Doc Adn

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    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 33ème session LPV-BZH s’est tenue le 11 décembre 2021 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec pour thème : « On se fait plaiz’ le retour de la revanche »
    Les CRs sont lisibles et disponibles dans le fil Dégustations éclectiques -> ICI

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »oliv post= »]Les copains, merci pour vos CRs dans leur diversité
    C’est devenu rare les avis multiples dans les reportages des soirées des cercles LPV.

    PS: j’ai retiré le tag dans vos textes pour les raisons expliquées sur https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/49846-indexation-des-comptes-rendus-eclectiques.
    Si un courageux veut se lancer dans les remontages dans les rubriques des domaines, LPV vous le rendra un jour.

    Amitiés,[/quote]

    [
    Oliv,
    Désolé, je ne connaissais pas/n’avais pas vu la problématique des tags dans la rubrique… Sébus étant très fort pour le remontage, merci Séb’ pour l’effort !!

     [/quote]

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,

    Dernier volet de cette dégustation marathon : les « douceurs »

    – Alsace Grand Cru – L’Altenberg de Bergheim 2008 – Marcel Deiss :

    Un nez de chenin, profond, qui exhale le safran, ainsi que des marqueurs que j’associe au(x) schiste(s).
    L’entame est très fraîche, un poil demi-corps, très safranée, finement perlante. Finale tonique, très salivante. TB+

    – Brauneberger Juffer Sonnenuhr – Riesling Spätlese 2016 – Fritz Haag :

    Une robe très claire, des effluves d’hydrocarbures puissantes, d’obédience germaniques, occupent le terrain.
    La bouche présente un profil très frais, à l’acidité haute. C’est une véritable avalanche d’ananas frais (avec un
    coeur un peu vert) qui déboule, avec son cortège de jeunesse, tapissant l’intégralité du palais. Finale là encore très salivante. B++

    – Rheingau – Eiswein Auslese – Riesling 1977 – Steinberger :

    Mon voisin renifle une immédiate eau de javel, quand je ne détecte que le yuzu. Yuzu confirmé en bouche, sur un fil très acide et un « pet au casque »
    qui s’amplifie au fil des gorgées. Dommage, quand on connait le pedigree du vin. NN

    – Alsace – Fronholz 2007 – Sélection de Grains Nobles de gewurztraminer 2007 – Ostertag :

    C’est le litchi qui s’invite immédiatement sur mes capteurs olfactifs. Viendra une matière tapissante et très épicée à suivre. L’ensemble est équilibré, appétant à souhait et profilé comme un SGN de gewurzt’… ma seule fulgurance de la longue série. TB+

    – Hongrie – Oremus – Tokaji Aszu 2005 – 5 Puttonyos :

    Des notes de rancio conséquentes animent le nez, quand la bouche déroule une acidité monstrueuse, ponctuée par quelques épices orientales complexes et pas moins puissantes. A ne pas mettre dans tous les palais vu le côté parfois mordant de l’acidité. B++

    Il est quasiment 17h00, cette assemblée d’hystériques se disperse dans les rues de Rennes, refaisant le match, animée par l’envie d’en découdre rapidement.
    Merci à tous les participants, mais surtout aux organisateurs/logisticiens/restaurateurs (très patients).

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,

    Après les blancs, place aux rouges :

    CR: – Espagne – Los Chorrancos – El Tiemblo 2016 – Zerberos – Daniel Ramos :

    Nez de cosmétique, rapidement dominé par une volatile conséquente et une pointe d’acétate pour mon appendice nasal.
    L’acétate se confirme au déroulé du vin.
    L’amertume tabasse le palais déjà bien chamboulé. Les gorgées suivantes confirment
    le profil désagréable très stable du breuvage. BOF

    CR: – Beaune 1er Cru – Les Cents Vignes 2012 – Domaine des Croix :

    Changement de registre avec ce second rouge, à la robe soutenue, aux flaveurs lactées.
    Je crois reconnaitre mon apport, même si son profil paume nombre d’amateurs de la région.
    Un attaque très mûre, à l’acidité haute qui équilibre cette sensation de maturité conséquente.
    C’est ensuite un jeu de puissance, d’élégance et de finesse qui se joue entre les badigoinces.
    Une fine amertume m’empêche de m’extasier totalement sur mon apport ,me privant enfin de la
    couronne de « l’apport foireux » que Seb’ m’avait ravi quelques vins plus tôt. TB++

    CR: – Grand Cru Clos de la Roche – 1985 – Domaine Peirazeau :

    Un nez neutre, une volatile ressentie élevée qui n’augure rien de « grand ».
    La bouche s’avère avenante, fraîche, au profil rhodanien teinté d’une élégance toute nordiste.
    C’est « debout », équilibré, relativement enthousiasmant et d’une insolente jeunesse. TB+

    CR: – Côtes du Rhône – La Pialade 2013 – Emmanuel Reynaud :

    Robe trouble pas super sexy, très évoluée, exhalant le pruneau et les fruits rouges.
    Une fraise géante vient prendre place dans le,palais, avec son cortège d’alcool
    fatigant. L’ensemble se relance miraculeusement en finale. Pour autant, pas un gros plaisir en l’état. AB

    CR: – DOCG Pieve Santa Restituta – Brunello Di Montalcino – Sugarille 1997 – Gaja :

    Robe très sombre, nez très torréfié, typé « nouveau monde/gros bordeaux parkerisé », avec son cortège
    de bois brûlé. C’est très mûr, sur un pruneau intense, à la finale amère… et pourtant, l’ensemble augure
    d’une grand/gros potentiel. Il est rare qu’un vin me jette à la tronche cette évidence/projection… et c’est arrivé, malgré
    le tableau peu plaisant que j’en brosse. Je note avec ces 2 avis schizophrènes. BOF actuel /TB bientôt

    CR: – Barolo – Tre Tine 2011 – Guiseppe Rinaldi :

    Robe jeune, brillante, agrémentée d’un nez de fenaison.
    L’attaque me lance sur les traces d’un grenache zesté (orange) élégant, plein, charnu, épicé, à la
    très fine astringence qui ouvre un légitime débat. Pour une fois, le circonciseur de pucerons que je suis
    n’est pas trop gêné par ce « petit caillou dans la chaussure », quand pour certains il pourrait s’apparenter
    à « une stalagmite dans la tongue ». TB

    CR: – Amarone – Classico Superiore – Reciotto Valpolicella – Vendemmia 1965 – Bertani :

    Une robe très sombre, au parfum de café, de figue intense, très charmeur. Une entame finement sucrée, très élégante,
    à l’expression intense de « rancio noble ». Addictif et très digeste. Exc

    Dernier chapitre à venir avec les douceurs.

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »[quote= »Vaudésir post=1161810″]Je ne connais pas cette dénomination schistes pour le Rangen de Schoffit, comme c’est le seul GC sur un terroir volcanique.[/quote] »]Je ne connais pas cette dénomination schistes pour le Rangen de Schoffit, comme c’est le seul GC sur un terroir volcanique.[/quote]

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,

    C’est donc au sein de La Mirlitantouille (ex-L’atelier des Gourmets), que Rennais, Nantais, Morbihannais et Alsacien dénaturalisé de Mayenne se sont retrouvés 1 an et 8 mois après la dernière rencontre du Cercle du Phare Ouest !
    Une salle privatisée, comme au bon vieux temps, pour laisser libre court à notre soif de partage et de convivialité et de décibels.
    2 nouveaux membres (mais toujours pas de dame, Annick étant notre présidente honoraire à vie du Cercle, donc hors-catégorie)
    Une fois la mise à jour faite des potins (le nouveau toupet auburn de Ben est remarquablement bien fait)/vacances/santé, place aux vins…

    – Les blancs :
    – Champagne – Grand Cru Blanc de Blancs – Extra Brut 1999 – Jacques Selosse :
    Notes fermentaires, de rancio, avec une jolie note oxydative jaillissent du verre. La bulle est douce, délicate/élégante, évanescente (qui disparaitra rapidement). Un vin ample, crayeux, évolué, au profil chardonnesque, pimenté par moments, à la finale oxydative ménagée, sur de très beaux fruits secs, à la longueur kilométrique. Hervé, le rare gars qui dégoupille du Selosse à l’apéro, chapeau. TB++

    – IGP Vaucluse – Blanc  2012 – Domaine Gourt de Mautens :
    Un nez très fortement réduit, une autolyse tenace (c’est le Havre par jour de vent, au-dessus du verre). Attaque monstrueuse, très très large, mais une expression globale qui semble bloquée/fermée. Des amers saillants outranciers. Pas ma came du tout. BOF 

    – Vin de France – La Butte de Chiron – Granit 2020 – Les Arpentis:
    Un 1er nez très sudiste/solaire, des notes de berlingot, d’amande. Une attaque perlante, des amers qui « dépassent ». L’expression générale est relativement courte, dominée par l’alcool en finale. Là encore, pas de grand plaisir pour ce vin élaboré par mon voisin de tablée (Maël) padawan-vigneron du week-end et passionné à l’année, qui a le courage de présenter le fruit de son travail à un prof raté et saqueur comme moi, bravo ! AB-

    – Savennières Roche aux Moines – 1998 – Domaine aux Moines :
    Une jolie robe dorée, un nez de menuisier, un chenin évident, une pointe de liège pour moi (je suis le seul à le ressentir). Déroulé très sec et finale pas nette, que le nez a conditionné pour mon palais. Dommage. NN

    –  Patagonia  Argentina- Vino Blanco – Chardonnay 2017 – Mainqué (Chacra) :
    Une belle autolyse signe le nez, quand la bouche s’avère riche, pleine, tonique, à l’acidité haute. Finale salivante. L’assemblée verse dans un rapide consensus de chardonnay… mais aussi tonique, on s’interroge. Et nous avons raison, car le tropique bourguignon semble loin des terroirs dudit Mainqué. JM Roulot rôde fort autour de cet étonnant et fort impressionnant chardo de l’extrême. B++

    – Douro- Portugal – Redoma Reserva 2018 – Dirk Niepoort :
    Les notes lactées signent le 1er coup de narine. Un caractère solaire/sudiste semble dessiner la matière sur le point d’être engloutie. Grosse schizophrénie d’expression buccale. Une acidité jaillissante, une matière complète, équilibrée, d’une fraîcheur détonante. J’ai beaucoup aimé ce vin que nous avons cherché dans la moitié de l’Europe et ailleurs, contenant une dizaine de cépages selon son contributeur (les 2 nouveaux membres de LPV signent une entrée remarquée dans le cercle picologique breton). TB+

    – Alsace Grand Cru Rangen – Clos St-Théobald – Riesling 2013 Schistes – Domaine Schoffit :
    Un nez quasi hypnotique, complexe, pétrolé. Un déroulé vibrant sur les agrumes, les notes pétrolées persistantes, une acidité conjuguée au résiduel remarquable. Des amers splendides et très longs en finale. Exc

    A suivre : les rouges et les sucreries

    • in reply to: LPV BzH
    Doc Adn
    Participant

    La 32ème session LPV-BZH s’est tenue le 09 octobre 2021 au restaurant La Mirlitantouille à Rennes, avec pour thème : On se fait plaiz’
    Les CRs sont lisibles et disponibles dans le fil Dégustations éclectiques -> ICI

    Doc Adn
    Participant

     
    Bonjour, 
    croisée sur un groupe FB… pépite de « neurchi d’étiquette » !

    Doc Adn
    Participant

    CR: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin – Chablis 2019

    Un nez de carton mouillé, iodé, salin qui me projettent directement au milieu du vignoble de la Loire-Inférieure !
    Le caractère olfactif crie « Melon » alors que seul le Chardonnay compose ce jeune breuvage.
    L’attaque est perlante, immédiatement sucrailleuse, extrêmement mûre… une pure sensation de sr habite le jus.
    La puissance est démonstrative, déséquilibrée, sur des amers brouillons et saillants.
    Pas d’amélioration au fil de la dégustation.
    Moins plaisant, à ce stade, que le 18 pour moi.
    *(*)

    Doc Adn
    Participant

    CR: Clos des Mourres – A Table 2014 – IGP Vaucluse

    Robe jeune, soutenue.
    Le nez pète la « syrah sudiste » (louchant un poil sur un « Marginal » de Terres des Chardons), notes métalliques puissantes et l’inénarrable olive surnageant sur un océan d’hémoglobine marqué.
    L’attaque est très typée syrah, joliment acidulée, parsemée de fines notes boisées (je ne sais pas si le vin voit le bois) et lactées.
    L’ensemble se révèle tonique, sapide, frais, d’une finesse évidente, à l’agréable finale épicée-poivrée.
    Le lendemain, de furtives notes de volatile viennent enrichir les fragrances du jus, toujours frais et fin.
    Remarquable vin qui titre 12,5°, selon l’étiquette, de l’ordre de la prouesse dans le coin !!
    ***/***(*)

    Étonné de voir ce domaine si peu commenté… alors que la bouteille retrouvée dans ma cave vendredi soir, bue entre samedi soir et dimanche midi, mérite qu’on s’intéresse plus particulièrement à ce discret domaine.
    Son emplacement (Vaison-la-Romaine) ne manque pas de me faire faire un rapprochement avec le domaine voisin de La Roche- Buissière (situé à Faucon), dont certaines cuvées gourmandes (mais irrégulières) rejoignent, souvent en fraîcheur, cette cuvée « A table ».

    Doc Adn
    Participant

    Bonjour,
    Mes flops 2020 :
    – Domaine des Tours 12 : austère, végétal, bodybuildé, muet olfactivement parlant… par 2 fois dans l’année !
    – Lapierre – Morgon 2009, sans sulfites ajoutés (déçu, car c’était ma dernière, austère comme un Burgaud 09)
    – Bodega Mararones Garnacha 2015 ( qui a perdu l’éclat de la 1ère rencontre avec cette cuvée).
    – Le Soufflot à Meursault

    Mes tops 2020 :
    – Riesling – Mosel – Pradikatswein – Wehlener Sonnenuhr – Spätlese – Joh.Jos.Prüm – 2009 (Cf ICI)
    – Amarone – Recioto della Valpolicella – Classico Superiore – Bertani – Vendemmia 1971 (CR même lien que ci-dessus)
    – La Bonne Pioche – Vin de France 2014 – Michel Guignier (digeste, frais, aérien)
    – Les vins de David Croix (Beaune) lors d’un week-end bourguignon
    – Les vins de Philippe Gavignet (Nuits-St-Georges) lors du même week-end bourguignon
    – Juste Nature 2019 – Domaine de Beaujeu (Camargue)
    – Gevrey Chambertin – Vieilles Vignes 2017 – Domaine Bachelet (Denis) oo, oo, oo,

    Meilleure année à tous !

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,
    Une escapade express(e) en Bourgogne et l’occasion de m’asseoir à la Table du Soufflot pour un dîner à 4.
    Un rythme chaotique, une qualité inégale dans les assiettes voguant entre le « raté » et le « très réussi » (un poisson totalement foiré, quand le second frôlait la perfection).
    Des présentations allant du simpliste au très soigné… un sentiment global très mitigé, clairement, après cette unique expérience !
    Le service : inégal lui aussi !! La nonchalance un poil hautaine du patron-serveur contrastant fortement avec l’implication et le sens aigu du client de la serveuse.
    Et je ne parle pas des relents du type « sardines grillées » qui parfument irrégulièrement la salle au fil de la soirée…
    Quant à la carte des vins, il est vrai qu’elle est clairement remarquable et ne peine pas à « ridiculiser » beaucoup d’autres par son casting et ses tarifs.
    Je ne suis pas sûr d’y retourner… sachant que je vais prioritairement au resto pour manger… tant pis, parce que pour y boire c’est très chouette quand le plat est réussi !

    Doc Adn
    Participant

    6/
    Robe violine, jeune, brillante, nez solaire, fumé-boisé, peu disert.
    Après une bonne dizaine de minutes d’aération, les notes fumées et un élevage « poussé » dominent les débats.
    La cendre de cheminée complète le tableau olfactif. La bouche m’oriente vers un cab’ franc bien mûr… démenti par une acidité haute, asséchante…
    mais le cab’ franc tient la corde.
    Mine de crayon, puissance, un alcool envahissant, large, très très épicée. Finale sur un végétal marqué d’un cab’ franc pas si « mûr » que cela.
    Le soir, le boisé est toujours l’acteur principal, avec une pointe de menthol. J’ai tenté mondeuse et pineau d’Aunis vu les profils, mais j’arrête mon clavier sur une courte avance pour un cabernet sauvignon via la touche mentholée (et un peu de cab’ franc)
    Cabernet sauvignon (plus un peu de cab’ franc) Château Cos Labory – Saint-estèphe – 2014 -> 12/20

    Voilà, l’agréable punition est terminée… encore merci Harry pour ce chouette concept, la qualité et le choix des vins !!

    Doc Adn
    Participant

    5/
    Robe soutenue, nez très élevé, rafle-trait végétal au nez… mes synapses allument la led « syrah », confirmée par une olive percutante.
    Attaque sur l’olive verte, à l’acidité haute, assez courte. Si je regarde un court instant vers une « Marginale 17 » de Terres des Chardons, je reviens assez vite vers Crozes, via le côté « lacté-boisé » marqué.
    Sans plus de convictions je crache un désespéré : Syrah – Crozes-Hermitage – Alain Graillot 2017 -> note 13/20

    Doc Adn
    Participant

    LES ROUGES
    4/
    Robe sombre, violine, jeune, fins traits de carbo, chaud-solaire, fourrure qui emmène ma cervelle vers un cab’ franc.
    Je « bloque » sur un cab’ franc, élevé, avec une touche bizarre de carbo et de cosmétique…
    L’attaque est fruitée, légère, louchant sur un gamay, crayeux, à l’acidité haute, avec de la mâche.
    Nez sanguin, de lame froide, bouche mûre, fin trait végétal. Je bloque sur le cab’ franc, mais le cassis, l’élégance
    à l’aération, me fait hésiter entre un gamay acide et je ne sais quoi… je suis perdu comme d’hab’
    Trop bizarre en l’état, j’oublie et je laisse l’aération faire son œuvre.
    Une fois aéré, c’est la fraise qui vient foutre le bordel dans mes convictions. Me voilà parti pour un grenache jeune,
    superbement gaulé, du plus en plus élégant , quasi castel-papal… mazette quelle métamorphose et que c’est bon !!
    Côtes-du-Rhônes vieilles vignes 2016 – grenache (et un peu de mourvèdre) Clos du Mont Olivet -> note 16/20

    Bon, le hold-up n’aura pas duré , me voilà à ma place, en fin de peloton, avec la voiture-balai collée au pneu arrière !!

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »dymytri37″ post=1114797]Vin blanc 3:

    Vin plutôt compliqué pour notre binôme car nous buvons rarement les vins du sud, et celui était particulièrement changeant.

    1er nez de melon anisé, pointe d’agrumes qui arrive au réchauffement. Ça fait un peu chimique. l’équilibre en bouche est clairement sudiste, sur de fins amers et un peu d’alcool. Il y a tout de même de la minéralité et je note « vin de bord de mer ». Je pense à ce stade à la Clairette.

    Au réchauffement l’ensemble devient à mon sens plus intéressant et se dégage des arômes de plantes type Chartreuse (j’ai aimé ce coté là). Le coté herbacé pouvant évoquer le Roll, la Provence/Corse devient à ce stade la région la plus logique (par élimination). Nous avions un doute sur le Rhône (clairette) mais pas assez puissant en bouche.

    Nous plaçons donc ce vin en Bandol, clairette et en se disant que dans l’assemblage il y aurait bien du Roll quand même. Nous jouons au pif Pibarnon 2018. L’idée de mettre Clairette était également stratégique car au cas ou cela aurait été un Rhône, nous avions de bonnes chances de marquer quelques points quand même. Il y avait aussi la stratégie de dire, si on met Roll de Provence, cela fera également des points si c’est la Corse (mais nous finirons par éliminer l’hypothèse de ce dernier).

    Étonnamment c’est le vin blanc que j’ai préféré (d’habitude le sud de la France a peu de chance de gagner mon cœur). Nous mettons 14/20 (ce qui est une moyenne puisque Nico note 13 et moi 15).

    Plus personnellement je trouve le Roll assez difficile à trouver dans le sens ou il peut présenter beaucoup de facettes. La plus facile c’est quand il se livre avec le coté sauvignon du sud (ce qui est souvent infâme et sans intérêt pour moi). Il peut aussi se présenter avec un coté un peu doucereux et des arômes de pêches pouvant évoquer Marsanne/Roussanne mais il n’en a pas l’équilibre en bouche (moins d’amers, moins puissant). Bref un cépage qu’il faut bosser…

    Adnane, je pense que ton vin 3 avait clairement un défaut de conservation !!

    Dimitri[/quote]

    Salut Dim,

    Possible au vu des CR comparatifs… mais vu son traitement à réception, je dirais que seul le trajet Var-Morbihan (qui doit sûrement être le plus long de cette session pour les échantillons) peut en être la cause (mais quid des 2 autres échantillons !)… d’autres participants dérangés par un profil « pas net/défaut » sur cet échantillon ?!
    Après, c’est celui que j’ai le mieux noté « gustativement parlant »…

    Doc Adn
    Participant

    [quote= »leteckel » post=1114730]Bonsoir Adnane,

    Tout d’abord, merci pour cette retranscription transparente de ta dégustation.
    Je sais l’exercice en total aveugle ô combien difficile (et dans lequel je suis d’une nullité absolue), mais je m’interroge sur ta perception du boisé sur le vin n°2. Quand tu valides un Chablis de Droin 2018, j’imagine que tu as déjà goûté ce Chablis sur 2018 ou d’autres millésimes ?
    Habituellement, tu trouves un caractère fortement boisé à ce vin ?
    Pour boire ce vin assez régulièrement (mais pour ainsi dire jamais à l’aveugle), j’ai un peu de mal à y trouver un boisé dominant.
    Merci pour ton retour.[/quote]

    Bonsoir Arnould,
    Absolument… pas et absolument !!
    Je m’explique, j’ai goûté, je goûte régulièrement les Chablis de Droin sur différents millésimes… mais quand il s’agit de donner une réponse précise dans une dégust’ à l’aveugle, je suis un peu/carrément à l’ouest et j’y vais au pif quitte à être totalement contradictoire !!

    Si je reprends mes notes sur le « simple » Chablis de Droin (bu à découvert), je ne pense pas avoir noté une seule fois « boisé » (et pour cause, depuis hier soir, je sais que c’est un vin de cuve donc c’est forcément pas cela).

    On va dire que ma mémoire en matière de vin ne dépassant pas celle de 10 poissons rouges doctorants réunis… seuls l’huître, l’iode m’emmènent à Chablis (ou dans le Muscadet) et que je note le 1er vin qui me vient à l’esprit… tu comprends mieux pourquoi je parle de hold-up pour le moment… :unsure:

    Doc Adn
    Participant

    Bonsoir,
    Les blancs sont tous dévoilés… et l’impression d’avoir commis une forme de hold-up dans ce classement, heureusement provisoire, dans ce Top 11 !!
    La preuve vous sera donnée, quand vous lirez ce CR analytique d’une précision comparable aux prédictions d’un Paco Rabanne sous Baclofène !!

    1/
    Robe très claire, translucide aux arômes d’huître, coquillage, chaud/solaire, carton mouillé et au fin bois.
    Attaque dynamique, fond « ananas-agrumes » et touche boisée toujours présente.
    Je pars sur un « chardo-Chablis-boisé-tonique », mais le côté « citron vert » et l’expression « végétale »
    me réoriente sur un sauvignon. Je creuse cette piste et me persuade forcément dans cette optique.
    Le soir : carton mouillé, urine de chaton timide, acidité haute, finale sur les agrumes et le citron vert.
    Sauvignon – Sancerre – Boulay 2017 -> note 13/20

    2/
    Robe semblable au 1, nez boisé « noble-ambitieux », d’inspiration « bourguignonne juvénile ».
    Fine réduction, boisé dominant, pointe de champignons.
    Attaque typée « chardo souple », élégante, juvénile, boisée. Finale amère, asséchante (typée fûts neufs)
    vanillée, poivre blanc et iodée.
    A l’aération je pars vers le chablisien et les expressions globales me parquent dans cette solution.
    Le soir : toujours un boisé conséquent, un caractère chablisien marqué, assez gras, aux amers pointus, nez très solaire.
    Chardonnay – Chablis – Droin 2018 -> note 13/20

    3/
    Robe jaune claire, légèrement évoluée, au joli nez miellé, louchant vers un chenin angevin avec une pointe d’acétate-vernis.
    Attaque sèche, volumineuse, finement oxydative, déroutante qui fait fuir la piste chenin.
    La bouche est très puissante, volumineuse, chargée en alcool, marquant la pointe de la langue de poivre et de bois.
    Je voyage au gré des gorgées du Jura au Jura, évoquant soit un savagnin, soit un chardonnay ouillé… mais c’est bizarrement
    la puissance qui m’éloigne à nouveau du jura/savagnin et que la pointe de « vernis-acétate » remet le chenin atypique au cœur
    de mes décisions. Je centre le jus sur l’Anjou… mais quel casse-tête, mais j’aime bien vu le caractère ovniesque du jus… si je ne suis pas à l’ouest ce qui m’étonnerait !!
    Chenin – Vin de France (Anjou) – Chenin Oxydatif – Bertin Delatte – 2018 -> note 14/20

    Je vous l’avais dit, un hold-up pour le moment…

    Doc Adn
    Participant

    CR: Domaine Les Cailloux Lucien et André Brunel – Châteauneuf-du-Pape 2005

    Robe évoluée, claire, tirant sur l’acajou, portant son âge.
    Nez de bouillon de couscous, avec son flot d’épices dominé par le curcuma, laissant place à la fraise à l’eau de vie et un trait d’hémoglobine marqué.
    L’attaque impose la fraise et le lait, une matière avec l’épaisseur attendue, une acidité ménagée, d’un seul tenant, sur un fil puissant et épicé (fin poivre blanc sur le bout de la langue), avec sa petite chaleur sur la fin de la 1ère gorgée.
    A l’aération, le vin se fait plus agile, assumant ses 15 piges, avec des notes tertiaires mêlées à une insolente et juvénile énergie qui le caractérise, faisant presque oublier la solarité marquée mais étonnamment gourmande du jus. ***/***(*)

    Doc Adn
    Participant

    CR: Domaine Lapierre Morgon 2009

    Version légèrement sulfitée

    Robe relativement « claire », visuellement peu évoluée, au nez d’obédience forestière louchant sur un esprit pinoteur.
    L’attaque est plutôt austère, relativement fraîche, teintée d’élégance et de puissance.
    Les gorgées suivantes laissent une impression de « végétal noble », pour une finale un poil chaleureuse.
    Une bouteille très schizo dont les versions non-sulfitées, sur le même millésime, m’avaient laissé un meilleur souvenir. **(*)

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