne ne garder que : 1er GCC pour les « A » et GCC pour les « B » et quelques autres ??? puis simplement Grand cru pour tous les autres ?

    Il est vrai que commercialement ce ne serait pas vu d’un bon oeil, mais quand on voit les contenus qu’offrent certains des vins de la liste… cela se passe de commentaire… Et le bordelais offre heureusement encore beaucoup de petits vins à prix très doux, et d’un niveau plus qu’équivalent.

    Jean-Aubert

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