Hubert Dilliers

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  • Hubert Dilliers
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    CR: Domaine du Clos des Fées Les Sorcières 2012

    Ouverte au débotté, température estimée à 16°.
    Robe foncée qui manque un peu de limpidité.
    Nez limite explosif sur le poivre, le thé fermenté.
    Bouche opulente, dense, charnue, fruits noirs un peu confits, alcool, le poivre est un peu envahissant en rétro.
    Peut-être servi un peu chaud ? manque d’aération ? j’ai bien aimé, ça se boit plutôt bien mais l’alcool et le poivre nuisent à la finesse de l’ensemble.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Domaine du Grand Tinel – Châteauneuf du Pape – 2012 – Blanc

    [size=small]Grenache blanc 65 %, le reste clairette bourboulenc. Pas de roussanne sur ce millésime.
    Une partie des grenaches sont vinifiés et élevés en barriques neuves et d’un vin, le reste en cuve inox. « La fermentation malo-lactique n’est pas réalisée pour garder un maximum d’acidité et de fraîcheur. »[/size]

    Bouteille donnée par le domaine à l’issue d’une visite, dégustée le soir même.
    Nez frais sur le zeste de citron et l’estragon initialement, puis plus fruit exotique mûr mais toujours bien frais et appétant.
    La bouche tapisse bien à l’attaque, une texture glycérinée et ample bien équilibrée par la fraîcheur aromatique et une petite pointe épicée (curcuma) en finale. Le bois est très bien intégré, on se ressert…
    Belle découverte, la bouteille n’a pas duré !
    Très bon à boire maintenant mais peut à mon avis se garder sans problème.

    Hubert Dilliers
    Participant

    89 ou 99 Gilles ? 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Une autre option, testée avec succès par LPV Vaucluse : grouper les anniversaires !
    ici
    Mémorable soirée à tous égards.

    Hubert Dilliers
    Participant

    « Toujours les mêmes domaines » ? c’est possible, je ne saurais le dire, en tout cas je suis (avec les copains de LPV Vaucluse) super content pour lui que notre camarade François Laborie (Vinophile ici) ait l’honneur d’un encadré pour son premier millésime (domaine des Trois Saules, en bergerac) ! 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Oui, accord réussi entre un Phil quasi quinqua, à la robe argentée, aux accents doux et délicats (je ne me prononcerai pas sur ses efflorescences), et un Hub quelque peu quinqua et non moins argenté (enfin, la robe dudit). Il faut dire que cet accord a été testé à plusieurs reprises en comité plus large, et déjà à trois reprises au Dix-Vins ! :)-D

    Accord non moins réussi effectivement entre la cervelle et ce biberon surprise. Je rajouterai à la description que tu en fais Phil ces deux petits points :
    – le vin nous a enchantés par ses variations, chaque ‘nez’ et chaque bouche nous offrirent des impressions différentes. Tu as tout dit sur nos impressions partagées, je rajouterai simplement qu’en fin de dégustation, alors qu’il se réchauffait un peu, j’ai cru percevoir de légers tanins
    – mon entrée – chanterelles poêlées jetées sur un ajo blanco (crème froide à base d’amande et d’ail) – a également donné l’occasion d’un très bel accord ; j’ai senti que l’amertume de l’amande et les saveurs subtilement aillées de cette soupe froide magnifièrent le volume du vin, lui donnant à la fois du peps et un côté traçant.

    J’ajouterai enfin qu’en réfléchissant en chemin sur le/les vins qui s’accorderaient bien avec ce plat, outre un beau côtes-de-beaune à maturité (:P) , j’essaierais bien un champagne un peu évolué, plutôt pur chardonnay (une forme de chassagne-montrachet 2005 à bulles, quoi 😛 ). Peut-être pour la revanche, camarade ? 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Bravo et merci Vincent pour ce CR de haute volée ! (y’a bien des volées au foot aussi !?) – et, ta modestie dût-elle en souffrir, bravo à toi (et à Stéphane) pour votre 8/8 sur cette semi-aveugle ! 😉
    Et encore bravo à Patrick pour son accueil simple, chaleureux, cette cuisine aussi digeste que savoureuse, et pour ces vins passionnants !
    Quelques éléments complémentaires ou personnels (ordre de dégustation) :

    [b]BLANCS

    – Vin 1 : Crozes-Hermitage Petite ruche – Chapoutier – 2011[/b]
    La belle robe dorée et un nez plutôt expressif avec une pointe d’élevage m’évoquent …un chardo ! La bouche est plutôt en longueur, avec une bonne fraîcheur. Avec l’aération le vin s’épanouit sur des saveurs légèrement épicées et fruitées (confiture de mirabelle) ; sans être long, il s’appuie sur de jolis amers pour laisser une impression très agréable.

    – Vin 2 : St Joseph Les Royes – Domaine Courbis – 2013
    On monte d’un niveau. Nez sur les fruits jaunes, sans sucrosité, expressif. La bouche est au départ assez différente du Crozes : cire, largeur laissent place à un fruité riche (mirabelle à nouveau) et à une belle fraîcheur en finale. Très joli.

    – Vin 3 : Condrieu – Domaine Christophe Pichon – 2014
    Une robe plus claire, un nez un peu brouillon sur du fermentaire (aération insuffisante ?). Bouche beaucoup plus sympathique sur un bel équilibre entre gras et fraîcheur (menthol, estragon, romarin). Finale un peu courte tout de même.

    – Vin 4 : St Joseph Sous l’amandier – Domaine Christophe Curtat – 2011
    Nez lacté un peu brouillon également. Une bouche marquée par la cire, et un peu d’évolution.

    De styles assez différents, Les Royes et le condrieu m’ont le plus convaincu.

    [b]ROUGES

    – Vin 1 : Crozes-Hermitage Roche Pierre – Domaine Belle – 2006[/b]
    Nez épicé avec aussi une pointe fumée. Bouche un peu courte, sur le fruit rouge confit, pointe asséchante compensée par une rétro sur le menthol.

    – Vin 2 : St Joseph Les Royes – Domaine Courbis – 1998
    Là ça sent la syrah ! Violette, fruits rouges. En bouche c’est plus rustique, un peu serré (tanins encore plutôt aigus, sensation de poudre) mais cela s’éveille à la deuxième gorgée. Jolie finale (Jean-Claude évoque le noyau de cerise, c’est exactement ça !). Ce vin ne fait pas son âge, j’aime sa rusticité.

    – Vin 3 : Côte-Rôtie Maison rouge – Domaine Vernay – 1997
    Alors là c’est bingo ! Superbe nez de vin évolué sur la viande fraiche, le tabac blond, l’orangette. Bouche non moins goûteuse sur les épices douces (poivre blanc), l’orange sanguine, les zestes. On retrouve en rétro un peu la même fraîcheur herbacée que sur le condrieu mais en plus mûr et sec (garrigue). Un style que j’adore qui m’évoque le nebbiolo ou la cuvée Faustine.

    – Vin 4 : Cornas Les Eygats – Domaine Courbis – 2004
    Nez un peu chaud. Bouche sur une matière assez présente mais assez linéaire, agréable sans plus.

    Les Royes se distingue aussi en rouge mais mon coup de coeur de la soirée est bien le côte-rôtie.

    Et enfin le sauternes (Château Caillou 1975) est très joli, frais avec une pointe épicée-sucrée fort agréable et se marie très bien avec le citron du dessert.

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci David pour ce compte-rendu dans lequel je me retrouve bien.

    Je ne connaissais quasiment pas cette appellation ; je vais certainement plus m’y intéresser car la richesse, l’aptitude au vieillissement, le caractère « vin de gastronomie » furent évidents.

    Personnellement j’ai surtout été séduit par l’Ami d’Yves et le Pique-Basse en blanc (fraîcheur, aromatique, équilibre) et en rouge par le Clos de T 2010 et aussi, dans un autre style, par le domaine Ferme Saint-Pierre. Les autres vins présentaient un profil un peu trop massif à mon goût – perception peut-être aussi due au contraste avec les beaux vins de Nicolas Renaud à qui nous venions de rendre visite ?

    Je n’oublie pas le Muscat, une très belle découverte que j’ai pu regoûter les deux jours suivants ! « Que ben beura …Dieu veira »

    Enfin le Fondrèche m’a un peu déçu, j’avais bien mieux goûté les deux bouteilles précédentes, je n’ai pas retrouvé leur fraîcheur, leur fruit, le sanguin sapide.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Domaine René Monnier – Beaune Premier cru Les Cent Vignes 2013

    Robe nette, d’un beau rubis limpide.
    Nez assez peu expressif, même à l’aération. Effluves fruités (groseille rouge). La dégustation en terrasse n’a peut-être pas aidé.
    Bouche sympathique, assez fraîche, fluide et avec une certaine finesse de texture ; le vin encore jeune présente des tanins qui n’ont rien de désagréable. Finale sur l’épice douce et l’acidulé, assez courte.
    On se ressert avec plaisir, mais ce vin, digeste et plutôt bien fait, manque de personnalité et de « fond ».

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Château Moncontour – Cuvée Prédilection 2010

    Il s’agit de la cuvée prestige de ce domaine chéri par Balzac (« Moncontour est ma prédilection » ).
    La robe est plutôt légère. Bulles abondantes.
    Nez sur la craie, notes citronnées, pomme.
    Attaque fraîche, on retrouve la sensation légèrement sèche et amère de craie et de pomme de verger, c’est un peu surprenant mais plutôt agréable. Ensuite viennent des notes de fleurs blanches soutenues par une pointe oxydative.
    Cela se boit tout seul !
    Agréable découverte.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Château des Tours – Côtes du Rhône 2008

    ouverte une dizaine d’heures avant le repas
    achetée au domaine en 2011

    Pour mon convive grand amateur de bourgognes ne connaissant rien au rhône, ce vin était un choix assez évident.
    Au prélevé de la bouteille je remarque la robe translucide et présentant quelques signes d’évolution.
    Le bouchon est en parfait état.
    Nous passons à table, le vin accompagne une tourte au canard et aux pommes.
    Effectivement belle robe, brillante, translucide, légèrement tuilée.
    Le nez est plaisant, expressif, fruits rouges à l’alcool, pointe réglissée sur un fond un peu terrien.
    Belle bouche, attaque sur la fraîcheur mais aussi sur les fruits rouges confits, ensuite s’ajoutent le poivre blanc, et quelques premiers accents tertiaires (champignon de Paris), aussi réglisse en rétro.
    Il y a de la matière, de la gourmandise, c’est digeste et d’une longueur suffisante, à la fois musclé, élégant et plaisant ; mon convive est conquis !

    Hubert Dilliers
    Participant

    Effectivement une soirée pleine de contrastes, certains d’entre nous ayant visiblement et auditivement de grandes difficultés à bien goûter ! On en est même venu à accuser la pression atmosphérique, particulièrement basse en ce 4 mars… Toujours est-il que les blancs s’en sont plutôt bien tirés mais la plupart des rouges ont souffert.

    Merci David pour ce CR en partie commun, je me contenterai de détacher mes coups de cœur personnels :
    L’Hermitage Chave 1993, le vin le plus abouti, dans un style juteux, sanguin, frais, subtilement épicé que j’adore. Arômes tertiaires élégants. Le prototype du beau rouge à maturité.
    Le Selosse cuvée Initial : champagne vineux, légèrement évolué, belle fraîcheur, arômes subtils de fruits secs, il donne envie de le goûter à table (excellent sur la crème de châtaignes). Juste dommage que la bulle disparaisse presque totalement à l’aération.
    Le Riesling JJ Prüm 2004 : grand vin doux, frais, belle matière, David a tout dit, comme le Selosse il fait voyager l’esprit sur des accords mets-vins multiples.
    Le Roc des anges blanc 2014 : j’étais à fond sur un sancerre ou en tout cas un sauvignon d’un beau terroir, bien raté mais belle découverte. Adoré la subtile fraîcheur, la tension et les arômes appétants de ce beau vin.
    Le Dauvissat Chablis Forest PC 2002 : je suis de ceux qui n’ont pas ressenti de liège, j’ai apprécié ce beau chardo à maturité, effectivement le 2000 était plus équilibré.

    Pas beaucoup de rouges dans ce best of… le Bonnes Mares s’est quand même mieux présenté sur la pintade. Déception sur le Rayas, pas mal sans plus, assez court et très loin des quelques expériences précédentes. Frustration sur la Mouline (mon apport), un beau vin mais assez strict et avec une pointe asséchante en fin de bouche qui en a dérangé plusieurs ; moi qui ne suis pas un fanatique du carafage je regrette de ne pas l’avoir fait. Déception encore sur l’Yquem (court lui aussi, assez élégant mais plaisir limité). Le Beaucastel était certainement trop jeune.

    N’oublions pas les échantillons apportés par François (Vinophile) à moins de deux semaines de la mise : un blanc frais et fruité, et un rosé assez vineux, équilibré, fort agréable !

    Merci en tout cas à tous les apporteurs, cuisiniers et animateurs de cette très belle soirée qui s’est finie à l’aube en ce qui me concerne…

    Hubert Dilliers
    Participant

    Effectivement une soirée pleine de contrastes, certains d’entre nous ayant visiblement et auditivement de grandes difficultés à bien goûter ! On en est même venu à accuser la pression atmosphérique, particulièrement basse en ce 4 mars… Toujours est-il que les blancs s’en sont plutôt bien tirés mais la plupart des rouges ont souffert.

    Merci David pour ce CR en partie commun, je me contenterai de détacher mes coups de cœur personnels :
    L’Hermitage Chave 1993, le vin le plus abouti, dans un style juteux, sanguin, frais, subtilement épicé que j’adore. Arômes tertiaires élégants. Le prototype du beau rouge à maturité.
    Le Selosse cuvée Initial : champagne vineux, légèrement évolué, belle fraîcheur, arômes subtils de fruits secs, il donne envie de le goûter à table (excellent sur la crème de châtaignes). Juste dommage que la bulle disparaisse presque totalement à l’aération.
    Le Riesling JJ Prüm 2004 : grand vin doux, frais, belle matière, David a tout dit, comme le Selosse il fait voyager l’esprit sur des accords mets-vins multiples.
    Le Roc des anges blanc 2014 : j’étais à fond sur un sancerre ou en tout cas un sauvignon d’un beau terroir, bien raté mais belle découverte. Adoré la subtile fraîcheur, la tension et les arômes appétants de ce beau vin.
    Le Dauvissat Chablis Forest PC 2002 : je suis de ceux qui n’ont pas ressenti de liège, j’ai apprécié ce beau chardo à maturité, effectivement le 2000 était plus équilibré.

    Pas beaucoup de rouges dans ce best of… le Bonnes Mares s’est quand même mieux présenté sur la pintade. Déception sur le Rayas, pas mal sans plus, assez court et très loin des quelques expériences précédentes. Frustration sur la Mouline (mon apport), un beau vin mais assez strict et avec une pointe asséchante en fin de bouche qui en a dérangé plusieurs ; moi qui ne suis pas un fanatique du carafage je regrette de ne pas l’avoir fait. Déception encore sur l’Yquem (court lui aussi, assez élégant mais plaisir limité). Le Beaucastel était certainement trop jeune.

    N’oublions pas les échantillons apportés par François (Vinophile) à moins de deux semaines de la mise : un blanc frais et fruité, et un rosé assez vineux, équilibré, fort agréable !

    Merci en tout cas à tous les apporteurs, cuisiniers et animateurs de cette très belle soirée qui s’est finie à l’aube en ce qui me concerne…

    Hubert Dilliers
    Participant

    Ce fut pour beaucoup d’entre nous aussi une première , il y a deux ans, une grande claque 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Ce fut pour beaucoup d’entre nous aussi une première , il y a deux ans, une grande claque 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    Ce fut pour beaucoup d’entre nous aussi une première , il y a deux ans, une grande claque 🙂

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Maison Albert Bichot – Mercurey – 2012

    Le nez est assez léger, sur la groseille et la framboise, frais.
    Attaque jolie, sur cette même fraîcheur fruitée et acidulée très agréable, élargie par les épices douces (poivre blanc) en milieu de bouche. Le vin se boit tout seul. Peu complexe évidemment, mais bien fait ; parfait sur un filet mignon.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Maison Albert Bichot – Mercurey – 2012

    Le nez est assez léger, sur la groseille et la framboise, frais.
    Attaque jolie, sur cette même fraîcheur fruitée et acidulée très agréable, élargie par les épices douces (poivre blanc) en milieu de bouche. Le vin se boit tout seul. Peu complexe évidemment, mais bien fait ; parfait sur un filet mignon.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Maison Albert Bichot – Mercurey – 2012

    Le nez est assez léger, sur la groseille et la framboise, frais.
    Attaque jolie, sur cette même fraîcheur fruitée et acidulée très agréable, élargie par les épices douces (poivre blanc) en milieu de bouche. Le vin se boit tout seul. Peu complexe évidemment, mais bien fait ; parfait sur un filet mignon.

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Côtes du Ventoux – Domaine de Fondrèche « Nature » 2014

    Ouvert au débotté sur des magrets poêlés aux airelles.
    Belle robe cerise noire aux nuances violine.
    Nez enjôleur sur la cerise et la mûre.
    En bouche le fruit (mûre) explose, il y a une certaine consistance de la matière et une bonne fraîcheur, c’est encore jeune, mais délicieux : la petite sensation asséchante en finale est en fait une invitation à se resservir !
    Vin certes simple mais fort plaisant, qui doit attendre quelques mois pour finir de se faire mais je ne suis pas sûr, il va falloir regoûter…

Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 379)