Hubert Dilliers

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  • Hubert Dilliers
    Participant

    Quelques brefs commentaires après les compte-rendus très circonstanciés des copaings ci-dessus.

    Clairement les blancs ne se sont pas présentés au mieux même si le château La Rouvière avait une certaine personnalité (matière, légères épices, équilibre) ; quant au Cassis « Kalahari », vinifié à la bourguignonne, j’aimerais bien le regoûter dans mettons 3 ans – mais en effet on n’est pas dans une cuvée de terroir.

    En revanche, et bien que nous ayons des espérances très prudentes après notre grosse déconvenue il y a 10 ans, nous avons été séduits par ces beaux bandols à maturité, grâce à la générosité des apporteurs !
    Les cinq vins étaient beaux, avec sans doute le Pradeaux 1979 en tête de peloton, épatant de fraîcheur, avec un équilibre magistral, un mariage très réussi de classe et de plaisir, de puissance et de tendresse. Mais le vin qui m’a conquis c’est le prolo de la série, le Mas Redonne, de par son fruit (complexe, fruits rouges et fruits noirs) qui ne cache pas un début d’évolution (truffe, cèpe), bien supporté par une fraîcheur qui ne faiblit pas en fin de bouche. A table il s’est bien comporté face au sanglier (qui aurait gagné à être simplement rôti plutôt que mariné puis rôti, mais ça sera pour la prochaine !).

    N’oublions pas, même si je ne suis pas un grand fan des bulles italiennes, ce joli moscato d’Asti de Vietti qui a parfaitement épousé le non moins joli dessert d’Alain – fraîcheur, fruit et légèreté fort bienvenues après tous ces « sommets » viniques et gastronomiques !

    Cap au Nord pour la prochaine, loin, loin, au-delà de Montélimar : la Loire (aval d’Orléans) !

    Hubert
     

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci Vincent et David pour vos CR toujours aussi précis et qui résument bien nos impressions collectives, me semble-t-il.
    Merci à tous de votre ouverture d’esprit, aborder des oxys à l’aveugle et en dégustation n’était pas forcément simple et c’est top que cela ait fonctionné !
    Ayant trouvé par hasard de l’ail noir au marché j’ai eu envie de l’accorder avec les oxys, je crois que ça a plutôt bien marché – voici la recette dont je me suis inspiré (pas de saison pour les saint-jacques, mea culpa) : recette (pour la purée il y avait un céleri rave d’1 bon kg et environ 500g de panais). A mon sens cela pouvait aussi marcher sur un poulsard mais nous n’en avons pas goûté.
    Sur les vins tout a été dit, effectivement le Béthanie 1997 était d’une jeunesse étonnante (agrumes, herbes, pas de tertiaires) et m’a complètement trompé, je le voyais en 2016 ! et pas à Arbois (je me serais peut-être un peu moins planté si ce vin avait été présenté en premier oxy ). Epaté comme tout le monde par le chardonne, et aussi par les autres pinots qui n’avaient pas vraiment le profil du cépage (pas plus que le merlot d’ailleurs).
    Merci à tous pour vos apports en solides, liquides et bonne humeur !

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Domaine La Ferme Saint-Martin – Beaumes-de-Venise – Les Terres Jaunes – 2018

    Malgré son jeune âge j’avais vraiment envie de goûter ce vin acheté au domaine cet été (sur un rôti accompagné d’une ratatouille, puis un simple mais délicieux gâteau au chocolat).
    Un chouya jeune en effet, mais franchement à 10,80 euros domaine ça le fait. Joli nez sur fruits noirs (mûre), avec quelques accents sudistes voire (girofle, cèdre), frais et appétant, en bouche une matière encore jeune (tanins fins) mais un volume très correct, et surtout une buvabilité qui a convaincu mon épouse pourtant pas vraiment fan de rouges, due à la fraîcheur très nette et à l’équilibre du jus. Finale de longueur correcte, pointe épicée. Nickel 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci David pour ce CR comme toujours précis et évocateur !
    Et merci à tous les cuisiniers, Arnaud compris, tous les plats étaient réussis, même si l’adéquation avec le programme de dégustation n’était peut-être pas idéale.
    En ce qui me concerne les déceptions …se limitent à une seule, le Grenouilles, assez agréable au nez, plutôt plat en bouche, et trop loin de l’idée qu’on se fait d’un grand cru chablisien. Une demi-déception tout de même, le Volnay-Caillerets, dont la texture virile entraînait plutôt vers Aloxe-Corton ou Pommard, mais son caractère très strict et hermétique m’a laissé dubitatif.
    Le vin qui le suivait, initialement choisi par David mais qu’il a doublé par le Volnay car il lui trouvait un pet, m’a au contraire limite enthousiasmé par son caractère sauvage, terrien ; oui il y avait un peu de réduction (qui disparut quasiment à l’aération et ne m’a pas gêné), un gustatif tertiaire prononcé, mais soutenus par la fraîcheur et la persistance épicée du vin.
    Parmi les chablis, le Montée de Tonnerre et les Clos nous ont ravis par leur classe et leur finesse, David a tout dit. Je suis moins sévère que lui sur le Chablis du domaine De Moor, certes peu classique (le gustatif fermentaire m’a fait penser à un vin de macération) mais très plaisant à mon goût, et il a bien accompagné les fromages.
    Le gevrey d’Arlaud et le pommard ont bien fait le job et se mariaient le mieux avec les rognons.
    Enfin le chambertin m’a enchanté par son nez merveilleux, cette aromatique en feu d’artifice de fruits, de sang, d’épices douces, cette trame ronde et douce comme un velours, cette fraîcheur et cette persistance sur la groseille et les tanins fins.
    Et enfin² ! je suis à nouveau moins sévère que David sur le Nairac, certes pas un grand sauternes, mais je l’ai trouvé frais et surtout l’aromatique sur le thé, le safran, l’orange et l’abricot confits se mariait particulièrement bien avec la délicieuse tarte à l’orange de David (et surtout les zestes !).
    Merci à tous pour vos apports de très bonne qualité ! A bientôt pour une prochaine j’espère 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Deux semaines déjà – les vicissitudes de ma vie nomade ne m’ont pas permis de contribuer plus tôt ! et surtout de remercier : tout d’abord Catherine mon épouse pour sa patience et son accueil, elle a dégusté sagement 15 vins à l’aveugle… et a assumé une part de logistique indispensable ! 🙂 et ensuite mes deux familles viniques, la vauclusienne et la jurassienne, de venir en découdre en terrain neutre (pays d’Aix).
    Peut-être ces quelques remarques, écrites avec un peu de recul, seront-elles utiles :

    le concept : réunir un soir mes deux groupes LPV favoris malgré la pratique très différente :
    1/ LPVV se retrouve une dizaine de fois par an (plus quelques « off » impromptus) pour des soirées thématiques (thème simple ou double) et déguste tout à l’aveugle avant de passer à table, laquelle consiste en des apports de chacun
    2/ Juratour se retrouve deux week-ends par an (dont au moins un dans le Jura) avec une soirée éclectique et une autre jurassienne, visites le samedi, before (visites du vendredi), voire before du before ! , et déguste à table, souvent avec des duels/truels/quadruels, la cuisine étant concentrée de facto entre les mains des co-présidents de par leur talent et leur inventivité ! – le coût des ingrédients étant intégré dans les comptes du weekend.

    Donc mon idée initiale était :
    – une battle sur une soirée, le vendredi : les deux groupes et ma femme et moi = environ 15-18 selon les disponibilités
    – magnums afin que chacun puisse goûter suffisamment chaque vin
    – soirée éclectique, tout le monde n’ayant que peu de magnums prêts à boire
    – cuisine sur la base de plats pour 8 apportés par tous, normalement tout le monde avait assez à manger…
    – séquençage : apéro et dégustation à l’aveugle des blancs, puis à table avec les blancs sur les entrées pour blanc, dégustation à l’aveugle des rouges, retour à table

    En réalité nous fûmes 15, avec 12 magnums et trois doubles bouteilles
    Pour la cuisine presque tout le monde a contribué…pour 15 ::oups:: donc on a passé la nuit à digérer…!
    J’ai plus ou moins équilibré les apports liquides entre blancs secs (5) et rouges (8) et essayé de constituer des duels ou truels lorsque cela me paraissait faire du sens. Mais étant arrivé chez moi vers 19h+ je n’ai pas eu le temps de goûter les vins et d’optimiser ces confrontations.
    Le séquençage fut finalement vauclusien, ce qui fit qu’on passa à table assez tard vers 22h+ , dur pour les Juratouriens fatigués du trajet et dégustations à Rayas et chez Brunel !

    Merci encore à tous les lpviens qui sont venus, pour leurs apports solides (je distinguerai le foie gras de bonaye, la verrine à base de carotte de Mathieu, la toujours savoureuse tarte aux rougets de JC, les magrets de Chris et le gigot de 7 heures (soit disant, plutôt 10 en fait) parfaitement réalisé par David.
    Merci enfin pour les apports liquides, plus ou moins à la hauteur – le conditionnement particulier des vins aurait sans doute nécessité une ouverture plus tôt de certains rouges.

    Impossible de prendre des notes, mais quelques commentaires sur les vins tout de même :
    – les déceptions :
    Vieux sage 14, mon apport, acheté au domaine en 2016, bu à Noël 2017 sur un gigot, délicieux à l’époque, une belle syrah à la fois digeste et savoureuse. Vendredi plaisir très limité – une phase de fermeture ? dommage, j’étais aussi heureux de faire coûter un vin d’un vigneron que j’avais recommandé pour une visite. A table sur les magrets il m’a paru un peu plus aimable tout de même.
    la roussette du Bugey, dissociée
    le pomerol et le vosne romanée. J’avais sélectionné le vosne pour monter une battle des géants en fin de dégustation avec 3 beaux domaines de 3 belles appellations dans des millésimes mûrs. Le vosne était très dur, le pomerol pas beaucoup moins (comme le Vieux sage il s’est assagi à table), et même le chateauneuf a mis du temps à parler.
    – les confirmations
    je serai bref, tout a été excellement dit notamment par David : le Cotat, le Nizon, le Pradel, Rabaud Promis. J’y ajoute personnellement le trousseau d’Aviet dont j’aime le côté sauvage et plutôt frais et le Curon qui s’est bien ouvert à l’aération, le fond de magnum était délicieux le lendemain.

    Malgré l’organisation assez freestyle ce fut une très belle soirée de partage, la mayonnaise a vite pris entre les deux groupes et ce fut une joie réelle de les réunir. A refaire, si possible ! %tchin

    Hubert Dilliers
    Participant

    Et voilà, tel le XXe de cavalerie, Hubert, presque à l’heure pour apporter sa petite pierre à l’édifice de ce fil ! 😉

    Merci tout d’abord à tous les cuistots pour les apports créatifs et délicieux ; je retiens les cocos (pas « cosses », David 😉 ) de Mazamet et surtout d’Olivier, une petite merveille de gourmandise !
    Et merci à David pour son compte-rendu toujours aussi technique et dans lequel je me retrouve en grande partie même si je le trouve un peu sévère sur certains points.

    Pas de notes car j’étais au four, au moulin et au service. Donc quelques compléments rapides, sachant que je me retrouve bien dans les remarques d’Alain alias Bibi N.

    J’ai découvert le domaine Les Petits Riens grâce au site mesvendanges et j’ai eu l’envie de faire goûter à mes petits camarades un vin de ce domaine ambitieux et intéressant. Même si il aurait gagné à attendre un an ou deux il a bien joué le côté pirate masqué car personne n’a eu l’idée que c’en était un ! C’est vrai que le chardonnay (90% de l’assemblage) était quasi-introuvable de par le profil très frais, herbacé – fleurs blanches du vin.

    Les autres blancs furent quelque peu décevants, plutôt monolithiques et manquant d’allonge. Dommage car nous (les anciens de LPVV) avions gardé un très bon souvenir d’une de nos premières dégustations, consacrée aux blancs de Vacqueyras, il y a 8 ans déjà ! (La deuxième partie de la dégustation, dédiée aux rouges de Bandol, avait été moins réussie, mais passons :p )
    Je retiens quand même Galéjade 2013 et Le sang des cailloux 2008 dont l’équilibre et l’amplitude aromatique nous ont séduits.

    Pas de gros coup de coeur pour les Vacqueyras rouges présentés : bien aimé La Bouïssière dans un style classique qui se mariait bien avec les magrets et les cocos (et aussi les cèpes, David 😉 ). Le sang des cailloux très beau au nez mais un peu en-dedans en bouche. Le Reynaud plutôt décevant en bouche, légèrement dissocié alors que le nez était bien appétissant et dans le style du maître. Comme Vincent j’ai apprécié le côté sauvage du Montirius mais j’aurais aimé plus de fraîcheur et de variété aromatique.
    Il est vrai que le Clos des fées a tué la compétition ! Choisi de par l’identité de cépages avec les Vacqueyras, il a montré le talent d’Hervé Bizeul à magnifier son terroir. Ce vin a tout ! le charme, l’élégante trame tannique, avec une fraîcheur et un fruit étonnants pour un vin de presque 19 ans.

    Sans oublier le rasteau et le porto, tous les deux meilleurs seuls qu’en accompagnement du dessert à base de poire.

    Merci les amis et à la prochaine avant la battle avec le Juratour dans un peu plus d’un mois ! ::whooo:: %tchin

    Hubert Dilliers
    Participant

    Selon des amis chinois il s’agit effectivement du Sichuan, le plat du Nouvel an est bien celui préparé dans cette province.
    Pour ce qui est des nouilles, la technique employée est tout à fait classique pour ne pas dire banale en Asie 🙂
    Merci de cette très belle découverte !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci David et Arnaud pour ces CR. Etant désormais parisien en semaine cela m’est plus difficile de participer à nos soirées, ce fut une vraie joie de vous avoir chez moi autour de belles bouteilles – et de beaux plats, merci aux cuistots !

    M’occupant du service je n’ai pas pris de notes mais voici quelques précisions et commentaires complémentaires.

    La préparation :
    Le Rayas a été ouvert 24 heures avant la dégustation, laissé ouvert en cave.
    Tous les autres vins ont été relevés à ce moment.
    Le Clos de Bèze, le Giscours, le Trévallon ont été débouchés 4 heures avant la dégustation et laissés ouverts.
    Le trousseau et les blancs ont été ouverts environ 3/4 heure avant le début de la dégustation.
    Aucun problème de bouchon à signaler.

    Sur les vins, quelques remarques :

    En commençant par les déceptions :
    – le Révelette, premier vin servi, à titre de mise en bouche, m’a paru un peu passé, avec une oxydation légère et un manque d’équilibre.
    – Giscours : beau nez classique de Médoc mais la bouche tombe à plat, et le contraste avec son partenaire de duel (Trévallon) est cruel
    – oui, le Rayas, ça paraît bizarre d’être déçu par ce vin immense mais comme Arnaud je n’ai pas retrouvé (en bouche du moins) la finesse ni la complexe palette aromatique qui m’ont tant charmé sur d’autres millésimes, d’autant plus qu’il était présenté en duel avec le Clos de Bèze du même millésime, au profil très différent, et que comme Vincent et Arnaud j’ai beaucoup aimé dans un registre cistercien, limite austère, à aller chercher mais très élégant.

    Les confirmations :
    – Vieux Télégraphe : effectivement à maturité, belle matière, classe, complexe, long
    – Trévallon : moins exubérant que celui que j’avais bu à Roquevaire chez Thierry l’an dernier, plus posé mais très séduisant, précis, belle persistance
    – Clos de Bèze
    – Lafaurie-Peyraguey : parfait sur le dessert aux figues mais aussi pour lui-même, complexe, très long, digeste

    Last but not least les 3 jura glissés dans le panel ont apparemment bien scoré au milieu de ces beaux noms !
    La Criadera du domaine Berthet-Bondet m’avait charmé au domaine, c’est une confirmation qui me fait plaisir. Il s’agit d’une cuvée lancée pour les 30 ans du domaine (créé en 1985), pour laquelle les 27 premiers millésimes de la cuvée Tradition ont été assemblés en 2015.
    Le clos de Trus de François Rousset-Martin n’est sans doute pas à son apogée mais son style bien frais et équilibré est une bonne porte d’entrée vers ces savagnins oxydatifs, dans un style moderne, moins puissant et plus accessible que des vins plus classiques.
    Enfin le trousseau de Bornard : le nez de fruits rouges, épatant et faisant penser à du Reynaud, et la bouche sapide, juteuse et à haut niveau de torchabilité m’ont fait regretter de ne pas en avoir d’autre !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Il ne faut peut-être pas généraliser. Le 08 des Cailloux, il y a quelques mois, a été le mieux goûté d’une dégustation de très bon niveau. Ok pour attendre les 09 et les 07 une bonne douzaine d’années effectivement 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Dégusté (découvert) ce vin rosé chez des amis aubagnais hier soir. Les circonstances ne se prêtaient pas à la prise de notes, mais, habituellement peu intéressé par les rosés, je veux souligner l’excellente surprise de ce vin vineux (matière présente, dans la finesse), digeste, assez complexe et d’une belle persistance. Frappé en particulier par l’aromatique, certes dominée par les petits fruits rouges (groseille, airelle) mais j’y ai perçu aussi de la pêche blanche et une nuance que j’ai du mal à définir (tabac blond ? thé fumé léger ?) qui lui donnait un supplément d’âme et de classe.
    Sympa de ressusciter à cette occasion un sujet lancé par l’ami Sylvain en des temps immémoriaux du forum 😉

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Domaine Les Cailloux, André Brunel, Châteauneuf du Pape, 2006
    Ouvert peu de temps avant le repas, bouchon impeccable. Ca sent bien bon !
    Nez frais, qui chatouille un peu comme le ferait un poulsard évolué, sur les épices douces et les fruits rouges.
    En bouche je retrouve cette attaque très fraîche qui me paraît caractéristique du domaine, avant un beau kaleïdoscope (gustatif) de fruits rouges frais, menthol, tannins doux et bonne matière digeste. Franchement très bon, il peut se boire tout seul ou à table.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Monbrison, Margaux, 2005
    A la recherche d’un bon rouge pour le rôti patates haricots verts du repas, je vois ce Monbrison 2005 que j’avais goûté un peu jeune il y a 3 ans, l’envie m’a pris d’en sentir l’évolution.
    Ouvert quelques instants avant le repas – bouchon impeccable.
    Robe profonde, nette, sans défaut. Nez plutôt discret, net, de cabernet un peu austère avant de se réveiller à l’aération, assez puissant, notes empyreumatiques derrière un fruité encore marqué, avec beaucoup de fraîcheur !
    Attaque : un gant de velours (matière soyeuse, finesse) mais un poing puissant, charnu. Ensuite les saveurs de déploient dans le palais, fruits noirs ennoblis par les premières traces d’évolution (cèdre voire romarin), tout en restant frais et très digeste. La bouteille n’a pas tenu longtemps.
    Il m’en reste 10 😉

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Vieux Sage 2014 Côtes du Rhône

    100% Syrah – en magnum
    bouteille acquise au domaine lors d’une visite récente avec LPV Vaucluse
    débouchée 2+ heures avant le repas, servie à 14-15 degrés

    La robe apparaît nettement moins foncée qu’au chai, plutôt comme celle d’un nebbiolo, d’un vermillon très translucide.
    Le premier nez présente une légère volatile et l’attaque est également légèrement perlante, mais rien de tout cela n’est dérangeant, au contraire les papilles adorent la combinaison avec les épices douces, le fruité legèrement compoté (coing, agrume confit) et une fraîcheur qui rend le tout d’une redoutable sapidité. Belle réussite. Parfait sur un gigot simplement rôti.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci pour ce CR précis comme d’habitude !
    Content que le jaune de Xavier Reverchon ait bien figuré.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Rhaaa comme c’est bon de retrouver notre site ! 🙂
    Merci à tous ceux qui bossent dessus ; pour avoir un peu trempé là-dedans je sais combien c’est compliqué.

    Quelques remarques constructives, à chaud :
    1) j’ai l’impression d’une plus grande rapidité de chargement
    2) c’est sympa d’avoir plus d’options de mise en page (pas encore essayées)

    mais : sensation de nette perte en lisibilité par rapport au LPV historique, trois raisons principales :
    – le fond blanc
    – police fine
    – chaque message est entouré de tout un fatras de boutons, étoiles et autres symboles, du coup sur mon portable je ne vois qu’un post à la fois !
    Et alors le Karma c’est quoi ce truc ?? :huh:

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Bouchard Nuits-Saint-Georges PC Clos des Argillières 2002

    Cette bouteille était un de mes apports au JuraTour d’hiver (déporté à Meursault ce week-end), auquel j’ai dû annuler ma participation 🙁

    Ouverte 1h30 avant le repas.

    Belle robe limpide, plutôt sombre, sans trace visible d’évolution.
    Le nez est très joli après aération : fruits noirs mûrs, léger fumé, également rose, fond d’épices (baies roses). Je m’attendais à plus d’exubérance et de complexité toutefois, cela reste un peu en retrait.
    En bouche également assez retenu, le vin s’épanouit comme un velours, avec finesse et délicatesse. Au deuxième verre on a un peu plus de personnalité et d’amplitude, sur une matière un peu plus présente aussi. Toujours cette élégance policée. Longueur correcte, excellente buvabilité.
    Un très bon vin qui, sur cette bouteille, manquait un peu de personnalité et d’émotion.

    Hubert Dilliers
    Participant

    On est prêts Thierry (:P)

    Beau CR Sylvain, merci de ces notes précises !
    NB c’est bien Vieux Château Certan 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Veuve Clicquot 2004

    Bel or.
    Nez délicat et assez complexe (pomme mûre, thé, curcuma) malgré une ouverture tardive.
    L’attaque en bouche est elle aussi empreinte de délicatesse, avec comme un tapis crémeux et soyeux. Alors que les bulles étaient peu marquées à l’oeil, elles foisonnent en bouche ! Bonne matière en finesse. Très léger torréfié qui apporte de la complexité supplémentaire, bien supporté par une acidité de bon aloi. L’équilibre est beau, certes le vin est classique mais ça fait le job. Belle finale légèrement épicée.
    Très bon accord sur un clafoutis aux morilles, j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus évolué toutefois..

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Pas de notes donc là aussi seulement quelques éléments personnels.
    Mais pas besoin de notes pour se souvenir de l’accueil généreux de Thierry et Mélodie, tous deux de grands talents de cuisine !
    Après l’opération chirurgicale brillamment réussie par Sylvain, on peut passer à table. Tout à l’aveugle sauf le Pape Clément, l’arbois et mon apport.

    Champagne Marie Noëlle Ledru, cuvée du Goulté, Grand cru Blanc de noirs, 2007
    Belle fraîcheur au nez avec aussi quelques traces fermentaires.
    Attaque vineuse, assez directe avec beaucoup de fraîcheur et de complexité, ce n’est qu’après quelques minutes (pour moi du moins, pas pour d’autres) que les notes de fruits rouges (groseille à maquereau) trahissent le pinot noir.
    Un style viril mais fin que j’aime beaucoup.

    Riesling, Trimbach, cuvée Frédéric Émile, 2009
    Peu de souvenirs si ce n’est que je n’ai jamais trouvé le riesling. En effet ça manque de séduction.

    Montlouis, François Chidaine, Les Bournais, 2009
    Alors là ça envoie !
    Citron et fleurs blanches au nez ; citron confit, épices douces, une opulence de matière bien supportée par une acidité forte (voire un peu limite à mon goût), longueur impressionnante.
    Beau vin certes mais le style n’est pas le plus plaisant.
    Pas plus trouvé le chenin sur ce vin. Décidément…

    Riesling Louis Sipp Grand cru Kirchberg de Ribeauvillé 2008
    Vu mes brillantes performances jusqu’ici je n’ose m’exclamer riesling après l’avoir humé, pourtant c’en est bien un, et un beau !
    A nouveau citron (et mandarine, kumquat) au nez, c’est plus délicat et fin que le précédent.
    Très belle fraîcheur en bouche, le vin est tout sphérique, extrêmement appétant, j’aime beaucoup.

    Suit une belle triplette de rouges !

    Château Pape Clément, Graves, 1959 (pas aveugle)
    Je n’avais non pas des inquiétudes mais des interrogations au vu du niveau de la bouteille – bas épaule.
    Pourtant, quel beau vin ! Dominantes tertiaires au nez (tabac, fumé) sous-tendues par une fraîcheur plutôt inattendue.
    En bouche on reste sur le tabac blond, le cuir avec aussi du fruit confit (pruneau léger) puis le fumé. Longueur belle sans être exceptionnelle.
    J’aime beaucoup, merci Thierry.

    Château Latour, Pauillac, 1972
    Nez très végétal, mais bien élégant, médoc évident ! avec aussi des notes de tabac noir voire du goudron.
    En bouche c’est très particulier, difficile à décrire, une matière très tendue (par opposition à sphérique), métallique. A nouveau sur le végétal, le tabac, des épices comme le poivre noir et surtout le clou de girofle. Très belle longueur.
    Un style viril, sans concession, très classe qui ne paraît pas du tout sur le déclin.
    Grosse surprise à la vue de l’étiquette. Je n’avais pas encore goûté Latour, je ne sais pas si cette bouteille est dans le style habituel.
    J’ai adoré, merci Alain !

    Vieux Château Certan, Pomerol, 1986
    Curieux de voir comment mon apport allait se comporter après ces deux stars ! d’autant plus que ma précédente bouteille de ce lot était bouchonnée.
    Au nez on est sur des notes tertiaires classiques mais aussi fruits noirs (gelée de mûre), assez complexe.
    La bouche, fraîche, est bien belle, moins puissante que ses voisins, plus sur le fruit et la finesse, avec le retour des notes tertiaires en rétro.
    Beaucoup aimé.

    Châteauneuf du pape, Vieux Télégraphe, 2000
    Beau vin bien équilibré, un style sudiste bien maîtrisé.

    Clos des fées, Hervé Bizeul, 2007
    Joli nez de garrigue et de fruits rouges et noirs.
    En bouche c’est bon !

    Arbois, Henri Maire, 1983
    Beau nez de jaune, noix et curry, qui ne trahit pas l’âge du vin
    Un peu décevant en bouche, manque de finesse, une certaine verdeur acide.

    Il faudrait aussi mentionner les alcools anciens (un vermouth et un pastis) que Thierry nous a exhumés !

    Encore merci à tous pour vos apports, une très belle soirée.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Comme déjà dit le vin jaune connaît le contact de l’air et n’en a pas peur.
    Il m’arrive fréquemment d’en ouvrir un pour le plaisir de quelques gorgées et de le laisser en open bar plusieurs semaines.
    Je pense qu’il attendra patiemment que tu réunisses tes convives pour la dégustation 🙂

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