Eric C

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  • Eric C
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    Mathieu,

    Le fait que tu n’aies jamais eu de problème ne constitue en rien une preuve que la protection apportée aux vins par A. Arena est suffisante. Et si tu nous demandes de te croire quand tu dis ne jamais avoir eu de problèmes, je crois que tu peux également essayer de croire les autres quand ils ont rencontré des bouteilles défectueuses .. 🙂
    J’ai moi aussi, le souvenir d’un Grotte di Sole qui m’avait paru très bizarre à une époque où je ne savais même pas ce que vin bio voulait dire. Bouteille que je qualifierais aujourd’hui de défectueuse sans la moindre hésitation. Pour autant je suis toujours fidèle au domaine, en achète régulièrement, et n’ai plus eu de problèmes depuis.
    Il est évidemment injustifié de descendre un vin, ou pire l’ensemble de l’exploitation, sur la base d’une expérience malheureuse isolée. Mais les défauts ne doivent pas pour autant être passés sous silence, car c’est la multiplication éventuelle des cas qui permet :
    – à l’acheteur de savoir à quoi s’attendre, de quantifier le risque
    – au caviste de mettre en garde ses clients sur le soin à apporter à la conservation
    – et enfin au vigneron de se remettre en question. Je ne sais pas si ce qui est dit concernant la décision d’A. Arena de soufrer de nouveau ses vins est vrai, mais si c’est le cas j’imagine qu’il ne l’a pas fait par plaisir, mais simplement pour mécontenter le moins de clients possible.

    D’autant que, popularité croissante aidant, il est probable que de plus en plus de continentaux en vacances sur l’ile repartent avec le coffre chargé de quelques caisses, lesquelles doivent ensuite tenir jusqu’au retour dans un espace confiné, capable de monter à plus de 40° en plein soleil en attendant le ferry … Je le sais, je l’ai fait :S

    Eric

    Eric C
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    Maintenant que la criiiiise est passée par là, un petit retour sur les prix pratiqués actuellement (sept 2009) : on trouve Montrose 2003 à 150€ sur plusieurs sites marchands français.

    Eric

    Eric C
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    Le format de la bouteille n’a pas été spécifié ?
    Bon, je cours acheter un mathusalem de quasiment n’importe lequel des Ch9 cités précédemment et je poste ma réponse demain 🙂

    Eric

    Eric C
    Participant

    Comme table possible, je ne sais pas ce qu’elle vaut mais la carte des vins a une très bonne tête : le restaurant de l’Auberge du Cèdre (cf lien), en plein Pic St-Loup, juste à côté du domaine de Cazeneuve d’A. Leenhardt.

    Eric

    Eric C
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    Mes deux cents concernant l’ouvrage de MF Garcia-Parpet :

    J’ai bien aimé (mais je suis souvent intrigué par le regard que les sociologues portent sur le monde qui les entoure, et surtout par la manière dont ils peuvent le formaliser).
    Le sous-titre « les grands crus à l’épreuve de la mondialisation » est amha un contresens: l’analyse ne porte pas sur les « grands crus » au sens où un oenophile l’entend, mais au contraire sur des régions « moyennement » valorisées : Chinon et Languedoc-Roussillon.
    L’auteur, qui avoue son inculture initiale sur le sujet du vin, commence son travail en 95, après 17 ans passés au Brésil, et le termine en 2007 (il me semble que c’est la dernière année citée dans les sources).
    Vu l’évolution du marché du vin sur ces dix ans, l’éclairage donné sur la période à laquelle chaque « thème » a été abordé me semble insuffisant.
    Le livre résulte de la coordination d’un ensemble d’articles écrits sur la période, et même si le travail de synthèse est visible et appréciable, l’ensemble manque un poil de liant.

    Résumé rapide :

    Introduction – l’excellence remise en question (~20 pages)

    Où comment l’évolution du marché du vin a bouleversé le paysage viticole français et son modèle de construction (terroir, AOC …)

    ch.1 – Spécificité du produit : distinction sociale et rapport au temps (30 p.)

    Le vin en tant que marqueur social …
    Le temps : celui nécessaire à l’acquisition des connaissances, à la constitution d’une cave, mais aussi celui caractérisé par le millésime, qui est une des spécificités du vin

    ch. 2 – La certification des vertus du terroir : régulation du marché par les AOC (35 p.)

    Zoom sur Chinon. Quelques familles, aux trajectoires distinctes, sont prises en exemple. Une question intéressante : l’existence d’une longue tradition viticole familiale ne constitue-t-elle pas un piège ? Un frein à l’ouverture, à la remise en question, à l’innovation ?

    ch.3 – Le salon des vins de Loire : convivialité et vocation internationale (20 p.)

    Positionnement de ce salon par rapport aux autres (Vinexpo …), ouverture progressive sur l’international

    ch.4 – Les wineries, un monde à l’envers ? (20 p.)

    Zoom sur « le nouveau monde », avec les exemples de Gallo, Mondavi …

    ch.5 – Du vigneron à l’expert : le développement de l’oenologie (5p.)

    Impossible d’éviter Michel Rolland …

    ch.6 – Autres manières de boire (10 p.)

    L’évolution des modes de consommation du vin à l’étranger, et en particulier au Brésil que connait bien l’auteur

    ch.7 – Prescription oenologique : diminution de l’opacité du marché ou création d’un nouveau point de vue ? (20 p.)

    Sur le rôle des critiques (mais ça ne parle heureusement pas que de Bob). L’ouvrage de J.L Fernandez y est cité à plusieurs reprises

    [b]ch.8 – De l’usine à vin à une région pionnière (10 p.)
    ch.9 – Une « nouvelle californie » : refus d’un carcan juridique et autres croyances (25 p.)
    ch.10 – Du « midi rouge » à la Méditerrannée (15 p.)[/b]

    Sur la mutation du Languedoc-Roussillon, qui contrairement à Chinon a revalorisé sa production en sortant du carcan des AOC.
    Aimé Guibert, nouveau prophète …
    Les coopératives. Sortir des coop pour s’installer en cave particulière.
    Jean Brisson, Abel Vidal (est-ce que quelqu’un connait ces vignerons ?)

    Eric C
    Participant

    Le Clos Fantine est bien situé à Cabrerolles, donc c’est bien le même domaine.
    Vu la description il n’est pas exclu que la bouteille ait eu un problème (la famille Andrieu fait partie de la branche dure des bios :)) … à négocier éventuellement avec le caviste

    Eric

    Eric C
    Participant

    ‘tain je suis au top alors, ça fait au moins cinq ans que je connais Delesvaux 🙂

    Eric C
    Participant

    Ca me semble un peu tôt pour Grotte di Sole 06, j’attendrais au moins 2010-2011, surtout s’il ne t’en reste qu’une …

    Eric

    Eric C
    Participant

    chrisdu74 écrivait:
    ——————————————————-
    > Patrick Bottcher écrivait:
    > ————————————————–
    > —–
    > > D’où l’intérêt du « domaine du mois »… Un
    > sommet
    > > de l’objectivité si il y a beaucoup de
    > > participants
    >
    > A condition que chacun dans son coin ne
    > s’autocensure pas sur une éventuelle déception
    > compte tenu des attentes liées à l’étiquette ?
    > Sinon ça serait juste une somme de subjectivités ?
    > :S

    cf l’accroche du blog du GJE (https://gje.mabulle.com/)
    « Une somme de subjectivités est un début d’objectivité » 🙂

    Eric

    Eric C
    Participant

    Martinez écrivait:
    ——————————————————-
    >
    > D’ailleurs en ce qui concerne l’interprétation :
    > quand on dit que le risque d’avoir un cancer du
    > larynx augmente de 168% , qu’est-ce que cela veut
    > dire exactement , comment arrive-t-on à ce
    > pourcentage.
    >
    > Sur 1000 qui ne boivent pas : 10 cancers. Sur 1000
    > qui boivent 3 verres par jour 27 cancers ? Donc
    > 973 buveurs qui ne développeront pas de cancers ?
    > Est-ce cela ou autre chose ?

    C’est bien cela, oui.
    Toute la difficulté dans ce genre d’études c’est d’isoler le facteur dont on cherche à quantifier l’influence, en « corrigeant » les résultats en fonction des autres facteurs potentiellement cancérigènes : tabac, habitudes alimentaires, mode de vie, lieu de vie, emploi, pénibilité des voisins, couleur moyenne du ciel, temps passé devant un écran à lire lpv …

    Eric

    Eric C
    Participant

    Le problème d’une fonction exponentielle, c’est qu’elle est non bornée. Donc la réduction de diamètre avec le temps serait … infinie.
    Le problème d’une fonction linéaire, c’est … qu’elle est également non bornée.
    Manifestement, la réduction de diamètre en fonction du temps n’est donc ni linéaire, ni exponentielle, puisqu’elle admet une asymptote.
    Après on peut arrêter le mauvais esprit, et postuler qu’elle est linéaire ou exponentielle jusqu’à cette asymptote (donnée par le diamètre du goulot), et constante ensuite. Je ne vois pas de raison mécanique (dans le comportement du liège) de postuler qu’elle est exponentielle, comportement dont je n’ai jamais entendu parler pour des matériaux classiques.
    La perte d’élasticité avec le temps vient du phénomène de relaxation, qui se manifeste différemment d’un matériau à l’autre. Pour une explication générale du phénomène, lire par ex la page wikipedia afférente :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Viscoanalyseur#Comportement_visco.C3.A9lastique_des_polym.C3.A8res
    Grosso modo, amha, la réduction de diamètre augmentera à peu près linéairement avec le temps, puis se stabilisera gentiment …

    Eric C
    Participant

    Dans quel but ? Mais, malheureux, pour satisfaire sa curiosité, pour le plaisir de s’intéresser à des choses futiles, et pour la grandeur de la scieeeeence, tout simplement 🙂
    (NB : le blog en question est le mien)
    Pour revenir à la question initiale de Michaël, « linéaire ou exponentielle » se dit de quelque chose, en fonction d’une autre chose. C’est quoi qui est censé être linéaire/exponentiel en fonction de quoi, ici ?

    Eric C
    Participant

    Ouvert un CR: Clos du Marquis 1995 avant-hier, pour confirmer ce qui se disait déjà deux ou trois ans plus tôt dans ce fil c’est effectivement à boire sans attendre. Honnête mais sans émotion particulière, un bordeaux bien fait qui commence à décliner.

    Eric C
    Participant

    CR: Etats d’âme 2000 (VDP)

    Pas de carafage, servi à 17° pifométrés.
    Au nez on retrouve le style de la maison, avec du fruit (mûre, myrtille), une note animale très typée Jonquières, et l’élégance apportée par des touches de fumé, de boite à cigares. Complexe et envoûtant.
    Bouche très soyeuse, qui joue davantage dans le registre de la finesse que de la démonstrativité, c’est encore sur le fruit, avec des tannins parfaitement fondus désormais, un toucher de bouche qui peut presque rappeler un pinot bourguignon, grande finesse malgré l’évidente présence solaire.
    Miam slurp, d’autant que l’alcool est à peine perceptible : la bouteille n’a pas fait long feu, à deux, et sitôt finie on regrettait qu’il n’y en eut pas d’autre …

    Clairement à point aujourd’hui, mais peut sans doute être attendu encore une paire d’années pour voir, même si je ne suis pas convaincu que le vin y gagne encore.

    Eric

    Eric C
    Participant

    Je ne sais pas si c’était pleine lune à ce moment, mais j’avais aussi plutôt mal goûté le 99 il y a un an. Manque d’harmonie, acidité dérangeante …
    J’avais par contre adoré le (censément petit) 2002.

    Eric

    Eric C
    Participant

    Stephori écrivait:

    >
    > Préférez-vous recracher ou ne pas finir votre
    > verre et en boire un peu ???

    Les deux ! 🙂

    Eric

    Eric C
    Participant

    Cedric,

    Ce que tu dis plus haut est même étonnant : je trouve personnellement plus « intimidant » d’être face à face avec un vigneron dans son domaine, alors que sur un salon ta présence est plus « diluée ». Si le courant ne passe pas, peu importe, tu peux aller au stand suivant. Alors que chez lui, à partir du moment où il a décidé de te consacrer une paire d’heures, c’est potentiellement plus délicat.
    Sur un salon le côté commercial de la chose est plus directement assumé (même si au Grand Tasting ils ne viennent pas explicitement là pour vendre, contrairement au SVI).
    En tout cas, comme François et Franck te l’ont déjà répondu, il suffit d’être poli, curieux, ouvert, et il n’y a aucune raison pour que ça se passe mal.

    Eric C
    Participant

    Nidal H écrivait:
    ——————————————————-
    > Définition:
    >
    > SPÉCULATION: Opération financière, commerciale
    > faite pour tirer profit des variations du marché.

    Des variations du marché, effectivement. Mais celui qui revend son Latour pour profiter de l’état du marché n’est pas un spéculateur … 🙂

    Eric

    Eric C
    Participant

    Et un (voire deux si on trouve une baby-sitter) de plus sur la liste d’attente en cas de désistement :
    Eric C (c’est moi) + madame (peut-être) 🙂

    Eric C
    Participant

    gerardmansoif écrivait:
    ——————————————————-
    > Jérôme,
    >
    > mon interrogation perdure et reste sans réponse.
    > Comment parler objectivement de sites internet de
    > type LPV et le coucher sur du papier glacé sans
    > même prendre le soin d’interviewer les fondateurs
    > que vous êtes.

    Pourquoi une interview des fondateurs serait-elle l’assurance d’une plus grande objectivité ? J’aurais envie de dire : au contraire !
    Si on me demande de faire un papier sur un forum concernant la taxidermie, je ne vais pas aller interroger ses créateurs ; je me contenterai de lire, de m’imprégner … c’est à mon sens le meilleur moyen de rester objectif.

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