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- 20 septembre 2013 à 16h56
- in reply to: Château Gruaud Larose, Saint-Julien
J’ai dégusté CR: Sarget de Gruaud Larose 2009 l’an dernier su un salon, excellent second, très fin, très mûr, avec une belle retro.
Un vin de plaisir à boire dans les 5 ans, peut-être 10 mais à quoi bon trop attendre avec ce type de vin.
Par contre il ne faut pas trop chercher un rapport avec Gruaud Larose. Je ne sais pas si l’assemblage est identique au Grand vin, mais on ne retrouve pas de petite touche Sudiste ni la personnalité de son ainé.Le style est assez simple, mais consensuel, rien à voir avec les fiefs de Lagrange. Connétable de Talbot, je n’ai jamais dégusté, même lorsqu’on me l’a proposé sur des salons, j’aime bien le premier vin : château Talbot.
A 14 – 15 € Sarget est une bonne affaire, mais on le trouve de moins en moins souvent à ce prix. Pour ma part j’ai arrêté de boire ces seconds vins depuis une quinzaine d’année, je leur préfère dans une gamme de prix équivalente des St- Julien du type Lalande-Borie qui pour moi ont une complexité et un potentiel de garde intrinsèque supérieur.
Jean-Aubert
- 19 septembre 2013 à 18h52
- in reply to: Suivi du millésime 2013 – Bordeaux
Je pense que pour le bordelais, un bon coup de marketing soutenu par tout le milieu suffira à faire passer la pilule d’un millésime qui sera sans doute assez hétérogène. L’été a été très sec, mais le retard de mâturité qui touche tout le vignoble français pose un problème sérieux quant à la certitude ou non d’obtenir une pleine mâturité du fruit. L’exposition, la chance, le terroir et les choix d’accompagnement feront probablement la différence.
cependant, une bonne nouvelle, l’été reviendrait toute la semaine prochaine… A suivre…Par contre j’en ai un peu assez de ces discours de presse qui cherchent toujours à orienter le lecteur vers une augmentation tarifaire.
Arrêtons de trouver un prétexte différent chaque année « année du siècle, faible rendement, vins de plaisir etc. » Tous les qualificatifs y passent.
Osons dire les choses simplement et honnêtement : la loi de l’offre et la demande conditionne les prix actuellement. La forte pression des pays Asiatiques, le regain d’intérêt de la part des anglo-saxons, ainsi que les investissement massifs dans les chais… C’est peut-être un peu simpliste mais sans concession, les Grands vins de bordeaux en plus d’être excellents depuis 10 ans, sont aussi de bons produits marketing…——–
Par contre, en Bourgogne il y aura assurément de très beaux pinots sur Pommard et le Sud de la côte de Beaune. Les Orages de grêle du 21 au 23 juillet ne se sont pas réactivés par la suite, et les grappes auront donc plutôt bien cicatrisés.
- 17 septembre 2013 à 16h53
- in reply to: Le Ban des Vendanges au Domaine de Chevalier
Claude « chibani » écrivait:
——————————————————-
> Le style de F.Mauss est moins Gala !!
>
> Claude—————–
Je suppose que l’un est plutôt Mission et l’autre plutôt Haut-Brion…;)
Une question de génération… et de personnalité qui vaut aussi pour chacun de nous.
L’habileté pour certain à magnifier les choses en s’appuyant sur notre belle langue française ne devrait que nous réjouir.En tout cas, François a une fois de plus fait la démonstration de sa plume pour notre plus grand plaisir de le lire.
Jean-Aubert
- 13 septembre 2013 à 23h43
- in reply to: Dites-vous deuxème vin ou second vin ?
J’ai justement dégusté au salon de la RVF 2009 et 2010 sur Pedesclaux
Pas forcément le meilleur choix…
Du moins tous les goûts sont dans la nature…De plus Pedesclaux est un premier, pas un second… Enfin… pas encore un Grand vin…Il n’a pas tenu la distance face à Lilian Ladouys (pas la même appellation mais pas loin et même propriétaire).
Mais le challenge n’est pas là.
Tu dois proposer à Luc un second que tu trouves top, selon tes critères, et lui devra se triturer les méninges pour lui trouver un challenger… 😀Jean-Aubert
- 13 septembre 2013 à 23h07
- in reply to: Dites-vous deuxème vin ou second vin ?
Considérable? C’est à dire? Depuis 2007 et le retrait des « grands cru bourgeois », la qualité globale
Attention Thomas, quand je dis considérable, je ne parle pas que des crus dit « bourgeois » ou affilié, j’ai aussi pris la peine de mentionner et d’autres vins en cela la remarque de Luc est fort à propos.
Il y a un bon paquet de Grands vins à Bordeaux, et pas seulement les « seconds »… Avec l’expérience, on finit toujours par trouver son bonheur.
De plus pour Meyney, ce n’est pas que sur 2009 que ce vin est Grand… 2010 est top également, et de part le passé 90’s mises à part, les années 60-70-80 ont donné des très grand vins qui n’ont rien à envier aux poids lourds de St-Estèphe. (1970, 1978, 1982, 1988…) Pour te convaincre, je casserais bien ma dernière bouteille de Prieuré des Couleys 1970, mais c’est un souvenir qui pour moi n’a pas de prix. Et qui dois quand même commencer à décliner. Mais je serais curieux de rencontrer un second vin de ce millésime encore vivant…Et pour modérer ce propos :
j’ai envie de dire que je trouve que certains seconds commencent à être meilleurs que des premiers au même prix.Si tu pense à des vins comme : Pedesclaux, Camensac, Croizet Bages etc. Je n’en doute pas un seul instant…
Quand je pense que Croizet Bages arrive à produire un second vin… J’en suis arrivé à me demander avec quelle matière, il n’y en a déjà pas assez pour faire le 1er vin (tu remarqueras que je n’ai dis pas Grand vin…)Mais la remarque de Luc vaut selon moi dans la plupart des cas :
[i]Ce qui compte, c’est de comparer avec un vin du même prix.
Personnellement, je pense que je peux toujours trouver un premier qui sera meilleur qu’un second au même prix.[/i]…je veux bien arbitrer le challenge 😀
Jean-Aubert
- 13 septembre 2013 à 21h52
- in reply to: Dites-vous deuxème vin ou second vin ?
[i]mauss.th écrivait:
> Pas d’accord. Je trouve que les seconds font des
> progrès remarquables, notamment depuis 2009.
> Des tas de seconds sont bien meilleurs que des cru
> bourgeois aujourd’hui, ce qui n’était pas
> forcément le cas auparavant. (…)> (…)Il faut aussi étudier les propriétés en détails.
> Ex: Pichon Baron produit 50% de grand vin et 50%
> des tourelles, là ou Pontet Canet consacre 80% de
> sa récolte au grand vin. Cela compte dans la
> qualité du second.[/i]———————————————————————-
Thomas,
Je ne trouve pas que les seconds aient fait comme tu le penses des progrès remarquables…
Cette sensation est sans doute liée au fait qu’une grande partie du Bordelais a fait des progrès remarquable dans les années 2000 en tout point. premiers vins comme seconds.Avec les méthodes actuelles, je trouve clairement les seconds plus consensuels et accessibles aujourd’hui, moins austères et plus ouverts.
Cependant, il y a cru bourgeois et cru bourgeois… et de bons et moins bons seconds. Je trouve au contraire une certaine régularité dans les seconds…
Effectivement les Tourelles de Longueville sont très bonnes, Pagode de Cos aussi, Echo de Lynch aussi etc. De très belles bouteilles, mais elles l’ont toujours été, mais concernant le Rapport Q/P, je suis plus que dubitatif.
Je ne trouve pas qu’une Dame de Montrose 2009 soit meilleure qu’une Dame de Montrose 1996 etc. Tout est affaire de goût et d’appréciation en la matière.Il suffit de comparer un Meyney 2009 à 23 € et une Pagode de Cos 2009 à 60 €::o Cela se passe de commentaire… J’aimerais bien voir d’ailleurs l’état des Pagodes en 2025-2030… Parfait en 2020, mais après…
Je pourrais citer un nombre considérable de crus bourgeois, et d’autres vins qui n’ont d’un point de vue qualitatif, rien à envier aux seconds vins voir à certains grands. Et cela à des prix qui n’ont rien à voir. De plus de part la mâturité de ces vignobles, la plupart du temps on aura une garde bien plus conséquente que sur une vigne jeune.
Quant à Pontet-Canet… Nul besoin de penser « second vin », il suffit de se rendre sur place, la qualité de la conduite de ce vignoble est telle…
De plus il y a des domaine qui s’appuient sur des parcelle de vignes jeunes pour produire un second vin et s’appuient souvent sur une démarche marketing forte, d’autres domaines intègrent toute leur production et font un choix de conserver telle ou telle barrique, voir la totalité si le millésime le permet pour le grand vin, le second se contente alors du peu, jugé non conforme pour rentrer dans l’assemblage finale.
A chacun sa méthode… mais ce sujet a déjà été traité maintes et maintes fois…;)Jean-Aubert
- 3 août 2013 à 4h14
- in reply to: Domaine Long-Depaquit
La semaine passés à été l’occasion d’une petite visite prévue de longue date avec un de mes très bons amis à la maison Bichot entrecoupé de râtés et d’imprévus.
Michel Crestanello qui est le directeur des ventes pour la France et en quelque sorte le bras droit d’Albéric nous reçoit au siège à Beaune Mercredi dernier dans des conditions difficiles à la débotté au sortir d’une réunion de crise liée aux orages de grêle de la veille ayant fortement touché entre autre Savigny et Pommard.
Après nous avoir retracé un petit historique de la maison, Michel nous convie à déguster en guise d’apéritif un Chablis Grand Cru les Clos 2010.
La robe est minérale, très pure, or pâle aux reflets verts. Le nez est intense, des notes de fleurs d’acacia, et d’amande douce se dégagent, soutenus par un léger boisé pas désagréable.
La bouche est à la fois fraiche et chaleureuse, beau volume et belle trame tout en finesse et puissance s’achevant sur de beaux amers et une belle persistance. C’est très bon.Note : 16/20
Michel nous convie ensuite à un déjeuner au Grand Bleu, le seul vrai restaurant spécialisé dans le poisson de la ville de Beaune. Avec les 37 °C qu’affiche le thermomètre dans la voiture, l’idée de déjeuner sur un beau poisson est plutôt bien amenée.
La Marée proposée ici est superbe, Saint-Pierre, Bar de Ligne, Turbot fraichement pêchés nous sont tour à tour proposés. Nous optâmes pour le Turbot. Une belle pièce de plus de 1,5 kg… pour 3…Je passerais sur l’entrée (un foie gras mi-cuit très généreux excellement accompagné d’un Pernand Vergelesse rouge)
Pour accompagner le Turbot servit dans son plus simple appareil rôti à la plancha accompagné de quelques pommes de terre, Michel choisis un Chablis Grand cru Moutonne 2006C’est la première fois que je déguste une Moutonne aussi jeune, et quel vin !!!
Le turbot est un vrai délice, la cuisson est remarquable de maîtrise, la Moutonne va s’avérer être un excellent compagnon.
La robe est vive, dorée intense, le nez est sur la pêche blanche et le citron et la vanille et l’agile.
En bouche, énormément de fraicheur, de la douceur, de la finesse, des agrumes… Tout cela se fond et répond à merveille au turbot qui n’en demandait pas moins.
La finale est impressionnante de longueur. On toucherait presque à la perfection.
Cette Moutonne 2006 est Grande vraiment un très grand vin, dans un millésime plus que réussit !!!Ma note : 18/20
Un Week-End (en milieu de semaine…) qui commençait bien, et allait s’achever par une visite au Clos des Ursulines le lendemain, mais cela est une autre histoire…
Jean-Aubert
- 3 août 2013 à 3h27
- in reply to: Château Rauzan-Gassies, Margaux
Mon premier 2005 après l’avoir dégusté quelques années auparavant au Salon des vignerons indépendants.
A cette époque il s’était montré plutôt avenant. La dernière bouteille de 2004 que j’avais ouverte en Novembre dernier s’était montrée encore vigoureuse.
Malheureusement, je dois dire que ce château Rauzan Gassie 2005 me laisse aujourd’hui perplexe…
Liège parfait, imbibé sur 2 millimètres à peine. La robe est dense, rubis presque noire étonnament évoluée pour un 2005 les rebords du disque sont orangés.
Le nez est intense sur le cuir, l’humus, le tabac, une pointe de mûre, cela annonce un vin puissant mais évolué, pas très margalais…
En bouche, le vin est suave, mais totalement plat, l’impression d’un vin au bout du rouleau. court en bouche, il développe quelques arômes tertiaires mais rien de bien enthousiasmant, en rétro, on se trouve face à un léger goût de bois pourri (problème de fût ?)
Nullement bouchonnée, cette bouteille est aux antipodes de ce que j’avais pu dégusté il y a quelques années. Et pourtant la bouteille, comme les prochaines, provient des caves de la propriété. Je n’aurais jamais imaginé une telle évolution.Problème de bouteille ? de fût ? je verrais bien avec les suivantes de la caisse.
Ma note : 10/20 à revoir…. Peut-être que demain soir le vin aura évolué positivement, mais je n’y crois guère…
Jean-Aubert
- 3 juillet 2013 à 17h27
- in reply to: Domaine du Clos Frantin (Albert Bichot)
J’ai dégusté à 2 reprises ce vin, une fois à l’occasion du grand tasting sur 2008, et une fois sur 2007 à l’occasion d’un dîner chez un ami, je n’ai pas accroché…
Les Malconsorts 2007 commencent aujourd’hui à se boire.
Je trouve cependant que les Malconsorts sont très marqués par leur terroir, et il faudrait en principe les attendre un peu pour leur permettre de sortir de leur apparente austérité.Je préfère de beaucoup (dans un style un peu plus consensuel et classique) aujourd’hui le Vosne Romanée village du Domaine du Clos Frantin dont la parcelle est située juste en dessous de la Tâche et donne des vins puissants et séducteurs.
Si les Malconsorts ont semble t’il une complexité qui n’a rien à envier à certains Grand Crus, je suis loin d’accrocher à leur style (je ne demande qu’à changer d’avis sur des millésimes plus anciens)
Jean-Aubert
- 3 juillet 2013 à 16h45
- in reply to: Château Cantemerle, Haut-Médoc
Je n’ai pas un très bon souvenir de Cantemerle 1998 , 2 bouteilles achetés pour la forme lors d’une FAV en 2001 ou 2002, j’ai été assez déçu après les avoir ouvertes en 2010.
Soit ce vin était fermé, soit il avait un petit côté sous-mâturité dérangeant (poivron, petite amertume et court en bouche).
Je ne le conseillerais donc pas sans le goûter avant. Même si le prix peut paraître intéressant…2 années plus tôt, Cantemerle 1996 était superbe, j’ai ouvert la dernière bouteille l’an passé, et là cela causait vraiment, il aura mis tout de même 15 ans avant de me procurer du plaisir, les 2 1ères bouteilles que j’avais dégusté m’avaient semblé bonnes sans plus.
Je dois dire que Cantemerle 2000 m’avait lui aussi déçu, assez similaire au 1998… Donc peut-être une baisse d’attention quant aux soins portés à ces vins, ou alors un style qui ne convenait pas à mes papilles, ou alors il faut encore les attendre quelques années…
Aujourd’hui, surtout depuis le millésime 2006 qui est splendide, Cantemerle a gagné en tout, nottament en concentration et puissance, mais en gardant tout de même une certaine forme de finesse qui correspond au style « Cantemerle » à travers les âges.Jean-Aubert
- 28 juin 2013 à 19h36
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
De part mon expérience sur Beauséjour-Bécot, ce sont plutôt des vins de garde moyenne à grande mais rarement mieux, quoique les vins de Beauséjour-Bécot aient beaucoup évolués ces 10 dernières années en gagnant en précision et en volume.
Il me faudra plus de recule sur les derniers millésimes qui me semblent très prometteurs en ce qui concerne la garde.Mais une garde moyenne n’entâche en rien la qualité de ce vin qui est clairement un des très bons 1ers, dont j’apprécie le style et que j’ai l’occasion de déboucher assez régulièrement.
Je prend moins de plaisir avec un 1er comme La Gaffelière qui donne souvent des vins de garde beaucoup plus conséquente.
Je trouve que les vins de Beauséjour-Bécot sont un régale à boire sur le fruit dans le créneau 10-15 ans. Au-delà, il faut faire attention au millésime.
Par contre si je faisais un parallèle entre un Beauséjour-Bécot 1985 et Larmande 1985 : il y a 15 ans Beauséjour 85 était très supérieur en tout points à Larmande 85, aujourd’hui seul Larmande n’a pas faiblit…Les vins de 30-40 ans sont très loin de tous procurer de merveilleuses sensations, même parmi les grands. C’est le cas pour Beauséjour. Mais le domaine a certainement conservé quelques trésors très anciens en cave qui sont encore merveilleux à boire.
Jean-Aubert
- 25 juin 2013 à 15h42
- in reply to: Maison Louis Latour
Corton Grand Cru Château Corton-Grancey 2001 Louis Latour
Un grand Bourgogne à son apogée. C’est ce qui est ressorti hier de la dégustation.
La robe est évoluée, le nez floral, rose, humus, herbes séchées, sous-bois, framboise et griotte. Pas la moindre trace de bois, alors que d’habitude, je suis souvent dérangé par ce côté « chauffe » typique de la tonnelerie de Louis Latour qui apporte un boisé que je trouve déséquilibrant sur ces vins dans leur jeunesse.
La bouche est velouté, gouleyante, une gorgée en appelle une autre, un vin sur la fraicheur, et le fruit… Peu ou pas d’acidité, persistance aromatique assez conséquente.
Un vin qui procure à ce stade un maximum de plaisir, et qu’il ne faut plus attendre. A boire dans les 5 ans tout au plus : 16,5/20
Jean-Aubert
- 25 juin 2013 à 15h31
- in reply to: Champagne Bollinger
Hier soir pour aiguiser nos appétits,
CR: Coteaux champenois : La côte aux enfants 2009, BollingerUn vin que je ne connaissais pas, une belle découverte.
La robe est rubis très sombre pour un pinot, très dense.
Le nez est florale, sur la griotte, la prune.
En bouche c’est plutôt délicat avec de beaux amers, là où la fiche de cave indiquait plutôt un vin puissant, je ne vois pas.
Ce qui marque le plus, c’est la finale qui fait la part belle aux épices, aux fruits à noyau, assez longue.En sommes une belle découverte, qui ne m’a pas conquis, mais qui est un très beau représentant de l’appellation : « Coteaux Champenois ».
Ma note : 15/20
Jean-Aubert
- 25 juin 2013 à 15h15
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Bû hier dans un cadre professionnel, dans des conditions pas forcément idéales, le temps me manquait pour trop m’attarder à table : Domaine de la Romanée Conti : Richebourg 1976
La robe est framboise, assez évoluée, aux reflets orangées.
Le nez est à la fois floral et marqué par la cerise à l’eau de vie, la framboise le sous-bois, le tabac.
La bouche est d’un gouleyant saisissant, sphérique, elle impressionne par ce côté gouleyant et délicat.
On est loin d’un monstre de puissance auquel je m’attendais. L’acidité est quasiment absente, et la finale qui reprend le tabac, la cerise, m’a semblé par contre relativement courte pour un vin de ce calibre, c’est long mais loin d’être interminable.La texture du vin est merveilleuse, c’est la finale qui pêche un peu et fait que ce vin ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Peut-être est-ce lié au millésime, qui était plutôt solaire si je ne m’abuse.Je ne cotoye que rarement les vins du domaine, je n’en n’ai pas les moyens. Bien que ce Richebourg soit d’excellente facture, il faut clairement faire abstraction du prix prohibitif de la bouteille pour l’aprécier à sa juste valeur, au risque de rester dubitatif.
Grand vin tout simplement : 17,5 -18/20.
Mais pour le prix, je m’attendais à un vin un peu plus imposant, plus persistant.Jean-Aubert
- 23 juin 2013 à 1h59
- in reply to: Maison Baudry-Dutour
Un vin encore tout jeune.
Chinon – Baudry Dutour – Clos des Marronniers 2010
La bouteille ouverte hier soir :
La robe est sombre, rubis aux reflets violets.
Nez ouvert sur le cassis, ponctué de quelques notes toastés.
La bouche est velouté, d’un très grand équilibre, très agréable, la finale un peu courte.Ce soir, la bouteille a très bien tenu la distance, et a gagné en tout, intensité au nez(cassis, confituré, grande mâturité, quelques flagrances de tabac laissent présager que d’ici quelques années il évolura dans ce sens), , volume en bouche et persistance aromatique plus que conséquente.
J’aime, et le revendique. Ce vin n’a rien à envier à un bon St-Emilion. Je suis surpris de la grande mâturité du cabernet franc sur cet excellent millésime.
Attention très belle bouteille à boire ou garder une dizaine d’années : 16/20+
Jean-Aubert
- 17 juin 2013 à 17h27
- in reply to: Votre top 5 sur Bordeaux 1988
Mathieu, pour rectifier mon rapide post précédent :
De mes souvenirs Cos d’Estournel 1988 était de loin le vin que j’ai préféré, et j’en ai ouvert une bouteille il n’y a pas si longtemps, un Cos quoique un brin austère qui aura laissé un grand souvenir à mes invités. On n’est pas très loin d’un 1er sur cette bouteille d’un point de vue émotionnel.
Côté coeur j’irais sur Château Larmande 1988, le vin à mon souvenir était un confit de fruits rouges, crèmeux, une pointe de tabac, un rive droite qui ne fait pas semblant et qui lui aussi possédait il y a quelques années un caractère vibrant. Il doit encore être dans son apogée, peut-être pas aussi grand que Larmande 1985, mais on reste dans un même esprit, très « rive droite ».Côté liquoreux, De Fargues 1988 m’avait conquis à une époque où j’étais très difficile sur ce type de vin qui ne procuraient que rarement du plaisir à mes papilles (comme quoi les goûts changent).
Haut-Bailly 1988 et Haut-Brion 1988 m’avaient tous 2 impressionnés par leur texture.
J’aurais pu aussi citer Meyney 1988 comme beaucoup, tout à été dit ou presque. Mais j’avais tout de même préféré le puissant Meyney Prieuré des Couleys 1970 dont je garderais un souvenir mémorable à jamais. Si seulement je pouvais m’en procurer un magnum(…) dans un bon état de conservation. Cela commence à faire beaucoup pour ce vin… qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir que seul François Audouze pourra encore interpréter.
Jean-Aubert
- 17 juin 2013 à 16h54
- in reply to: Domaine du Clos Frantin (Albert Bichot)
Hier soir, débouché une bouteille de ce Savigny de la maison Bichot.
CR: Savigny lès Beaune 1er cru les Peuillets 2010 – Maison Albert Bichot :
La robe est sombre, dense, aux reflets violets.
Le nez est intense torréfié sur la framboise et la cerise à l’eau de vie le tabac.
La bouche est volulmineuse, douce, grasse, la framboise et le tabac sont bien présents en retro. Persistance aromatique d’une longueur surprenante pour un Savigny de négoce bien que vinifié et élevé par la maison Bichot.Ma note : 16/20
Cela dénote une fois de plus que les gros progrès effectués par cette belle maison Bourguignone pour les vins du domaine sont aussi d’actualité pour les vins du négoce.
A noter que ce même Savigny sur le millésime 2011 m’a semblé très différent. je ne l’ai pas dégusté, mais la clareté de la robe à travers la bouteille, laisserait présager d’un vin potentiellement assez maigre. Mais le millésime 2011 qui vient d’être misé, est loin d’être une réussite en règle générale.
Je me suis abstenu, d’autant que côté prix c’est l’inflation (15 € pour le 2010, 22 € pour le 2011…). Je resterais sur mes 2010 qui sont promis à un bel avenir. D’ici 5 ans, ils devraient commencer à donner quelque chose de superbe.Jean-Aubert
- 1 juin 2013 à 20h51
- in reply to: Votre top 5 sur Bordeaux 1988
Pour ma part :
Cos d’Estournel
Haut-Bailly
Château de Fargues
Haut-Brion
Château Larmande (d’un niveau équivalent au grandissime 1985)Jean-Aubert
- 26 mai 2013 à 17h29
- in reply to: SALON REVUE DES VINS DE FRANCE
Il y a beaucoup à dire sur ce salon, le temps m’était compté mais arrivé à l’ouverture, j’ai eu en quelques heures le temps de déguster ou re-découvrir certains vins.
Beaucoup de monde samedi, mais l’organisation était d’excellente facture.Je vais un peu m’étendre.
Côté champagnes, j’ai retenu :
Champagnes Veuve Devaux
D de Devaux BSA, un style qui me plait, très vineux, très marqué par le pinot.
D de Devaux Ultra brut, superbe robe minérale, et un nez sur la tarte bourdaloue que j’ai beaucoup apprécié
D de Devaux millésime 2002, très grand champagne, qui demandera 5 à 10 ans de garde avant d’atteindre son top.Champagnes Charles Heidsieck
J’ai retenu le Blanc des millénaires 1995, un blanc de blanc de très haut niveau.Champagnes Mailly Grand Cru
C’est une de mes maisons préférés même si les tarifs ont beaucoup progressés depuis 3-4 ans.
L’intemporelle 2007 dans son magnifique écrin est une merveille de douceur, le Chardonnay plus présent que dans les autres cuvées apporte élégance et raffinement. C’est très réussit et déjà prêt à boire.
Les Echansons 2002 est quant à elle probablement une des plus belles cuvées que j’ai dégusté sur ce millésime. Mais je suis un inconditionnel de la maison.Côté Bourgognes, j’ai fait pas mal d’impasses connaissant la plupart des maisons, j’ai cependant beaucoup aimé le Corton Vergennes 2009 du domaine Chanson qu’il m’a été proposé de déguster, un blanc atypique dans lesquel il ne faut pas s’attendre à déguster un Corton classique. De cette même maison le Chassagne Montrachet les Chenevottes 1er cru 2011 se donnait de faux airs de Puligny, je n’ai pas trop aimé ce style très minéral et salin, le Clos des Mouches 2010 quant à lui était fermé à double tour, à revoir.
Côté Bordelais, ce fût assez mitigé :
Chateau Pesdesclaux vs Lilian Ladouys
Me voici devant un cruel dilemne, vais-je oui ou non apprécier un jour Pedesclaux.
Un accueil des plus charmant était réservé aux audacieux qui tel les candidats de Koh-Lanta s’essayant à la dégustation de vers et autres bestioles variées acceptaient de tenter l’aventure.Malheureusement ce n’est pas le sourire d’ange qui accompagna ma dégustation et me distilla quelques moments de la vie de la propriété qui sauva un malheureux 2009 déjà à l’agonie.
Pedesclaux 2009 : Un bordeaux en demi-corps, rond, mais sans grand relief, problème de maturité ???
Pedesclaux 2010 : Un peu plus « terroir », le vin fait preuve de plus de complexité, un vin agréable à défaut d’être grand, qui par contre fait preuve d’une belle persistance. Serais-ce les débuts d’une embellie sur le domaine ??? L’avenir nous le dira. Mais 35 € pour un vin de ce niveau… Il ferait presque passer Croizet-Bages pour un grand vin…Après Pedesclaux, je passais sur Lilian Ladouys, et mon intuition de ne pas respecter les canons(passer Lilian avant Pedesclaux) proposés initialement par la charmante assistante commerciale qui me servait de guide pendant la dégustation était la bonne.
Lilian Ladouys est et a toujours été pour moi un bon St-Estèphe.
Lilian Ladouys 2009 malgré un nez superbe et une bouche très gourmande, se révéla un peu en retrait à cause d’une faible persistance aromatique.
Par contre Lilian Ladouys 2010 se révéla superbe. Un très beau St-Estèphe, d’un style moderne et attractif. belle persistance, il a dominé les 3 vins précédents de la tête et des épaules… Je dirais que finalement, je ne regrette pas de m’être quelque peu attardé sur ce stand.Au rayon des demi-déceptions, je citerais également Pichon Longueville comtesse de Lalande.
Château Pichon longueville comtesse de Lalande 2007 : Un vin que j’ai trouvé très marqué par le millésime, je n’aime pas, on retrouve un certain « creux » en milieu de bouche comme souvent avec les 2007, cela ne devrais pas s’arranger.
Château Pichon longueville comtesse de Lalande 2006 : C’est cette fois très bon, un vin puissant et charmeur, qui ira assez loin.En résumé
J’ai aimé :
Château Branaire 2008 : le vin n’est pas tout à fait en place, il se goûte mal, mais le potentiel est certain, à revoir.
Château Branaire 2006 : le vin est tout en douceur, très tannique, très typé St-Julien, il gagnera à vieillir encore une dizaine d’années mais pas beaucoup plus.
Château Fleur Cardinale 2009, un vin solide, moderne, de grande garde.
Le Clos du Beau père 2009, un pomerol un peu stéréotypé (Style Thunevin ???) mais très agréable à boire, charmeur et rond.J’ai adoré :
Domaine de Chevalier 2009(rouge) et le Domaine de Chevalier 2000(rouge)
L’accueil était une fois de plus exemplaire au stand de ce domaine. le 2009 est opulent, accessible, très équilibré, sans défaut, c’est un très grand, un des plus grand vin que j’ai dégusté ce jour. Le millésime 2000 donne quant à lui des signe d’évolution au nez annonciateur d’un vin qui entre dans son apogée. Mais ce nez est trompeur, et la bouche a vite fait de nous rappeller qu’il est encore un adolescent et qu’il faudra quelques années de patience avant d’en tirer la quintessence, un autre très grand vin en devenir.
Chateau Sansonnet 2008, qui à mon avis sera dans quelques années un vin de pur plaisir, relativement atypique ce qui en fait sa personnalité, il faudra je pense 5 années supplémentaires pour l’apprécier à son top.
Château Valandraud 2010 et Château Valandraud 2006, lorsque l’on déguste ce 2010, on comprend mieux pourquoi Valandraud est considéré comme un des meilleurs représentant de l’appellation. Mais son prix(360 €) jette un froid…Le 2006 est bon mais sans plus…Côté Rhône, Loire et Sud-Ouest, je n’ai pas été surpris, surtout des classiques (Pradeaux, Rougeard, Mordoré etc.), je ne m’y suis pas attardé.
C’est peut-être le manque de vrais découvertes qui pour moi aura été la petite faiblesse de ce salon.
Jean-Aubert
- 23 mai 2013 à 15h19
- in reply to: Château Cos d’Estournel, Saint-Estèphe
Je n’irais pas dans la polémique, pour moi le 2002 est très grand, et je ne peux que conseiller de suivre l’avis de Luc, en ajoutant que d’ici 7-8 ans, ce vin sera une vrai merveille en gagnant encore en définition, il sera alors totalement en place. Avec le temps, j’ai appris qu’il fallait attendre Cos d’Estournel entre 15 et 20 ans. Ce sont des flacons qui méritent qu’on les dégustent au meilleur de leur forme.
Attention cependant aux conditions d’achat, beaucoup d’invendus de Cos 2002 se sont retrouvés à l’étale pendant de nombreux mois voir quelques années dans certaines enseignes que je ne citerais pas. De part sa structure, il s’agit d’un vin solide, mais dans ces cas, les conditions de stockage étaient telles que bien évidemment cela aura eu une incidence sur le contenu.
Jean-Aubert