Doc Adn

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    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 41ème session LPV-BzH s’est tenue le 28 Septembre 2024 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes.

    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,

    41ème raout breton autour de dives bouteilles… avec 2 invités de marque aka Jean-Paul & Agnès.
    La foule des grands jours pour cette édition : pas moins de 14 convives et un record de crachoirs sur les tables.

    La Mirlitantouille, sa cuisine toujours impeccable et son service des plus chaleureux et convivial !
    Un CR décousu/à l’emporte-quille, porté par l’ambiance et le « causer-vin » qui fait oublier les prise de notes précises/analytiques !

    Merci Gilles d’avoir ouvert la rubrique.

    Décryptage de mon carnet gribouillé :

    – Egly-Ouriet – Brut Grand Cru millésime 2008 :

    Nez fumé/toasté, oxy ménagée, bulle caressante puis très tonique au déroulé, finale très crayeuse et sur le citron vert/tres citrique ! Juste un poil de longueur supplémentaire pour en faire un vin immense ! » TB+

    – Domaine Lajibe – Serres-Seques 2021 – Jurançon

    Une grosse autolyse qui m’oriente sur un chenin angevin d’obédience nature. Attaque grasse/riche, acidité en finale qui retend l’ensemble et l’équilibre in-extremis ! Complexe, mais aux antipodes de mes autres expériences sur le domaine ! » B++

    Domaine Peyre-Rose – Oro 2005 – Coteaux du Languedoc

    Nez puissant, Miellé, qui me fait voyager vers des contrées dédiées au chenin. Les notes d’hydrocarbures me font douter. Attaque sèche, fortement boisée, saveurs de bois neuf, mat et peu emballant en l’état ! » AB-

    – Domaine Prager – Achleiten Riesling smaragd 2009

    Notes pétrolées puissantes, miel, safran, très joli nez ! Attaque doucereuse, à l’acidité tranchante immédiatement après ! C’est aérien, très porté sur les notes pétrolées en bouche. Finale de pamplemousse rose, aux amers puissants, avec une fine sucrosité sous-jacente. Acidité modèle. » TB+

    – Guffens-Heynen – Clos de Poncetys 2008 – Saint-Véran

    Nez de Lactalis énorme et de caramel, un boisé peu discret pour compléter le bouquet olfactif ! Attaque grasse/ronde, au lacté aussi conséquent qu’au nez, un chardo évident à la finale mentholée étonnante. Coup de tonnerre à la tombée de la chaussette ! » B-

    – Fattoria San Lorenzo – Il San Lorenzo 2004 – Marche IGT 

    Nez d’huile essentielle de géranium. Attaque gironde, sudiste, aux amers saillants. Assez rapidement fatigant et peu passionnant en l’état pour mon palais. AB-

    – Weingut Weniger- Dûrrau Blaufrankisch 2016

    Volatile conséquente au nez, confirmée en bouche. Un végétal et une acidité hautes pour un rouge tonique correct, sans plus ! » B

    – Clos Rougeard – Saumur-Champigny 2002

    Robe très évoluée, claire, corsée, bouche évoluée, sur le vieux bois, l’orange sanguine. Acidité haute et sensation nette de « trop tard » pour un vin plongeant dans les abysses du « vraiment trop tard »AB-

    – Domaine Guiberteau – Les Motelles 2005 – Saumur

    Nez végétal/de vendanges entières, corsé. Attaque fumée/cheminée, très cab’ franc. Finale épicée/poivrée sur l’âtre. B+

    – Domaine Vincent Pinard – Vendanges Entières 2014 – Sancerre 

    Extrêmement boisé au nez, 01h00 de carafage aura suffi à assagir en partie la chose. Nez de menthol, frais, à la rafle conséquente en bouche, au fruité dominant, à l’acidité très haute et encore à l’aube de sa vie. B++

    – Azienda Agricola Oasi degli Angeli – K[u][b]upra 2011- Marche IGT rosso[/u][/b]

    Nez évolué, dense sur des flaveurs de maquis… bouche sudiste, marquée par l’alcool et la puissance… pour autant, il faut lui reconnaître un profil « noble/racé » qui m’empêche de l’enfoncer sous l’escalier (les Marches, vous l’avez ?!) B++-

    – Domaine Rinaldi – Tre Tine 2011 – Barolo

    Nez d’une élégance rare, bouche puissante mais suave, jus mûr, à la fine sucrosité… on se dit qu’on tient le « grand vin » de la journée… las, la finale alcooleuse flingue le bel opéra de départ…[b] TB-

    – L’Oratoire Saint-Jean d’Aureilhan 2021 – Coteaux du Salagou[/b]

    Nez de « brûlé-cheminée », bouche « extraite », très lactée, marquée par un ressenti de « bois neuf »… finement pinoteur, mais à la sucrosité déséquilibrante ! B[b]+

    – Tenutte Sella – San Sebastiano allo Zoppo 2011 – Lessona[/b]

    Un vin spontanément « mat » avec de discrètes notes d’herbes sèches, a la finale épicée mais sans grand caractère ! Pas mauvais, ni excellent, mais clairement transparent ! B

    – Domaine du Gros Noré – Cuvée Antoinette 2011 – Bandol

    Nez évolué, jus corsé, encore très boisé, à l’alcool jaillissant, marqué par une sucrosité pesante… ensemble dense, trop dense ‘en l’état. AB-

    – Dr Thanisch – Berncasteler Doctor 1992 – Riesling Auslese

    Nez de derrick en activité, acidité très haute, bouche de « sec-tendre », un poil light et un petit travers/truc pas net qui m’empêche de mettre le vin à son niveau réel. B+

    – Maximin Grünhaus – Abtsberg auslese 2018 – VDP grosse lage

    Nez de bonbec anglais, qui se confirme sur une trame acide haute, une fraîcheur salvatrice, rehaussée par un fin perlant de bon aloi ! C’est presque salivant et c’est délicieux en l’état ! EXC

    – Bodegas T° Albala – Don PX 1988 – DO Montilla-Moriles

    Si la robe goudron et le nez de « rancio » peuvent nous mener tout droit vers un PX, la jeunesse me perturbe un poil en l’état (je n’en ai jamais bu aussi « jeune »). J’ai bien la datte et le café en bouche, mais un caractère vibrant et addictif peu manifestes en l’état… ça reste bon mais je ne décolle pas comme sur ceux des années 70 ! B++

    Ainsi se termina cette session on ne peut plus éclectique… avec « une line-up unique au monde » aime à répéter, à juste titre, notre pilier Ilois-francilien Paul.
    Le groupe réfléchit à une session « aux sources de LPV BzH » : La Petite Mer, alias le 5-6 pour les nostalgiques des plaques minéralogiques d’antan.

     

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Gastronomix post=1236081 userid=2506″]J’avoue ne pas bien comprendre la politique commerciale du Château de La Chaize. Les prix ont été largement augmentés ces dernières années… et leurs bouteilles sont de toutes les foires aux vins (Monoprix, Intermarché, etc.).
     [/quote]
    J’ai la même incompréhension commerciale concernant un domaine du Beaujolais, visité l’été dernier, dont j’ai découvert (via un caviste que j’encourageais à rentrer) que « la grande cuvée » est disponible chez Leuleu quasi 5€ moins chère qu’au domaine !
    Je m’en suis ouvert avec le vigneron, qui comprend « ma réaction/mon agacement », mais qui ne parvient forcément pas à faire respecter « un prix minimum conseillé »… de quoi décourager les amateurs à acheter au domaine et enrichir toujours un peu plus la GD au détriment du vigneron…

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    Las d’attendre le retour de Vinozzi depuis le 07 avril .
    La formule entrée-plat-dessert à 25 balles m’a littéralement soufflée !!
    Derrière des « intitulés en trilogie/bistrot branchouille parisien au Fooding « , beaucoup de travail et de soins apportés aux assiettes proposées.
    Bref, y’a du caractère, du goût et de l’élégance de l’entrée au dessert.
    J’ai rarement aussi bien déjeuné à ce prix-là (au poisson très bien cuit, mais servi froid, près) !
    Carte des vins au casting très alléchant, avec des coef’ appréciables (Vs la pratique ailleurs).

    Je mentionne aussi L’Auberge du Cep, à Fleurie, avec sa formule déjeuner (en semaine uniquement) à 33€ impeccable/irréprochable
    pour un étoilé. Plus classique dans sa cuisine, adossée à une carte des vins moins sexy, à mon goût, mais plus musclée en coefs.

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    Seule visite de domaine durant mon séjour beaujolois/beaujolais.
    C’est Mathieu qui me reçoit.
    Exceptionnellement pas de prise de notes, mais une lecture claire des vins proposés/goûtés.

     CR: Beaujolais Vieilles Vignes 2023 dans l’esprit gloulou, désaltérant, gourmand très bien gaulé, quasi imbattable pour le prix domaine (12€ unitaire – 10€ par 6)
    CR: Beaujolais-Villages 2023, forcément plus sérieux, net, au squelette plus affirmé, frais (13€ unitaire – 11€ par 6).
    CR: Fleurie « Les Marrans » 2022, on monte encore d’un cran, avec une fraîcheur, une acidité et une élégance désarmantes (16,50€ unitaire – 14,50€ par 6).
    CR: Fleurie « La Roche’Hampagne » 2022 sur lequel j’accroche moins… la faute à un profil « trop ligérien libéré » pour moi (la faute à la volatile), pour ne pas dire « trop cab’ franc » pour mon bec (19€ unitaire – 17€ par 6)
    CR: Fleurie « Clos du Pavillon » 2022, grosse claque de finesse, fraîcheur, profondeur… un gamay hors-classe qui donne des arguments dans le projet/dossier de classement en « cru » de ce lieu-dit (22€ unitaire – 20€ par 6).
    CR: Chiroubles « Aux côtes » 2023 très à l’aise dans cette série, qui ne dément pas la fraîcheur recherchée et obtenue par les 2 frangins (17,50€ unitaire – 15,50€ par 6).
    Pour finir, un CR: Morgon Corcelette 2023 plus dense/puissant que ses collègues, mais pas fatigant en l’état (17,50€ unitaire – 15,50€ par 6).

    Un domaine aux vins d’une précision diabolique, au travail clairement rigoureux. Je n’ai pas caché craindre des vins « border line », avant de venir, en débriefant la dégustation avec Mathieu.
    Il n’en est absolument rien. C’est net, droit et frais. J’ai été bluffé par le niveau des vins… dont certains prix sont relativement ambitieux au regard des prix moyens pratiqués sur les appellations concernées.
    Plutôt critique sur certaines politiques tarifaires de pas mal de domaines, je n’ai absolument pas eu de grief à les payer à ces prix, tant la qualité et le potentiel sont hauts.

    Doc Adn
    Participant

    Gilles,

    Je te comprends… je ressens un peu la même chose quand je rate une session… mais la prochaine sera la bonne !
    PS : merci pour le format XL en romain, mais je trouvais que XXXX ça faisait moins textile !!

    Doc Adn
    Participant

    Suite et fin…

    Margaux – 2015 – Château Cantenac Brown

    La robe sombre, le nez de/des cabernets très prononcés, l’élevage aussi. Un jus de menuiserie, en l’état pour moi, une expression très lactée, au cassis marqué en final. Florian ne sait pas (encore) que les jus bordelais n’ont pas les plus grandes faveurs du groupe le plus sodomite de diptères de l’ouest, lui préférant les « gros jus ritals » dont nous gratifie régulièrement le Sieur Axone. Bof

    Châteauneuf-du-Pape – 1998 – Le vieux Donjon

    Un nez « résineux », que je qualifie rapidement comme « pété »… comme pour se consoler, la bouche est moins disgracieuse que le nez… mais ça ne reste pas net du tout, avec sa finale de pruneau intense. NN

     Vin de France – Ministre Impérial 2015 – Comte Abbatucci

    Un chouette nez, accueillant ,se présente à nos cloisons nasales encore traumatisées par le jus précédent. Une attaque délicate, qui vire au poivre, puissant… tout se déroulait bien, quand un végétal peu gracieux et/ou une rafle très marquée décidèrent de semer la zizanie dans cette bouteille au pedigree qui ne sut tenir son rang/sa réputation après avoir dévoilé son identité. AB+

    Chinon – Clos du Noyer 2015 – Domaine Grosbois

    Une ambiance de cheminée froide flotte au-dessus du verre. La bouche trahit un élevage conséquent/ambitieux. Le jus s’extrait relativement bien de cette gangue et laisse entrevoir un caractère qui me fait voyager vers les contrées de la syrah. Malgré une volatile marquée, j’ai  enfin de l’appétence pour un rouge dans cette série remuante et troublée. je me ressers… qu’est ce que c’est bon un cab’ franc qui goûte comme une syrah #mauvaiseFoi #CabernophobeEnDétresse. TB

    Vacqueyras – Réserve 2008 – Chateau des Tours

    Une robe trèèèès évoluée, aux limites de l’inquiétant. Ça hume la résine (mauvais souvenir du Donjon précédent) et l’acacia. En bouche, ça part sur la cerise à l’eau de vie, les agrumes… arrrgh, encore un énième Vacqueyras du Sorcier de Sarrians qui ne va pas arranger mon opinion sur cette cuvée. Bof

    Barbaresco – Bric Balin 2006 – Moccagatta

    Ça hume fort le genévrier pour démarrer. La bouche est très tannique, à l’élevage très/trop présent, l’acidité haute. Peu de plaisir en l’état… on a beau se dire que le machin est majeur dans la dimension humaine mais encore ado dans celle du vin. AB-

    Au tour des « sucreries »…

    Coteaux de l’Aubance – 2020 – Domaine de Montgilet

    Le duo safran/datte me fait partir sur un chenin dès le reniflage. Une acidité bienvenue, haute mais très appréciable en l’état. Une matière que je trouve un poil demi-corps, que j’aurai aimé un peu plus « épaisse ». Pour autant, cela donne une grande buvabilité et une gourmandise accomplie à ce petit nectar à la finale de fruits de la passion. TB+

    Alsace Grand Cru – Schoenenbourg 2000 – Marcel Deiss

    Un nez de « moustache carrée des années 30 », aux hydrocarbures dominants viennent conclure cette session LPV BzH XXXX.
    Une acidité remarquable là encore. Las, une amertume hybride de pamplemousse et d’orange amère gâche le déroulé et la finale d’un Grand Cru forcément décevant en l’état. B-

    Ainsi s’acheva cette séance où, une fois n’est pas coutume dans notre groupe, les blancs secs mirent une pâtée à tous les rouges et les moelleux réunis.
    Au plaisir de se revoir très vite pour encore couper des cheveux en 8 sur « la souris, la volatile, l’élevage, gna gna gna » et philosopher inutilement mais agréablement sur la chose…

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 40ème session LPV-BzH s’est tenue le 08 juin 2024 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes.

    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

    Doc Adn
    Participant

    Nouvelle session, et non des moindres, avec cette 40ème édition du cercle breton… une séance en petit comité.
    Format que j’apprécie de plus en plus par les interactions plus nombreuses et complètes avec l’ensemble des convives.
    Le Mirlitantouile, toujours fidèle à son sens de l’accueil, de l’attention/intérêt d’un groupe obnubilé par la chose liquide.
    A ce jour, sûrement l’un des 3 meilleurs QG qui a hébergé notre groupe foutraque !!
    Bienvenue à Florian, que l’on est impatient de lire aussi sur ce fil…
    C’est parti… pour les blancs !

    Champagne Grand Cru – Extra Brut (1,3 g selon le rfid) – Les Carelles – Jacques Selosse :

    Comme à l’accoutumé, c’est Hervé qui nous réveille/met en condition nos papilles avec une rôteuse que l’on place immédiatement en Champagnie.
    Un nez fermentaire, métallique, à l’entame crémeuse, complète, évoluée, à l’oxy prononcé mais fort bien équilibré.
    C’est la bulle qui reste surprenante en bouche Vs le visuel (plus grosse en bouche qu’à l’oeil). Déroulé très élégant/classieux, finale salivante sur la friandise acidulée.
    Je trouve cet exemplaire plus équilibré que la dernière goûtée avec le groupe (Champagne Grand Cru – Jacques Selosse – Ambonnay – Lieux Dits – « Le bout du Clos » Cf LPV BzH acte XXXVII), dont le caractère oxy. était aux limites de « l’acceptable » pour moi, alors que c’est d’un équilibre ahurissant pour l’exemplaire du jour. Encore merci Hervé de nous partager/donner accès à ces jus intouchables pour l’immense majorité du commun des mortels. EXC

    Rully 1er Cru – Margotés 2020 – Domaine Dureuil-Janthial

    Un nez qui nous envoie directement en Bourgognie et en Chardonnerie via les caractères boisé/fruité intenses et affirmés.
    Ces 2 caractéristiques se confirment intensément en bouche, additionnées de notes de poivre blanc. C’est très large en l’état, jeune, à l’acidité remarquable (si c’est du chardo, et cela en fut), doté d’un équilibre impressionnant.  TB+

    Cotes-du-Jura – les Varrons Chardonnay 2015 – Domaine Labet

    Une robe trouble, qui n’est pas pour rassurer certains de nos sénateurs/dégustateurs, notre « vinblancophobe » local en tête.
    Le nez fait très « jurassien » (ne me demandez de quoi cela est composé, c’est compliqué à expliquer, mais « le Jura, ça sent ça »). Bouche large, puissante, à l’acidité une fois de plus démoniaque et addictive. Equilibre d’école, mais il en a encore énormément sous la godasse. TB++/EXC

    Vin de France – Les Rouliers 2015 – Richard Leroy

    Devant la vague inédite d’annulation, après accord de « MC La Rocaille », je troque mon rouge par un blanc.
    Je découvre que c’est la 40ème, va pour une « vache sacrée » !!
    A l’ouverture, ça autolyse à mort… et c’est perlant/gavé de gaz au goûtage !
    Je parviens à me procurer une carafe, je secoue énergiquement et obtient de mon co-dégustateur/placier de le passer en dernier pour qu’il « s’ouvre ».
    L’aspect trouble n’est pas pour rassurer les mêmes becs méfiants de sénateurs/dégustateurs.
    Le cousinage olfactif avec le Labet précédent est troublant.
    L’élevage « à la bourguignonne » est forcément trompeur… seul MC La Rocaille finira par susurrer « chenin » quand la majorité vote encore et toujours « chardo ».
    Moins fringant que dans mes souvenirs, cela reste d’un haut niveau.
    L’autolyse a quasi disparu, l’acidité pour « un 15 qui a fait sa malo » remarquable, la longueur conséquente et les vibrations finales vont presque émouvoir « l’ambassadeur des vins rouges italiens ».
    Son « c’est bon » sonne comme un succès pour moi.  TB

    Une série de « blancs secs » relativement spectaculaire… et qui le restera au regard des rouges à suivre…

    Doc Adn
    Participant

    Whaaaaat !!

    Je ne connais pas tantalienne et je n’ai pas envie de la fréquenter !
    Si je me suis taillé une petite réputation, dans le milieu sportif, pour truster les dernières places
    je pensais, visiblement à tort, que dans le milieu des amateurs de vin j’allais gagner la même estime de « loser flamboyant » !
    Quand d’autres se souviennent de la « manche ligérienne » de la RVF avec un Jull ultra-combatif, je n’ose imaginer notre duo
    tant il risque de truster la position de serre-file avec une stratégie innovante !!
    [quote= »oliv post=1228018 userid=988″]On va instaurer une nouvelle règle !

    Afin de motiver les troupes pour la prochaine, celui qui ramasse la cuillère de bois aura l’insigne honneur (et la tâche tantalienne) de remonter les CRs dans les rubriques domaines !

    En parallèle, je lance de suite les statuts de LPV-Winamax2Flouze, la nouvelle boite de paris en ligne qui va tout déchirer!
    Perso, je mise de suite sur la paire Doc/Jull à 40 contre 1.
    Et pour assurer ma retraite, sur Aquablue/Kcooper à 200 contre 1 !

    Doc Adn
    Participant

    Un final de la lose de toute beauté avec ce dernier vin :

    Vin n° 6 :

    Là encore, la diode du cabernophobe qui sommeille en moi s’allume au 1er coup de pif !
    Asséchant, relativement juteux, au crayeux révélateur, jeune, aux amers conséquents… c’est du Cab’ franc, c’est sûr !
    A J+1, le graphite s’invite, caractère plus sudiste au nez, quand la bouche révèle un « végétal non-poivronnant mais schizophrèniquement mûr » qui remet en cause « ma théorie du breton » !
    Un court instant, je voyage jusque dans le Languedoc pour y chercher… je ne sais pas quoi !
    retour aux fondamentaux, restons sur la 1ère impression :
    Cabernet franc – Bourgueil – Le pied de Butte 19 – Domaine de la Butte

    La fin du calvaire (les rires narquois, je vous entends)…
    Je ne sais plus si j’ai fait les 3 éditions (2 c’est sûr) mais c’est la plus compliquée que j’ai eu à « affronter » !
    Un joli zéro pointé en cépage/région/domaine/appellation, mais toujours un grand plaisir à renifler et grumer
    des breuvages inconnus… et qui le restent jusqu’au verdict !
    Merci Harry pour la logistique, l’animation et le casting mystère.
    Si une édition 4 est programmée, j’en serai forcément malgré ma nullité crasse.

    Bravo au Grand Ptitphilou et à ses nombreux dauphins… qui n’ont plus de raison de Flipper !!

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,
    Dans ma lutte pour la dernière place, je triomphe à nouveau avec ce 5ème vin… trop en avance pour mettre le merlot à sa place !

    Vin n°5 :
    Le nez « hyper-pinoteur » amène enfin la sérénité attendue dans mon cortex en fusion depuis bientôt 01h00 !
    L’attaque se fait délicate, très mûre, avec une volatile conséquente et des notes de fourrure. Si le « gamay libéré » me traverse l’esprit avec ce duo « fourrure + volatile », le pinot noir d’obédience naturel s’impose au final. La finale reste asséchante à ce stade.
    Le lendemain, un caractère « vendanges entières » s’impose avec un trait végétal appuyé.
    Ça sent la fin de dégustation et le brouillard dans les idées et le grand n’importe quoi qui va avec :
    Pinot Noir – Marsannay – Les Longeroies 21 – Domaine Bart

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,

    Fan des classements de queue de liste, je réalise encore un coup de maître pour cet antépénultième vin :

    Vin n°4 :

    Un nez de caoutchouc qui m’envoie directement « chez moi »… la vallée du Rhône… cherchez pas, chacun à ses madeleines de Proust, moi c’est le grenache et la syrah sudistes en mixologie, et cette odeur de caoutchouc à l’ouverture des quilles des Côtes-du-Rhône locaux !
    Forcément, quand tu démarres ton analyse avec du Michelin Cross Climate 2, tu te demandes où ça va t’emmener !
    Les fruits noirs tapissent les parois du verre, dont le renflement… calme-toi Bruno !!
    Nez solaire, épicé, cab’ franc fugace… mais non… menthol rhodanien !
    Attaque tannique, jeune, relativement mûre, avec une pointe/sensation de syrah, à la finale asséchante, demi-corps… un côté « corsé » qui me dirige vers un trio grenache-syrah… merlot !
    à J+1, l’ensemble se fait plus « gourmand » mais en mode « protestant-flamand en dress code bancaire » !
    Il y a une austérité que je ne croise aussi jeune que chez Charvin… mais dont je n’achète pas cette cuvée.
    Je griffonne que ça pourrait être :
    grenache (majoritaire)-merlot – Vin de Pays Principauté d’Orange 21 – A Côté – Domaine Charvin

     

    Doc Adn
    Participant

    Vin n°03 :

    Retour à Guantanamo pour mon pif et mon palais, avec ce 3ème vin qui annonce « nez naturel de chenin »… puis des notes exotiques, de rose, litchi intenses, très alsaciennes, oh bordel, c’est encore le chaos dans mes cloisons nasales !
    Une entame « naturelle- peu protégée », sèche, très parfumée, éthérée, à l’alcool conséquent jusqu’en finale.
    Les gorgées suivantes me redirigent vers un « vin de loire, peu protégé », peu complexe, pas trop mal fait, à la finale alcooleuse, épicée.
    De loin en loin, les 1ères notes m’ont rappelé le 1er vin belge goûté (Château Bon Baron, cuvée White Lion, composée de pinot gris, chardonnay, pinot blanc)… ces notes de rose-litchi surtout !
    Je couche sur mon cahier que je suis face à un duo pinot blanc – auxerrois d’Albert Mann… mais c’était sans compter sur la « resucée » du lendemain !
    Le reste du flacon affiche un profil totalement sudiste, pommadé, voire méditérranéen. Le jus est gras, rehaussé d’une finale presque tannique mais toujours très alcooleuse.
    Il y a du « rolle dans l’air ». Changement radical de mon diagnostic, il faut choisir et renoncer… et faire tout le contraire du 1er vin… ne garder que la dernière impression :
    Rolle (majoritaire) – Viognier – IGP Var – Champ du Sesterce 2022 – Domaine du Deffends  

     

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir à tous,

    Je n’ai pas pris la peine de noter les vins sur 20, comme demandé par Harry, mais j’ai essayé de tenir des notes de dégustation pour les 6 échantillons… que je n’ai pas non plus eu le temps de transmettre/retranscrire à notre coordinateur !!
    Comme toujours, dans cet exercice, je brille comme une mine de charbon désaffectée.
    Un jolie zéro pointé pour les 2 premiers vins dont voici les CR succints :

    Vin n° 01 :

    Un nez immédiatement sudiste/pommadé, fleuri, à la fine réduction. a l’aération, le vin prend un « profil jurassien » ou « oxydatif ligérien-angevin » dans mon cerveau reptilien déjà totalement perdu. Des fragrances de suie/cheminée auréolés de menthe parachèvent le tableau nasal… c’est déjà mal barré !
    L’attaque fait « très chenin », ligérienne, quasi vouvrillonne, très mûre, un poil demi-corps, à la finale éthérée.
    Sur la seconde gorgée, la finale agrume/pamplemousse renvoie mon diagnostic vers le sauvignon… bref, une seconde entame plus alcoolisée et totalement méconnaissable !
    Une fine volatile s’invite au fil de la dégustation, le retour du Jura dans mes pronos… ou de chenin sur schiste !
    Je laisse un demi-échantillon pour le lendemain.
    A J+1, ça « sauvignonne nature », à l’acidité haute… il se dit qu’il faut toujours rester sur sa 1ère impression.
    Je m’exécute en virant le Jura et le sauvignon, pour répondre :
    Chenin – Anjou blanc 2021 – Château de Plaisance.

    Vin n°02 :

    Après le tortueux 1er vin, je me sens enfin rassuré avec ce cortège de bois, de gras, de rondeur beurrée que diffuse le second échantillon. La case « chardo » s’allume directement au 1er coup de pif.
    L’attaque confirme cette orientation très chardo-beurrée, grasse, jeune… trop jeune, fatigante à ce stade. J’attends 10 bonnes minutes, pour ce vin au boisé très/trop généreux, à la finale forestière appuyée, aux amers saillants.
    Le vin se retend légèrement au gré des gorgées, sans profil « chablisien » mais plus généralement bourguignon.
    Le lendemain, le caractère toujours très chardo, chaleureux/rond, provoque un réflexe pavlovien qui m’éloigna des vins du domaine, de part leur caractère « mollasson » !
    Après toutes ces lignes il faut cracher une réponse :
    Chardonnay – Rully 20 – Jacquesson

    Avec un démarrage pareil, la boucherie n’en sera que plus sanglante avec les 4 vins suivants…
     

    Doc Adn
    Participant

    Place aux rouges…

    – Vieja Vinas  de Patagonia – Trousseau 2019 – Riccitelli

    Nez suintant le pinot, au fin boisé et une étonnante note d’acacia qui me rappelle certains vins des Canaries. Un jus très gourmand déroule sur un fil épicé et une très légère astringence. Nous calons tous pour identifier ce trousseau argentin, tout droit sorti de la cave de Paul qui a choisi « le vin le plus haut de sa cave » (vous le sentez l’oxymore… ou l’étagère du haut), dont les raisins ont été récoltés à 1190 mètres, record perso de « vin d’altitude dégusté » battu (Altitude) ! B++

    – Terre Siciliane – Hierà 2019 – Carlo Hauner

    Le nez m’évoque une grenache bien mûre… très mûre, à la volatile élevée. La bouche dévoile des notes de thé noir. Un breuvage concentré/puissant, au boisé un poil appuyé pour moi,  je n’ai pas vérifié s’il y en avait ou non (volcanique) AB

    – Etna Rosso – Idda 2018 – Gaja & Graci

    Je n’ai pas noté le nez, mais j’ai insisté, sur mes notes, sur le côté très juteux, très élégant et l’équilibre que l’ensemble a fini par trouver au fil des gorgées. Un vin « schizo », avec des points de reproches se transformant en qualités très appréciables, voire remarquables pour mon palais de chieur (volcanique + altitude)TB+

    – Badacsony – Pinot noir 2019 – Jakab

    Des notes lapidaires griffonnées au moment (sûrement) de mon plat carné, concernant ce vin hongrois, résumées par un boisé outrancier, une matière très/trop mûre et un sentiment de « too much » pour ce breuvage (pinot noir hors-Bourgogne + volcanique) AB-

    Place aux douceurs…

    – Riesling Eiswein – Ürziger Würzgarten 2016 – Karl Erbes

    Notes d’hydromel, de miel intense, figue, datte et de safran qui finit par écraser tout le cortège de départ.
    La bouche est safranée comme jamais… j’en ai mangé quelques grammes dans ma vie, mais là, c’est du jamais vu ! Fil acide , équilibre d’école et finale explosive sur un concerto de safran (volcanique) TOP

    – Tokaji Aszu – 5 Puttunyos 2011 – Disznoko

    C’est le miel qui ouvre le bal olfactif, quand la matière se lancine élégamment dans le palais, pour disparaître en laissant d’agréables notes anisées, mais sur un registre final mollasson intriguant sur ce type de vin (volcanique). B-

    – Passito Di Pantelleria – Ben Ryé 2021 – Donnafugata

    Le nez de la séance ! Ananas, mangue et déroulé magistral qui fera dire la boulette de la journée à notre Master of Wine de la vallée de la Moselle : « non, mais Ben Ryé c’est bien quand tu débutes, c’est autre chose ça… » bah non, c’est ça ! (volcanique) EXC

    – Colheita Madeira – Bual 2002 – Blandy’s

    Un nez de PX, évoquant datte et figue. Je pars immédiatement sur un « vin muté » au second nez. Acidité folle, complexité au rendez-vous pour cette vénérable Colheita de 2 décennies (volcanique). TB+

    Une séance hautement instructive, dominée par les « vins volcaniques », qui m’a sorti de ma zone de confort hexagonale !
    Ce genre de dégustation multi-thématiques est un exercice à renouveler plus régulièrement pour douter, découvrir et s’émouvoir parfois !

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    Tout d’abord merci aux différents lecteurs/scribouilleurs ayant animé ce post, dans le laps de temps nécessaire pour retrouver mes notes et de les coucher via mon clavier.
    Il y a 7 jours déjà, 3 Morbihannais rejoignaient le gang rennais composé d’un Mayennais, un néo-Vendéen et un Parisien.
    8 assoiffés pour défricher une triple thématique. Rien n’interdisait de lier 1, 2 voire les 3 thématiques dans un même vin… mais nous verrons qu’aucun n’est parvenu à faire la passe de 3 !
    Le duo « Mayenno-parisien » ordonne l’ordre de passage des vins, les crachoirs sont en place… goooo !
    Comme à l’accoutumée, Hervé nous gratifie de sa « bulle de bienvenue » pour ouvrir la séance.

    – Champagne 1er Cru – L’Aphrodisiaque 2016 – David Léclapart (hors-thématique)

    Un nez d’obédience « oxydatif » se dandinant sur un fil de fruits jaunes, la mirabelle. L’élevage est marqué, la bulle est fine, très élégante, à ce stade. C’est ample, crémeux, au joli squelette. Finale sur le genévrier, longue et délicate. Y’a du jus, du vin… regoûté le soir, vidé de ses bulles, ça restait un très beau vin, certes encore jeune, mais déjà aimable et approchable. Seul  défaut de ce vin : son prix (160€)… encore merci Hervé pour ce cadeau ! TB

    – Etna Bianco – Santo Spirito 2018 – Tenuta Delle Terre Nere

    Nez « d’élevage à la bourguignonne »… à moins que ce ne soit la « malo » (?) qui marque fortement ce vin au profil sudiste/solaire évident. Confirmation en bouche, avec une attaque grasse, presque pommadée et une amertume pas des plus intégrées en filigrane. La température de service (trop froid) l’empêche de basculer du côté obscur/chiant comme un vin blanc du sud. Pour moi, il est temps de dégommer le stock 18 de cette cuvée. Vin d’altitude (700 m) sur les pentes de l’Etna (volcanique). AB-

    – Pruh – Sauvignon Blanc 2015 – Domaine Ciringa

    Nez réduit, pétrolant. Un fin pétrole qui se confirme au bec, au déroulé très agréable. C’est mûr, élégant, à la finale idoine et salivante. Un très joli sauvignon slovène sur un terroir d’altitude (500m) et volcanique. TB

    – Alsace Grand Cru – Rangen de Thann – Clos Saint Urbain 2008 – Riesling – Domaine Zind Humbrecht

    Une robe vieil or, un nez qui allume la diode « riesling ». En bouche, le profil alsaco-pétrolant  s’affirme. Déroulé très délicat, continu, aux fins sr, à la finale longue, racée et énergique (terroir volcanique). TB+

    – Alsace Grand Cru – Rangen de Thann – Clos Saint Urbain 2009 – Riesling – Domaine Zind Humbrecht

    Là aussi, je pourrais faire un quasi « copié-collé » du nez précédent. C’est en bouche que la différence se fait. Si l’élégance et la délicatesse sont comparables, les notes de miel et un caractère corsé animent l’ensemble. La finale est très « orientale » (épices maghrébines… même si nous sommes à l’ouest géographiquement parlant pour le Maghreb).  2 Rangen – 2 St-Urbain – 2 Zind – un millésime d’écart… tout cela sans qu’aucun des dégustateurs/organisateurs ne le sachent, bravo (terroir volcanique) ! TB+

    – Alsace Grand Cru – Grand Cru Rangen  – Clos Saint-Théobald 2015 – Pinot Gris – Domaine Schoffit

    La tablée reste en Alsace pour ce 3ème Rangen. Un résiduel plus marqué… mais aussi une pointe d’alcool  pour ma pomme. L’équilibre général reste exemplaire et la finale très sapide. 3 Rangen à la suite, même Julien Lepers ne l’a jamais vécu en 20 piges de Questions pour un Champion (terroir volcanique) ! TB-

    Fin (provisoire) des blancs… les rouges et les suc’ à suivre…

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »Eric B post=1225278 userid=1810″]Il devait faire partie des volcaniques, non ? (comme les Rangen et l’Etna)

    [i]PS : C’est Léclapart, et non Lécaplart.

    Bonjour,

    C’est absolument cela pour les explications.
    Merci pour la coquille Léclapart[/i]
     [/quote]

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 39ème session LPV-BzH s’est tenue le 16 mars 2024 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec la triple thématique  :
    « Pinot noir hors-Bourgogne – Vins d’altitude – Vins de terroirs volcaniques »

    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 38ème session LPV-BzH s’est tenue le 02 décembre 2023 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec pour thème : « Des Bretons en liberté  »
    Les CRs sont lisibles et disponibles sur le fil « Dégustations éclectiques » -> ICI

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