JAD

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Affichage de 20 réponses de 241 à 260 (sur un total de 939)
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  • JAD
    Participant

    En Pomerol, dans cette gamme de prix, le vin que j’ai préféré à ce jour est Haut-Tropchaud 2009.
    Ils ont réussit un pomerol tout à fait exceptionnel, loin des millésimes précédent qui quoique sans grands défaut n’arrivaient pas à franchir le cap du « très bon ».
    Il y a le millésime, mais dans ce cas le terroir qui est magnifié, et là, rien à redire, c’est Grand, plutôt complexe et en devenir.
    Pour moi, cela a été un achat prioritaire sur Pomerol.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Domaine de la Janasse, Châteauneuf du Pape « Chaupin » 2006
    Servit hier soir après passage en carafe sur une joue de boeuf cuisinée à basse température.

    La robe est d’un rubis intense, très profonde. ponctuée de quelques reflets violet.
    Le nez est d’une intensité incroyable à ce stade, on reçoit de violents effluves de confiture de myrtilles, de mûres sauvage et de framboise. L’élevage est discret remarquablement intégré, juste une petite note de terre brûlée vient ponctuer l’ensemble.
    La bouche est insolente de jeunesse et de douceur malgré les 15,5 % affichés. Du velour, de la soie, c’est ample, magnifique, éclatant de fruit et de fraicheur. Loin d’être dominé par l’alcool, bien au contraire, la trame est en place, les tanins sont très fins. On se régale. la finale est interminable toujours sur le fruit et quelques notes de fumée. Ensemble vibrant, il se gardera encore une bonne dizaine d’année.
    Pour moi avec Rayas et Pignan, cette cuvée Chaupin représente ce que je préfère dans cette appellation. Le côté exacerbé du Grenache est sublimé. C’est somptueux et aux antipodes de ces chateauneufs modernes et bodybuildés avec de la Syrah en veux tu en voilà, kirshés, torréfiés et vanillé…

    Ma note : 17,5/20+

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Je fêtais la St-Jacques hier soir.

    Servit sur l’entrée un Puligny Montrachet les Enseignères 2011 de chez Guillemard-Clerc.
    La robe est très jeune or pale intense quelques reflets verts, un vin très (trop) jeune.
    Le nez est très intense florale, sur l’aubépine, le chèvrefeuil, la cire, très « Puligny ».
    En bouche, le vin est démonstratif, puissant, opulent, on sent qu’il n’est pas en place trop de fougue et de vivacité. On note même un léger côté perlant (reprise de fermentation alcoolique ?, excès de CO2). Ce côté perlant, pas désagréable mais quelque peu déroutant ne s’est pas vraiment estompé au cours du repas.
    Grande persistance aromatique mais tout en douceur, qui tranche avec la vivacité et la fougue affichée. Un vin encore immature qu’il faudra attendre au moins 6-7 ans.
    A noter que ce midi le côté perlant avait totalement disparût, et était davantage en place, ce qui me rassure pour ces petites soeurs…
    Ce grand blanc aurait donc mérité un passage en carafe de plusieurs heures avant d’être servit.
    Note : 15/20 +

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    A ceux qui portent un certain intérêt sur le sujet des amphores et autres dolia…
    Je ne peux que conseiller un ouvrage d’étude de Delphine DixNeuf disponible aux editions De Boccard
    (Amphores égyptiennes : Production, typologie,contenu et diffusion (IIIe siècle avant J.-C. – IXe siècle après J.-C.))

    Elle y relate l’histoire des amphores, ainsi que l’évolution des matériaux utilisés pour fabriquer celles-ci et à quelles fins.

    Assez intéressant, au regard de la démarche personnelle de Jean-Michel Comme sur le sujet, allez donc faire un petit tour sur le site du centre Alexandrin d’Etude des Amphores, bien qu’on ne parle pas ici de chimie et de garde du vin, il est intéressant de savoir qu’il existe un institut spécialisé dans la recherche autour de ces contenants.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Eric B écrivait:

    > Les romains sont les inventeurs du béton :
    > https://www.betonetobjets.net/article-le-beton-dans
    > -la-rome-antique-97337798.html
    >

    —————————-

    En es tu si sûre ???

    Ne serais-ce pas plutôt les Egyptiens ???
    Si beaucoup de thèses farfelus fusent sur le sujet de la construction des Pyramides, il est de plus en plus probable que l’usage de matériaux polymers ait été utilisé au moins pour le revêtement de celles-ci.

    https://www.geopolymer.org/fr/category/archeologie/pyramides

    Les récents évenements dans la région retardent pas mal les travaux en cours et les publications sur le sujet.
    Nous ne saurons que lorsque l’étude complète sera publié par le revue Science.

    —————

    JAD
    Participant

    Bû en Décembre dernier Dom Ruinart Rosé 1990

    Le vin est intéressant, mais très évolué, dans un registre quelque peu tertiaire, l’effervescence est encore bien présente, mais la robe très évoluée.
    Les 88 sont encore dans la fleur de l’âge, ces 90 sont à boire d’urgence.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ce soir, je viens d’ouvrir ma dernière bouteille dans ce millésime…

    Je m’attendais à tomber sur une belle bouteille, et le vin est au rendez-vous… Mieux que cela, je suis entrain de me prendre une claque.

    La robe est pourpre sombre, disque légèrement orangé, un vin qui semble assez évolué.
    Le nez est énorme, au début on part sur le tabac, puis rapidement se succèdent la tapenade, la mûre, la violette, le bonbon anglais, la réglisse, quelques touches boisées et florales des plus élégantes viennent enrober le tout.
    En bouche, de l’émotion… Et là je pèse mes mots, je tenais à garder une bouteille 10 ans, et je ne suis pas déçu.
    Du volume, de la soie, des tannins qui commencent à se fondrent, un zeste d’acidité, cette bouteille pourrait encore évoluer positivement pendant au moins 5 ans. Chose rare pour un Tricastin, 15 ans…
    J’éprouve beaucoup de plaisir à la consommer aujourd’hui, et également un peu de tristesse, car c’est ma dernière du millésime, d’autant qu’il possède encore une belle marge de progression.
    Je vais donc prochainement m’attaquer aux 2005…

    Ma note : 17,5/20

    Un très « Grand » Montine… Je comprend maintenant les paroles du grand père de mon ex-épouse : il faut de la patience pour en tirer la quintessence… Et oui…, et cela fait encore un 2003 enchanteur…
    Vraiment un millésime d’exception sur le Rhône, la Bourgogne et la Loire. Et même si plus mitigé pour les autres régions, je prends mon pied en ce moment avec les vins de ce millésime. Et ce n’est pas un euphémisme.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    guillaume28 écrivait:
    ——————————————————-
    > poire et banane? ça fait très « beaujolais
    > nouveau »… :)o
    > en tout cas pas commun dans ma faible expérience
    > de vieux millésimes

    ————————–

    Dans mes souvenirs, jai déjà été confronté à ces arômes.
    Lorsque je carafais un Château Meyney 1970 il a une quinzaine d’année, j ‘étais souvent confronté à des arômes de banane au milieu des arômes de fruits noirs et de tabac, un peu comme si il s’était produit avec le temps une réaction de macération carbonique dans la bouteille. 30 minutes de carafe et le vin retrouvait des arômes plus classiques des cabernets.
    A noter que Meyney était vinifié par le groupe Cordier également propriétaire de Gruaud Larose à l’époque…
    Peut-être un rapport. Pour la poire… jamais ressenti.

    Mais il doit y avoir une explication scientifique et rationnelle à ce phénomène, je ne saurais la donner.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Martinez écrivait:
    ——————————————————-
    > Dans le tableau cotation des millésimes, 1993 est
    > affublé d’un petit 4. Ne mérite-t-il pas mieux !
    > 🙂
    >
    > Jmm

    ————–

    Il ne faut pas de fier uniquement aux vins présentés en commentaire, qui font parfois office d’exception. Gruaud Larose et La Gaffelière sont pour moi de mauvais représentants car ils sortent du rang.
    La grande majorité des vins se boivent très bien encore aujourd’hui mais…

    Je pense au contraire que la cotation à 4 reflète bien le millésime. Entre 4 et 5 serait sans doute l’idéal.
    Des vins faciles à boire, bons, depuis 7-8 ans, de garde solide, mais sans grand relief.
    A ouvrir aujourd’hui car ils touchent à leur apogée, des vins avenants, agréables, mais vraiment moyens au regard de ce qui se fait désormais depuis 15 ans. Auparavant, noter ce millésime 6-7 au regard des millésimes précédents aurait été probable.
    Mais entre temps, le chemin parcouru a été énorme… Et loin d’être un apôtre du modernisme, je dois avouer que les vins des années 2000 font preuve d’une constance qualitative rarement voir jamais égalée… Prise de conscience et recours à des pratiques plus respectueuses associés à la modernité en ont été les artisants.
    Cela influence clairement les notes des millésimes précédents, car on se réfère forcément à ce que l’on connait bien et l’on compare.
    Pour les prix, c’est une autre histoire…

    De plus je ne me fie plus essentiellement au potentiel de garde, car dans ce cas, il y a toujours un risque d’être déçu.
    J’en ai fait la cruelle expérience avec un château Lagrange 1975 et un château Margaux 1975, un certain été de 1993… Des vins qui après être restés fermés des années durant, se sont effondrés sur eux-même en très peu de temps après avoir consommé leur matière.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    A l’époque j’avais acheter une caisse de 12 bouteilles de Château Montrose 1993 chez Leclerc(ma seconde foire aux vins), le prix unitaire était de 84 Francs/bouteilles, soit à peu près 13 €…
    C’était un excellent Montrose, qui était taillé pour une garde conséquente (dommage il n’aura pas atteint 2013…)

    Beaucoup considère 1993 comme un petit millésime, je n’achetais pas encore en quantité à cette époque, mais je n’ai pas souvent été déçu par les médocs, j’ai récemment dégusté Château Lanessan 93 qui quoique commençant à décliner, était encore plus que correcte, Château Carbonnieux rouge 1993 était encore dans la force de l’âge il y a 3 ans au restaurant, Château Gruaud Larose 1993 m’avait surpris récemment de part sa fringence et surtout son volume. Quoique semblant plus évolué en bouche qu’en visuel (tannique et plutôt « cuir » et « sous-bois »), la longueur m’avait impressionné.

    En rive droite je n’ai jamais été vraiment déçu, j’ai eu la chance d’avoir des bouteilles de Château La Gaffelière 1993, qui étaient encore dans la force de l’âge il y a 5 ans, magnifiques… Millésime très classique, mais très réussit selon mes critères gustatifs pour une propriété qui connaissait quelques hauts et beaucoup de bas à cette époque.

    J’ai toujours considéré que 1993 n’était pas un millésime donnant des vins complexes et rafinés, mais par contre très classiques et taillés pour durer une vingtaine d’années pour les grands crus. Donc ouvrir aujourd’hui ses 1993 me semble une bonne idée.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Il fait parti des vins dont je ne cause que rarement, de peur que les prix n’explosent davantage, mais cela est me semble t’il cause perdue.

    Léoville Barton fût pour moi le meilleur rapport Q/P sur ST Julien, ç’en est finit…
    Désormais, même Langoa devient difficile d’accès.

    La crise, les grands eux, l’ignorent encore…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Etant confronté à de grands changements dans ma vie, je suis quelque peu débordé ces derniers temps.

    Je reprends mes notes de dégustation d’il y a peu.

    CR: Château Haut-Tropchaud 2009
    Belle robe sombre, violine intense.
    Le nez explosif, est sur la mûre, la fraise des bois, la crème anglaise, le tabac.
    La bouche est monumentale, fruits rouge confits, elle occupe tout le palais, grand équilibre, je n’arrive pas à lui trouver de défaut. Grande persistance, l’équilibre est de mise, l’élevage n’est pas dominant dans ce millésime. C’est le plus grand vin du domaine qu’il m’ait été donné de boire à ce jour.
    Dans ce millésime, Michel Coudroy n’a vraiment rien à envier à ses voisins prestigieux, le potentiel du terroir s’exprime pleinement.
    Un potentiel de garde conséquent, un très grand vin, exceptionnel d’ici 15 ans.
    18-19/20

    CR: Château Haut-Tropchaud 2010
    Dans la lignée du 2009, la robe est intense, violine.
    Le nez est un peu plus discret, la fraise et la confiture de groseille dominent, quelques notes de cèdre.
    La bouche est moins facile, assez élégante mais plus austère, très tannique, pas encore tout à fait en place, on est face à un vin de très très grande garde, il va lui falloir bon nombre d’années avant de séduire. Ouvrir en 2025 pas avant. Un potentiel d’au moins 30 ans avant qu’il ne « truffe » à fond…
    17-19/20++ (en devenir)

    Haut-TropChaud est un petit domaine, mais de part sa situation géographique, il peut produire des vins capables de rivaliser avec les meilleurs de l’appellation. Dommage que la régularité n’ai pas toujours été au rendez-vous de part le passé.
    Il aurait été vraiment dommage de priver l’appellation de ce domaine, et je me réjouis qu’ils aient gagné leur recours en justice.
    En tout cas, l’élevage est beaucoup mieux intégré et maîtrisé sur ces 2 derniers millésimes, le terroir prenant le pas, il cause, enfin…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Aucun des 2 ne m’a réellement déçu

    1996 étant un peu plus « consensuel ».

    Je n’ai quasiment jamais été déçu par le millésime 1996, très homogène et qualitatif.
    Un des meilleurs Carbonnieux rouge bû à ce jour, un de mes meilleurs Cantemerle, excellent Pontet-Canet quoique inférieur au 1994, mon premier Grand Troplong Mondot, Calon, Montrose et Cos vibrants etc.

    1995 est un peu plus difficile à cerner. Plus hétérogène, un millésime ou les merlots, les margaux et certains Pessac excellent.
    Boyd Cantenac 1995 superbe, Certan-Giraud à oublier encore une décennie, La Gaffelière d’exception.
    Je trouve au millésime 1995 quelques ressemblances avec 1975 quant à certains vins. De l’austérité, des tanins trop présents… S’ouvriront t’ils un jour ???

    En conclusion, je dirais que le millésime 1995 a encore un bel avenir devant lui, et que 1996 procure depuis quelques années beaucoup de plaisir, mais les rives droites tiendront mieux la distance sur 1995, bien que beaucoup de critiques lui préfère 96…
    Les années me donneront tord ou raison, à suivre…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Rencontre et dégustation samedi avec Jean Couture, un homme de passion et d’une grand gentillesse.

    A cette occasion ce fûrent les cuvées Pierre Legrand 2008 et Haute Collection 2006.
    Je n’ai pas dégusté la cuvée de l’Aïeul 2009, je l’avais déjà dégusté il y a peu, une magnifique réussite, qui mérite que je rédige un CR à son sujet prochainement, le millésime a parlé.
    Le vignoble est désormais conduit en Bio pour sa plus grande partie.

    Château Eugénie cuvée Pierre Legrand 2008 :
    80 % Malbec et 20 % Merlot.
    La robe est encore sombre, légèrement évolué. Le nez assez facile sur le cassis, la confiture de fraise.
    La bouche est puissante, suave et ronde. De persistance moyenne où l’on peut déceller quelques notes d’élevage.
    Beau vin, bien travaillé, très consensuel. 15/20

    Château Eugénie Haute Collection 2006 :
    100 % Malbec, vinification intégrale, le meilleur des 4 terrasses de la propriété.
    La robe est éclatante, violine, très élégante.
    Le nez est extrêment complexe sur la crème de mûre, la cerise, la réglisse, ponctuées de quelques notes de vanille bourbon.
    La bouche est d’un soyeux extrème, d’une grande fraicheur, présentant un fruit éclatant. Ultra élégante, un cahors moderne, déjà accessible, belle persistance aromatique, belle acidité. Un vin charpenté, moderne, séducteur et très « long ».
    Je n’avais pas accroché à l’austérité relative du millésime 2005, cette-fois ci, je suis conquis.
    Un vin qui selon moi a encore un potentiel d’environ 10 ans avant de revêtir un aspect beaucoup plus tertiare qui a cependant ses amateurs.
    17/20 – > un des Cahors les plus élégants et réussits qu’il m’ait été donné de boire à ce jour.

    A l’occasion de cette dégustation, j’ai été étonné d’apprendre par Jean Couture, qu’il expérimentait lui aussi les vinification sur une amphore. J’ai eu ainsi la confirmation de plusieurs choses sur le sujet, et j’espère bien retranscrire en les lignes qui suivent le contenu de nos échanges.

    * De part la forme des amphores, il se produit un mouvement permanent à l’intérieur.

    *L’amphore apporte une meilleure oxygénation, une grande fraicheur même dans le cas où le raisin titre fort, et une expression du fruit qui est ici magnifiée tout en conférant une grande tanicité.

    Je lisais beaucoup de chose sur la vinification en amphore d’un oeil parfois amusé, mais pas convaincu. Au-delà du folklore, il y a clairement un retour à ce que faisait d’une certaine façon les anciens. La recherche de l’expression la plus pure du fruit et du terroir associé à la modernité.

    En somme la recherche de la perfection passe peut-être par l’expérience acquise ces dernières décennies, et par le retour à un certain savoir ancestrale.
    Ce qui se passe aujourd’hui un peu partout est passionnant, peut-être sommes nous de nouveau à l’aube d’une autre évolution qualitative pour le vin qui promet… je pensais que depuis 10 ans la barre avait été placé très haut… mais ce mouvement est clairement initié d’ ici et là, et il est loin d’être ésotérique ou « folklorique ».

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Les 6 meilleurs seconds qui m’auront laissé un bon souvenir au point d’avoir soit noté, soit gardé en mémoire le millésime.

    Pagodes de Cos 1996
    Clos du Marquis 1986
    Forts de Latour 1982
    Château Moulin Riche 1986
    Tourelles de Longueville 2003
    Réserve de la Comtesse 1990

    N’étant pas un grand consommateur de second, je ne pousserai cependant pas à leur consommation. Mais il est vrai que si l’on fait abstraction du prix, certains atteignent parfois un excellent niveau.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Domaine des Baumard, Clos du Papillon 2001

    Par rapport à mes commentaires précédents, le vin est aujourd’hui entrain de changer.
    La robe est toujours parée d’or, intense, mais me parait moins évolué qu’il y a quelques années.
    Le nez ennivrant, quant à lui nous fait à la fois voyager dans les îles, sur le litchi, la mangue, le miel, et en Alsace de part la grande minéralité de ce vin.
    En bouche on retrouve de la minéralité, du fruit (pomme), en rétro la fleur d’acacia et l’amande douce.
    D’une complexité folle, le vin est désormais en place. il parle, il est Grand.
    Nous nous somme régalés hier soir en apéritif jusqu’à plus soif avec ce Clos du Papillon.
    En reprenant mes commentaires précédents, je voulais le revoir 3 ans après, cela ne fait que 2 ans à peine, et je pense que mon ressenti était le bon.
    J’attends encore 1 an pour les suivantes et ce sera parfait.

    Note : 17/20+ du plaisir et encore du plaisir…

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Avec une petite blanquette hier il me fallait servir un rouge pour mes invités, et devant un choix périlleux afin de ne pas écraser la délicatesse et l’onctuosité du plat je me décidais après moult revirement à ouvrir un CR: Château Notton 2006.

    Problème de bouchon à l’ouverture, le liège a cèdé en son centre.

    Le bouchon n’était pourtant imbibé que sur les 2 premiers millimètres et semblait bien ferme.
    Le premier nez lui aussi m’a fait penser à un problème de bouteille au départ, en bouche cela semblait assez plat, mais je venait d’ouvrir juste avant un merveilleux Savennière « Clos du Papillon 2001 » du Domaine de Baumard, dont l’intensité et la puissance ne pouvait que fausser ma première impression.
    Après 2 heures dégagé à épaule cela devint plus causant et l’accord avec ma blanquette allait s’avérer plutôt bon, alors que je n’en attendais pas grand chose.

    La robe est rubis profond, intense, élégante, que je qualifierais de très margalaise montre quelques signes d’évolution, un peu tuilée.
    Le nez assez vibrant, surprenant, sur le cassis, le sous-bois, quelques notes chocolatées et florales.
    La bouche est assez classique, tout en finesse, la matière est bien intégrée. Elle se termine sur le cassis quelques notes d’élevage (cèdre).
    Loin d’être exceptionnelle, la persistance est très correcte.

    Un vin que j’ai beaucoup apprécié, je l’avais dégusté fermé à double tour il y a 3-4 ans et qui aujourd’hui envoie le signal que le moment est propice pour commencer à se faire plaisir.

    A boire dans les 3 ans, très classique, un Margaux droit, élégant. très agréable. Il n’a pas l’originalité du terroir de Brane-Cantenac à laquelle je suis très attaché, mais il a gardé sa personnalité très classique d’antan.
    Un excellent Rapport Q/P dans sa catégorie.
    Ce soir le fond de bouteille est encore meilleur. Il en a encore sous le pied…

    Note : 14,5/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    J’ai servit en juillet dernier un Château Beauséjour Bécot 2003, derrière un remarquable Chablis Moutonne 2002 de chez Albert Bichot, et je doit dire que le vin s’est très bien comporté. Alors que dans un repas, Moutonne partage bien souvent, Beauséjour sait quant à lui rassembler.

    Robe très sombre commençant à donner quelques signes d’évolution.
    Le nez était très agréable, intense sur les fruits noirs rôtis, la torréfaction, le sous-bois.
    La bouche soyeuse à souhait, belle trame tannique, un vin puissant et élégant, grande persistance.
    Un Grand 2003 qui en a encore sous le pied.

    Note : 17/20

    Je suis donc quelque peu surpris du commentaire de Fabrice sur ce millésime, que je me suis décidé de commencer à ouvrir depuis l’été dernier, mais je compte bien tenir mon stock au moins jusque 2020 car de millésime est pour moi une grande réussite pour ce château.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    J’ai servit en juillet dernier un Château Beauséjour Bécot 2003, derrière un remarquable Chablis Moutonne 2002 de chez Albert Bichot, et je doit dire que le vin s’est très bien comporté. Alors que dans un repas, Moutonne partage bien souvent, Beauséjour sait quant à lui rassembler.

    Robe très sombre commençant à donner quelques signes d’évolution.
    Le nez était très agréable, intense sur les fruits noirs rôtis, la torréfaction, le sous-bois.
    La bouche soyeuse à souhait, belle trame tannique, un vin puissant et élégant, grande persistance.
    Un Grand 2003 qui en a encore sous le pied.

    Note : 17/20

    Je suis donc quelque peu surpris du commentaire de Fabrice sur ce millésime, que je me suis décidé de commencer à ouvrir depuis l’été dernier, mais je compte bien tenir mon stock au moins jusque 2020 car de millésime est pour moi une grande réussite pour ce château.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Je me suis laissé tenté ce week-end de passage chez Leclerc par quelques bouteilles de champagne
    CR: Marie Stuart cuvée « la passion d’une Reine« .

    Maison de champagne acquise en 1994 par Alain Thiénot, la cuvée BSA phare de cette maison est très réussit. 52 % Chardonnay, 28 % Pinot Noir, le reste en Meunier.
    Dosage très précis, la robe est d’un bel or intense paré de bulles fines.
    Le nez est sur le miel d’acacia, la tarte aux pomme, la gelée de coing, le toast grillé.
    La bouche est grasse, le dosage se fait plus présent, beau volume, bel équilibre, champagne très « élégant ». Persistance aromatique surprenante, le beurre et le miel ressortent.

    Le rapport Q/P est excellent pour 14 € 95, rien à voir avec la plupart des champagnes proposés en GD dans cette gamme de prix.
    Même si je trouve le dosage un peu excessif, ne pas s’en priver, attention excellente affaire en ce moment.

    Si il peut être servit en apéritif mais attention au dosage assez marqué. En accompagnement d’une tarte tatin au dessert, il sera du plus bel effet.

    Jean-Aubert

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