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- 2 juin 2003 à 22h19
- in reply to: Petit jeu …
J’ai le format rugbyman, 95 kilos pour 1m 89. Mais ma machine s’obstine à me donner un résultat de 50.26 quand je divise le premier chiffre par le deuxième. Dans le doute je n’ai pas mangé ce midi et bu 3 litres d’eau au bureau. Dois-je appeler d’urgence un docteur, un mathématicien…ou un prêtre ?(eee)
Eric- 31 mai 2003 à 17h29
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
Jérôme,
gageons que dans quelques années on dégustera un grand Châteauneuf en disant:
« Waouw ! Extra ! On dirait un grand Languedoc ! » (bbb)
Eric- 31 mai 2003 à 17h29
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
Jérôme,
gageons que dans quelques années on dégustera un grand Châteauneuf en disant:
« Waouw ! Extra ! On dirait un grand Languedoc ! » (bbb)
Eric- 31 mai 2003 à 15h15
- in reply to: Mas de Daumas Gassac
Excellente surprise que ce Daumas Gassac blanc 2000. Il me semble me souvenir d’une visite au domaine que les cépages majoritaires sont chardonnay, viognier et petit manseng mais, comme d’habitude à DG, il y a une petite pincée de çi et une petite pincée de ça dans l’assemblage. La contre-étiquette annonce d’ailleurs la présence d’une quinzaine de cépages. En parlant de contre étiquette il est frappant , voire navrant, d’y lire la mention « UN GRAND VIN EBLOUISSANT », rien de moins, ce qui montre pour qui en doutait encore la haute idée que M. Guibert a de lui même et de ses vins. Il pourrait au moins faire comme au dos des bouquins « paperbacks » anglo-saxons et citer l’opinion d’une tierce personne sur son vin, au-lieu de se livrer à cet exercice consternant d’auto-satisfaction.
Ceci étant dit, et heureusement pour la crédibilité de M. Guibert, le vin était excellent. Le nez est marqué par le tilleul et le citron. En bouche, on identifie des arômes d’ananas séché (style mélange apéritif) et d’agrumes. Ce vin languedocien est d’un grande fraîcheur et d’un bel équilibre. Seul problème, il est loin d’être donné et l’on peut trouver dans la région (surtout dans le Roussillon) des vins blancs de haut vol pour la moitié ou le tiers du prix.
Eric- 31 mai 2003 à 15h15
- in reply to: Mas de Daumas Gassac
Excellente surprise que ce Daumas Gassac blanc 2000. Il me semble me souvenir d’une visite au domaine que les cépages majoritaires sont chardonnay, viognier et petit manseng mais, comme d’habitude à DG, il y a une petite pincée de çi et une petite pincée de ça dans l’assemblage. La contre-étiquette annonce d’ailleurs la présence d’une quinzaine de cépages. En parlant de contre étiquette il est frappant , voire navrant, d’y lire la mention « UN GRAND VIN EBLOUISSANT », rien de moins, ce qui montre pour qui en doutait encore la haute idée que M. Guibert a de lui même et de ses vins. Il pourrait au moins faire comme au dos des bouquins « paperbacks » anglo-saxons et citer l’opinion d’une tierce personne sur son vin, au-lieu de se livrer à cet exercice consternant d’auto-satisfaction.
Ceci étant dit, et heureusement pour la crédibilité de M. Guibert, le vin était excellent. Le nez est marqué par le tilleul et le citron. En bouche, on identifie des arômes d’ananas séché (style mélange apéritif) et d’agrumes. Ce vin languedocien est d’un grande fraîcheur et d’un bel équilibre. Seul problème, il est loin d’être donné et l’on peut trouver dans la région (surtout dans le Roussillon) des vins blancs de haut vol pour la moitié ou le tiers du prix.
Eric- 31 mai 2003 à 15h01
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
Prieuré 1995, dégusté après un carafage de 5 heures.
Il s’agit d’un grand vin à maturité, mais dont l’apogée semble partie pour durer.
La robe est d’un beau grenat mat, sans trace notoire d’évolution. Le nez est très complexe, axé sur les arômes de garrigue notamment de laurier.
La bouche est suave, veloutée, dotée de tannins fins parfaitement fondus. Elle est très complexe (plus complexe que la Muntada 1998 dégustée le même soir), marquée par le romarin, le thym, et un zeste d’eucalyptus. Le vin est puissant, mais sans jamais être écoeurant. Il est un archétype d’équilibre, démontrant ce qu’un vin du Languedoc, délibérement bâti pour la garde, peut donner au vieillissement. On penserait à un grand Châteauneuf. Il me semble en effet très proche, aromatiquement parlant, du Vieux Télégraphe 1995 que j’ai eu l’occasion de déguster à plusieurs reprises.
Eric- 31 mai 2003 à 15h01
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
Prieuré 1995, dégusté après un carafage de 5 heures.
Il s’agit d’un grand vin à maturité, mais dont l’apogée semble partie pour durer.
La robe est d’un beau grenat mat, sans trace notoire d’évolution. Le nez est très complexe, axé sur les arômes de garrigue notamment de laurier.
La bouche est suave, veloutée, dotée de tannins fins parfaitement fondus. Elle est très complexe (plus complexe que la Muntada 1998 dégustée le même soir), marquée par le romarin, le thym, et un zeste d’eucalyptus. Le vin est puissant, mais sans jamais être écoeurant. Il est un archétype d’équilibre, démontrant ce qu’un vin du Languedoc, délibérement bâti pour la garde, peut donner au vieillissement. On penserait à un grand Châteauneuf. Il me semble en effet très proche, aromatiquement parlant, du Vieux Télégraphe 1995 que j’ai eu l’occasion de déguster à plusieurs reprises.
Eric- 31 mai 2003 à 14h50
- in reply to: Domaine Gauby
CR: Muntada 1998, carafée 5 heures.
La robe est superbe, d’un grenat soutenu. Le nez est puissant marqué par les épices, le poivre et les fruits noirs (cassis, mûre). En bouche, ce qui frappe c’est l’équilibre entre l’alcool et le fruit. Le vin titre 14.5 ° mais on ne perçoit à aucun moment de deséquilibre au profit de l’alcool. On retouve les arômes épicés détectés au nez. La longueur est bonne, sans être interminable.
En résumé, ce vin est grand, sans être exceptionnel. La Muntada 2001 dégustée il y a deux semaines était quand même d’un autre calibre, notamment par sa finesse extrême. Je pense que le 1998 gagnerait à vieillir encore deux ou trois ans.
Eric- 31 mai 2003 à 14h50
- in reply to: Domaine Gauby
CR: Muntada 1998, carafée 5 heures.
La robe est superbe, d’un grenat soutenu. Le nez est puissant marqué par les épices, le poivre et les fruits noirs (cassis, mûre). En bouche, ce qui frappe c’est l’équilibre entre l’alcool et le fruit. Le vin titre 14.5 ° mais on ne perçoit à aucun moment de deséquilibre au profit de l’alcool. On retouve les arômes épicés détectés au nez. La longueur est bonne, sans être interminable.
En résumé, ce vin est grand, sans être exceptionnel. La Muntada 2001 dégustée il y a deux semaines était quand même d’un autre calibre, notamment par sa finesse extrême. Je pense que le 1998 gagnerait à vieillir encore deux ou trois ans.
Eric- 27 mai 2003 à 18h17
- in reply to: Bordeaux loin devant
Yves,
Il est déjà difficile, si l’on est doté d’une espérance de vie et d’une capacité de stockage moyennes, d’un foie et d’un budget moyens, d’approfondir en une vie d’homme sa connaissance d’un vignoble étendu et diversifié comme celui de la France lequel, de plus, est en mutation perpétuelle. Des régions comme le Rhône et le Languedoc-Roussillon sont, en outre, notre ‘Nouveau-Monde’, grâce à leurs étés torrides, à l’inventivité de leurs vignerons, à la palette de cépages à leur disposition et au recours possible à l’appellation Vin de Pays qui permet (presque) toutes les expérimentations.
Etant incapable de découvrir sans chercher à approfondir, je me restreins donc volontairement à notre vignoble hexagonal sachant que je n’en ferai de toute façon jamais le tour. J’ai quand même une petite cinquantaine de bouteilles du ‘reste du monde’, notamment d’Italie, mais j’en reste, je l’avoue, à un niveau superficiel de connaissance, théorique et empirique. C’est certainement très dommage car je passe à côté de merveilles, notamment ici en Belgique où le rayon Vin du Monde n’est pas, comme en France, réduit à la portion congrue. J’ai d’ailleurs, pour mettre fin à cette frustration permanente, résilié mon abonnement à Decanter ! Mais qui sait… dans une vie ultérieure serai-je réincarné…en Suisse !
Quant aux Français ‘de France’, que je connais finalement assez peu, si je prends comme exemple mon père, qui me semble assez représentatif, il me semble ne pas percevoir chez lui d’hostilité de principe aux vins non français. Le fait qu’il place spontanément une bouteille de pinard made in France dans son caddie relève à la fois de la force de l’habitude, d’une méconnaissance des vins étrangers (la Loi Evin joue essentiellement au détriment des nouveaux entrant sur le marché que sont les vins du monde) de la rareté de l’offre, du prix des (petits) vins français et, ne nous voilons pas la face, certainement d’une petite pincée de réflexe national.
Amitiés,
Eric- 24 mai 2003 à 19h11
- in reply to: Château du Cèdre – Cahors
Luc, alors là je m’incline. Peut-être était-ce un prix primeur ?
Les allusions de Vincent-le colombophobe me font penser que, dans la course au ‘je-suis-plus-cher-que-mon-voisin’ le Château Lagrezette produit une cuvée Le Pigeonnier à 70 euros, qui est peut-être un clin d’oeil malicieux -ou cynique ?- du vigneron à sa clientèle…
Amitiés,
Eric- 24 mai 2003 à 18h11
- in reply to: Château du Cèdre – Cahors
Bu hier soir Le Cèdre 2000. On pouvait craindre une baisse de qualité en raison de l’apparition d’une cuvée (GC) encore plus haut de gamme et d’un risque de transfert des meilleurs raisins du Cèdre au profit de cette dernière.
Nous avons pu rapidement nous rendre compte que ce risque n’était que théorique.
La robe est noire comme de l’encre. Le nez est, bien sûr, encore jeune mais d’une puissance étonnante, marqué par les arômes de cassis. A l’aveugle j’aurais, je pense, opté pour un jeune et grand Chinon. La bouche est monumentale, d’une puissance phénoménale, et ce qui surprend surtout c’est qu’un Cahors aussi jeune sache se montrer aussi accueillant. C’est sans doute l’effet millésime, que l’on retrouve également à Bordeaux et en Madiran. Les arômes en bouche sont dominés par les fruits noirs et le tabac. Ne l’ayant payé que 21.5 euros, je vais de ce pas en racheter (non n’insistez pas, je ne dévoilerai pas mes sources (aaa)…).
C’est sans conteste un des meilleurs vins dégustés cette année. Inutile de préciser que son avenir sera, selon moi, grandiose.
Eric- 24 mai 2003 à 18h00
- in reply to: Domaine de la Garance
Il est difficile de juger le goût des Armières 2000 car…on ne peut pas décoller le nez du verre…
La robe est d’un beau rubis clair. Au nez c’est une explosion de jeunes fruits rouges. En bouche, lorsque le nez consent à céder sa place aux lèvres, c’est d’une grande fraîcheur (cerises bigarreau, jeunes baies de cassis) sans jamais être astringent. On peut trouver ça trop fruité mais, personnellement, j’adore. Un 100% carignan parfaitement maîtrisé.
Eric- 24 mai 2003 à 18h00
- in reply to: Domaine de la Garance
Il est difficile de juger le goût des Armières 2000 car…on ne peut pas décoller le nez du verre…
La robe est d’un beau rubis clair. Au nez c’est une explosion de jeunes fruits rouges. En bouche, lorsque le nez consent à céder sa place aux lèvres, c’est d’une grande fraîcheur (cerises bigarreau, jeunes baies de cassis) sans jamais être astringent. On peut trouver ça trop fruité mais, personnellement, j’adore. Un 100% carignan parfaitement maîtrisé.
Eric- 24 mai 2003 à 17h51
- in reply to: Domaine Moulinier, Saint-Chinian
J’ai bu de nouveau CR: Les Terrasses Grillées 1998 et je confirme mon premier jugement quant à la qualité très élevée de ce vin. Les arômes de lard fumé et de garrigue dominent la palette. Ce vin est superbe d’équilibre mais, à ce stade de son évolution, il doit impérativement être carafé. Il est promis à un avenir radieux.
Eric- 24 mai 2003 à 17h51
- in reply to: Domaine Moulinier, Saint-Chinian
J’ai bu de nouveau CR: Les Terrasses Grillées 1998 et je confirme mon premier jugement quant à la qualité très élevée de ce vin. Les arômes de lard fumé et de garrigue dominent la palette. Ce vin est superbe d’équilibre mais, à ce stade de son évolution, il doit impérativement être carafé. Il est promis à un avenir radieux.
Eric- 24 mai 2003 à 17h44
- in reply to: Domaine Olivier Pithon
J’ai goûté la cuvée Laà¯s 2001 en blanc, qui était d’une fraîcheur et d’une acidité assez étonnante pour un blanc aussi méridional, et la Coulée 2001 qui m’avait un peu laissé sur ma faim. Je me rappelle d’un vin plutôt tannique, sur les fruits rouges, et bu bien trop jeune pour être jugé. Il ne m’avait pas enthousiasmé d’emblée.
Eric- 24 mai 2003 à 17h44
- in reply to: Domaine Olivier Pithon
J’ai goûté la cuvée Laà¯s 2001 en blanc, qui était d’une fraîcheur et d’une acidité assez étonnante pour un blanc aussi méridional, et la Coulée 2001 qui m’avait un peu laissé sur ma faim. Je me rappelle d’un vin plutôt tannique, sur les fruits rouges, et bu bien trop jeune pour être jugé. Il ne m’avait pas enthousiasmé d’emblée.
Eric- 23 mai 2003 à 21h47
- in reply to: Gauby vieilles vignes blanc 2000
C’est le prix ‘normal’, il est à 30 euros pile chez mon caviste. Maintenant pour juger si c’est une bonne affaire, ça dépend des goûts. Je le trouve personnellement trop complexe, pas assez ‘lisible’, pas assez ‘pur’. Ce qui est dû peut-être à la diversité et au grand nombre de cépages entrant dans sa composition. Mais ce n’est que mon avis (je préfère souvent, en blanc, les mono-cépages) et ce vin bénéficie toujours de critiques dithyrambiques, comme la version ‘rouge’ d’ailleurs.
Eric- 23 mai 2003 à 21h47
- in reply to: Gauby vieilles vignes blanc 2000
C’est le prix ‘normal’, il est à 30 euros pile chez mon caviste. Maintenant pour juger si c’est une bonne affaire, ça dépend des goûts. Je le trouve personnellement trop complexe, pas assez ‘lisible’, pas assez ‘pur’. Ce qui est dû peut-être à la diversité et au grand nombre de cépages entrant dans sa composition. Mais ce n’est que mon avis (je préfère souvent, en blanc, les mono-cépages) et ce vin bénéficie toujours de critiques dithyrambiques, comme la version ‘rouge’ d’ailleurs.
Eric