Hubert Dilliers

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  • Hubert Dilliers
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    Bravo les gars pour cette belle dégustation ! Rageant de tant en manquer ces temps-ci !
    Bel été à tous !

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: François Raveneau Chablis Montée de Tonnerre 2008

    Le clou d’une soirée bourguignonne hier soir.

    Robe jaune paille, brillante, nette. Très beau nez sur le citron, des nuances herbacées (estragon, verveine) qui s’accentuent à l’aération, une très légère sensation beurre ou noisette.
    Bouche délicieuse, il y a une retenue dans l’expressivité aromatique (classique, sur les fleurs blanches, l’amande fraîche, les agrumes) mais qui attise la gourmandise. Matière ronde et parfaitement équilibrée, intelligible et très digeste, d’un toucher particulièrement appétant.
    Très beau vin.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Ayala 2002 CR:

    En ouverture d’une soirée dédiée à la bourgogne, ce champagne alliant les deux principaux cépages bourguignons, dégorgé en mars 2013, m’a bien plu :
    belle robe encore assez jeune, bulle présente mais sans excès ; le nez est frais sur des nuances citronnées et une sensation de craie que j’adore ; en bouche la matière s’épanouit avec jouissance dans mon palais qui n’attend que cela, la bulle est caressante, je retrouve le citron, la craie et quelque chose comme de la paille au soleil, qui avec les secondes évolue vers des amers élégants et rafraîchissants (on sent le long passage sur lies). Beau vin, un peu viril à l’apéritif mais élégant et en tout cas cela ne me déplaît pas !

    A l’aveugle je suis parti sur un champagne blanc de blancs « pas très vieux » (moins de dix ans). Est-ce le dégorgement récent qui m’a caché les arômes fruités du pinot noir ? ou le service un poil froid ?

    Ce vin fut suivi par un crémant d’Alsace de Kientzler qui m’a moins convaincu, bulle un peu coupante, manque de volume.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci Jean-Loup.
    Il se trouve que j’avais apporté cette bouteille 😎
    Nous étions un groupe d’amis réunis autour d’un sujet différent du vin et je n’ai pas eu de commentaire particulier des autres participants (et je n’en attendais pas). Je pense que pour un consommateur peu intéressé le vin était plus que correct d’autant plus que mon commentaire sur l’excessive légèreté du vin se fondait essentiellement sur mes attentes par rapport à un châteauneuf ; et la majorité des participants étant des participantes, ce côté léger voire friand était plutôt positif.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Domaine de Beaurenard, Châteauneuf du Pape, 2011

    Mon premier Beaurenard, servi chez des amis en accompagnement de magrets.

    La robe est nette, brillante, d’une surprenante légèreté de couleur qui ferait plutôt penser à un pinot.
    Le nez est joli, sur le fruit, assez frais, appétant.
    L’attaque est également sur la fraîcheur et la fraise des bois, puis le soyeux et la finesse sont bien agréables mais manquent du support d’une matière qui fait défaut. Ce n’est pas bien complexe non plus. Longueur correcte.
    Impression pour le moins mitigée donc. Le vin s’est-il déjà refermé ?

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Crozes Hermitage Clos des Grives Domaine Combier 2011

    Bu en accompagnement d’un repas fort sympathique aux Caves Petrissans à Paris.

    Robe sombre mais translucide ; nez immédiatement expressif sur la corbeille de fruits rouges, épices douces, très léger boisé, le tout bien frais et enjôleur.

    Le premier verre est agréable et réveille les papilles tout en marquant un léger manque d’oxygène.
    J’attends donc d’avoir passé l’entrée (une originale crème brûlée aux asperges surmontée d’oignons-tige ciselés et de petits cubes de chorizo) pour me réintéresser à la chose.
    En accompagnement d’une bavette de boeuf de Pâques saignante, ce vin est parfait, il ne s’impose pas, il l’enrobe et lui fait des courbettes, car il est moins sur le fruit, plus sur un côté sanguin rond que j’adore, et je pense que ceci vient en partie d’un boisé bien intégré, très joli. Finale sur l’épice, très sapide sans être très longue.
    La fin de bouteille (qui arrive sans qu’on s’en rende compte !) évoque en outre un petit côté mûr voire confit qui n’est pas désagréable.

    Un vin élégant, frais, pas très complexe mais très facile à table, qui me paraît bien à boire aujourd’hui mais peut sans doute attendre un peu.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci Mathieu (et Arnaud et Vincent!) pour ce beau CR qui résume bien ce qu’on a ressenti – et surtout merci à toi David (tu)

    A noter que le Volnay et le Montrachet étaient carafés.
    Je pense par ailleurs que certains vins auraient pu être servis légèrement moins froids, cela aurait sans doute aidé à leur expressivité, notamment au nez.
    Enfin sur le margaux 61 j’avais dit « beaucoup plus vieux » puis comme David nous a dit « millésime d’exception » j’ai dit 61. Pour une fois que je ne dis pas n’importe quoi à l’aveugle (:P)

    Hubert Dilliers
    Participant

    Vieux Château Certan 1986 hier soir avec LPV Vaucluse (du moins les survivants d’une épidémie de grippe).
    Comme mon prédécesseur sur ce fil, nez ultra bouchonné, en bouche cela m’a paru moins sensible et le toucher de bouche sur la finesse m’a donné encore plus de regrets.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Je n’ai pas vu ailleurs dans le forum cette information … Après Puff’ vendu à d’Angerville, le Jura s’embourgogne !

    Hubert Dilliers
    Participant

    On sait que les vins de Reynaud (sauf le Domaine) apprécient l’aération lente, qu’il ne manque pas de recommander d’ailleurs.
    Ce que je fais (dernier cas, un Rayas 97) : ouvrir la bouteille au moins 12 heures avant, de préférence 24 heures, je la laisse debout dans une pièce fraîche (15 degrés environ), le goulot recouvert d’un tulle ou mouchoir fin et propre. C’est tout ! 🙂
    Bonne dégustation !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Du grand, du très grand oliv ! (tu)(tu)
    Merci de ce partage !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Un vin rond, d’une bonne matière, à l’acidité jouant avec le gras du fromage, et des notes oxydatives épousant la truffe : par exemple un champagne évolué comme indiqué au départ, confirmé récemment avec un Perrier Jouët Belle Epoque 1982.
    Je plussoie également sur l’idée d’un CDJ ou Beaune de quelques années.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Arnaud pour répondre à ta question sur le Perrier Jouët :

    Tout d’abord je n’ai pas une connaissance si pointue que ça des champagnes évolués, en revanche je revendique mon intérêt marqué pour ces vins méconnus (et donc plutôt bon marché aux enchères, par ailleurs), qui, comme le dit Mathieu, peuvent déconcerter car la bulle est franchement fine et peu abondante.

    A la suite d’un petit quiproquo avec Mathieu sur l’heure de début de notre dégustation, je n’ai ouvert la bouteille que 20-30 mn avant celle-ci, et je pense que c’est la raison principale de la réduction ou oxydation apparente constatée.
    En dehors de cela, je me retrouve assez dans ce qu’en dit Mathieu : finesse, fruits secs, délicate complexité, un petit manque de persistance.

    Je ne sais pas si certains ont regoûté le vin à table, je l’ai fait et il m’a paru mieux disposé, en particulier j’ai apprécié l’accord avec le brillat-savarin truffé.
    Mais j’en attendais mieux !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci à toi Mathieu d’avoir pris l’initiative, organisé cette super soirée et réalisé un CR auquel LPVV n’avait pas eu droit depuis… depuis quand au fait ? Au vu de la qualité et de l’originalité des vins proposés, ça valait le coup d’en garder une trace !

    On passera rapidement sur la très médiocre performance en dégustation de la paire des « sages », pourtant on savait déjà trop que l’aveugle est une grande école d’humilité ! heureusement on s’est légèrement rattrapés sur les derniers tours…

    A renouveler ! Mais, si je peux me permettre une remarque, si on pouvait éviter les questions du genre « nombre d’appellations » qui n’apportent pas grand chose et privilégier les questions un peu plus techniques ou historiques…

    N’ayant pas pris de notes je ne vais pas revenir sur les vins dégustés, je me retrouve largement dans tes appréciations Mathieu.

    A bientôt « à Bordeaux » ! 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Superbe compte-rendu, comme toujours et comme on aimerait en lire (et écrire) plus souvent. Merci pour ce moment de beauté 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Quelques mots sur des adresses citées précédemment :
    Nam Kee je rejoins apoitou sur le caractère touchant du mini-quartier chinois (ou plutôt asiatique, car on y trouve de nombreux restaurants thaïlandais, indonésiens bien sûr, vietnamiens aussi). Nous y avons dégusté une délicieuse cuisine, grosses crevettes parfaitement cuites, soupes savoureuses, c’était parfait, il y a même l’atmosphère industrieuse, limite ‘lave-vaisselle’, typique ! Effectivement clientèle largement asiatique. Très bonne adresse sans chichis.
    De Kas : on est encore à Amsterdam, en bordure d’un petit parc, mais on n’y est déjà plus. Immense serre sous laquelle poussent quelques légumes. Cadre moderne voire dépouillé, serveuses un peu viriles, menu fixe : on se tient à carreau. Repas varié (huîtres pochées dans un bouillon aux oignons rouges, medley de légumes croquants, perche à l’unilatérale, tarte à la rhubarbe) et très digeste, cuissons parfaites, savants mélanges de textures. Style moderniste, dépouillé, un poil trop à mon goût, on aimerait une étincelle, un peu de fantaisie. Offre variée de vins au verre (5 à 9 euros), testé un Müller-Thurgau néerlandais (Louwberg Maastricht Apostelhoeve 2013) un peu plat et vert au départ, pas trop mal en se réchauffant mais manquant de structure. Adresse très recommandable à tous points de vue.
    Bistrot Neuf : ambiance parisienne : service limite débordé (mais rapide et charmant, contrairement à Paris), petites tables, cuisine de (bon) bistrot (oeuf en meurette, caille farcie), belle carte des vins. Nous avons accompagné notre repas d’un Egly-Ouriet Brut Tradition Grand Cru (dégorgé en juillet 14) dont j’ai adoré les accents de groseille.

    Sinon, une recommandation pour les amateurs de cuisine indonésienne : Bojo (Lange Leidsedwarsstraat 49-51, à quelques pas de Leidseplein). restaurant créé par d’anciens marins, connu des milieux artistiques car il ferme très tard dans la nuit, atmosphère de petite rue javanaise, jolie cuisine. Mon maquereau cuit en feuille de bananier était gros comme un thon (enfin presque) et simplement délicieux.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Domaine Chanson – Meursault Génévrières 1er Cru 1996
    CR:
    Ouvert 4 heures avant dégustation, laissé débouché à la cave jusqu’au repas

    Belle robe dorée assez riche.
    Au nez c’est très rond, beurré, élevage, fruits secs.
    En bouche à nouveau la rondeur, une matière bien présente, élevage présent mais agréable, une sensation de fraîcheur sapide bienvenue, en rétro la noisette qui va chercher la « noisette » des langoustines de notre entrée. La bouche est bien tapissée mais la longueur est seulement correcte : on se ressert !
    Joli vin, je suis content car une première bouteille de ce lot (enchères en juin) dégustée avec LPV Vaucluse sans aération préalable avait été très décevante, sur des notes médicamenteuses assez désagréables. Les deux bouteilles servies cette fois-ci étaient sans défaut.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Mon cher Phil !!!

    à la lecture de ton post n° mil,
    le lecteur jubile !
    on voit que nous ne sommes dégustateurs malhabiles ni hydrophiles
    grâce à Chrisdu et toi nos agapes resteront indélébiles
    il manquerait juste la tof (hum) de nos jaunes en file,
    faute de celle des arboisiennes graciles et nubiles qui… non rien
    et merci pour votre charitable mention du paille fossile…

    Pardonnez ce message futile voire inutile,
    je file. (:P)

    Hubert Dilliers
    Participant

    Comme indiqué plus haut, il aurait bien voulu céder à un jeune, je le crois sincère, mais dans la mesure où il souhaitait conserver son chai c’était compliqué.
    oliv, sur l’extrait de l’article, vu la taille plutôt modeste du domaine cédé et la part significative de poulsard et trousseau, on ne voit pas bien comment cela pourrait être utilisé pour inonder le marché avec des blancs ouillés. Par ailleurs on a entendu que G d’Angerville se passionnerait pour le jaune. A suivre.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Pour compléter le message de bonaye, J Puffeney nous a indiqué avoir conclu un bail (fermage) de 3 ans au terme duquel le domaine sera vendu à un prix déjà fixé ; montage plus intéressant juridiquement et peut-être fiscalement.
    Il conserve 1 ha loué à son neveu Frédéric Puffeney (« pour le lancer », sic) et 50 ares pour lui et sa femme.
    On l’a senti très ému, et aussi un peu déçu de n’avoir pas réussi à vendre à un jeune, ce qui était quand même difficile dans la mesure où il souhaitait conserver son chai.

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