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- 30 mars 2014 à 22h22
- in reply to: Salon des vins « le vin au naturel » à Lorient les 29/30 mars 2014
Bonjour,
Retour du salon. Très chouette cadre, ambiance cool, excellente initiative de Julien Boyer et de sa moitié avec
un plateau éclectique de vignerons de la « mouvance nature » !!- 30 mars 2014 à 22h22
- in reply to: Salon des vins « le vin au naturel » à Lorient les 29/30 mars 2014
Bonjour,
Retour du salon. Très chouette cadre, ambiance cool, excellente initiative de Julien Boyer et de sa moitié avec
un plateau éclectique de vignerons de la « mouvance nature » !!- 28 janvier 2014 à 22h35
- in reply to: LPV BzH Acte X, épisode Roazhon V : Il me Jura que Savoie !!
E-mane écrivait:
——————————————————-
> Bravo les gauchers, qui ont promptement rédigé
> leurs notes ; mais que font les droitiers ???(tu) de la gauche aussi !! Bien foutus ces emomachins !!
- 26 janvier 2014 à 18h08
- in reply to: LPV BzH Acte X, épisode Roazhon V : Il me Jura que Savoie !!
Salut Jad,
J’aime pas du tout rencontrer des inconnus, j’aime pas aller au restaurant, j’aime pas être enrhumé, j’aime pas ne pas avoir dormi à cause des gosses…
Perso, j’adore rencontrer des inconnus aux inquiétants rictus de serials quilleurs comme celui que tu as affiché avec tes badigoinces, ou dans tes CR 😀 !!
je ne suis pas prêt d’oublier la puissance vocale de Docadn!
T’as vraiment pas de bol, car il y a quelques mois, j’étais [s]aphone[/s], quasi aussi bruyant que le héros de The Artist !! Tu peux ne pas remercier l’ORL qui m’a rendu
mes assourdissants décibels B) !!Merci à tous pour vos CR !!
- 26 janvier 2014 à 15h44
- in reply to: LPV BzH Acte X, épisode Roazhon V : Il me Jura que Savoie !!
LPV BzH acte X : il me Jura que Savoie était une Altesse sans Chardonnay
Retour à des préoccupations plus liquides que solides, avec un nouveau congrès d’alcoolos assumés, dans le QG rennais des « gourous du glouglou », je veux bien évidemment parler des Ligeron et leur « Un Midi Dans les Vignes » (que je propose de rebaptiser « Un 13h00-13h30 dans le bourrier, si on veut », vu l’heure tardive à laquelle ils daignent commencer leur service ces grosses feignasses !!).
Dixième rendez-vous breton, 5ème édition rennaise, orchestrée par « Nanard la Rocaille », amputé de son Martin occupé à descendre des Henri Maire et autres délices, plutôt que partir à la découverte de 2 régions trop souvent oubliées dans la PVF (Paysage Viticole Français).
Grosse appréhension des Padawans de la table sur ces 2 mystères régionaux, bien garnis en rumeurs urbaines et autres clichés savamment tatoués au fil des décennies, par la presse et la foule, souvent en colère, même quand il n’y a pas un seul portique à brûler !!
Une grosse épidémie de [s]chiasse[/s] gastro a cloué au[s]x chiottes[/s] lit quelques prétendants à ce voyage initiatique ou de remise à jour !!
Grand Cru Blanc de Blancs – Extra Brut – VO – Jacques Selosse (dégorgé en ??/12)
Mais pour l’heure, nous démarrons en souhaitant la bienvenue à Agathe, qui se repose avec sa mère, quand le père lâche déjà ses responsabilités en festoyant avec nous…
Un nez un poil fermentaire, teinté d’une immédiate élégance, doublée d’une attaque d’une finesse inouïe, à la bulle caressante, au diamètre parfait, dotée d’une sapidité intense, d’un équilibre immense, très très finement oxydative, au crayeux vibrant, à l’amertume de haute couture.
***(*)/****Merci Agathe (surtout à sa courageuse maman, accessoirement au père) d’être arrivé plus tôt que prévu, pour me faire redécouvrir une cuvée que j’avais estampillée « oxydative et puissante », quand cet exemplaire s’est révélé être un très grand vin (au tarif raccord !!).
Mais place à la thématique du jour, avec un petit gars qui se fait remarquer, avec l’unique rouge de la session (quand on avait précisé, au préalable, des critères très Ku Klu Klan monochromes)
Domaine Rolet -Arbois – Poulsard Vieilles Vignes 2009
Robe claire, très « pinot-boisé-tabac » au nez, à l’attaque fraîche, relativement astringente (limite asséchante), très épicée, tonique, mais relativement monolithique. **/**(*)
Domaine André et Mireille Tissot – Crémant du Jura – (estimé 2012)
Nez très marqué de pomme, fermentaire, à la bulle sauvage. L’épaisseur de la bulle se confirme en bouche.
C’est brouillon, voire envahissant. Aurait peut-être sûrement mérité un bon carafage pour mieux voir ce que ce crémant cachait derrière ce spa-balnéo. **Michel Gahier – Arbois – Fauquette 2002
Un nez « tradi », juvénile, à l’expression attendue (c’est mon apport), qui en a encore sous les orteils, que personne ne voyait aussi « vieux ».
Très content du comportement de ce « chardo-pas-oxydatif-délicat-gourmand-à-la-longueur-contemplative », mais surtout de mettre en « lumière » ce vigneron trop discret à la Fauquette toujours épatante. ***(*)Autrement – Roussette de Savoie – Jacques Maillet – Altesse 2012
Une étonnante aromatique de « berlingot-fruits blancs », après ces nez « jurassiens ». Un côté « chardo-anisé-sudiste », à l’amertume marquée, un poil mou en l’état pour moi. **
Domaine Ganevat – Grusse en Billat – Côtes du Jura – Chardonnay 2008
Nez classique de « jurassien potentiel », à l’attaque riche, très puissante, aux notes pharma marquées, très épicé, finement perlant, à l’acidité relevée, à la longueur notable. ***
Baud père & fils – Côtes du Jura – Cuvée Tradition 2008
Voilà la « fameuse noix » que se coltinent les vins du Jura depuis la paléolithique !! Un nez très « savagnin », accompagné de notes d’alcool à brûler peu sexy.
Une matière caractérisée par une fraîcheur plutôt agréable, au profil « classique-tradi-old school » peu excitant pour ce chardo-savagnin 50-50. **Domaine Ganevat – Les Grandes Teppes Vieilles Vignes – Côtes du Jura – Chardonnay 2009
Nez réduit, « serpillère oubliée », à la bouche très élégante, alliée à une puissance démoniaque !!
C’est riche, miellé, à la finesse graduelle, à la fraîcheur salvatrice, face à la potentielle exothermie de l’ensemble !! ***(*)Domaine le Soleyane – Roussette du Bugey – Arbane 2009
Le nez me lance immédiatement sur la roussette du début de la série, avec ce « berlingot-fruits blancs » presque identique.
Des notes de compote de poire s’imposent, au nez comme en bouche, découvrant une matière un poil tendre, relativement solaire, au joli potentiel à regoûter sur un millésime plus « frais ». **(*)Arbois – La Mailloche 2010 – Domaine André et Mireille Tissot
Un pif frais, puissant, quand la matière s’avère monstrueuse, explosant tout sur son passage.
Les notes mentholées de fin de tronche apaisent le « volcan sous cocotte-minute » qui couve dans ce vin, forcément trop jeune en l’état, mais qui va tout péter dans [s]10[/s] [s]20[/s] 23 ans et 4 mois !! ***Domaine Ganevat – Cuvée Florine – Côtes du Jura – Chardonnay 2009
La cire jaune trahit l’origine de ce vin, au nez encore très réduit, à la puissance et au perlant conjugués, aux amers de toute beauté, comme « un boxeur en tutu jouant une partition parfaite de Rachmaninov avec ses gants ». ***
Domaine Ganevat – Cuvée Prestige – Côtes du Jura – Savagnin 2009
On enchaîne, avec le premier 100% savagnin de la série, au nez de « fruits à coque », mais à la bouche finement liégeuse, délivrant une « fesse de traviole en finale ».
La bouteille a un pet pour moi !! NNDomaine le Soleyane – Roussette du Bugey – La cuvée N°9 – Altesse 2009
Nez de « peu protégé », à la matière fraîche, plutôt monolithique d’une altesse « particulière », qui a passé 3 ans en cuve avant sa mise !! **/**(*)
Gilbert Perrier – Fleur de Roussane – Chignin-Bergeron – Savoie 2012
Nez sudiste, à la matière pommadée, pataude, pas ma came !! *(*)
Domaine Dupasquier – Roussette de Savoie – Marestel – Altesse 2009
Nez d’allumette, toasté, carton mouillé, « chardo-élevé », au contenu épicé, souple, ample, qui vire au lourd, too much, à l’amertume marquée, aux antipodes des autres Dupasquier croisés jusqu’à ce jour. **
Le tout accompagné de la toujours délicieuse cuisine de « Maïté Ligeron », à la douce volaille, aux puissants Comté (jusqu’à 48 mois !!), quand j’aurais bouffé les 3 kg de mangues et les 2 litres de mousse du dessert !!
Une dégustation d’un bon niveau général, aux Ganevat nombreux, aux chardonnay majoritaires, aux Roussette bien représentées, qui a permis de flinguer, pour bon nombre de dégustateurs présents, toutes leurs peurs des vins de Jura et de Savoie !!Les « puristes » crieront « au scandale » devant le manque flagrant de savagnin, vins jaunes et autres douceurs de paille !!
Mollo les gars, on ne commence jamais le ski par des pistes noires et du hors-piste !! Laissons à tous le temps de faire son éducation vinoco-alpestre avant d’explorer les « chemins de traverse » !!- 14 janvier 2014 à 0h58
- in reply to: Restaurant Les Climats à Paris (7)
Bonsoir,
Effectivement, vous serez, pour le coup, le mieux placé pour comparer l’avant/après au niveau des fourneaux….
- 31 décembre 2013 à 14h39
- in reply to: Domaine Le Rocher des Violettes
Domaine Le Rocher des Violettes – Touche-Mitaine 2009 – Montlouis/Loire – Xavier Weisskopf
Superbe nez miellé, riche, mûr, teinté d’épices douces et de notes confites. Le lendemain,
le nez se fait « crayeux », sur les fruits exotiques et d’étonnantes fragrances de lasure.
L’attaque est tout d’abord « demi-corps », puis vive, comme sous le coup d’une accélération inattendue (même impression vécue sur Touche-Mitaine 10).
L’impression générale de manque de mâche, compensée par une splendide et vibrante finale, aux amers top.
Le lendemain, l’impression de « dissocié » dans le déroulé du vin est encore là. L’accélération se faisant tardivement.
Finale puissante, salivante, pour ce vin étrangement schizo (sur cette cuvée).
***/***(*)[i]PS : pour mémoire, ci-dessous, le CR de Touche-Mitaine 2010, que je n’avais pas relu avant de déguster 09 :
Nez serré, net, frais, crayeux, aux parfums intenses de poire, au « soufre un poil jaillissant », angevin dans l’expression. Une entrée en matière fluide, sur la poire, qui s’étiole légèrement pour se retendre brusquement.
Un caractère dominant vif, à l’acidité pointue, une matière longiligne, à la finale très vive, succédant aux faux-départs répétés de chaque début de gorgée. L’ensemble devient salivant, aux amers superbes.
Un jus « schizo », dont le dynamisme sort gagnant. ***/***(*)[/i]- 30 décembre 2013 à 3h26
- in reply to: La Scène – Stéphanie Le Quellec et Yann Couvreur
- 21 décembre 2013 à 14h03
- in reply to: Château Sociando-Mallet
Bonjour,
CR: Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc 2000
bu les 14 et 15/12 derniers,
Un nez de « rafle-végétal-vert-pas super mûr » pour démarrer, teinté de fragrances boisées-torréfiées, pas super sexy à l’entame (pourtant carafé une grosse heure).
Impressions confirmées en bouche, avec ce côté « pas mûr, acidité rédhibitoire », désagréable, ce jusqu’au soir…
Le lendemain, nez peu disert, presque muet, fines touches de bois. Enfin le joli toucher de bouche attendu, assez fin, soyeux même, l’élevage est un poil perceptible, mais pas envahissant…
Soit, dans mon cas, 24h00 de carafe avant de servir MINIMUM, pour voir le jus se révéler entièrement !!
***- 8 décembre 2013 à 22h03
- in reply to: Domaine Julien Vedel
Nez profond, caillou humide, poire à donf, métallique, très frais, pointe maltée.
Attaque large, hyper salivante, pleine, puissante, puissante, très puissante, trop même (comme Raph en fait) !!
Du gras, de la tension digne d’un câble d’un pont suspendu, finale sur le pamplar.
Amers puissants, matière un poil perlante.
C’est trop puissant en l’état pour moi à ce stade. Au bout de 2 verres, j’étais « rincé ».
J’ai fait une pause, c’était mieux, mais c’est « Hulk très énervé » en l’état… à suivre le lendemain midi !!Le lendemain : Ce midi, c’est moins rugbyman, à la puissance « plus civilisée » toujours sur une vibrante et très belle amertume !!
Un chenin puissant, gras, mûr, pas pour les fiottes, je prends le pari pour une belle décennie pour continuer à se civiliser !!
***/***(*)- 2 décembre 2013 à 23h26
- in reply to: Domaine Brégeon, Muscadet
CR: Domaine André-Michel Brégeon, Muscadet Sèvre et Maine 2005 :
Nez discret, finement pétrolant, délicat, sur les fruits rouges (fraises) et la grenade, notes métalliques évidentes… sur le coing à J+1.
Attaque perlante, très fruitée, aux fins amers immédiats, à l’expression plutôt ténue, qui se développera amplement
au cours de la dégustation.
L’ensemble est puissant, gras, élégant et gourmand, au fin vernis en finale, à l’expression très « Marc Ollivieresque »,
(à moins que ce ne soit le contraire ?!).***
- 2 décembre 2013 à 15h54
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Bonjour Raph’,
de gauche à droite : 11-90-47

- 28 novembre 2013 à 11h10
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Salut Phil,
J’ai le vague souvenir que « les spécialistes du domaine et de ses vins » ont évoqué 2000 et 2001 sur sec et demi-sec, sachant qu’ils se goûtaient respectivement mieux sur
des « millésimes croisés ».
Je les laisse préciser ce point, s’ils nous lisent !!Addedum par MP du généreux donateur : « Initialement, je voulais effectivement mettre Sec 00 et DS 01, P’tit Philou a parfaitement raison, ou du moins, je partage son avis, or il m’a été impossible de les retrouver »
- 28 novembre 2013 à 2h32
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Bonjour,
Une dégustation exceptionnelle, voire « historique », à laquelle j’ai eu la chance d’être convié, a eu lieu il y a quelques jours, en terre ligérienne.
Un individu (épaulé d’autres, sur certaines cuvées), dont je raille régulièrement la petitesse physique, quand ce n’est pas sa structure biologique, aussi résistante qu’une boîte de Pétri ouverte, a eu l’excellente idée de poser sur la table plusieurs millésimes du Clos Naudin, emblématique domaine de Vouvray, dirigé par « Philibert » alias Philippe Foreau.
Une dizaine de millésimes en sec, demi-sec, moelleux, moelleux Réserve, ainsi que les 3 uniques « Goutte d’Or » produites depuis la création du domaine, en 1910.
Nous sommes une dizaine autour de la table, prêt à partager un grand moment vinique aux allures historiques.
Clos Naudin – Vouvray Sec 2001 : nez fumé, relativement réduit, au fin bois blanc, caramel, menthol et miel.
Une attaque demi-corps, à l’acidulé moyen, à la mâche un poil décevante en l’état. Il gagnera en épaisseur et en energie sur la soirée. Finale affirmée sur le pamplemousse. **Clos Naudin – Vouvray Sec 1995 : un nez « liégeux », pas net, quand la bouche propose une noix verte rédhibitoire peu aimable.
La déviance est « nette » en bouche, le jus sur une pente d’oxydation prononcée. NNClos Naudin – Vouvray Sec 1988 : joli nez grillé, très « bourguignon élevé », virant sur le lactique et l’exotique, quand l’aération lui donnera même des airs alsaciens avec des notes pétrolées.
L’attaque est large, tranquille, juvénile, nette, joliment épicée, aux fins amers. Un « vrai sénateur prêt à attaquer un 5ème mandat », avec une inébranlable assurance. ***Clos Naudin – Vouvray Sec 1996 : un nez à l’acidité jaillissante, mêlant fruits jaunes et poire. Une attaque douce, finement épicée, subitement cristalline, à l’équilibre modèle, au fruité ravageur. Très joli spécimen, pour finir cette première série. ***/***(*)
Place aux demi-secs :
Clos Naudin – Demi-sec 2000 : nez peu rassurant de vernis et sparadrap. Une attaque de densité moyenne, chenin caractéristique, « tendu-moyen » (un peu comme un calbut de quelques années qui tient, mais pas comme au 1er jour, déformé qu’il est par [s]le grattage permanent des burnes[/s] un port trop fréquent), à l’expression pharma sous-jacente, au pamplemousse salvateur en finale. **
Clos Naudin – Demi-sec 1995 : bouchonné !! Arghrrrrrr NN
Clos Naudin – Demi-sec 1996 : un nez qui truffe puissamment et plaisamment, aux effluves plus ténus de mangue et d’ananas.
Un « déroulé en bouche » manquant un chouia de mâche, à l’expression acidulée, à la finale un poil trop courte, au bel équilibre général. ***Clos Naudin – Demi-sec 1997 : nez très inquiétant « d’alcool pour réchaud à fondue », pas net du tout, encore une quille liégeuse. NN
Au tour des moelleux d’entrer sur la piste :
Clos Naudin – Moelleux 1995 : pointe déviante évidente pour mon pif. Miel, épices et « allure demi-sec » caractérisent ce jus pâlot, à la finale finement acidulée. */*(*)
Clos Naudin – Moelleux 1996 : nez discret, qui « safrane » délicatement, aérien, finement mentholé, frais, dont l’arrivée dans le gosier est un poil délitée. L’équilibre s’installe lentement, au fil du temps, délivrant enfin épices et ananas intenses. ***
Clos Naudin – Moelleux 1997 : nez très « grillé », à la réduction palpable, carton mouillé, donnant une impression générale de « pas net ».
La bouche dément formellement le nez, avec une belle attaque acidulée, un duo safran- ananas efficace, à la richesse peu fatigante, à l’amplitude de bon aloi. ***Clos Naudin – Moelleux 1989 : truffe blanche intense, écrasant toutes autres flaveurs !! Une matière racée, épicée, finement salivante en finale, à la longueur modèle. ***(*)
4ème étage de la fusée avec la cuvée Réserve (120 à 180 g de sucre) :
Clos Naudin – Moelleux – Réserve 1997 : Robe splendide, très évoluée, nez pâtissier, confit, épicé, à l’acidité jaillissante, aux agrumes affirmés.
La matière caresse la cavité buccale, distillant avec grâce, safran, datte, abricot, le tout sur un équilibre magistral. Ensemble aérien, à la longueur vibrante, suave, énergique et majestueuse. ***(*)/****Clos Naudin – Moelleux – Bonnet Rouge 1947 : nez de « vieux Maury aux accents jurassien » mêlant noix, café, figue, champignon et poire au four.
Matière demi-corps, aux accents marins prononcés. Etonnant et sympathique jus historique, issu d’une vigne désormais aux mains du Domaine Huet. **(*)/***Clos Naudin – Moelleux – Réserve 1995 : sucre candi, figue et fraîcheur signent le nez d’un splendide nectar aux accents d’abricot frais, dont les étonnantes empreintes métalliques et sanguines, sont révélées par une structure ténue, à la fine pointe alcooleuse, quasi de noble rang à ce stade. ***(*)
Clos Naudin – Moelleux – Réserve 2003 : nez pharmaceutique, vernis, gingembre, essence algérienne et caramel. Un « sucré » beaucoup plus massif que les Réserve précédentes, une matière moins complexe aussi, moyennement digeste à mon goût. **
Clos Naudin – Moelleux – Réserve 1989 : Nez grillé et réduit (un peu comme le Moelleux 97), truffant généreusement, aux épices douces agréables. L’acidité tient la matière, un poil lâche, mais n’excite pas pour autant tous les sens. **/**(*)
Clos Naudin – Moelleux – Réserve 1990 : l’abricot et la figue en tête, quand l’attaque acidulée laisse place à une certaine élégance, une complexité enthousiasmante, un beau sucre addictif. ***(*)
Dernier étage de la fusée ligérienne avec les 3 mythiques Goutte d’Or :
Clos Naudin – Moelleux – Goutte d’Or 1947 : un nez « typé PX » (Pedro Ximénez), rancio, assez proche de « Bonnet Rouge ».
Figue extravagante, aérien et une pointe « pas droite » caractérisent la prestation en bouche. Un ensemble malgré tout agréable, salivant, au champignon final très local. **(*)Clos Naudin – Moelleux – Goutte d’Or 2011 : la dernière née des GO, comme disent les pros !!
Un stupéfiant nez de gewurztraminer, fleuri, qui vire sur le berlingot. Une attaque très « nectar de poire », doucereuse, qui se transforme en grenadine. La longueur est kilométrique, sensuelle, comme un verger sous le soleil d’un généreux printemps. ***(*)Clos Naudin – Moelleux – Goutte d’Or 1990 : datte, safran, encaustique signent les promesses d’un grand, d’un très grand vin.
La suite n’est effectivement pas décevante !!
C’est une potion magique qui tapisse nos joues !! Le vin affiche une supériorité, un équilibre, une tension, une richesse, un érotisme suprêmes !! Les expressions sont sublimes, la longueur extatique !!
C’est Gargantua en tutu qui récite du Baudelaire !! ****C’est comme sonnés par ce dernier monument liquide, que nous terminons ce 1er round de près de 03h00 !!
Place aux agapes et à d’autres jus de raisins (une trentaine en tout), pour nous remettre doucement de ce splendide voyage dans le temps et les saveurs, [s]juste en posant son cul[/s] [s]séant[/s] sans brûler des milliers de calories !!
On pourra quand même regretter le nombre élevé de « quilles bouchonnées » et viser, presque sans hésiter, la mauvaise qualité de ces derniers (et donc du choix de l’acheteur), au vu du prix des vins concernés !!Encore un immense merci aux généreux donateurs, ainsi qu’à So et Jull pour leur hospitalité !!
Le genre de soirée que l’on aimerait vivre plus souvent… et tant pis s’il n’y a pas que des monstres sacrés, pourvu que j’y retrouve autant de convivialité !!
C’est quand vous voulez les gars les filles !!- 2 novembre 2013 à 22h25
- in reply to: Clos Fantine, Faugères
Clos Fantine, La Lanterne Rouge, Vin de France 2010
A l’ouverture, le caractère « nature » ne fait pas de doute. Il n’est pas des plus séduisants, avec ses notes [s]repoussantes[/s] « sauvages » (de quoi presque donner raison aux farouches opposants aux « vins bios-natures qui sentent le rectum de dindon grippé !! »).
Heureusement que ces flaveurs, quasi rédhibitoires, laissent enfin place à un fruité discret, des notes terreuses puissantes, un caractère métallique et sanguin dominant.
D’étonnantes effluves vanillés et de malt à whisky clôturent l’inventaire imaginaire de mon pif (seul le blanc du domaine est élevé en barrique).
La matière est « très perlante » (on imagine une bonne dose de CO2 à la mise ?!), désagréable d’emblée, aigrelette, aux saveurs évidentes de lait caillé.
Le doute s’installe : le vin est-il foiré ?! Patience !! Oublions-le 01h00…Le nez est toujours fruité, métallique, sanguin. Les notes « sauvages » ont disparu.
La matière ne présente plus son caractère aigrelet. Le perlant est toujours présent, le vin semble enfin « en place ».
Le jus se présente de manière moins « rustique » au palais. L’ensemble s’est adouci, virant même sur un caractère « cabernet ligérien » sur certaines gorgées.Le lendemain, c’est le métal qui domine le débat du nez.
L’ensemble est net, sérieux, souple, « pas très complexe mais agréable », au profil « ligérien dans l’âme » très trompeur, que « l’étonnant crayeux de fin de bouche » renforce indéniablement.Le verdict : c’est bien fait pour moins de 10 €, à aérer impérativement, voire carafer pour ceux que le perlant gêne !!
***- 17 octobre 2013 à 2h36
- in reply to: Domaine Richard Leroy
Bonsoir,
Merci pour ta réponse Seb !!
- 15 octobre 2013 à 0h48
- in reply to: Domaine Richard Leroy
enzo d’aviolo écrivait:
——————————————————-
> avec oliv on l’a bu en juin ce vin, c’etait du
> cidre. imbuvable.
> visiblement, les variations sont énormes et les
> défauts multiples. Vu le prix, pas envie de jouer.Effectivement, vu le tarif, je peux comprendre qu’on ait pas envie de jouer…
j’ai la chance de ne pas avoir encore croisé de Leroy « barré »… mais à lire
le fil, c’est hélas trop souvent le cas !!
Un Clos des Rouliers 05 ouvert (en mars dernier) était très bon, net et droit !!