Doc Adn

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    • in reply to: Lyon
    Doc Adn
    Participant

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    [b]La Sommelière
    6 RUE MOURGUET
    METRO VIEUX LYON
    Tél 04.78.79.86.45
    DU MARDI AU SAMEDI DE 20H00 À 21H00 et LE SAMEDI DE 12H00 À 13H30
    https://www.la-sommeliere.net/%5B/b%5D

    Bonjour,
    Je me rends rarement à Lyon, mais j’y ai réveillonné le 24 décembre dernier, dans une petite merveille d’adresse de 12 couverts (nous étions 8 convives ce soir-là).
    Un chef japonais : Takafumi KIKUCHI
    Une Sommelière : Shoko HASEGAWA
    Une carte des vins concoctée avec ANTIC WINE
    Une séquence unique (même le soir de Noël) en 7 plats à 72€ d’un niveau remarquable (la table a été étoilée début 2019), quand la carte des vins, courte mais pointue, est brillamment animée par une Shoko passionnée (tendez bien l’oreille, son français est bon, mais avec l’accent il est parfois compliqué de décrypter du 1er coup).
    Je prends rarement (pour ne pas dire jamais) l’accord mets/vins, mais là : Bérêche, Boxler, Germain, Barret (pour ne citer que les Français) servis en 1/2 verre pour multiplier les expériences.
    La cuisine y est d’une délicatesse rare, le service raccord, 04h00 qui sont passées comme un battement de cils !
    Réservation impérative.
     [/quote]

    Bonjour,

    2 ans après, jour pour jour, je suis retourné réveillonner dans ce restaurant de poche.

    Le menu a pris 10€, mais la séquence s’est révélée aussi remarquable que celle d’il y a 24 mois.
    Là encore, j’ai pris le très discutable « accord mets-vins »… qui s’est révélé pertinent, notamment avec
    un original vin rouge des Açores qui se lova merveilleusement avec le pigeon de Bresse (Quintart).

    Un étoilé aussi discret que leurs propriétaires, une carte des vins joliment castée, aux prix doux pour
    ce type d’établissement, au niveau culinaire bien plus élevé qu’une table murisaltienne
    encensée de manière un poil spéculative, à mon goût, sur LPV.

    PS : l’anecdote veut que j’ai dîné à la même table qu’il y a 2 ans… m’entendant faire la remarque,
    une cliente s’est exclamée avoir été présente aussi ce jour (le 24 décembre, fastoche de s’en souvenir)
    et s’être vu attribuer la même table qu’il y a 2 ans… nous nous sommes donnés rendez-vous au réveillon de Noël 2022 !
    PS 2 : seulement 8 couverts, comme il y 2 ans, servis ce soir-là !

     [/quote]
    Bonjour,

    Noël 2022 n’est pas aussi loin que cela… le rendez-vous a eu lieu, pour la 3ème fois consécutive…. l’autre cliente n’était pas là par contre !
    Moment toujours délicieux (immuable service avec 8 couverts encore cette année)… et des accords mets-vins toujours remarquables pour 48 ou 58€ (en 4 ou 5 verres),
    qui fait toujours exception, dans ce discret restaurant de poche étoilé au menu unique midi/soir (87€, pour 2 entrées/poisson/viande/avant-dessert/Grand dessert) même le soir du 24 décembre.
    Bref, je me répète, mais ça reste vraiment la petite pépite lyonnaise planquée du grand manger et du bon boire.
    NB : Le verre de champagne était hors formule accord mets-vins (14 €)

     

     [/quote]
    Bonsoir,

    4ème réveillon de Noël d’affilée chez La Sommelière, alias Takafumi KIKUCHI & Shoko HASEGAWA.
    Comme à la maison, notre table nous attend.
    La cliente fidèle, absente l’an dernier, est présente pour cette édition.
    Toujours le menu unique (à 87€, 5€ d’augmentation Vs 2022) en 6 moments (7 avec les fromages en sus, 9 avec la mise en bouche et l’après-dessert)
    et surtout le seul endroit où « je me laisse faire » pour les vins, via les choix pointus de Shoko la sommelière (52€ la formule 4 verres de 8 cl, 62€ en 5 verres).
    Une cuisine qui n’usurpe à aucun moment son étoile au Gros Rouge… et qui se fait toujours plus vibrante et délicate au fil des ans.
    Pour parodier le dandy-mangeur François Simon : y retournerai-je ?!
    Oui, mais à une autre saison désormais, j’espère…

     

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    Beaucoup disent ne pas aimer les « classements », faire « la hiérarchie des rencontres »… et pourtant, c’est ce que nous retenons/retiendrons quand on nous demande(ra) notre avis sur la chose.
    Personnellement, une session estivale monumentale et ultramarine m’a amenée à plébisciter les vins de 2 vignerons qui n’avaient, à ce jour, jamais trouvé grâce à mon palais (Dom. Laurent et Pierre Gaillard).
    Aussi, voilà mon humble casting 2023 :

    Rouges :
    – Volnay 1er Cru – Santenots 05 – Sylvie Esmonin
    – Valdeorras – Escalada Do Sil 2017 – Alberto Orte
    – Côtes-du-Rhône – La Pialade 2012
    – Côte-Rôtie – Rose Pourpre 2016 – Pierre Gaillard
    – Marsannay VV 12 – Dom Laurent
    – Côtes d’Auvergne – Au Chant de la Huppe 22 – Henri Chauvet

    Blanc et champagne :
    – Alsace Grand Cru – Riesling Schlossberg – Cuvée Ste-Catherine 2017 – Domaine Weinbach
    – Alsace Grand Cru – Brand 14 – Josmeyer
    – Champagne – 333.c – (17-18-19) Lot B19 – Gaspard Brochet
    – Champagne – Thibault Tassin – Les Fioles 19
    –  Vouvray – Le Compte Marc 16 – Julien Vedel
    – Chablis 1er Cru – Montmains 14 – Droin

    Douceur :
    – Vino Santo Rosso – Riserva 1968 – Lodovico e Piero Antinori

    Large soif à tous !

    Doc Adn
    Participant

    Seconde averse qui donnera, je l’espère, une bonne amorce d’activité pour le pluviomètre baptisé par Seb’…

    Nous voilà réunis à nouveau, dans le cadre de ce cercle discret mais toujours actif.
    LPV BzH avait déjà adopté un Parisien, en la personne de Paul… cette fois-ci, nous accueillons un Ultramarin expatrié à Paris, rencontré, l’été/l’hiver dernier, sur les hauteurs de La Possession autour de dives bouteilles.
    Charles est un Z… du haut de ses 23 printemps, il a une passion déjà sévèrement ancrée… suffisamment chevillée pour faire lui aussi un aller-retour Paris-Rennes le temps de cette séance consacrée à la « Côte-de-Beaune » !
    Tout le monde a les papilles affûtées… 12h45, c’est parti !

    Hervé, le gourou des bulles, nous offre en guise d’introduction :

    – Champagne Grand Cru – Jacques Selosse – Ambonnay – Lieux Dits – « Le bout du Clos » (dégorgé le 27 janvier 2017)

    La robe tire sur le vieil or, avec une évolution marquée. La bulle semble très nerveuse. Le nez offre un profil oxydatif puissant, qui se confirme en bouche. Une matière vive, une bulle fine, mais peu précise par moments. Déroulé sur de jolies notes safranées, longues, à l’esprit oxydatif appuyé et étonnant. Si je peux presque mettre une pièce sur Selosse, je reste très étonné par ce profil « oxy » plus poussé/marqué qu’à l’accoutumée sur les vins du domaine. Vu que j’aime ces profils sur les champ’, Selosse ou pas c’est plutôt pas trop mal gaulé pour ma pomme, même si on touche aux limites de l’oxy sur des bulles. B+

    Entrons dans le vif du sujet

    – Puligny- Montrachet 1er Cru – La Garenne 15 – Marc Colin & fils

    Un élevage au pif qui déborde… et qui s’avère presque agréable à l’aération. Une attaque fleurie, sur la pomme verte. On sent une matière encore enfermée dans une gangue solide. C’est jeune, relativement « frais », mais trop jeune en l’état. Plaisir limité. AB

    – Corton-Charlemagne Grand Cru 15 – Florent Moingeon

    Après les notes de chêne du Tronçais, c’est le miel et le beurre qui s’imposent au nez. Une belle entame, fraîche, équilibrée, sapide. Finale à l’élégante et très fine amertume. On sent un potentiel dingue sur les dernières gorgées, qui donne envie de revoir ce vin dans 3-4 ans (je vais tâcher de ne pas rater un prochain rendez-vous avec cette cuvée). TB+

    – Côte de Beaune – Le Clos des Topes Bizot 15 – Domaine Chantal Lescure

    Je sens que les ambiances de menuiserie vont être légions au 1er nez. C’est encore le cas pour ce jus, qui se démarque aussi par une fraîcheur commune avec les 2 précédents (je parie 15 sans trop trembler) assez troublante pour moi. C’est la puissance inattendue qui surprend dans ce cortège boisé conséquent. Finale sur le thé et des amers pas des plus plaisants. L’aération « transforme » l’ensemble, le rendant plus affable et fin sur tout le déroulé. TB-

    – Bourgogne Aligoté – Tilleul 17 – Pablo et Vincent Chevrot

    Robe vieil or, au nez « oxy » très marqué (encore plus que le Selosse), aux contours « nature » évidents. Attaque glycérinée sur le sureau, une expression très « rancio » détonnante. C’est « nature mais pas barré ». Pendant que le bout opposé de la table crie au « scandale cidricole » comme un groupe LFI à l’Assemblée Nationale, je défends ce vin « particulier  et rigolo», moi le CCEC, alias « le casse-couilles en chef » selon un dégustateur anonyme mais fervent lecteur de LPV. B+

    – Meursault-Poruzots 1er Cru 18 – Jean Javillier & Fils

    Nous restons dans le registre « oxydatif  et notes de thé » pour ce jus net, au déroulé puissant, un poil plus « vertical » que le précédent. Voilà que je me fais le « chantre » des vins libres qui font un pas de côté, voire 3-4, mais pas encore à faire des solos de lyre en mode troubadour de la poésie des métissages murisalto-jurassiens ! B+

    Place aux rouges

    – Aloxe-Corton 17 – Domaine Larue

    Robe évoluée, nez pinoteur comme attendu, au léger boisé. Attaque à l’acidité presque agressive, aux amers saillants. Un vrai supplice bourguignon réunissant amertume, juvénilité quasi acnéique et acidité au pH abyssal. BOF

    – Corton Grand Cru 05 – Domaine Tollot-Beaut

    Nez « sucré », au profil solaire/mûr et au boisé de Parc National de forêts. Elégance spontanée en bouche, à l’acidité haute. Les gorgées suivantes confirment la bonne tenue globale de ce Grand Cru pas si mal né. TB-

    – Beaune 1er Cru – Clos des Mouches 09 – Joseph Drouhin

    Nez classique, avec quelques rayons de soleil qui viennent taper au fond de ma cloison nasale. L’attaque très mûre confirment la solarité sous-jacente d’un jus qui se montre malgré tout délicat en entame. C’est en finale que tout se complique. Cette dernière « tord clairement du cul ». Ça démarrait pourtant si bien. B-

    – Volnay 1er Cru – Santenots 05 – Sylvie Esmonin

    Un des plus jolis pifs de la session, qui te balance un « tu t’es un peu fait chier pour le moment, bah c’est fini mon petit, tu vas voir ce qu’on sait faire en Côte-de-Beaune ». Un jus à la concentration superlative, d’une gourmandise absolue, mêlant avec talent la finesse et une expression « corsée » des plus réussies. EXC

    – Beaune 1er Cru – Clos des Mouches 09 – Domaine Berthelemot

    Ça pue le « gros-gros problème », je ne goûte même pas. NN

    – Volnay 14 – Domaine d’Ardhuy

    Nez « évolué » qui laisse place à une expression très fruitée, mûre, gourmande, avec cette finale corsée qui redonne de l’élan quand une fine retenue semble « cadrer/castrer» de manière un tantinet stricte l’ensemble. TB-

    – Côtes-du-Nuits- Villages – Clos des Langres 17 – Domaine d’Ardhuy

    Joli nez poivré, que je retrouve en bouche, sur un fil acide élevé. Finale très corsée… mais toujours moins que le bitume basse-température avec lequel nous avons revêtu le contributeur avant de le promener sur la Place des Lices bardé de splendides plumes d’oie du Boubonnais. B++

    Hors-thématique :

    Quel plaisir de revoir celui qui fut un des « piliers historiques » de LPV par ses nombreux CR et autres interventions.  Organisateur des 1ères Lpviades et autres REVEVINS, il fut souvent vu en compagnie d’un Olif avalant les km comme les litres de chardonnay ouillé ou de pinot vendéen !
    Une bouteille clin d’oeil, en souvenir des week-end (parfois ensoleillés) de l’Ascension à St-Jean de Monts, ou encore sous la neige à Savennières au Château des Vaults (Domaine du Closel).

     – Vin de (très bonne) Table – Lisson – Clos des Cèdres 05 – Iris Rutz-Rudel

    Nez pinoteur, corsé, qui pouvait nous faire pencher vers Châteauneuf ou ses voisin(e)s. Un vin d’un certain âge au caractère sudiste/corsé affirmé, empreint de notes tertiaires délicates derrière une astringence finale expressive. B++

    Merci Philippe R. pour cette jolie « madeleine de Rutz » !

    Une session qui ne m’a pas fait décoller au niveau attendu/espéré. Pas mal de déceptions… mais ainsi va le vin et la vie !

    Mon TOP 3 :
    –  [b]Volnay 1er Cru – Santenots 05 – Sylvie Esmonin
    – Corton-Charlemagne Grand Cru 15 – Florent Moingeon[/b]
    – Côte de Beaune – Le Clos des Topes Bizot 15 – Domaine Chantal Lescure
     

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 37ème session LPV-BzH s’est tenue le 07 octobre 2023 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec pour thème : « Les Bretons à l’assaut de La Côte-de-Beaune »
    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,
    Nous sommes 5 à prendre la route à destination de Chaillé-sous-les-Ormeaux (le Groland est jaloux pour le coup).
    10h30, nous voici devant le caveau de Jean-Marc Tard, qui a repris le domaine en 2009 (seul sur l’affaire, donc easy avec la Safer) qui présentait l’avantage de n’avoir aucun voisin (ou presque) en culture jouxtant ses vignes (ses vignes sont très majoritairement entourées de bois).
    Il a arraché 1ha par an sur les 14 ha repris, pour se retrouver aujourd’hui avec 4 ha de pinot noir, 3 de chenin, 1,5 de négrette, 1 autre de cab’ franc (qu’il regrette mais c’était pour être dans l’AOC, dont il est sorti depuis), 1,5 de négrette le reste en chardo. Il exploite actuellement 11ha, plantés à 5500 pieds/ha.
    Seuls 4 ha originaux subsistent.
    Terroir à 80% sur granit/quartz, le reste sur schiste.
    Un petit tour dans les vignes pour se rendre bien compte du côté « enclavé » de ses vignes, pratique quand comme lui on est labellisé SAINS (ils ne sont que 14 en France, à adhérer à un des labels les plus drastiques dans le domaine, soit zéro intrant).

    Retour à la cave pour découvrir :

    VDF – Rosé – Le Paradis 2022  (100% Pinot noir) :
    nez cosmétique – caillou humide. Attaque très mûre, sur la framboise intense. Un rosé puissant, très frais, à la finale saline/salivante. Plutôt gracile comme rosé.

    VdF Les Cailloux blancs 2022 (70 chenin – 30 chardo) :
    ça poire joliment au pif, mais tu sens une belle solarité en filigrane à venir, fleurs blanches et amandes.
    La poire se confirme en bouche, une fraîcheur salvatrice que le nez trahissait. Ensemble puissant, avec de la mâche, qu’une finale, finement tannique, mais un poil chaude vient gâcher.

    VdF  Le Chemin du Querry 2021 (100% chenin) :
    La robe « jaune tirant sur le brun » trahit une oxydation « avancée » que le nez confirmera, avec en sus des notes de pommes blettes et une fine volatile. En bouche, la volatile (0,8) domine l’ensemble dans un cortège d’oxydation avancée pas des plus sexys en l’état.

    VdF Le Clos des Chataigniers 2021 (Cab’ franc, pinot noir, négrette pour 1/3 chacun):
    un rouge de « cuve béton » au nez de cab’ franc typé, très fruité, à la volatile sous-jacente. Une attaque à l’acidité haute, limite astringente, au joli poivre en finale, qui louche presque sur un pineau d’Aunis pour le coup.

    VdF La Pierre Aux Fées 2021 (100% Pinot noir):
    Là encore, la fine volat’ joue les parfums d’ambiance, avec quelques notes de cosmétique. Une attaque de purée de fruits bien mûre, à l’acidité qui redresse l’ensemble, à la finale finement astringente. A attendre forcément.

    VdF Sang de l’Yon 2021(90% Négrette – 10% de chenin) :
    Jolie nez fumé, à l’attaque gourmande/glouglou comme je les aime. Fine astringence au déroulé du vin. Là encore les notes de poivre donnent le caractère au vin pour en faire plus qu’un jus de raisins qui glisse.

    Un vigneron clairement passionnant et attaché à son terroir vendéen.
    Il ne cache pas pousser les maturités, mais la fraîcheur préservée sur chacune de ses cuvées relève d’un vrai savoir-faire, d’une maîtrise pour des vins sans filet, globalement nets et droits.
    Pour ne rien gâcher, les tarifs restent très humains et justifiés vu la l’importance des travaux manuels nécessaires/incontournables dans la conduite des vignes et au chai.

    • in reply to: Lyon
    Doc Adn
    Participant

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    [quote= »docadn post=1092642″]

    [b]La Sommelière
    6 RUE MOURGUET
    METRO VIEUX LYON
    Tél 04.78.79.86.45
    DU MARDI AU SAMEDI DE 20H00 À 21H00 et LE SAMEDI DE 12H00 À 13H30
    https://www.la-sommeliere.net/%5B/b%5D

    Bonjour,
    Je me rends rarement à Lyon, mais j’y ai réveillonné le 24 décembre dernier, dans une petite merveille d’adresse de 12 couverts (nous étions 8 convives ce soir-là).
    Un chef japonais : Takafumi KIKUCHI
    Une Sommelière : Shoko HASEGAWA
    Une carte des vins concoctée avec ANTIC WINE
    Une séquence unique (même le soir de Noël) en 7 plats à 72€ d’un niveau remarquable (la table a été étoilée début 2019), quand la carte des vins, courte mais pointue, est brillamment animée par une Shoko passionnée (tendez bien l’oreille, son français est bon, mais avec l’accent il est parfois compliqué de décrypter du 1er coup).
    Je prends rarement (pour ne pas dire jamais) l’accord mets/vins, mais là : Bérêche, Boxler, Germain, Barret (pour ne citer que les Français) servis en 1/2 verre pour multiplier les expériences.
    La cuisine y est d’une délicatesse rare, le service raccord, 04h00 qui sont passées comme un battement de cils !
    Réservation impérative.[/quote]

    Bonjour,

    2 ans après, jour pour jour, je suis retourné réveillonner dans ce restaurant de poche.

    Le menu a pris 10€, mais la séquence s’est révélée aussi remarquable que celle d’il y a 24 mois.
    Là encore, j’ai pris le très discutable « accord mets-vins »… qui s’est révélé pertinent, notamment avec
    un original vin rouge des Açores qui se lova merveilleusement avec le pigeon de Bresse (Quintart).

    Un étoilé aussi discret que leurs propriétaires, une carte des vins joliment castée, aux prix doux pour
    ce type d’établissement, au niveau culinaire bien plus élevé qu’une table murisaltienne
    encensée de manière un poil spéculative, à mon goût, sur LPV.

    PS : l’anecdote veut que j’ai dîné à la même table qu’il y a 2 ans… m’entendant faire la remarque,
    une cliente s’est exclamée avoir été présente aussi ce jour (le 24 décembre, fastoche de s’en souvenir)
    et s’être vu attribuer la même table qu’il y a 2 ans… nous nous sommes donnés rendez-vous au réveillon de Noël 2022 !
    PS 2 : seulement 8 couverts, comme il y 2 ans, servis ce soir-là !

     [/quote]
    Bonjour,

    Noël 2022 n’est pas aussi loin que cela… le rendez-vous a eu lieu, pour la 3ème fois consécutive…. l’autre cliente n’était pas là par contre !
    Moment toujours délicieux (immuable service avec 8 couverts encore cette année)… et des accords mets-vins toujours remarquables pour 48 ou 58€ (en 4 ou 5 verres),
    qui fait toujours exception, dans ce discret restaurant de poche étoilé au menu unique midi/soir (87€, pour 2 entrées/poisson/viande/avant-dessert/Grand dessert) même le soir du 24 décembre.
    Bref, je me répète, mais ça reste vraiment la petite pépite lyonnaise planquée du grand manger et du bon boire.
    NB : Le verre de champagne était hors formule accord mets-vins (14 €)


    Doc Adn
    Participant

    Salut Ralf,

    Merci pour ta vigilance orthographique !
    pour l’Escalada Do Sil, nous retrouvons effectivement le Mencia, mais aussi le Garnacha Tintorera (Alicante Bouschet) et le Merenzao (trousseau jurassien).

     

    Doc Adn
    Participant

    Un très très gentil modo, devant ma crasse incompétence, a rajouté les photos sur mon CR, jetées en vrac dans ce post !!


    NB : ayez toujours un Oliv’ éveillé !!
     

    Doc Adn
    Participant

    – Helicon – Anicroche 2020 – Vin de France – C. Vellis/ R. Pienne

    Robe très brillante, très jeune. Notes de cacao, fruits secs et un caractère « rancio » prononcé au nez.
    Une entame  au caractère très sec (vs le nez), quasi cristalline, à l’acidité élevée.
    Une vraie sensation « d’eau de roche », à la finale très saline/salivante.
    Encore trop jeune pour s’exprimer pleinement, mais bourré de promesses pour après-demain. B++

    – Alsace Grand Cru – Riesling Schlossberg – Cuvée Ste-Catherine 2017 – Domaine Weinbach

    Robe jaune prononcé. Notes pétrolées immédiates, complexité olfactive presque hypnotisante sur l’abricot, la mangue fraîche.
    Le déroulé buccal laisse pantois d’admiration.
    C’est d’une élégance superlative, à la complexité modèle et d’une infatigable finesse. TB++/EXC

    Seulement 2 « blancs secs »… une première pour le cercle breizhou habitué à dégommer une demi-douzaine de blancs avant d’attaquer les rouges… les choix BG semblent fortement orientés sur la couleur rouge et/ou assimilé pour cette session !

    – IGP Pays d’Hérault 2009 – Domaine de la Grange des Pères

    Robe tirant sur la brique/très évoluée, au caractère nasal « chaud/solaire », mâtiné d’une pointe de volatile et de cerise à l’eau de vie.
    L’attaque est quasi schizophrénique à côté. C’est frais, à l’acidité élevée, à la puissance conséquente, à l’équilibre d’école, pour une finale très épicée.
    Les gorgées suivantes confirment le « racé » d’un jus qui en a encore gros sous la godasse. TB++

    – Ribera Del Duero – Ano de Gracia – Cosecha 2016 – Lynus

    Un boisé quasi outrancier me saute au nez, m’orientant vers l’archétype « d’une syrah solaire ».
    La bouche s’avère juteuse, presque « séveuse », au puissant cassis, laissant place à un poivre délicat.
    Finale teintée d’herbes sèches (thym) et d’une petite forêt de chênes pas tout à fait centenaires. B++

    – Côtes-du-Rhône – La Pialade 2012

    J’avais relu les derniers avis sur Pialade 12 avant d’arrêter mon choix.
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’enthousiasme soulevé à chaque Pialade 12 n’était pas des plus encourageants pour « introduire » le demandeur dans la « galaxie Reynaud ».
    Mais comme dirait je ne sais pas qui « c’est en tire-débouchant qu’on peut le mieux juger un vin ».
    Je double-carafe la veille, épaules dégagées » en goûtant pour la science.
    Le jour même, la robe reynaldienne de rigueur s’affiche. La palette olfactive classique s’étale.
    Les 11 Apôtres, relativement aguerris aux vins du/des domaines, penchent rapidement pour le vigneron mais sèchent jusqu’au bout pour annoncer Pialade.
    Le demandeur semble ravi.
    Un vin au fruité éclatant, aérien, gracile comme une Pialade bien née, loin d’être épuisée/fatiguée ou je ne sais quel autre qualificatif en « ée ». EXC

    – Côte-Rôtie – Côte Blonde 2005 -Domaine René Rostaing

    Un nez fortement boisé, au végétal conséquent qui fait voyager tous les dégustateurs…. sans réussir à mettre « syrah » !
    Une matière très corsée, à l’expression de rafle soutenue, au déroulé tannique, serré, trop jeune.
    La stupéfaction de découvrir que le vin a 17 piges et n’est clairement pas prêt à être apprécié à sa « valeur ».
    « Tou jeune tou mourir aujourd’hui ». B-
    NB : j’étais le demandeur d’un « Rhône nord racé de plus de 10 ans à point ».

    La suite prochainement… et nous sommes déjà prochainement !

    – Valdeorras – Escalada Do Sil 2017 – Alberto Orte

    Un des nez les plus élégants de la séance… frôlant le splendide quand les notes de roses fraîches viennent perturber notre flair de limier canin apprenti !
    Une attaque très acidulée, sur de beaux agrumes (type pomelos) juteux et mûrs.
    C’est ultra-gourmand, glissant sans peine entre nos badigoinces, qui en vu d’autres,
    mais restent scotchées par le charme fou de cet ovni à l’équilibre jouissif dont on boirait des méga-bassines tous les week-ends ! [b]EXC

    – Côtes-du-Rhône – Château de Fonsalette 2006[/b]

    La robe claire, le pif archétypé nous fait dire : « tiens, ça fait un moment qu’on a pas bu un Reynaud, hein les gars… »
    Le déroulé se fait sur une finesse, un fruité et une élégance remarqués… quand, juste avant et pendant la finale, l’alcool vient flinguer le joli menuet en cours.
    Comme nous sommes des intolérants à la « médiocrité », nous ne retiendrons forcément que ce caractère rédhibitoire. B-

    – Barolo Calissano DOC 1966 – Luigi Calissano & Figli

    Ce vénérable jus révèle, à travers sa robe, un âge certain… confirmé par une bouche d’obédience [s] »sénior »[/s] « ancien junior ».
    Las, un « pet au casque » marque le déroulé d’un jus dont la symbolique  était plus importante que sa qualité intrinsèque. NN

    – Château Chalon 2009 – Domaine Macle

    Un nez marqué par les fragances standards d’un vin dit « oxydatif » de fruits secs, noix, curry.
    La bouche, large, puissante, relativement brouillonne en l’état, déboule comme une Mercedes dans un tunnel parisien.
    La finesse s’extraie très difficilement de ce cortège marqué par l’alcool et l’éthanal. Finale un poil de traviole pour cette
    quille, forcément juvénile, mais qui donne à voir un chouette potentiel dans 1 ou 2 décennies. B+

    – Alsace – Le Jeu des Verts 2020 – Domaine Marcel Deiss

    La robe orangée nous emmène forcément au(x) pays des vins de macération. Matière tannique, sur un fil de poire puissante, pour une jolie finale épicée.
    Bel équilibre que ce « vin de macération alsacien sur terroir de marne » issu de vignes complantées de Riesling, Pinot Noir et Gewurztraminer.
    B++/TB-

    Riesling Auslese – Erdener Prälat 2014 – Weingut Karl Erbes

    L’heure des « sucs » a sonné avec un jus prêt à nous paralyser la langue et ses potes chicots, quand la superbe acidité décolle et fait décoller un jus mêlant datte
    et une pointe de safran en finale. TB-

    – Vino Santo Rosso – Riserva 1968 – Lodovico e Piero Antinori

    Encore un Ovni offert par le plus Piémontais des Rennais (Axone35).
    Une robe tirant sur le brun-chocolat noir 72%. Un fin nez de rancio flotte au-dessus du verre. En bouche, je pense
    à un PX, avec ses notes de pruneau, de café. L’acidité est folle. Ca semble très âgé, mais c’est debout bordel !
    Finale réglissée, terre humide et de « vin de noix ».
    La symbolique m’oblige à surnoter légitimement ce millésime « magique », que je croise pour la 1ère fois de ma petite vie de dégustateur amateur. [b]EXC

    Mon tiercé :

    –  Valdeorras – Escalada Do Sil 2017 – Alberto Orte[/b]
    [b]- Côtes-du-Rhône – La Pialade 2012
    –  Alsace Grand Cru – Riesling Schlossberg – Cuvée Ste-Catherine 2017 – Domaine Weinbach / [/b]Vino Santo Rosso – Riserva 1968 – Lodovico e Piero Antinori (photo finish)

    Un grand merci au Bon Génie (alias Martin absent ce jour) pour avoir coordonné et permis la tenue de cette session.
    Tous nos remerciements au staff de La Mirlitantouille (c’est vraiment des bons en solides, comme en liquides, si vous passez par Rennes, n’hésitez pas)
    qui nous accueille à chaque fois comme des Rois… et Reines !
     

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 36 ème session LPV-BzH s’est tenue le 25 février 2023 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec pour thème : « Bon Génie »
    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    Petite dégustation au sein du cercle « La Grappe » (St-Avé dans le 5-6), dont j’avais la lourde tâche d’assurer l’animation.
    Pour une 1ère, j’avais choisi de faire découvrir ou redécouvrir à un aréopage de 12 amateurs le cépage « Chenin » au fil de la Loire… en somme « Les chemins du chenin » entre Touraine et Anjou.

    Devant m’acquitter des rôles d’animateur et de serveur, je n’ai que partiellement noté mes impressions lors de la soirée.
    Les notes suivantes sont celles rédigées 24h00 plus tard, sur les fonds de quille ramenés à la casa.
    En-dessous, j’ai repris les quelques mots jetés entre 2 explications/animations et services.

    Vouvray 18 – Les grives soûles – Perrault-Jadaud

    Nez typé de chenin, crayeux, sur la verveine dominante. Un 1er jus relativement corsé, à l’expression globale demi-corps étonnante. Un jus très mûr, à l’alcool dominant en finale. Plus pataud que mes souvenirs de la veille. B-

    La veille : nez typé chenin ++, large ++, sec/tendu

    Domaine de la Taille Aux Loups – Montlouis/loire – Clos de Mosny 19

    Nez très lacté, herbes fraîches, verveine et citron. A l’aération feuille d’oranger, fumée et silex viennent compléter le tableau. Attaque citrique, élancée, déroulé sur le thé vert froid et grosse mâche. finale longuement salivante. TB+

    La veille : lacté+, mûr ++, ample, épicé, très élégant.

    Chinon Blanc – Le Domaine 20 – Bernard Baudry

    Nez plus en place que la veille, plus discret, sur une fine pomme blette/compote. Attaque relativement sphérique sur une poire puissante. Cela reste moins longiligne et moins tendre que la veille. Jolie persistance du jus, finale presque tannique, accompagnée d’une fine sucrosité/expression très mûre. Finale salivante et puissante « à la Blot ». B++

    La veille : nez bof, longiligne, tendre.

    Saumur blanc – Les Perrières 19 – Arnaud Lambert

    Nez « doux/mûr », frais, mentholé, verveine et herbes sèches. Aattaque immédiatement tendue, mais dégoulinante de fruits. La craie prend très rapidement place dans le train des saveurs. Finale toujours salivante, « finement tannique », aux amers lactés puissants très persistants. TB-

    La veille : nez idem Vouvray, solaire, résiduel++, poivré.

    Anjou Blanc 20 – Thibaud Boudignon

    Nez crayeux à mort, typé chenin. Arômes de thé et un fin pétrole (que je n’avais pas la veille). Acidité très haute, un déroulé relativement svelte pour un vin puissant en l’état, sauvage même ! Très grosse tension qui redonne du squelette à l’ensemble. Amers longs, puissants, persistants pour une salivation et une longueur kilométriques (2-3 minutes après, tu as encore la langue/le palais sous l’effet du vin). La toute petite pointe de pomme blette gâche un poil l’ensemble. TB+/TB++

    La veille : réduction ++, carton mouillé, frais, élancé, épicé.

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »dymytri37 post=1195724 userid=8005″]Merci Adnane d’avoir laissé une trace de cette soirée  . De mon coté quand j’ai relu mes notes qq jours plus tard, je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup de manquants. J’ai bien essayé d’être sérieux une partie de la soirée mais je n’ai pas tenu.

    Donc ci dessous une trace de ce que j’ai noté (avec des trous):

    Blot 12 Triple zéro RD: Miel évolution, un peu de sésame grillé en bouche, c’est bon et gourmand. Bien

    Follet Ramillon brut nature 2017 et réserve 2016+2015: nez floral, bouche jeune, pas assez mûr à mon gout (amers végétaux) + grosse acidité. Rafraichissant cependant, longueur correcte. Bien –

    Shaman (69% Pinot le reste Chardo) 2017: Bouche plus mûre, plus de vin que le précédent (et même année donc c’est intéressant), sésame, peu de bulles, finale un peu fermentaire (vin nature je crois) et c’est dommage car le reste est très bien. Salin et long en bouche. C’est border sur le coté nature mais reste quand même du bon coté. Bien +

    Krug édition 99: Nez « huileux » de noix et de sésame. Bouche évoluée, champignons puis avec de l’ouverture une grosse tension/acidité. T Bien +

    Forest 05: Nez Chablisien crôute de fromages, bouche peu évoluée, bien sèche avec un coté « bonbon acidulé » qui relance l’ensemble. Belle longueur. T Bien

    Brézé 06 Rougeard: Attaque plutôt grasse, du volume. Finale assez longue mais assez mole aussi. ca termine évolué sur la cire d’abeille. Pas d’émotions pour moi sur cette quille qui ne présente cependant pas de véritables défauts. Bien –

    Forest 01: Fait beaucoup plus « croutes de fromages »/fermentaire que le 05. Bouche moins sexy, très coquille d’huitres. Fait très chablis et petite préférence pour moi sur le 01. T Bien +

    Poruzot Jobard Morey 2018: Nez discret sur l’aubépine, bouche grasse, beurre frais, c’est très « caressant ». Pas vraiment l’impression qu’il y est un vrai terroir dans ce vin. Plutôt court en bouche. Peut être trop jeune. Bien –

    Ganevat « grusse en Billat » 2013 chardo: T beau nez, bouche digeste, belle acidité, propre, citron confit, belle longueur, du tout bon. T Bien +9

    Chassagne 1er cru Morey Coff « Cailleret » 2014: Nez de caramel, bouche sans intérêt pour moi . Moyen

    Beaumont 2019 savagnin Croix Courbet: pas ne nez, belle acidité, c’est ciselé avec des amers, puissant et long. Bien +

    Labet « les champs rouges » Chardo 2015: chouette nez, bouche trsè belle, du sésame, c’est lo,ng et tendu, un vin évident. Top. Excellent

    CM 15 de Jull: belle cartouche (c’est tout ce que j’ai noté, dsl avec le souvenir de voir que ce vin était d’un très haut niveau même aligné face à des cadors). Je vais peut être en racheté un peu 

    Hélicon 19: très digeste sur les agrumes, coté eau de roche, yper glou glou, orange amer. Un très bon vin de soif. T Bien

    Gauby Coume Gineste 15: Trop fermentaire en bouche, le nature du mauvais coté. Bof

    Egon Muller: gourmandise

    Batard 13 Morey Coff: Nez de bonbon à l’ananas, bouche pas très digeste et c’est trop marqué par le bois (pour moi). Un vin qui ne veut pas couler. Bof

    Roulot Charmes 2008: nez superbe de beurre frais. Fait grande Bourgogne, bouche géniale et finale plutôt longue sur le beurre. Excellent

    Bienvenues Batard 09 Ramonet: Nez de Chablis, j’aime ça, la bouche monte crescendo en puissance et en longueur. effet Wahoo. Excellent +

    Coche Cailleret 09: un peu « maigrichon », fait Bourgogne générique. Puis je vois l’étiquette et me dis que je suis un peu dur. J’analyse un peu plus. C’est dans un registre plus minéral que les vins précédents, il faut aller le chercher. Probablement pas facile pour lui dans ce genre de dégustation ou le plus démonstratif à tendance à l’emporter. Bien

    Bellivière 02: nez un peu rustique, mentholé, bouche un peu végé; tannins encore bien présents, belle longueur. Bien

    Mag de Rochegrès 96 Jadot: Un peu réduit/canaille, un poil mûr, sympa. Bien+

    Egly 09 rouge: nez de cerise, très chouette. Un poil assez digeste à mon gout mais c’est bon. Bien + Très bien –

    Volnay Esmonin santenots 2014: Nez boisé chocolaté. Menthol en bouche qui termine un peu sèche. Bien

    Doublette de Chambolle 2017 de TLB: préférence en l’état pour le village qui est d’une belle gourmandise. Très beau Pinot.  Le 1er cru, plus de vin mais à l’élevage torréfié plus appuyé mérite d’attendre encore qq années Beau vin cependant). 

    Clos Prieur Roy 08: effet millésime certainement, c’est acide et maigrichon. Moyen

    Chapelle 14 de Tremblay: Nez magnifique sur la fraise et le menthol. pas de notes sur la bouche et pas de notation.

    Clos St Jacques Rousseau 10: juste noté. « Génial ». Le vin de la soirée pour moi 

    Gazin 85: nez mûr, cuire, c’est chouette, bouche fumée. Bien +

    GdP 14: mon 2eme plus beau rouge, un vin d’une évidence….

    Célestin 05: très très rêche

    Clos des papes 89: nez de cèpes frais, me rappel les cueillettes de cette année. (et je n’ai pas noté si j’ai aimé)

    Fin des notes, dsl ! ensuite j’ai du me lever, papoter, déconner etc…

    Encore une magnifique soirée, cela peut paraitre beaucoup d’un regard extérieur mais uen fois /an, tout le groupe se retrouve (une 20 aine) et ça fait du bien. Le plaisir de terminer l’année en beauté avec à chaque fois, beaucoup de générosité.

    A l’année prochaine 

    Dimitri

     [/quote]
    Salut Dim,

    Merci aussi pour ton CR, qui pourra soit en rassurer certains, soit en inquiéter d’autres…

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Alex post=1195454 userid=1157″]Très belle série et de grands vins tout de même
    Concernant Helicon de mon expérience il faut l’aérer très longtemps pour qu’il donne sa pleine mesure, c’est un très beau vin (pour moi évidemment).

    Alex

     [/quote]
    La bouteille n’a pas été spécialement préparée pour l’occasion (débouchée-servie).
    Les vins de Constantin Vellis ont « belle presse » un peu partout.
    C’était le 1er que je goûtais (même si j’ai acheté sans les goûter, sur les conseils d’un collègue de goulot, 2 bouteilles sur le millésime 20 de ce domaine)…
    Je veillerai à aérer mes exemplaires, merci Alex !

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Zapata post=1195452 userid=1055″]45 pinards quand même…Il faut tenir la longueur

    Si on s’autorise à en cracher quelques uns à l’intérieur (ceux qu’on aime beaucoup), c’est déjà assez difficile à gérer

    Bravo pour les notes prises jusqu’à la fin…et je ne suis pas étonné par certains commentaires sur des belles étiquettes qui en fait sont assez peu gourmandes, et ne donnent pas envie d’en boire.
     [/quote]
    Toutes les tables étaient équipées de crachoirs, très très régulièrement vidés… car effectivement avec 45 bouteilles le choix de « cracher à l’intérieur » nécessitait des arbitrages complexes !
    De très belles étiquettes pas toutes au rendez-vous, pour moi… ou comment l’adage « il n’y a pas de grands vins, seulement de grandes bouteilles » peut me servir d’alibi pour le coup  !

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »mgtusi post=1195449 userid=2205″]
    [quote= »Frisette post=1195447 userid=15837″]Magnifique!!!???

     [/quote]
    Magnifique CR certes, mais en terme de déceptions, c’est grandiose !
     [/quote]

    Il paraît que, comme aiment à le rappeler certains, je suis un « saqueur en chef » en terme de notation !
    L’occasion de préciser, à ce propos, que tous les vins ont été dégustés « étiquette découverte ».
    Si  d’autres dégustateurs se plient aussi au CR, je reste persuadé que certains vins ont été
    largement plus appréciés que ce que laisse transpirer le mien !

    Doc Adn
    Participant

    CR: Domaine Julien Vedel – Vouvray – Le Compte Marc 2021

    1er nez d’obédience sudiste/solaire, louchant sur la Provence, sur des fruits blancs, que l’attaque va démentir spontanément !
    Cette dernière est tonique/vive, sur le citron vert/rhubarbe… puis le profil « compte martien » « verveine citronnée/tilleul » s’impose enfin.
    Finale un poil large/grasse… étonnante, pour ceux qui connaissent bien cette production, mais qui ne s’écrase pas du tout !
    Les gorgées suivantes sont marquées par un jus au caractère demi-corps/éthéré en seconde partie de bouche, aux amers diffus pas encore aussi précis qu’à l’accoutumée.
    Finale salivante, à l’étonnant très fin perlant.
    Ça se gorgeonne sans mal… et sur un poulet très très épicé, la surprise de voir un caractère très « poire » rejaillir et tenir vaillamment tête à ce plat volcanique !
    Good job que ce CM 21, plus taillé pour la fourchette que pour la cahuète !!

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Ilroulegalet post=1190088 userid=23889″]
    [quote= »docadn post=1190077 userid=1262″]Bonsoir Sven,

    J’avoue que j’ai retranscrit l’intégralité des éléments de l’étiquette/contre-étiquette (et mal en plus), car je ne capte strictement rien dans l’organisation/langue/dénominations « ésotériques » des vins issus de ces vignobles !
    Merci pour tes éclairages et n’hésite pas à m’interpeller s’il reste des coquilles.
    NB : Schilfwein semble signifier « vin de roseau »… qui est la singularité de ce vin
    NB 2 : pour la Virada, je ne pense pas que l’aération aurait fait baisser le niveau d’alcool ressenti.
    Je goûte depuis plusieurs années les productions du domaine et nous sommes de plus en plus nombreux
    à trouver le niveau d’alcool de moins en moins équilibré/plus palpable sur les différentes cuvées.[/quote]
    C’est tout naturel que de faire un travail rigoureux et de transmettre ses connaissances si le cas échéant, on est le « sachant » 

    Pour ton NB 1, comme tu n’es pas germaniste mais je pense allolingue, je suppose que tu connais les limites des traductions littérales. Donc « Schilwein », c’est un vin de paille en bon français  précise bien que Stroh (paille) ou Schil (roseau) sont utilisés de façon traditionnelle et indépendante du matériel de séchage.

    Pour faire bonne mesure, le SR est à « seulement » 296,8g/L, ce qui est déjà extraordinaire. A 530g, on serait dans le territoire des plus intenses TBA allemandes ou (surtout) celui des Essenzia du Tokaj, et pas à 8°.

    Pour Camin Larredya, ton expérience est supérieure à la mienne donc acte mais à titre personnel j’adore ces bouteilles avec leur puissance, leur complexité et ces amers nobles qui ne me font justement pas sentir la charge alcoolique
     [/quote]
    Bonsoir Sven,
    Le frangipanophobe que je suis se doit de faire amende honorable, pour n’avoir pas corrigé immédiatement la teneur en sucre annoncée (notée)… puis vérifiée (mais pas corrigée sur mes notes).
    Je vais de ce pas corriger cette coquille,merci pour ton attention.
    Puisqu’il faut tout préciser, je n’ai absolument pas fait de « traduction littérale » comme tu as été amené à le penser.
    J’ai cité le « roseau » car c’est ce qui a été animé pendant la dégustation.
    De plus je ne me serais encore moins permis d’aller puiser sur « Wiki » une pseudo-métonymie ou autre vague homonymie, dans la langue de Goethe, pour expliquer que le roseau et la paille ont la « même signification » que seul un « non-allolinguiste sachant » peut saisir.
    Je clôturerai mon propos, qui se voulait compendieux (mais encore raté), en disant que je viens parfois sur LPV car c’est c’est un site « d’apprenants ».
    Que le vin est une grande école d’humilité, que le forum est assez riche et singulier pour croire encore que tout le monde est passé par la case Sauternes ou Alsace en guise d’introduction au monde des liquoreux, que les amateurs pétris de dilection sont suffisamment curieux pour nous faire découvrir des cygnes de toutes les couleurs à chaque rencontre.

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Ilroulegalet post=1190073 userid=23889″]
    [quote= »docadn post=1190071 userid=1262″]Burgenland Austria – Prädikatswein – Angerhof – Schwein – Zweigelt 2015 – Tschida

    Nez explosif de grenade (le fruit évidemment) inédit sur un vin, pour ma pomme.
    Une bouche aérienne, délicate, suave, sur la mangue (à nouveau elle, mais à point cette fois-ci).
    Chaque gorgée développe une magie inédite d’équilibre, entre les quelques 530g de résiduel et la structure quasi parfaite d’un vin, qui caresse les astres et propulse le cortex aux confins de la galaxie du plaisir. TOP

     [/quote]
    Petites précisions : Burgenland est la région « parapluie » mais l’appellation stricto sensu est Neusiedlersee et ce n’est pas « Schwein » (problème de T9 je suppose) mais « Schilfwein » qui signifie vin de paille. Par ailleurs « Prädikatswein » signifie simplement « Vin de qualité spéciale » qui est une catégorie légale de qualité mais n’aide pas stricto sensu à répertorier le vin. Ce serait super d’arranger la dénomination.

    La sélection fait envie, et l’idée que chacun sorte de ses marottes très sympa même elle requiert une vraie ouverture d’esprit et une connaissance du vin assez approfondie pour éviter les déboires.  

    La seule cuvée de la sélection que j’ai déjà bue est La Virada en 2016 et 2018 et tout porte à penser que la bouteille a manqué d’aération. Bien que ce soit indiqué que la bouteille supporte un carafage sur l’étiquette, en réalité il n’y a aucun scrupule à lui mettre 5h de carafe pour qu’il se détende sinon ça donne l’impression d’un pilier de rugby dans une camisole. 

     [/quote]
    Bonsoir Sven,

    J’avoue que j’ai retranscrit l’intégralité des éléments de l’étiquette/contre-étiquette (et mal en plus), car je ne capte strictement rien dans l’organisation/langue/dénominations « ésotériques » des vins issus de ces vignobles !
    Merci pour tes éclairages et n’hésite pas à m’interpeller s’il reste des coquilles.
    NB : Schilfwein semble signifier « vin de roseau »… qui est la singularité de ce vin
    NB 2 : pour la Virada, je ne pense pas que l’aération aurait fait baisser le niveau d’alcool ressenti.
    Je goûte depuis plusieurs années les productions du domaine et nous sommes de plus en plus nombreux
    à trouver le niveau d’alcool de moins en moins équilibré/plus palpable sur les différentes cuvées.

    Doc Adn
    Participant

    Suite et fin de la dégust’ avec les sucres/liquoreux.

    Vouvray – Clos du Bourg – Moelleux 2008 – Première Trie – Domaine Huet

    Un nez puissant de mangue trop mûre s’impose, avant de laisser la truffe et l’amande danser autour.
    Une acidité haute sur un matelas doucereux de mangue toujours trop mûre.
    Le fruité me dérange, mais l’acidité me sied. B+

    Vin Santo Del Chianti Classico 2009 – Isole e Olena (mis en bouteille 2019)

    Nez puissant et très élégant de figue/datte, qui me fait partir sur un chenin caractéristique.
    Là encore, une acidité haute qui déroule un jus très frais, presque aérien, à la finale fruitée éclatante, avec une pointe d’austérité/de retenue qui laisse deviner un potentiel encore grand pour ce jus. TB/TB+

    Neusiedlersee – Angerhof – Schilfwein – Zweigelt 2015 – Tschida

    Nez explosif de grenade (le fruit évidemment) inédit sur un vin, pour ma pomme.
    Une bouche aérienne, délicate, suave, sur la mangue (à nouveau elle, mais à point cette fois-ci).
    Chaque gorgée développe une magie inédite d’équilibre, entre les quelques [s]530g [/s] 296,8g de résiduel et la structure quasi parfaite d’un vin, qui caresse les astres et propulse le cortex aux confins de la galaxie du plaisir. TOP

    Ainsi s’achève cette session surprenante, d’un éclectisme singulier, où même les « germanophiles sucriers de service » (alias Ben et Paul) ont réussi à sortir de leurs « autoroutes mosellanes pétrolées » !

    Mon tiercé :
    [b]1- Zweigelt 2015 – Tschida (TOP)
    2 – [/b][b]Initial Brut – Jacque Selosse (TB++)
    3 – Champagne – André Beaufort – Grand Cru 1989 (TB+)
    3Ex- Côtes de Brouilly – L’Héronde 2015 – Claire & Fabien Chasselay (TB+)[/b]

    Merci à Bernard et Martin (absent ce jour) pour la mise sur pied/coordination de ce rendez-vous.
    Vivement la XXXVIème rencontre !

    Doc Adn
    Participant

    Salut Marc,

    Ludoacq -> Chasselay
    GAET -> Muz
    Sebus, -> Bandol
    Axone35 -> Minervois
    docadn-> Bourgueil
    [quote= »marcam post=1190044 userid=22864″]super CR docadn, j’y étais presque bien qu’étant plus près du Jurançon que de Rennes au moment de vos libations !
    Au fait, quels sont les « apporteurs » de rouge ?
    Amicalement,
    Marc
     [/quote]

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