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- 6 novembre 2022 à 21h50
- in reply to: LPV BzH Acte XXXV : sortons de notre zone de confort !
Place aux rouges :
Bandol 2007 – Domaine de la Tour du Bon
Un nez qui trahit un certain âge, des notes d’oxydation prononcées… mais surtout une volatile tenace !
Si le nez me faisait partir sur un « rhône-sud », la bouche démentira immédiatement cette piste.
Une matière conséquente animée par une fraîcheur salvatrice, une acidité haute, un déroulé corsé et une finale sur le balsamique… le mourvèdre traversa, de manière très fugace, mon esprit, mais c’est d’un équilibre remarquable en l’état, malgré la volatile conséquente. B++Côtes de Brouilly – L’Héronde 2015 – Claire & Fabien Chasselay (format magnum)
Une purée de cassis intense flotte au-dessus du verre.
La bouche est immédiatement suave, élégante, sapide, avec une sucrosité qui pourrait gêner… mais que nenni, on y revient quand même, tellement elle est bien intégrée à l’ensemble.
Tout le monde nage pour deviner que c’est du « gamay hors-classe » qui danse entre nos badigoinces. TB+Minervois – Domaine L’Oustal Blanc – Maestoso 2004
Un nez terreux, corsé, qui laisse place à un jus très mûr, à la sucrosité appuyée, aux limites du digeste pour moi.
L’expression terreuse se déploie jusqu’à la finale, où le balsamique vient conclure la course de ce vin confortable. [b]B-Bourgueil – Grand Mont 2014 – Aurélien Revillot [/b]
Nez immédiat de cab’ franc (c’est mon apport), pointe de cosmétique. Expression « nature » plus marquée que dans mes souvenirs, mais matière mûre, aux antipodes du « poivron breton ». L’ensemble reste bordeline, risquant à chaque gorgée de basculer « du côté obscur ».
Le cabernophe patenté que je suis, avait acheté ces vins lors d’une visite remarquable chez ce vigneron et en avait gardé/nourri beaucoup d’espoirs au vieillissement -> sortie de zone de confort auto-validée. B-Partida Creus – Muz – Vino aromatizo – L-WM18
Pour une 1ère participation (virtuelle pour cause médicale), GAET nous gratifie d’une « sortie de zone de confort » radicale !
Un mélange « 4 épices » (au clou de girofle dominant), sur un fil à l’amertume terrible pour mon pdf vient boxer dans tous les recoins de mon palais !
Ce vermouth tranche par ces notes d’herbes sèches intenses (l’origan) et de quinquina… et fera l’unanimité contre lui -> sortie de zone de confort validée (pour amateurs d’amertume et/ou Byrrh, Cap Corse, Dubonnet, Lillet, Saint Raphael) !
Les Lpviens du Cercle BzH t’attendent de pied ferme dans une zone plus « confortable » GAET
!!
BOF-A suivre les liquoreux/sucres…
- 29 mai 2022 à 17h18
- in reply to: Domaine Philippe Gavignet, Nuits-Saint-Georges
CR: Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits « Clos des Dames Huguette » 2018
Robe évoluée, relativement dense, tirant sur la brique.
Nez archétypé de pinot, sur la framboise, un fin bois et une pointe de « lacté-crème ».
Une attaque fraîche, mûre mais sans excès, délicate, intensément fruitée, relativement courte, peu complexe,
mais délicieuse en l’état… le truc dont on boirait des seaux (de vendanges)! TB/EXC- 1 mars 2022 à 1h19
- in reply to: LPV-BzH Acte XXXIV : Bio Vs Biody le combat du siècle !
Bonsoir,
34ème édition breizhilienne du cercle LPV qui, une fois n’est pas coutume, se fait presque à « effectif réduit ».
Les piliers absents manquent, mais un peu de sang neuf vient revigorer notre groupe.Bienvenue à Jean-Baptiste (Raisin breton) et John… tout en espérant que la soif insatiable des uns et les décibels des autres ne vous ont pas fait fuir pour la prochaine édition.
Une thématique bien casse-gueule sert de fil conducteur pour les 9 juges/jurés du jour.
Gilles et votre serviteur étions chargés de l’ordre de passage des vins (tout est bu à l’aveugle, seuls les contributeurs connaissent leur propre quille).Si pour les blancs nous n’avons pas détecté de déviances oenologiques notables, ce fut une autre affaire pour bâtir le casting des rouges, durant lequel nous avons épuisé notre répertoire de grimaces à chaque « reniflage/goûtage ».
C’est parti pour le match du siècle !
Champagne – La Grande Sendrée 2008 – Drappier (Bio) :
Robe brillante, jeune, cordon fin, nez fermentaire et sensation boisée-toastée. Une attaque serrée, comme fermée, à la fine et délicate bulle, qui se perd par moments dans des mouvements peu maitrisés.
Acidité affirmée, expression quasi tannique, concentrée, jeune, très salivante en finale. Un je ne sais quoi d’absent pour en faire un champagne complet et irrésistible. Indéniablement trop jeune mais très bien fait. B++/TB-Savennières – Clos de la Coulée de Serrant 1995 (Biody) :
J’avais repéré les fortes notes liégeuses lors du casting « ordre de passage ». La dégustation confirme cette présence. Quelques notes mellifères et de pétrole se fraient un timide passage, mais rien à faire : « bouchon is ze Poutine of ze bottle ».
Je pense à Savennières avant d’attaquer le jus.
Une attaque blafarde, manquant de profondeur/chair, au caractère oxydatif dominant. Ma 1ère Coulée foirée… j’aurai attendu presque 2 décennies pour que ça m’arrive. NNSaumur 2016 – Domaine du Collier (Bio) :
Robe pâle, brillante… et un nez qui m’embarque immédiatement vers le saumurois !
L’attaque confirme mon diagnostic olfactif. Le jus délivre un profil très mûr, avec une sensation de sr, au boisé ambitieux mais juste. Seule la sucrosité ressentie m’empêche d’apprécier un vin à l’aube d’une grande carrière. B++Côtes du Jura – Les Varrons 2015 – Domaine Labet (Bio) :
Un nez aussi bavard que le pote de Zorro, quelques effluves de « bois neuf » s’extirpent péniblement du godet.
Le boisé (élégant) se confirme en bouche, quand la matière vient puncher l’ensemble de ma cavité buccale. C’est monstrueux en l’état, mais bourré de nuances qui dessinent un vin hyper classieux, à la longueur modèle, aux amers vibrants. Un vin qui ira très très loin encore ExcPouilly-Loché – En Chantone 2018 – Clos des Rocs (Bio) :
Nez profond, teinté de « pétard » (pas celui de Bob Marley hein !!) et d’élevage. Une attaque anisée qui me fait toujours partir soit en chardo/chablisien, soit en melon de Bourgogne… que nenni, pour ce vin plutôt court, pas trop mal gaulé, un poil mûr, aux amers finaux un poil saillants. B+
Place aux rouges…
Chambolle Musigny 1er Cru – Les Plantes 2015 – Domaine Amiot-Servelle (Bio) :
C’est le nez très chafouin qui nous a poussé à le placer en tête de la dégust’… et le temps lui aura grandement fait du bien au final.
Si, au départ, les notes de « boisé-brûlé » matinées de volat’ dominaient l’animal asséchant et très mûr, il s’est métamorphosé au fil de la séance (l’avantage d’être en petit comité de de pouvoir revenir sur les vins), en un jus élégant, quasi aristo, délicieux, délicat, voire addictif… TB++/ExcErmitage – L’Ermite 2002 – M. chapoutier (Biody) :
Un vin qui a nourri les débats et partagé quelques points de vue.
S’il fut une grosse déception pour son contributeur et certains dégustateurs, ce ne fut pas totalement le cas pour moi. L’acidité énorme qui anime ce vin (qui dégueule de fraîcheur pour ses 20 piges), la fine volat’ qui donne un poil de « chair/densité » à l’ensemble, la jolie cerise qui chante en finale… bah, c’est pas si mauvais que ça… et peu m’importe le pedigree… B++Arbois – Trousseau – Singulier 2016 – Bénédicte & Stéphane Tissot (Biody) :
Robe claire, réduction terrible, volat’ de rigueur. L’élégance signe le déroulé du jus, dans un cortège de simplicité. Vin bien mûr, très frais, à la volat’ importante, mais une amertume finale peu aimable à mon humble goût. B-
Côtes du Jura – Pinot Noir 2019 – Domaine Overnoy (Bio) :
Une grosse réduction signe le 1er nez, quand les notes de « peu protégé » commencent à se faire sentir à l’aération. Une entame très perlante, une déclinaison gustative qui confirme le caractère « peu protégé » que le nez avait détecté. C’est simple, dans l’esprit « glou », pas très charnu. Pas l’éclate. AB
Barolo – Vigna Colonnello 2010 – Clerico Francesco (Bio) :
Robe « Coca-Cola » (pour faire rager Axone 35), très évoluée et volatile prononcée en préambule d’une bouche marquée par des notes intenses de café frappé (arabica Malabar AA Moussonné, louchant sur un red Bourbon du Salvador), au déroulé peu sexy en l’état, à l’acidité quasi mordante. Malgré ce tableau peu glorieux, je lui trouve globalement un côté « touchant/Chat potté énervant » pour une distorsion gustative assumée !! B
Côtes de Nuits Villages – Le Village 2015 – Domaine Ballorin (Biody) :
Une énième volatile (presque un thème à lui seul) anime un jus corsé, très mûr, que je n’aurais jamais placé en pinot noir (alors que c’est mon apport), juteux, se présentant bien mieux que lors de son ouverture 24h00 plus tôt. Une touche de menthol lui rend une fraîcheur inespérée au vu de son gabarit large et généreux. B++
Faugères – Valinière 2008 – Domaine Léon Barral (Biody) :
Le King de la journée, alors que son ouverture n’augurait rien de bien plaisant.
La robe est sombre, quasi noire. La réduction encore palpable. Le perlant laisse craindre un énième vinaigre de cidre tant croisé lors de certains salons « sarouals & dreadlocks »… quand tout à coup, le jus développe une intense structure à l’acidité modèle, sur un fil de fraise-framboise délicieux, à l’amertume sur le fil de lame d’un katana, réhaussé d’une stuka de toute beauté. EXTRACoteaux Bourguignons – Rouge 2014 – Domaine Prieuré Roch (Biody) :
La grosse gamelle… ou le vin oenologiquement foiré. BEURK
Pour finir…
Quarts de Chaume GC – 2011 – Château de l’Echarderie :
Une belle robe or, des notes pétrolées, un soupçon de safran. Attaque fraîche, à l’acidité de bon aloi, à la finale d’ananas tonique très plaisante. B++
Passito Di Pantelleria – Ben Ryé 2016 – Donnafugata :
Comme l’indique Nanard La Rocaille, c’est un classique de nos rendez-vous… dont j’ai goûté un 16, très différent, quelques semaines plus tôt.
Ce 17 présente effectivement un profil moins appétant qu’à l’accoutumée. Des flaveurs étonnantes de litchi viennent pirater les notes « muscatées » usuelles, quand la bouche se fait justement moins addictive que d’habitude. B+
Mon tiercé :
[b]1 – Valinière/Barral
2 – Les Varrons/Labet
3 – Les Plantes/Amiot-Servelle [/b]Ainsi s’acheva notre 34ème sauterie vinique bretonnante. A vous Paris .
- 2 février 2022 à 0h21
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
[quote= »bassaler post=1171647″]
[quote= »docadn post=1171539″]Quasiment le même programme que Bassaler, vendredi dernier, en mode incrust’ avec 4 autres dégustateurs de passage, dont un certain Dmitry Khlopin (Domaine Thet), tout nouvel arrivant dans le vignoble montlouisien.
NB : merci Bassaler pour le copié-collé qui m’a fait gagner pas mal de temps à la rédaction.Pas mal de points communs dans nos dégustations finalement !
[/quote]
[/quote]
Absolument !
Jacky Blot sait plutôt bien ordonner ses vins et connait leurs phases et évolutions sur plusieurs jours…- 1 février 2022 à 21h57
- in reply to: Domaine de Saint Just – Arnaud Lambert, Saumur-Champigny
[quote= »bassaler post=1171665″]Pas de clos de l’Etoile (en rouge) à la dégustation ?
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Bonsoir Bassaler,Non, pas de Clos de l’Étoile à la dégustation ce jour-là pour nous.
Nous avons eu Bourguenne (Brézé)… et pour un « cabernophobe », le chenin reste toujours le meilleur choix
!- 31 janvier 2022 à 23h55
- in reply to: Domaine de Saint Just – Arnaud Lambert, Saumur-Champigny
Bonsoir,
Je connaissais « de loin » les vins d’Arnaud Lambert… un séjour express dans le coin est l’occasion d’en connaître un peu plus sur les vins, son géniteur et son équipe.
Le Domaine Arnaud Lambert, c’est 60 ha répartis entre les terroirs de Brézé et St-Cyr et une dizaine de salariés à plein temps.
Accueil dans un « espace-dégustation » agréable, animé par Cindy, responsable administrative et logistique (auparavant dans les vignes) pro, précise, n’hésitant pas à interpeller Arnaud Lambert (occupé à d’autres tâches bureautiques à portée de voix), en cas de question « brise gonades d’amateurs ».Saumur – Les Perrières 2020
12 mois d’élevage (foudres + fûts)
Joli nez, marqué par un élevage discret. Attaque boisée, juteuse, fruitée, très délicate, éthérée en finale. Ensemble puissant, finale sur le « chêne blanc ». Belle entame. TB-Saumur – Coulée de Saint-Cyr 2018
24 mois d’élevage
Là encore, un fin bois élégant flotte au-dessus du verre, accompagné de « note de caillou chauffé au soleil ». L’attaque s’avère plus tendue que ne le laissait transpirer le nez. C’est franc/direct, à l’acidité marquée (agrumes), quasi tannique en finale, sur un fil de pamplemousse. Ensemble très salivant. B++Saumur Brezé – Clos David 2019
Un nez quasi identique au Perrières, délicat, louchant par moments sur la verveine. Une immédiate fraîcheur caractérise ce jus dynamique, teinté de notes de berlingot et d’un fin caramel. Il s’ouvre lentement au fil de la dégustation. Un Clos David qui n’a pas fait la malo attendue par son géniteur. Finale très poivrée d’un vin à l’équilibre gourmand. TBSaumur Brezé – Clos de la Rue 2018
Notes de miel et de menthol se mêlent au boisé dominant. L’attaque se fait sur un fil forestier, puis vire sur un fruité très marqué. Déroulé agile, ensemble plein/charnu, s’achevant sur une amertume marquée et un profil final asséchant. Malgré l’expression très salivante, le vin ne semble pas prêt à affronter la soif des amateurs les plus déshydratés . B-Saumur – Brezé – Bourguenne 2018
Cuvée parcellaire, veine d’argile, 24 mois d’élevage
Un « pur nez bourguignon » d’élevage, quand l’attaque s’avère bien plus dynamique qu’un chardo. Structure longiligne, à l’élevage marqué, à la finale assez proche de la Coulée de St-Cyr (pamplemousse). Profil global racé, élégant, aux antipodes d’un « cliché mollasson de 18 ». TB+Saumur Clos Mazurique 2020
Le nez m’évoque une carbo ultra-fruitée. Entame souple, mûre, « déshydratante », très gourmande/glouglou/friande, au juteux épatant. Ensemble un poil court, mais définitivement dans « l’esprit carbo » (que le vin n’est pas) pour mon palais (cabernophobe de naissance), ravi de la jolie pointe poivrée en finale. TB-Saumur-Champigny – Les Terres Rouges 2018
Nez typé de cab’ franc, au toucher de bouche plus soyeux que Mazurique. Déroulé velouté, à l’acidité mesurée, qui relance justement l’ensemble. Une fine volatile vient gâcher l’expression finale finement asséchante. B+Saumur-Champigny – Montée des Roches 2019
La réduction anime encore le 1er nez, faisant place ensuite à une volatile marquée. Fraîcheur, acidité, dynamisme résument le profil complexe et excitant de ce cab’ franc très bien né, qui fera une très belle bouteille dans quelques années. TB+Saumur-Champigny – Clos Moleton 2018
Un pur nez de pinot s’échappe du verre. Je plonge et replonge mon pif pour me régaler de ce superbe parfum exhalant la rose et les fruits rouges. Attaque tout aussi délicate, au remarquable velouté, à l’acidité modèle, à l’extraction d’orfèvre… ça peut être très très très bon le cab’ franc, quand on sait en prendre soin et le chérir à sa juste valeur. EXCUn domaine à la hauteur de sa réputation croissante, aux tarifs relativement « ambitieux pour le coin », mais pas spécifiquement déconnectés du niveau et de la qualité délivrés.
Quelques interventions techniques/précisions d’Arnaud Lambert ont ponctué notre agréable visite… et ma CB a eu une légère poussée de fièvre avant de nous quitter.- 31 janvier 2022 à 0h32
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
[quote= »KosTa74 post=1171544″]Et sinon vous pourriez nous dire les tarifs svp ?????

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Bonsoir Kosta,
Désolé, je n’ai pas la mémoire des tarifs (une bonne vingtaine d’euros pour les cuvées en blanc)… et je n’ai pas gardé la plaquette des tarifs !
Pour les blancs 2019, nous sommes sur la fin des dispos (et il ne reste pas/plus grand-chose… si tu souhaites en choper l’été prochain sur ce millésime)… mais les 2020 arrivent prochainement !!
J’espère qu’un Lpvien sera plus précis que moi sur le sujet tarifaire.- 30 janvier 2022 à 23h45
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Quasiment le même programme que Bassaler, vendredi dernier, en mode incrust’ avec 4 autres dégustateurs de passage, dont un certain Dmitry Khlopin (Domaine Thet), tout nouvel arrivant dans le vignoble montlouisien.
NB : merci Bassaler pour le copié-collé qui m’a fait gagner pas mal de temps à la rédaction.Triple Zéro (base 18, dégorgé en novembre 2021) : un nez fermentaire, bulle sauvage, au caractère fermentaire affirmé en bouche.
Acidité en pointe (pH 3-3,10), finale crayeuse et salivante. B+
Un exemplaire, ouvert de la veille, se montre plus tendu, à l’acidité plus marquée, aux amers plus prégnants. B+
Triple Zéro Rosé : Nez acidulé, aux amers saillants, qui s’avère « serré-fermé » pour mon bec. L’amertume est aussi plus marquée. B-
Brut Tradition : des notes d’élevage signent le nez. Bulle fine, superbement calibrée, crémeuse. Amertume fugace, mais ensemble gourmand. B++Les blancs de la Taille aux Loups
Montlouis, Rémus 2019 : nez de raisins très mûrs, quand la matière s’avère équilibrée, crayeuse, archétypée du cépage. B+
Montlouis, Clos Michet 2019 : Nez plus ouvert que Rémus, plus fin aussi. Bouche tendue, dynamique, au boisé délicat, qui me fait penser aux chenins goûtés le matin même chez Arnaud Lambert. TB-
Montlouis, Clos de Mosny 2019 : Un vin plus « cinglant » encore, à l’équilibre d’école, au crayeux ravageur, j’aime beaucoup (puisque j’en prends) TB+
Montlouis, les Hauts de Husseau 2019 : Des notes de champignons égaient un jus à la puissance contrôlée, à l’appétence dangereuse, à la longueur kilométrique. TB+/Exc
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2019 : Un boisé raffiné, une élégance superlative au nez. Un déroulé cristallin, aux amers vibrants, longs… le grand chenin est là. Exc/Grand Vin
Montlouis, Clos Michet 2014 : Un boisé-grillé inhabituel au nez, chez Blot. Un jus à la fluidité étonnante et des notes finales de caramel tout aussi inhabituelles. Pas compris ou saisi le vin. AB
Montlouis, les Hauts de Husseau 2015 : je poursuis dans les olfactifs atypiques, avec des notes de métal, d’hémoglobine jamais croisées dans les vins du domaine. L’ensemble est vif, à l’expression affirmée d’agrumes, large, aux amers un poil serrés. TB-
Vouvray, Clos de Venise 2010 : Une réduction marquée ouvre le bal olfactif, un boisé marque aussi le nez. Un jus plein, aux amers superbes, là encore vibrants, au crayeux généreux, qui appelle une bonne « resucée » Exc.puis vinrent :
Montlouis, Rémus 2008 : un nez très « lacté », jus vif, qui déroule sans tortiller du train, à la finale très salivante. TB++
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2008 : une « belle autolyse » au pif, un boisé élégant, quelques notes de champignons. Le jus danse avec une très grande classe derrière les badigoinces. Equilibre d’école d’un vin qui en a encore sous la godasse. Exc
Montlouis, Remus + (Hauts de Husseau) 2002 : nez de pétrole, miel, très frais. C’est large, puissant, puis ça vire sur un lacté-caramel tout aussi inattendu (ça fait 2 fois dans la même dégust’), pour finir de façon éthérée, sur une finesse superlative. TB++/ExcBourgueil, Pied de la Butte 2020 : nez de fourrure, pour un vin superbement juteux, avec de la chair et une finale épicée longue. TB-
Bourgueil, Haut de la Butte 2020 : un vin plus austère, crayeux, à l’astringence marquée, peu pour moi en l’état. B-
Bourgueil, Perrières 2019 : c’est encore l’hémoglobine et le métal qui signent le nez de ce vin, s’exprimant sur une craie marquée, avant de laisser les fruits bien mûrs remplir leur rôle. Un joli « trait vert » redonne de l’élan à l’ensemble. Amers encore saillants. B+
Bourgueil, Mi-Pente 2018 : Une volatile assez tenace flotte au-dessus du verre. Un cab’ franc juteux, mûr, à la finale corsée. B++un peu de suc’ avant de se dire au-revoir :
Montlouis – Demi-sec 2020 (15g) : un raisin bien mûr, des sr graciles, pour un expression finale joliment poivrée. B++
Montlouis – Moelleux 2019 (50g) : un déroulé fluide, aérien, digeste, salivant au possible en finale. TB-
Montlouis – Cuvée des Loups 2018 (100g) : un nez sur des flaveurs de litchi. Un ressenti sucré qui te fait diviser par 2 le taux effectif. Acidité de dingue (ne dites plus que 2018 est mou partout) qui donne un équilibre du genre pour cette cuvée. Exc
Montlouis – Romulus 2018 (170g) : Superbe nez d’abricot et de safran. Un acidulé, louchant sur la rhubarbe, anime ce nectar ne souffrant d’aucune faiblesse. Exc.03h00 de dégustation, un Jacky Blot toujours passionné/passionnant. Des vins d’une précision toujours folle, vibrants, à l’image des terroirs fabuleux de ces rives ligériennes.
- 22 janvier 2022 à 22h53
- in reply to: Dégustations morbihannaises
[quote= »Eric B post=1170840″]Attaque douce, sur l’amande, puis l’alcool se fait légèrement sentir. Expression « épicée-lactée », au fin boisé marqué.
Aucun blanc du domaine ne voit le bois
[/quote]
Je le sais Eric, ce sont des ressentis, je n’ai repris que mes notes en vrac et ne dissimule pas sur les sensations notées.- 22 janvier 2022 à 22h44
- in reply to: Dégustations morbihannaises
Bonsoir,
Retour au « Google Drink » en ces temps plus compliqués que jamais.
Merci à Manu pour avoir monté cette session de « 5 nuances de melon », ainsi que pour le reconditionnement des vins pour 5 autres irréductibles assoiffés du 5-6 !Le Pallet 2018 domaine Bedouet.
Nez, solaire, typé, à l’attaque grasse, sur le berlingot, qui se relance dans le trajet buccal.
Expression épicée agréable, aux amers rangés. La sensation de gras/pommadée revient
sur le devant de la scène, teintée d’une expression « levurée ».
Finale très salivante.
Il est toujours difficile de passer en 1er mais ce vin s’en sort remarquablement. B+Monnières Saint-Fiacre 2015, Domaine de la Pépière.
Nez relativement mutique, comme fermé (ce qui n’est pas le cas de Manu qui a les bouteilles d’origines).
Attaque douce, sur l’amande, puis l’alcool se fait légèrement sentir. Expression « épicée-lactée », au fin boisé marqué.
Le vin semble s’ouvrir (mais pas le nez), avec une mâche qui s’affirme.
C’est puissant, long, au « toucher de bouche » très plaisant, à la longueur conséquente, avec une étonnante touche végétale finale. TB-Monnières Saint-Fiacre 2014, Julien Braud
Un nez typique de sauvignon, sur le buis/genévrier.
Un fond anisé/floral vient atténuer cette expression étonnamment sauvignonesque au pif.
L’attaque est « sèche », très même, juste atténuée par un lacté-boisé pas des plus agréables.
C’est court, à l’expression de « ferrique/ferreux mâtinée d’hémoglobine » marquée, à l’amertume exacerbée. BofClisson 2011, 71 mois d’élevage Bruno Cormerais.
Un nez qui claque d’élégance … puis qui laisse percer un soupçon d’acétate/vernis à ongles, une fine volatile.
L’attaque est dynamique, déboulant sans précautions dans le palais.
La volatile est très présente, le caractère oxydatif affirmé. Ca reste néanmoins pas rédhibitoire.
A ne pas mettre dans tous les palais, mais une expression du melon détonante. B++Bruno 2010, 9 ans sur lies , Bruno Cormerais.
Une nez quasi idoine au Monnières de J. Braud,
L’attaque est par contre doucereuse, très très élégante, au boisé juste, un poil courte hélas.
Finale tonique aux amers disciplinés sur un détonnant pamplemousse.
Une complexité épatante, à qui j’aurais décernée la note maximale, s’il n’avait pas eu cette expression courte un poil frustrante
au regard de la qualité du jus. TB+- 14 janvier 2022 à 16h32
- in reply to: Domaine Pattes Loup, Chablis
Bonjour,
J’ai bu quelques wagons de cette cuvée sur plusieurs millésimes (entre 10 et 16).
Jusqu’à ce jour la « mise standard » de « Vent d’Ange 16 » ne m’a jamais transporté.
J’avais acquis 2 exemplaires dits de « mise tardive » il y a 1 ou 2 ans (je ne sais plus).CR: Domaine Pattes Loup, Chablis, Vent d’Ange mise tardive, 2016
Derrière la robe jaune prononcée/évoluée, le jus diffuse des notes puissantes
de miel, pomme cuite, cire… presque comme un Savennières un poil âgé.
Une expression buccale tonique, sur une acidité haute, dingo pour un chardo, louchant par moments sur la rhubarbe.
Déroulé ramassé, hyper tonique, dans un esprit « pétrolant sur schiste », plus ligérien que bourguignon.
Finale élégamment poivrée et miellée, avec le « retour de la revanche de la rhubarbe ».
Le lendemain, c’est la verveine citronnée qui accentue le caractère ligérien de ce Vent d’Ange, réclamant
presque un visa pour Montlouis.
C’est sapide, dynamique, riche, salivant… et tellement peu chablisien, mais j’adore !!
Exc.[quote= »Frisette post=1168771″]Si on parle bien du même restaurant murisaltien, pour lequel j’ai chroniqué récemment 2 repas, je persiste à penser que la cuisine n’est pas loin de l’étoile. Pas loin ça ne veut pas dire au niveau, et ce pour d’autres raisons à mon sens que l’assiette.
En même temps, on n’est pas non plus au niveau tarifaire de ce restaurant lyonnais, qui a l’air très bien au demeurant.[/quote]
Bonjour Florian,Je ne pensais pas particulièrement à ta chronique, mais à la redondance (sur le fil dédié) des avis quasi convaincus d’être attablés dans un établissement zappé par la cécité du Gros Rouge, alors que c’est sa carte des vins qui attire « majoritairement » les membres de LPV, avant sa cuisine.
Si je ne doute pas de l’expertise relatée sur la pertinence de la carte des vins, j’ai plus de réserve sur le niveau général/régulier de la cuisine distillée qui, en lisant certains avis, mériterait sans hésitation l’étoile.
Pour le tarif, La Sommelière propose un menu unique (midi et soir) qui, à 2 € près, correspond à celui du Soufflot en terme d’esprit (dégustation)/nombre de plats (mais le fromage est compris dans celui de La Sommelière).
Du coup, le menu dégustation du Soufflot est plus cher de 4€
Beaucoup lui prête le niveau d’une étoile Michelin, depuis qu »elle a le vent en poupe… qui ne me paraît pas justifiée sur l’expérience vécue.
[quote= »docadn post=1092642″][b]La Sommelière
6 RUE MOURGUET
METRO VIEUX LYON
Tél 04.78.79.86.45
DU MARDI AU SAMEDI DE 20H00 À 21H00 et LE SAMEDI DE 12H00 À 13H30
https://www.la-sommeliere.net/%5B/b%5DBonjour,
Je me rends rarement à Lyon, mais j’y ai réveillonné le 24 décembre dernier, dans une petite merveille d’adresse de 12 couverts (nous étions 8 convives ce soir-là).
Un chef japonais : Takafumi KIKUCHI
Une Sommelière : Shoko HASEGAWA
Une carte des vins concoctée avec ANTIC WINE
Une séquence unique (même le soir de Noël) en 7 plats à 72€ d’un niveau remarquable (la table a été étoilée début 2019), quand la carte des vins, courte mais pointue, est brillamment animée par une Shoko passionnée (tendez bien l’oreille, son français est bon, mais avec l’accent il est parfois compliqué de décrypter du 1er coup).
Je prends rarement (pour ne pas dire jamais) l’accord mets/vins, mais là : Bérêche, Boxler, Germain, Barret (pour ne citer que les Français) servis en 1/2 verre pour multiplier les expériences.
La cuisine y est d’une délicatesse rare, le service raccord, 04h00 qui sont passées comme un battement de cils !
Réservation impérative.[/quote]Bonjour,
2 ans après, jour pour jour, je suis retourné réveillonner dans ce restaurant de poche.
Le menu a pris 10€, mais la séquence s’est révélée aussi remarquable que celle d’il y a 24 mois.
Là encore, j’ai pris le très discutable « accord mets-vins »… qui s’est révélé pertinent, notamment avec
un original vin rouge des Açores qui se lova merveilleusement avec le pigeon de Bresse (Quintart).Un étoilé aussi discret que leurs propriétaires, une carte des vins joliment castée, aux prix doux pour
ce type d’établissement, au niveau culinaire bien plus élevé qu’une table murisaltienne
encensée de manière un poil spéculative, à mon goût, sur LPV.PS : l’anecdote veut que j’ai dîné à la même table qu’il y a 2 ans… m’entendant faire la remarque,
une cliente s’est exclamée avoir été présente aussi ce jour (le 24 décembre, fastoche de s’en souvenir)
et s’être vu attribuer la même table qu’il y a 2 ans… nous nous sommes donnés rendez-vous au réveillon de Noël 2022 !
PS 2 : seulement 8 couverts, comme il y 2 ans, servis ce soir-là !
- 19 décembre 2021 à 23h53
- in reply to: LPV-BzH Acte XXXIII : on se fait plaiz’, le retour de la revanche !
Bonsoir,
Dernier salve de CR de cette 33ème édition, effectivement un poil en-dessous de la dernière session.– Venezia Giulia – Bianco Breg – 2007 – Gravner
Une robe orangée très marquée, un « nez de rouge », une volatile conséquente.
Le vin déroule une matière « tannique », fraîche, éthérée, assez difficile à cerner pour mon palais « formaté » aux 3 couleurs « classiques ».
Ce vin orange reste tout de même intéressant pour ma culture/curiosité. B+– Cidrerie du Vulcain – Trois Pépins – 2018
Je reconnais avoir bien vanné ce « vin »… que j’ai largement associé à certaines productions croisées dans des salons « sarouels-tabac à rouler-j’ai rien branlé dans les vignes ni dans le chai et ça se voit ».
Un cidre (j’en ai en cave en plus) à l’expression très fermentaire, à la bulle de taille XL, au fruit encore « discret ». [b]B+– Mosel – Riesling Spätlese – Alte Reben – Lagenwein – Georg Fritz von Nell – 2020[/b]
Un olfactif sur le pétrole et le berlingot. une matière plus pétillante que perlante. Une acidité haute, un déroulé très gourmand, frais, acidulé, sur des notes de yuzu. Quand on m’annonce près de 80g de sr, je reste scié par la tonicité de l’ensemble, qui semble en badigeonner 60 de moins dans le palais !Présenté comme un des plus grands espoir viticole allemand, ce « gamin » de 20 ans nous offre pour son tout 1er vin, un jus assez remarquable d’élégance, de saveurs, d’énergie, à qui il manque juste quelques caudalies pour en faire un « petit miracle des rangs » ! Dans tous les cas, bravo et merci de nous avoir offert cette exclusivité Herr Félix ! B+[b]+[/b]– Sauternes – Cru Barreja – 1997
Belle robe ambrée, très joli nez de rancio, agrémenté de notes gourmandes de cannelé. Très beau déroulé d’un jus enrobant/tapissant, sans creux/linéaire, pas fatigant. Finale longue, superbe, vibrante sur le safran. Presque plus ligérien que bordelais dans son expression (à l’acidité près). TB++/Exc– Toscane – Vino Santo – estimé années 70 – Antinori
Nez de colle et de volatile emmêlées. Quand le nez semble nous promettre du sucre, ça « goûte étonnamment sec » !
Déroulé et finale longue sur un beau praliné, que seul l’alcool gâche un poil l’ensemble. B++Vivement 2022… avec encore plus de vins à partager !!
- 17 décembre 2021 à 17h22
- in reply to: LPV-BzH Acte XXXIII : on se fait plaiz’, le retour de la revanche !
Merci Eric pour tes remarques.
Tu donnes toi-même la réponse expliquant pourquoi j’ai rattaché Fonsalette à Rayas.
Pour Vacqueyras, il est vrai qu’au delà de la fameuse « triplette « Rayas-Pignan-Fonsalette », je l’ai aussi rattaché à Rayas
car je ne savais plus s’il était disponible uniquement à Rayas et/ou à Sarrians.
Après vérification, le Vacqueyras est bien produit et vinifié au Château des Tours uniquement.- 17 décembre 2021 à 16h29
- in reply to: LPV-BzH Acte XXXIII : on se fait plaiz’, le retour de la revanche !
Bonjour,
Nous enchaînons avec les rouges.
– Château Rayas – Côtes-du-Rhône – La Pialade – 2007 :
Mon apport, ouvert la veille (en fin d’après-midi) n’augurant rien de « grandiose/sexy », avec une expression « solaire/sudiste/fruits à noyaux/alcooleux ».
20h00 plus tard, il présente une robe évoluée, un nez « corsé ».
La matière danse entre puissance et élégance, à des lieux de l’expression de la veille.
La finesse va crescendo au fil des gorgées. J’avais envie de vérifier, en compagnie de mes alcoolytes, le bien-fondé (ou non) des différents commentaires croisés sur LPV, avançant que Pialade « ne se garde pas/doit être bu rapidement ».
A ce stade, il n’apparait guère fatigué, quasi fidèle à ce qu’on attend de lui à tout âge. TB++– Beaune 1er Cru – Clos des Mouches – 2011 – Joseph Drouhin :
La robe claire me lance sur les terroirs du pinot. La mise en bouche est d’une élégance folle. Des notes de menthol, d’épices, d’un fin trait de « rafle/végétal », donnent toute l’envergure et la fraîcheur d’un « Clos des diptères » à la finesse indéniable et superlative. TB++/Excl– Château Rayas – Châteauneuf-du-pape – Pignan – 2006 :
Une robe d’apparence très évoluée, très claire, à la volatile élevée pour mon appendice très développé (oui, j’ai un gros nez).
Une expression délicate de fleur d’oranger, de figue, avec une volatile ultra-dominante qui gâche, à mon humble goût, le pedigree de haut-vol de ce jus. B+– Château Rayas – Côtes-du-Rhône – Château de Fonsalette – 2006 :
1er couac de la session… affreux bouchon. Grrrr [b]NN– Margaux GC – Château Bel-Air-Marquis d’Aligre – 1998 [/b]:
Nous enchaînons avec les désillusions, avec ce Margaux marqué par un profil « poussiéreux », le rendant quasi imbuvable. NN– Vacqueyras – Château des Tours- 2004 :
Nez de fruits noirs, balsamique, couronné d’une volatile tenace.
La bouche surprend par sa « sucrosité », quand la fraîcheur vient immédiatement redresser l’ensemble. Je devine un beau grenache de mes contrées, délicat, gourmand, très peu fatigant.
Grosse surprise à la levée de la chaussette de découvrir que c’est le Vacqueyras de Reynaud (que je n’aime pas habituellement) qui, avec ce joli contrepied, fait malicieusement vaciller mes certitudes sur cette cuvée. TB++– Vin de Pays des Bouches-du-Rhône – Domaine de Trévallon – 2004 :
La série noire continue… bouchon !! Que de frustrations sur cette quille qui s’annonçait fort prometteuse ! NNSuite et fin prochainement…
- 16 décembre 2021 à 22h54
- in reply to: LPV-BzH Acte XXXIII : on se fait plaiz’, le retour de la revanche !
Bonjour,
Il est temps d’ouvrir réellement ce fil, resté au stade de générique de film, avec son casting « bankable » (eh oh, les collègues de goulot, vous foutez quoi là ?) !
En ce samedi de décembre 2021, nous nous retrouvons à La Mirlitantouille, pour la seconde fois en 2 mois !11 hôtes, 19 bouteilles… « logique » diront certains, « seulement » diront d’autres, « y’a quoi après » diront les malades !!
Des absents (Sébus, Maël, Nicolas), des revenants (Gilt, Mickaël), notre francilien qui s’apparente déjà à un habitué,
membre de plein droit à vie, pour sa seconde participation (Paul)… l’occasion aussi de rappeler que certains se font toujours trop rares (Breizmanu, Phil72, Ludoacq, JP. Simoneau, Emmane…). Allez les gars, reviendez !
L’enthousiasme est toujours de rigueur, les sourires et les gosiers affûtés comme jamais !!
C’est la 33ème du cercle LPV BzH… c’est parti pour les blancs.– Champagne – Egly-Ouriet – Brut Grand Cru – Millésime 1999
Robe jaune, assez soutenue, nez très pâtissier, notes « oxydatives » élégantes.
Un attaque tout en finesse, immédiatement sur « l’oxydatif ménagé » et les fruits secs, rehaussée d’une acidité en diable.
Une déroulé quasi jurassien, dans l’expression, une grosse finale longue, énergique, quasi citrique.
Hervé est encore l’auteur de ce très bel apport, dégorgé en 2008, après 95 mois sur lattes. TB++– Wachau – Rudi Pichler – Wösendorfer Kirchweg – Riesling – Smaragd 2005 – Trocken – Autriche
Bon, VivienlaDuche, Ben53 ou un autre germanophile ne m’ont pas encore sauté à la gorge pour cet intitulé codé comme un appel au débarquement !
Superbe nez complexe, dominé par les sempiternels effluves pétroliers. Liquide, au comportement quasi huileux lorsqu’il est en mouvement, à l’entame charmante, un poil aérien/demi-corps, à la fine amertume finale. Expression globale un poil courte. B+– Reichsgraf Von Kesselstatt – Josephhöfer – GG – 2009 – Allemagne
Une jolie robe dorée, les notes nasales de derrick en activité, une attaque caractérisée par un joli sr, toujours sur son lit d’hydrocarbures, mais qui semble s’arrêter net, comme cloisonné/fermé. Dommage que ce cadenas ne permette pas d’apprécier ce jus teutonique à sa juste valeur. B-– Volcanic Slopes – Santorini – Pure – 2017 – Grèce
Mon pif bloque sur l’ambiance de raffinerie, quand la bouche découvre un vin élégant, souple/fluide, à l’opulence distinguée, aux amers puissants mais distincts, éclatants. Tout le monde cherche dans tous les coins de France, puis de l’Europe… ne trouvant ni l’origine insulaire, ni le cépage !
J’ai une appétence relativement développée pour les « vins volcaniques »… et ce vin ne dément pas mon obédience naturelle pour ces derniers. TB– Chablis Grand Cru – Les Clos – 2008 – Vincent Dauvissat
Un nez qui m’évoque immédiatement la Bourgogne, le chardonnay, par son profil « beurré », mais pas le moins du monde Chablis (que certains évoquent immédiatement). Une très belle attaque, mûre, équilibrée, quasi cristalline. Au fil des gorgées, je ne vois toujours pas le « racé chablisien » de ce GC, mais c’est délicieux en l’état. TB+
NB : j’ai ramené le fond de bouteille chez moi. Une forte note liégeuse s’est révélée sur cet ultime verre.– Chinon Blanc – La Croix Boissée – 2011 – Bernard Baudry
Une énorme poire jaillit du verre. Je fonce en Loire. Des notes de verveine-citronnée appuient mon propos. Aucun autre dégustateur pour me soutenir dans mon orientation. Tout y passe. je ne démords pas sur ce jus aux notes marquées de champignon (que j’ai pris pour une pointe liégeuse). La Loire s’impose sans coup férir. Ensemble digeste, prêt à boire/gourmand. B++– Sancerre – Comtesse – 2006 – Gérard Boulay
Je retrouve mon combo « bourgui-beurré », mais rien d’autre… un mutisme assez gênant, pour savoir dans quelle rivière nous barbotons !
Un vin au profil riche/opulent, à la puissance évidente, « schizophréniquement » aussi frais, à la fine amertume.
Pas une once des marqueurs du sauvignon pour cette Comtesse altière, finement disposée, au potentiel encore grand. TB++/ExcA suivre, les rouges…