eric diconne

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  • eric diconne
    Participant

    Je comprends Jean-loup, moi aussi je me suis promis de rester sage !! Mais que c’est dur.

    Pour patienter, rabattez-vous sur les 2008 si vous en possédez, c’est délicieux actuellement.:)-D

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Bonjour, ayant goûté la chapelle 1998 il y a peu, je suis d’accord avec Stéphane pour dire que « la finesse » n’est autre chose qu’un doux euphémisme pour dire qu’en réalité c’est assez moyen. En soit cette bouteille n’est pas mauvaise, mais elle ne reflète pas du tout ce qu’est la chapelle. J’ai bu réellement autre chose avec 1991 et 2001. Sans être un spécialiste de ce vin, je pense pouvoir dire sans trop me tromper que ces 2 millésimes sont à des années lumières du 1998.
    En clair, je suis prêt à mettre une certaine somme pour un 2001 que ne justifie pas un 1998.

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Clos Guillot 2002, de bernard Baudry.
    Une bouteille bue sur 2 jours, et qui est pour moi une déception. Je ne retrouve pas du tout les impressions relevées par olif et olivier Mottard. Le nez comme la bouche se montrent peu diserts, avec une petite note de fruits rouges. Je trouve le vin assez fluide, avec un manque de corps évident. 🙁
    Vraiment, c’est une bouteille qui ne correspond pas aux commentaires que j’ai pu lire sur ce vin. L’ai-je bue trop tard ?

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Bonjour Caladois, je suis surpris que tu le confondes avec un viognier, car ce vin est beaucoup plus sec et minéral qu’un viognier. Il n’en demeure pas moins excellent, même si je ne connais pas encore le millésime 2007.

    Cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Le vin regoûté le lendemain se présente beaucoup mieux, avec davantage d’équilibre. On retrouve des notes fruités que je ne percevais pas la veille.
    Décidément, la dégustation du vin reste un art compliqué.
    Ce doit être un vin à ouvrir largement à l’avance, voir à carafer.

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    CR: Domaine Trapet Riesling Riquewihr 2007

    Je découvre ce domaine, au travers de cette bouteille. C’est une belle découverte.
    Je me retrouve assez bien dans le CR d’Alfonso, avec cette belle trame acide, avec des notes d’agrumes marquées. En revanche je ne retrouve pas de traces de sucres résiduels. On sent même un goût de fruits de la passion qui me fait penser au jurançon sec du domaine de souch. Très belle longueur. Un vin très agréable. (tu)

    Cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    CR: Jaboulet – Hermitage La Chapelle 1998

    Dans le verre, le vin semble déjà relativement évolué, très orangé. Comme le mentionne Pops, à l’aspect il semble plus pinot noir que syrah.
    Le nez retrouve des notes de cuir, de fumé,et de tabac.
    Le vin est assez léger en bouche pour un hermitage. On retrouve des goûts de fruits évolués, avec des notes fumés. La longueur est moyenne. Le vin est beaucoup plus léger que prévu, comparé au 1991, ou au superbe 2001 bu récemment.

    Ce vin apparaît fin, assez agréable, mais néanmoins très en dessous de ce qu’on est en droit d’attendre de la chapelle je crois. Si vous possédez ce vin, je crois qu’il est à boire, avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
    Je sais que ce millésime est controversé, et je comprends pourquoi. 🙁

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    chateau pierre bise; quart de chaume 2000.

    Je connais un peu les côteaux du layon du domaine. C’est mon premier quart de chaume.
    Très bel aspect, jaune foncé, très gras dans le verre. Au nez, c’est marqué par de notes de caramel et de rôti.
    En bouche, c’est assez similaire en terme de goût, et ça reste assez simple. on ne retrouve pas les notes de mangue ou de fruit de la passion que j’aime tant. Le vin semble à la fois très sucré, mais avec beaucoup d’acidité, mais sans impression d’équilibre.
    Bref, ce n’est pas mauvais, mais j’espérais mieux, car je ne trouve pas un équilibre satisfaisant. Je n’est pas trouvé de notes sur ce vin dans ce millésime. Quelqu’un en a-t-il l’expérience ?

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Pour moi, c’est Charvin , Reynaud et Didier Barral

    Eric

    eric diconne
    Participant

    C’est vrai François, mais à partir d’une certaine gamme de prix, je ne vois plus trop de différences…:D

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Pour répondre à rabosodelpiave, bien sûr qu’il existe des bons petits Boreaux à boire jeune. Mais on parlait ici plutôt des GCC, et puis, il faut reconnaître que la plupart des Bordeaux consommés par les français sont des vins de GD. Et sur ce que j’ai pu goûté, les petits Bordeaux de GD sont peu enthousiasmants.

    Enfin, oui je crois qu’on parle implicitement des rouges qui ont fait office de référence, ce qui est loin d’être le cas pour les blancs (à de rares exceptions, et en excluant bien sûr les liquoreux).

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Je crois que la réponse à cette question est très compliquée, et qu’il faut voir les choses de différents angles. Je m’explique.

    1- Non, comme le dit François Audouze, les GCC ne sont pas directement responsables de l’image des « petits » Bordeaux. En revanche, et de façon indirecte, le « moindre » Bordeaux est vendu avec une sorte de valeur ajoutée seulement parce que c’est un Bordeaux, et que donc en tant que représentant du luxe, il y a un minimum à fournir pour se procurer une telle bouteille. Je crois qu’après avoir bénéficié de l’image des GCC, les « petits » sont en train de payer cher (c’est le cas de dire) cet excès de notoriété.

    2- Comme le dit également Mr Audouze, les tarifs de la Romanée Conti ne sont pas attaqués au prétexte de « tuer » les plus petits bourgogne. Mais de ce point de vue là, les choses ne sont pas comparables avec le bordelais. En effet, les GCC bordelais pour la plupart sont produits en masse, et sont achetables par la plupart des gens qui souhaitent y mettre le prix. En revanche, combien de personnes ont déjà seulement vu une bouteille de DRC ? De ce simple fait, ce vin est aussi mythique que virtuel, et même pour la majorité des amateurs ! A l’inverse dans la moindre foire aux vins, il existe des caisses remplies de divers GCC. En bref, la DRC en plus d’être chère est très rare, et à ce titre je crois, peut, et même pour les amateurs, justifier des tarifs élevés.

    3- Après avoir été très à la mode, le Bordeaux ne l’est plus (en tout cas en France), il n’y a rien de plus normal, c’est ce qui se passe tous les jours avec n’importe quel produit. Il y a vingt ou trente ans, les grands restaurants élaboraient des plats riches avec des sauces… Actuellement, la mode est toute différente et porte sur la cuisine moléculaire ! Les trois étoiles d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui.
    Après reste à savoir pourquoi cette mode évolue dans le monde viticole. A ce titre, le fait « d’aller voir ailleurs », parce que les vins de Bordeaux sont trop honéreux permet aux amateurs que nous sommes de trouver beaucoup de plaisir dans les autres appelations. De plus, comme l’explique très bien Fred B, le fait de rencontrer des petits vignerons authentiques (comme par exemple Laurent Charvin), de discuter avec eux, est un énorme plus. Et puisque j’en suis à parler d’authenticité, il est clair que la tendance bio ou raisonnée, me donne plus envie d’aller voir ce que fait par exemple un didier Barral à Faugères.

    4- J’ai dit dans un message précédent que je trouvais les Bordeaux moins « fun », c’est un peu raccourci et peut-être méchant. Mais il s’agit de vins qu’il faut savoir garder longtemps, et nous ne sommes pas dans une période où la tendance est de prendre son temps. Et il est sûr qu’on s’y retrouvera davantage sur un grand vin de la vallée du rhône que sur un carbenet sauvignon bu jeune.

    5- Enfin, et c’est là où je voulais en venir, mais peut-être qu’après avoir été la référence absolue, le Bordeaux n’a plus de raison de l’être. Je crois que les bordelais ont eu l’esprit commercial avant l’heure, et ont su s’organiser de façon efficace dès le 19eme siècle. Jouissant de leur image d’élite, ils ont surfé sur cette vague jusqu’à maintenant. En revanche, même s’ils font très bien, les autres vignobles également, et de ce fait nous nous détournons des Bordeaux non pas parce qu’ils sont mauvais, chers, ou à cause des GCC, mais simplement parce qu’ils ne sont pas seuls au monde. Quand je vois que certains LPViens disent que leur cave dans les années 1980 contenait 80% de Bordeaux, je pouffe… Aujourd’hui ça me semble totalement disproportionné, et une plus juste répartion dans les différentes appelations me semble logique et justifiée.

    Pour exemple, je viens de chiffrer la répartition de mes bouteilles (bien sûr ce n’est qu’un exemple, et ça ne vaut rien d’autre):
    Bordeaux: 7% (ce sont plutôt des bouteilles chères, et j’en ai peu)
    bourgogne: 15%
    vallée du rhône: 26 % (je ne suis pas mal placé géorgraphiquement)
    languedoc roussillon: 13 %
    loire: 13 %
    provence: 4%
    sud ouest: 8%
    alsace, jura, savoie: 10%
    champagne: 1%
    étranger: 3%

    Voilà, cette désaffection pour le Bordeaux n’est pas peut-être pas différente de la mondialisation. Ce serait une vignoblisation, car nous avons d’autres horizons !
    Alors pour répondre à la question de départ:
    oui, les prix des GCC détournent peut-être les gens des vins de Boreaux et sont de ce fait un peu responsables.
    non, car il y a cetainement une évolution normale et rationnelle des consommateurs pour aller découvrir et apprécier ce qui se fait de bien ailleurs.

    Fin de ma tirade,:)-D

    eric

    eric diconne
    Participant

    Bonjour, je viens de lire l’ensemble de cette discussion intéressante et passionnée. Preuve qu’on est donc bien sur LPV.
    Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler, je n’ai bu qu’un GCC dans ma vie… mais justement !

    1- ça fait environ 10 ans que je m’intéresse vraiment au vin. A force de m’intéresser, comme tout le monde, j’ai eu envie de découvrir ce qui ce faisait de meilleur. Bref, j’ai voulu goûter des sortes de vins qui soient des étalons.
    2- j’ai pu le faire dans toutes les régions, sauf Bordeaux, pour des problèmes de prix. Alors, je sais, pour s’offrir un Musigny de Roumier c’est bien aussi cher qu’un Margaux.
    3- A force de goûter des vins superbes dans toutes les régions, je me fais très plaisir, et sans ressentir de désespoir à ne pas boire des vins que finalement je n’ai jamais goûté.
    4- comme tout le monde, j’ai goûté des Bordeaux plus abordables, et je les trouve souvent beaucoup moins « fun » que les vins de même prix de beaucoup d’appelations. Je sais qu’il ne faut pas trop généraliser, et j’ai par exemple un excellent souvenir d’un château lehoul 2005, payé 12 euros et superbe de fruit, et qui ne croulait pas sous le bois pour le faire ressembler à ses glorieux aînés.
    Et c’est là où le bas blesse à mon avis. Il ne faut pas vouloir faire comme les GCC quand on n’en a pas les moyens, et se contenter de faire du bon vin. Pour ma part je n’essaie pas de jouer comme Federer, je n’ai pas les mêmes aptitudes, mais je fais avec mes armes.

    Ma conclusion (elle n’engage que moi) pour répondre à la question posée qui était « les grands crus tuent-ils Bordeaux ?  »

    oui, car avec cette politique de prix, et avec les modèles qu’ils engendrent, ils détournent les amateurs de ma génération et les plus jeunes vers d’autres appelations qui procurrent tout autant de plaisir. Je pense que si les GCC tuent Bordeaux, ils tuent surtout les plus petits par ce biais là puisque je vais acheter des vins d’autres régions. En revanche, je ne crois pas que les grands domaines se sabordent, ils sont bien trop malin pour ça. Il se détournent des amateurs français qui le leur rendent bien. Eux comme moi avont trouvé mieux ailleurs. Ce n’est pas triste pour autant, c’est comme ça

    J’espère avoir été clair,
    et vive le bon vin (d’où qu’il soit) :)-D

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Merci pour toutes ces informations. J’ai le souvenir de la janasse 2002, où il n’y avait eu qu’une cuvée sur ce petit millésime de châteauneuf. C’était une excellente bouteille, à prix sage.
    Donc ces cuvées « toutes en une » des petits millésimes semblent souvent intéressantes. Je vais donc essayer de me procurer ces premières 2008.

    Merci des conseils,
    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Salut Richard,

    regarde sur ce lie, il a peut-être une bonne explication:
    ici

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Thibault, je ne connais que « maisons jaunes » et « bastides » de chez Alquier. Mais si ça entre en concurrence avec le vin espagnol Petales de Bierzo qui est une pure gourmandise, il faut que je goûte les premières.

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    Bonjour Jean-Bernard. Ne l’avez-vous pas bu un peu trop chaud le premier soir ?

    cordialement

    eric

    eric diconne
    Participant

    je confirme les propos de hermes1167, c’est vrai que ce vin se montre assez caricatural. Ce n’est pas mal fait, mais c’est assez « neutre » finalement, et clairement ce n’est pas ce que je recherche. Je trouve le boisé trop présent et assez grossier. c’est dommage, car il existe un beau volume et du gras sur ce beau millésime, mais qui ne peut pas s’exprimer pleinement.

    Cordialment

    Eric

    eric diconne
    Participant

    CR: Domaine des Tours 2007
    Ma première bouteille de ce millésime. Comme le dit Damien (Joon1), le vin se présente plus sombre que d’accoutumée. Au nez on retrouve de belles notes de fruits rouges. En bouche, le vin se montre effectivement très soyeux. Je suis marqué par le fait que le côté confiture de fraise ressort moins que d’habitude, avec des goûts de cerise nets. Je crois que ce vin bénéficie clairement d’une température de service pas trop chaude (juste remonté de la cave pour ce qui me concerne), pour eviter de faire ressortir l’alcool. On retrouve en fin de bouche une petite amertume (comme dans les vins de laurent Charvin), mais qui n’est nullement gênante.
    En tout cas, et comme toujours, un vin très agréable, qui se boit tout seul. J’aime beaucoup.:)o

    cordialement

    Eric

    eric diconne
    Participant

    CR: Marcel Deiss – Riesling 2008
    Bouteille bue en apéritif. Les seuls commentaires que je retrouve sur ce vin concernent le 2005. Je dois dire que je peux faire un copier/coller des descriptions de jérôme Perez et Jeff64. En effet, ce vin présente des arômes floraux, avec de très légères notes pétrolées qui s’stompent rapidement. Au premier abord, le vin apparait rond en bouche, avec ensuite le côté minéral et citronné qui ressort et qui vient tempéré les sucres résiduels. De ce fait le vin me semble très équilibré, et très agréable. Evidement ce n’est pas pour les amateurs de riesling ultra secs.
    Pour ma part, si j’aime les vins très secs, j’apprécie également de plus en plus ce style.(tu)

    Cordialement

    Eric

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