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- 14 octobre 2013 à 23h39
- in reply to: Domaine Richard Leroy
Bonsoir,
H. Seldon et Ferdor, vos commentaires sont valables pour le nez ET pour la bouche, ou seulement pour le nez ?!!
J’en profite pour donner mon CR d’une cuvée goûtée par 2 fois en l’espace d’une semaine (début septembre 13).Domaine Richard Leroy Les Noëls de Montbenault 2011
Nez de terminal pétrolier du Havre, oeuf pourri, [s]thiol[/s] mercaptan, repoussant, pointe de chardo-boisé,
archétype du cliché de vin « peu protégé » (en fait zéro soufre).
En bouche, une attaque souple, très fine, élancée, classieuse, au poivre blanc très expressif, ensemble très salivant,
très joli vin, juste « flingué » par un pif rédhibitoire, mais dont la matière en gueule ne sou(f)fre pas !! ***/***(*)
Le seconde fois, le nez est identique, la matière toujours « racée », à l’avenir très prometteur… ***/***(*)- 14 octobre 2013 à 23h12
- in reply to: LPV Bzh acte IX s’attaque au Riesling et au pinot noir.
Bonjour,
Qu’est que j’aurais donné pour voir Martin prendre des notes !!
Quelqu’un a une photo ?! même floue 😀 !!
Merci les gars pour vos retours rapides… en attendant les autres CR !!- 9 octobre 2013 à 1h49
- in reply to: y a t il des LPViens en bretagne???
Bonsoir,
Belle dégust’ à tous, buvez large, crachez (de temps en temps) bien et faites nous de beaux CR !!
A la prochaine !!
- 13 juillet 2013 à 15h12
- in reply to: Domaine Antoine Olivier, Santenay
Notes prises lors de notre visite chez Antoine Olivier début mai 2013 avec les normands :
Rouges :
Santenay 11 à la mise récente, au notes métalliques puissantes, boisées, à l’attaque douce, souple, un poil « fermé » mais très fruité. **/**(*)
Savigny-les-Beaune 1er Cru – Les Peuillets 10, issu de vieilles vignes de 60 ans, aux notes « empyreumatiques » marquées, à la pointe sucrée, relativement asséchant. **
Santenay 1er Cru -Beaurepaire 11 (vignes de 35 ans, sol argilo-calcaire, zéro pigeage, zéro action mécanique) est boisé au pif, frais au nez, aux fruits rouges intenses, à la finesse évidente, un poil asséchant. **(*)
Santenay – Les Charmes 08 (vignes de 15 ans) à la réduction tenace, quand la rafle (vendange entière) se fraie un chemin dans une matière serrée, là encore asséchante. **
Blancs :
Santenay Clos des Champs Carafe 11 (vignes de 20 ans) « boise et poire » sur un trame monolithique, aux discrets amers. **
Santenay – Les Coteaux Sous la Roche 11(vignes de 18 ans), sous sa réduction marquée, a une acidité un tranchant plus soutenu. **(*)
Santenay – Le Biévaux 11 -L’Air de Rien (vignes de 24 ans) propose réduction et bois, quand la matière fruitée, relativement rondouillarde, s’évanouie sur de jolies amandes en finale. **(*)
Santenay – Le Biévaux 08 – L’Air de Rien à un caractère plus affirmé, de part son opulence, son fruité et l’expression très épicée en finale. ***
Bourgogne – Les 2 Dindes 11, en « hommage » à ses 2 filles, est simple, relativement sudiste, rondouillard. **
Des vins au consensus relatif, sur un millésime 11 apparemment très difficile partout, encore plus discutable après ces 4 jours de dégustation….
- 11 juillet 2013 à 1h45
- in reply to: Domaine François Lumpp, Givry
Salut Laurent,
je ne connaissais pas les vins de François Lumpp avant cette visite… seules quelques lectures et avis picorés laissaient entrevoir
un élevage [s]conséquent[/s] marqué, que j’ai effectivement constaté, de surcroit sur des mises très récentes dans notre cas.
Après au-delà de la « mâche » des 11, correcte par rapport à d’autres 11 bien plus « light », c’est surtout « l »hétérogénéité » de finesse
des Givry goûtés qui m’a étonné…- 10 juillet 2013 à 18h00
- in reply to: Domaine François Lumpp, Givry
Salut Antoine,
Tu as raison, pour Clos des Vignes, pas pour La Brûlée je corrige immédiatement, merci de ton attention !!
- 10 juillet 2013 à 16h54
- in reply to: Domaine Stéphane Aladame, Montagny
Bonjour Gérard,
Demande à Azerty27, il sera plus efficient que moi sur ce sujet…
- 10 juillet 2013 à 16h53
- in reply to: Domaine François Lumpp, Givry
Blancs :
Givry – Clos Des Vignes Rondes 11 : issu de 50 ares plantés dans les années 80, vendange entière pressée, zou dans la cuve, un peu de levures exogènes, 30% de fûts neufs, on attend 1 an… cela donne un nez « boisé-beurré typé chardo », un jus très fruité, à l’acidité tonique, au joli équilibre, long, épicé, voire pimenté en fin de bouche. ***
Givry 1er Cru – Crausot 11 fait aussi dans la « planche beurrée » au nez, quand la matière délivre des fruits intenses [s]provoquant une bave généreuse de boxer[/s] auréolée d’un côté salivant puissant. C’est large, épicé, là encore très pimenté… ***
Rouges :
Givry 1er Cru – La Brûlée 11 propose son nez forestier additionné de vanille prégnante, pour une attaque immédiatement asséchante, quand la suite est plutôt « gouleyante mais ténue »… **/**(*)
Givry 1er Cru – A Vigne Rouge 11 a le nez de la finesse évidente. Finesse qui se confirme en bouche par une élégance et une fraîcheur salvatrices. L’ensemble est charnu, très finement asséchant. ***
Givry 1er Cru – Crausot 11 signe un nez très frais et aérien, quand la matière se fait « crémeuse », foncièrement trop jeune. **(*)
- 9 juillet 2013 à 11h25
- in reply to: Domaine Stéphane Aladame, Montagny
Quand la plupart des post-ados ne pensent qu’à piquer la bagnole du daron (quand il ronfle) pour choper des gonzesses, puis boire,
puis vomir à la sortie des boites de nuit sans avoir roulé de pelle, Stéphane Aladame, ben lui, il crée à 18 ans son domaine, sans être « fils de proprio » !!
CR: Domaine Stéphane Aladame
Parti de moins de 3 ha, il est aujourd’hui à la tête de 7,5 ha, dont 6,5 en appellation « Montagny 1er Cru ». Il est à ce jour propriétaire d’un seul ha…
Stéphane Aladame ne produit donc que des blancs, sur cette appellation d’environ 350 ha, dont les 2/3 sont en 1er Cru, le dernier tiers en Villages.
Il produit actuellement 6 cuvées, menant son domaine avec différents modes de culture. La moitié de la surface est en conventionnel, 1/3 de son domaine est en « bio non certifié », les 20% restants sont simplement « traités bio ».Le personnage est jovial, très « animé » par son métier et ses vicissitudes. La flavescence dorée est le sujet principal de préoccupation depuis l’an dernier….
Les traitement obligatoires en Saône & Loire (arrêté préfectoral), adossés à un insecticide non-bio mettent les vignerons bio dans une impasse [s]délicate[/s] quasi cornélienne…
L’heure de goûter aux 11 du domaine arrive…Découverte 11 Montagny 1er Cru
De jeunes vignes de moins de 20 ans, 100% cuve, au nez réduit, carton mouillé, berlingot, finement soufré. L’attaque est très fruitée, souple, ramassée, crayeuse, droite, fraîche, aux amers* intégrés. **(*)
Montagny 1er Cru – Sélection Vieilles Vignes 11
Issu de 4 parcelles plantées de vignes de 40 à 80 ans, élevé aux 2/3 en fûts (dont du neuf), au nez très boisé et fruité. Matière directe, nette, aux jolis amers*, un poil courte… **(*)
Montagny 1er Cru – Les Burnins 11
Elaboré à partir d’une parcelle de vieilles vignes de 90 ans de « chardonnay muscaté » qui « muscate » effectivement terriblement au nez, pour une attaque acidulée, toujours très muscatée, juste marrant. **
Montagny 1er Cru – Les Maroques 11
Nez très réduit, quand l’attaque est grasse, toujours très fruitée, ample, saline, aux amers* très puissants. ***
Un Crémant de Bourgogne 10, à la bulle brouillonne et vive achève notre séance… **
Stéphane Aladame est un plaisant animateur, humble, simple, visiblement toujours en quête du meilleur…
Au global des vins faciles d’accès, sur le fruit, pas très complexes, sur un millésime forcément « particulier »,
sûrement peu représentatif de la vingtaine d’années d’activité de Stéphane Aladame.
Des vins en phase avec la personnalité du vigneron : sympatoches et « légers »…- 6 juillet 2013 à 14h59
- in reply to: Domaine de Villaine, Bouzeron
Le Cercle de Maigremont est en pèlerinage annuel dans les vignes.
Cette année, c’est le Mâconnais qu’ils ont choisi comme camp de base, pour des visites « en étoile » qui nous mèneront notamment en Côte Chalonnaise, sur celle de Beaune, voire en Nuits pour les plus [s]alcooliques[/s] courageux…
4 jours de [s]régime[/s] [s]gros bide[/s] généreuses ventrées, assorties de [s]grand n’importe quoi liquide[/s] gargantuesques rasades de raisins fermentés sont au programme de ce long week-end de l’Ascension…
Je vous épargne les images insoutenables de ces soirées de mormons dépressifs, pour vous détailler le « coeur » de ce « salon d’alcooliques normands (et franciliens) à la campagne » !!
Sachez qu’avec « seulement » 2 mois de décalage entres ces visites et le compte-rendu, vous allez lire ICI, un témoignage « à chaud » comparé à celui du Cercle de Maigremont !!
Ce dernier risquant de paraître après la libération de tous les otages français dans le monde…A l’instar du « carbone 14 », le « Gildas 14 » est aussi un procédé de datation très fiable !! Prenez n’importe quel article édité par ses soins, soustrayez 14 mois à la date de parution, vous aurez la date réelle de l’évènement résumé…
Nous démarrons par la Côte Chalonnaise, au sud de Beaune, à Bouzeron, au Domaine Aubert & Pamela de Villaine…
Depuis une dizaine d’années, c’est Pierre de Benoist (neveu d’Aubert de Villaine) qui tient les rênes dudit domaine.
Très tôt, l’évidence de la culture « bio » s’est manifestée. Certifié « bio » en 97 (depuis 82, en pratique, selon P. de Benoist), en « biodynamie » depuis 8 ans maintenant…
Il faut mentionner des essais de musicothérapie et d’aromathérapie…
Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 22 ha, dont 10 d’aligoté…
Ce dernier est la référence du domaine, face à la « dégénérescence » du chardonnay (dixit P. de Benoist).
« L’aligoté doré » (dont un conservatoire a été crée) est, selon son défenseur, un cépage « aromatique » contrairement au chardonnay qui est un cépage « neutre » (ils en cultivent quand même, ainsi que du pinot noir).
Pierre de Benoist nous détaille rapidement les méthodes de vinification.
Pour les blancs : 1 an de cuve pour tous, depuis « l'(d)ébourbage » jusqu’à la fermentation malolactique (avec le souhait de les faire toutes, dans la mesure du possible).
Pour les rouges (3 + 1 Santenay en 2012), des cuvaisons de 12-15 jours (30 pour le Santenay, peu éraflé voire pas du tout), puis barriques…
Mais la star, c’est l’aligoté, donc on cause de l’aligoté !! P. de Benoist est très bavard, passionné surtout !! Il faut l’écouter parler des terroirs marneux et d’argile de Digoine comme le « best » pour l’aligoté.
Il faut aussi l’entendre conjuguer des verbes aiguisés à l’encontre de Bettane et de ses « vins de fruits »… « alors que le vin devrait avoir le goût du raisin » selon notre jeune barbu à la diction précise, au discours objectivement pragmatique…
Un vigneron qui serait capable, dans sa plaidoirie, de lever des « troupes de naturistes du pinard », quand il avoue une certaine allergie au soufre !!
Un « gentleman farmer » (dans la gestuelle, le regard, comme dans les vêtements, Tonton Aubert n’est jamais loin) qui ne manie pas la langue de bois (qu’il déteste aussi quand il est massivement présent dans le vin), avouant franchement « goûter plus de vins dégueulasses en bio et biodynamie qu’en traditionnel… »
Pour notre séance, 3 bouzeron, 1 chardonnay et 1 pinot noir sont programmés.
Bouzeron 11 est immédiatement « variétal » au nez, puis gras et très beurré à l’aération !! L’attaque est tendre, « droite avec de l’embonpoint », fruitée (ouf, il ne m’a pas vu écrire ça !!), acidulée, aux jolis amers. L’ensemble développe un crayeux évident, pour de jolies épices finales… un vin plus complexe que prévu **(*)/***
[b]Bouzeron [s]89[/s]09[/b] [size=x-small](merci à l’isotope Gildas 38 d’avoir vu la chose pendant sa demie-vie d’activité (:P))[/size] a le nez pommadé d’un vin sudiste, « l’anis étoilé d’un pastaga sous la cagna ». Une attaque large, ample, un poil lâche « aux 3/4 du milieu de bouche ». Ensemble épicé, ethéré, souple, salivant (je vous rappelle que ce sont des notes gribouillées, j’suis pas Albert Camus, ça se voit non ?!). **(*)
Bouzeron 07 a le même nez variétal que 11, le métal en plus !! Une matière très fruitée (je tremblais en écrivant cet adjectif, voyant déjà le barbu devenu fou, m’arracher la langue avec ses dents, comme dans Midnight Express), tranchante, vive, équilibrée, citronnée (merde, j’ai pas trouvé le raisin !!). C’est super bon !! ***(*)
Bourgogne – Côte Chalonnaise – Les Clous 06 « boise », « beurre » et « champignonne » généreusement au nez. Une matière souple, pleine, « tannique », épicée, aux amers longs, mais à la sècheresse en filigrane. **/**(*)
Mercurey – Les Montots 00 donne dans le même registre olfactif que Les Clous précédent, la vanille et le métal en sus. J’ai la « grande honte » de trouver de la framboise, quand le vin caresse délicatement la paroi buccale, lancinant, souple et « sexy wine ». ***
Petit bonus, avec ce Mercurey 93 aux parfums puissants de grenade (non, pitié monsieur, laissez-moi ma langue !!), au joli grain tannique, plein, frais, juteux, mais asséchant au possible en fin de bouche. **
Sur chacun des vins, Pierre de Benoist a tenté de nous donner sa vision « globale » de la fleur au vin, dont il est le seul détenteur au moment de la dégustation.
Un personnage très ancré dans la notion de « lumière » et des 5 sens qui nous entourent…
Un discours, une approche du vin et de ses terroirs que j’ai trouvé très « telluriques » (je lui en ai fait part), aux antipodes des discours très, voire trop, calibrés d’autres vignerons… dont on ne peut occulter, à ce stade, la prépondérance de la biodynamie et de ses effets dans cette vision !!
Au-delà de ma perception (toute personnelle) assez ésotérique de cette « conception physiologique de la vigne et du vin », il n’en demeure pas moins que les vins du Domaine de Villaine sont bien plus convaincants que ceux goûtés au début des années 2000 !!
- 6 juillet 2013 à 14h59
- in reply to: Domaine de Villaine, Bouzeron
Le Cercle de Maigremont est en pèlerinage annuel dans les vignes.
Cette année, c’est le Mâconnais qu’ils ont choisi comme camp de base, pour des visites « en étoile » qui nous mèneront notamment en Côte Chalonnaise, sur celle de Beaune, voire en Nuits pour les plus [s]alcooliques[/s] courageux…
4 jours de [s]régime[/s] [s]gros bide[/s] généreuses ventrées, assorties de [s]grand n’importe quoi liquide[/s] gargantuesques rasades de raisins fermentés sont au programme de ce long week-end de l’Ascension…
Je vous épargne les images insoutenables de ces soirées de mormons dépressifs, pour vous détailler le « coeur » de ce « salon d’alcooliques normands (et franciliens) à la campagne » !!
Sachez qu’avec « seulement » 2 mois de décalage entres ces visites et le compte-rendu, vous allez lire ICI, un témoignage « à chaud » comparé à celui du Cercle de Maigremont !!
Ce dernier risquant de paraître après la libération de tous les otages français dans le monde…A l’instar du « carbone 14 », le « Gildas 14 » est aussi un procédé de datation très fiable !! Prenez n’importe quel article édité par ses soins, soustrayez 14 mois à la date de parution, vous aurez la date réelle de l’évènement résumé…
Nous démarrons par la Côte Chalonnaise, au sud de Beaune, à Bouzeron, au Domaine Aubert & Pamela de Villaine…
Depuis une dizaine d’années, c’est Pierre de Benoist (neveu d’Aubert de Villaine) qui tient les rênes dudit domaine.
Très tôt, l’évidence de la culture « bio » s’est manifestée. Certifié « bio » en 97 (depuis 82, en pratique, selon P. de Benoist), en « biodynamie » depuis 8 ans maintenant…
Il faut mentionner des essais de musicothérapie et d’aromathérapie…
Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 22 ha, dont 10 d’aligoté…
Ce dernier est la référence du domaine, face à la « dégénérescence » du chardonnay (dixit P. de Benoist).
« L’aligoté doré » (dont un conservatoire a été crée) est, selon son défenseur, un cépage « aromatique » contrairement au chardonnay qui est un cépage « neutre » (ils en cultivent quand même, ainsi que du pinot noir).
Pierre de Benoist nous détaille rapidement les méthodes de vinification.
Pour les blancs : 1 an de cuve pour tous, depuis « l'(d)ébourbage » jusqu’à la fermentation malolactique (avec le souhait de les faire toutes, dans la mesure du possible).
Pour les rouges (3 + 1 Santenay en 2012), des cuvaisons de 12-15 jours (30 pour le Santenay, peu éraflé voire pas du tout), puis barriques…
Mais la star, c’est l’aligoté, donc on cause de l’aligoté !! P. de Benoist est très bavard, passionné surtout !! Il faut l’écouter parler des terroirs marneux et d’argile de Digoine comme le « best » pour l’aligoté.
Il faut aussi l’entendre conjuguer des verbes aiguisés à l’encontre de Bettane et de ses « vins de fruits »… « alors que le vin devrait avoir le goût du raisin » selon notre jeune barbu à la diction précise, au discours objectivement pragmatique…
Un vigneron qui serait capable, dans sa plaidoirie, de lever des « troupes de naturistes du pinard », quand il avoue une certaine allergie au soufre !!
Un « gentleman farmer » (dans la gestuelle, le regard, comme dans les vêtements, Tonton Aubert n’est jamais loin) qui ne manie pas la langue de bois (qu’il déteste aussi quand il est massivement présent dans le vin), avouant franchement « goûter plus de vins dégueulasses en bio et biodynamie qu’en traditionnel… »
Pour notre séance, 3 bouzeron, 1 chardonnay et 1 pinot noir sont programmés.
Bouzeron 11 est immédiatement « variétal » au nez, puis gras et très beurré à l’aération !! L’attaque est tendre, « droite avec de l’embonpoint », fruitée (ouf, il ne m’a pas vu écrire ça !!), acidulée, aux jolis amers. L’ensemble développe un crayeux évident, pour de jolies épices finales… un vin plus complexe que prévu **(*)/***
[b]Bouzeron [s]89[/s]09[/b] [size=x-small](merci à l’isotope Gildas 38 d’avoir vu la chose pendant sa demie-vie d’activité (:P))[/size] a le nez pommadé d’un vin sudiste, « l’anis étoilé d’un pastaga sous la cagna ». Une attaque large, ample, un poil lâche « aux 3/4 du milieu de bouche ». Ensemble épicé, ethéré, souple, salivant (je vous rappelle que ce sont des notes gribouillées, j’suis pas Albert Camus, ça se voit non ?!). **(*)
Bouzeron 07 a le même nez variétal que 11, le métal en plus !! Une matière très fruitée (je tremblais en écrivant cet adjectif, voyant déjà le barbu devenu fou, m’arracher la langue avec ses dents, comme dans Midnight Express), tranchante, vive, équilibrée, citronnée (merde, j’ai pas trouvé le raisin !!). C’est super bon !! ***(*)
Bourgogne – Côte Chalonnaise – Les Clous 06 « boise », « beurre » et « champignonne » généreusement au nez. Une matière souple, pleine, « tannique », épicée, aux amers longs, mais à la sècheresse en filigrane. **/**(*)
Mercurey – Les Montots 00 donne dans le même registre olfactif que Les Clous précédent, la vanille et le métal en sus. J’ai la « grande honte » de trouver de la framboise, quand le vin caresse délicatement la paroi buccale, lancinant, souple et « sexy wine ». ***
Petit bonus, avec ce Mercurey 93 aux parfums puissants de grenade (non, pitié monsieur, laissez-moi ma langue !!), au joli grain tannique, plein, frais, juteux, mais asséchant au possible en fin de bouche. **
Sur chacun des vins, Pierre de Benoist a tenté de nous donner sa vision « globale » de la fleur au vin, dont il est le seul détenteur au moment de la dégustation.
Un personnage très ancré dans la notion de « lumière » et des 5 sens qui nous entourent…
Un discours, une approche du vin et de ses terroirs que j’ai trouvé très « telluriques » (je lui en ai fait part), aux antipodes des discours très, voire trop, calibrés d’autres vignerons… dont on ne peut occulter, à ce stade, la prépondérance de la biodynamie et de ses effets dans cette vision !!
Au-delà de ma perception (toute personnelle) assez ésotérique de cette « conception physiologique de la vigne et du vin », il n’en demeure pas moins que les vins du Domaine de Villaine sont bien plus convaincants que ceux goûtés au début des années 2000 !!
- 6 juillet 2013 à 14h59
- in reply to: Domaine de Villaine, Bouzeron
Le Cercle de Maigremont est en pèlerinage annuel dans les vignes.
Cette année, c’est le Mâconnais qu’ils ont choisi comme camp de base, pour des visites « en étoile » qui nous mèneront notamment en Côte Chalonnaise, sur celle de Beaune, voire en Nuits pour les plus [s]alcooliques[/s] courageux…
4 jours de [s]régime[/s] [s]gros bide[/s] généreuses ventrées, assorties de [s]grand n’importe quoi liquide[/s] gargantuesques rasades de raisins fermentés sont au programme de ce long week-end de l’Ascension…
Je vous épargne les images insoutenables de ces soirées de mormons dépressifs, pour vous détailler le « coeur » de ce « salon d’alcooliques normands (et franciliens) à la campagne » !!
Sachez qu’avec « seulement » 2 mois de décalage entres ces visites et le compte-rendu, vous allez lire ICI, un témoignage « à chaud » comparé à celui du Cercle de Maigremont !!
Ce dernier risquant de paraître après la libération de tous les otages français dans le monde…A l’instar du « carbone 14 », le « Gildas 14 » est aussi un procédé de datation très fiable !! Prenez n’importe quel article édité par ses soins, soustrayez 14 mois à la date de parution, vous aurez la date réelle de l’évènement résumé…
Nous démarrons par la Côte Chalonnaise, au sud de Beaune, à Bouzeron, au Domaine Aubert & Pamela de Villaine…
Depuis une dizaine d’années, c’est Pierre de Benoist (neveu d’Aubert de Villaine) qui tient les rênes dudit domaine.
Très tôt, l’évidence de la culture « bio » s’est manifestée. Certifié « bio » en 97 (depuis 82, en pratique, selon P. de Benoist), en « biodynamie » depuis 8 ans maintenant…
Il faut mentionner des essais de musicothérapie et d’aromathérapie…
Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 22 ha, dont 10 d’aligoté…
Ce dernier est la référence du domaine, face à la « dégénérescence » du chardonnay (dixit P. de Benoist).
« L’aligoté doré » (dont un conservatoire a été crée) est, selon son défenseur, un cépage « aromatique » contrairement au chardonnay qui est un cépage « neutre » (ils en cultivent quand même, ainsi que du pinot noir).
Pierre de Benoist nous détaille rapidement les méthodes de vinification.
Pour les blancs : 1 an de cuve pour tous, depuis « l'(d)ébourbage » jusqu’à la fermentation malolactique (avec le souhait de les faire toutes, dans la mesure du possible).
Pour les rouges (3 + 1 Santenay en 2012), des cuvaisons de 12-15 jours (30 pour le Santenay, peu éraflé voire pas du tout), puis barriques…
Mais la star, c’est l’aligoté, donc on cause de l’aligoté !! P. de Benoist est très bavard, passionné surtout !! Il faut l’écouter parler des terroirs marneux et d’argile de Digoine comme le « best » pour l’aligoté.
Il faut aussi l’entendre conjuguer des verbes aiguisés à l’encontre de Bettane et de ses « vins de fruits »… « alors que le vin devrait avoir le goût du raisin » selon notre jeune barbu à la diction précise, au discours objectivement pragmatique…
Un vigneron qui serait capable, dans sa plaidoirie, de lever des « troupes de naturistes du pinard », quand il avoue une certaine allergie au soufre !!
Un « gentleman farmer » (dans la gestuelle, le regard, comme dans les vêtements, Tonton Aubert n’est jamais loin) qui ne manie pas la langue de bois (qu’il déteste aussi quand il est massivement présent dans le vin), avouant franchement « goûter plus de vins dégueulasses en bio et biodynamie qu’en traditionnel… »
Pour notre séance, 3 bouzeron, 1 chardonnay et 1 pinot noir sont programmés.
Bouzeron 11 est immédiatement « variétal » au nez, puis gras et très beurré à l’aération !! L’attaque est tendre, « droite avec de l’embonpoint », fruitée (ouf, il ne m’a pas vu écrire ça !!), acidulée, aux jolis amers. L’ensemble développe un crayeux évident, pour de jolies épices finales… un vin plus complexe que prévu **(*)/***
[b]Bouzeron [s]89[/s]09[/b] [size=x-small](merci à l’isotope Gildas 38 d’avoir vu la chose pendant sa demie-vie d’activité (:P))[/size] a le nez pommadé d’un vin sudiste, « l’anis étoilé d’un pastaga sous la cagna ». Une attaque large, ample, un poil lâche « aux 3/4 du milieu de bouche ». Ensemble épicé, ethéré, souple, salivant (je vous rappelle que ce sont des notes gribouillées, j’suis pas Albert Camus, ça se voit non ?!). **(*)
Bouzeron 07 a le même nez variétal que 11, le métal en plus !! Une matière très fruitée (je tremblais en écrivant cet adjectif, voyant déjà le barbu devenu fou, m’arracher la langue avec ses dents, comme dans Midnight Express), tranchante, vive, équilibrée, citronnée (merde, j’ai pas trouvé le raisin !!). C’est super bon !! ***(*)
Bourgogne – Côte Chalonnaise – Les Clous 06 « boise », « beurre » et « champignonne » généreusement au nez. Une matière souple, pleine, « tannique », épicée, aux amers longs, mais à la sècheresse en filigrane. **/**(*)
Mercurey – Les Montots 00 donne dans le même registre olfactif que Les Clous précédent, la vanille et le métal en sus. J’ai la « grande honte » de trouver de la framboise, quand le vin caresse délicatement la paroi buccale, lancinant, souple et « sexy wine ». ***
Petit bonus, avec ce Mercurey 93 aux parfums puissants de grenade (non, pitié monsieur, laissez-moi ma langue !!), au joli grain tannique, plein, frais, juteux, mais asséchant au possible en fin de bouche. **
Sur chacun des vins, Pierre de Benoist a tenté de nous donner sa vision « globale » de la fleur au vin, dont il est le seul détenteur au moment de la dégustation.
Un personnage très ancré dans la notion de « lumière » et des 5 sens qui nous entourent…
Un discours, une approche du vin et de ses terroirs que j’ai trouvé très « telluriques » (je lui en ai fait part), aux antipodes des discours très, voire trop, calibrés d’autres vignerons… dont on ne peut occulter, à ce stade, la prépondérance de la biodynamie et de ses effets dans cette vision !!
Au-delà de ma perception (toute personnelle) assez ésotérique de cette « conception physiologique de la vigne et du vin », il n’en demeure pas moins que les vins du Domaine de Villaine sont bien plus convaincants que ceux goûtés au début des années 2000 !!
- 1 juillet 2013 à 17h27
- in reply to: Domaine Nicolas Maillet, Verzé
Salut Laurent,
Personnellement, 11 ne m’a pas paru « super facile » en terme d’approche pour une première avec les vins du domaine…
Il est clair que 08 (très bien goûté, puis aussi bien regoûté avec les normands le lendemain) a très largement levé mes « réserves » sur le « caractère » que les vins
de Nicolas Maillet ont, quand les 11 avaient du mal à l’exprimer ce jour-là (sauf « Le Chemin Blanc 11 » vraiment très supérieur !!) !!
Je ne doute effectivement pas de la supériorité des 12 !!
Après, le vigneron est extrêmement attachant, passionnant et passionné…- 1 juillet 2013 à 2h13
- in reply to: Domaine Nicolas Maillet, Verzé
Bonsoir,
petit résumé d’une visite au domaine au début du mois de mai dernier :
Bourgogne Aligoté 11, à l’attaque tendre, au berlingot expressif, qui s’élargit au fil des gorgées développant épices et amers subtils **(*).
Mâcon-Villages 11 (issu d’achat de raisins sur Viré) laisse échapper de jolis effluves d’amandes au-dessus du verre. La matière est plus « ramassée », plus fruitée, mais se fait plus lâche au fil des gorgées, malgré la note épicée en finale !!
Il fera office d’un bon canon à servir frais vers 18h46 **/**(*).Mâcon-Verzé 11 (issu de coteaux exposés est) propose une attaque tendre, aux notes de berlingot évidentes, très consensuel en l’état (la bouteille était ouverte depuis 4 jours), (0 mg de SO2 libre selon le vigneron)… **
Mâcon-Igé 11 (expo est, bas de coteaux) a, malgré le gaz important, une finesse notable, une tendresse « typée 11″… **(*)
Mâcon-Verzé 11 « Le Chemin Blanc » (issu de vignes de 80 ans) a le gras, l’élégance, l’amplitude, la plénitude attendus d’un beau chardonnay charnu et long. ***/***(*)
Un exercice amusant avec un Mâcon-Verzé 08 « fatigué » (la bouteille est ouverte depuis plus de 6 jours), quand la quille ouverte au débotté offre un équilibre immédiat, une sapidité de diable. ***
Pouilly-Fuissé 11 cultivé et vinifié sur place, dans un domaine dont Nicolas Maillet est actuellement le régisseur (plus pour longtemps selon ses dires…), issu de vignes de 70-80 ans sur des sols marneux en « bas de coteaux ».
Un nez très tourbé de « whisky juste sorti du fût », pour une matière ramassée, énergique qui demande à être libérée comme un N°6 de Patrick McGoohan… **(*)Mâcon-Verzé 11, issu de gamay, avec passage en fûts, propose un nez sanguin, des notes de « cab’ franc végétal », délivrant une gourmandise et un coefficient de glougloulogie remarquable. ***
- 5 juin 2013 à 17h36
- in reply to: La Bretagne, ça vous gagne !
(tu) [s]That’s fucking good way of life[/s] !!
(tu) heu, pareil mais en français !!- 28 mai 2013 à 15h32
- in reply to: Domaine Mélaric
Bonjour Phil,
Jamais vécu la situation (je ne suis ni banquier, ni jamais allé en Thaïlande B) !!), mais j’aime imaginer ce type de décalage improbable B)- !!
- 28 mai 2013 à 0h52
- in reply to: Domaine Mélaric
Rapide résumé d’une visite au Domaine Mélaric effectuée début avril 2013 :
Globules Roses 2011 aux bulles brouillonnes, aux sr bien évidents, à la fine amertume.
Billes de Roche 2011 a la plénitude et le gras attendus. Fins amers, ample mais à la tension un peu en-dessous de l’espéré. Il offre une finale agréablement salivante.
Billes de Roche 2010 à un nez de vernis très prononcé, que les fruits remplacent rapidement. L’acidulé porte une matière équilibrée, digeste, tendue comme un maillot de bain trop serré avant l’été.
Place au Clos de la Cerisaie 2010, au nez idoine de vernis, au fin sr (alors qu’il n’y en a même pas 1,5 gr), à l’acidité de diable, offrant une belle matière élancée, sur le fil, au crayeux dynamique.
Cerisaie 2009 (après un dégazage en règle), pète de fruits au pif, quand l’ensemble est juteux, au sr expressif, à l’amertume fine, un poil chaleureux au global.
Place aux rouges, avec Tandem 2012 (grolleau/cab’ franc 60/40) tiré sur fût (malo non faite) plaisant, crayeux là encore, au fond de verre très « nature ».
Tandem 2012 (version 100% grolleau) est crémeux, avec des faux airs de syrah, donnant un jus hyper gourmand qui finira dans mon coffre !!
Billes de Roche 2010 a le plus joli « toucher de bouche » de la série, superbe d’élégance !!
Cerisaie 2010 annonce un jus très mûr de cab’ franc, dont le boisé actuel dominant et le petit côté asséchant gomment la très belle finesse sous-jacente.
Billes de Roche 2009 fait « ouch » dans ma bouche !! C’est frais, bon, avec l’élégance et l’austérité d’un banquier flamand étudiant un business plan dans un bar de Pattaya à 01h00 du mat’ !!
Cerisaie 2009 pour finir, au nez de pruneau, mêlant finesse, épices et jus très mûr !!
- 21 mai 2013 à 15h15
- in reply to: Domaine Philippe Delesvaux
Un week-end dans les vignes !! Voilà une contrainte à laquelle j’aimerais être confronté plus souvent !! Le « futur beau-frère capillaire de Sim » nous avait concocté un sympathique programme sur ses terres angevines et les voisines.
Direction St-Aubin-de-Luigné chez Philippe & Catherine Delesvaux !! Un couple de vignerons que j’ai côtoyé pour la première fois en 2008, lors d’une [s]très belle[/s] dégustation d’anthologie de « liquoreux » !!
Depuis, je les croise dans les rares salons où je traîne encore ma salive. Lors des derniers « Greniers », ils nous avaient proposé de passer au domaine, histoire de parler, déguster, échanger plus tranquillement que lors des salons, peu propices aux « bavardages-dégustages »…
Pour la petite histoire, c’est à la fin des années 70 (78) que Philippe, parisien et savoyard d’origine (personne n’est parfait), se lance dans la vigne. Il part de zéro.
Mais dépêchons-nous de conjuger cette saga au pluriel, car ils sont bien deux !! Catherine, institutrice de métier ([s]à l’école du Diable[/s] dans le public, cela a son importance dans le microcosme local) est l’autre pilier du domaine. Elle quittera d’ailleurs ses fonctions en 97, pour se consacrer pleinement au domaine.
Aussi, ce couple courageux, « pièce rapportée à vie » du paysage vinicole local, a bâti sans faiblir un domaine (10 ha, dont 7,5 de chenin) désormais référence mondiale des liquoreux, depuis qu’un certain Bob P. leur a collé un 99+/100 !!
Face à un tel succès, les coups bas et les trahisons ne manquent (toujours) pas. Cela n’empêche pas les Delesvaux d’encaisser les coups avec une certaine philosophie, quand ce n’est pas avec un humour vif, voire corrosif.
Leur statut enviable aurait entraîné bon nombre d’autres égos boursouflés vers une suffisance permanente.
Avec eux, rien de tout cela. Il suffit de les voir se gausser du « cirque du wine-business » pour comprendre qu’ils n’iront jamais flirter avec cette posture.
Ils font du vin, les meilleurs qu’ils puissent faire, le reste n’est que théâtre et mise en scène…. Ils croient en l’humain, pas aux travers de l’humanité…
Nous démarrons la dégust’ par L’Epine 11. Très peu fan des rouges angevins, je découvre un cabernet sauvignon au joli nez frais, à la texture idoine, marqué par une fine astringence. Je suis tellement peu convaincu par ce dernier, que je repars avec quelques bouteilles !!
Nous voilà avec Feuille d’Or 11 (10-15 g de sr), au nez quasi de moelleux, aérien, qui synthétise tension ET richesse. Le secret des Delesvaux déjà présent dans le « plus sec » de leurs blancs !!
Je retrouve avec Authentique 10, la belle trame acide des Greniers, qui porte la belle expression d’ananas. Le Coteaux-du-Layon 11 (passerillé, 80 g de sr), évoque aussi l’ananas et les fruits jaunes du verger. Sa fraîcheur et sa belle amertume me siéent au palais !!
Clos 11 (mi-passerillage, mi-botrytis, 130 g de sr) évoque la mangue et l’abricot au nez, quand le squelette de l’acidité équilibre encore parfaitement cette « huile de raisins ».
Place à Clos 10, au gras et à la tension modèles !! Superbes amers, super bon surtout !! Philippe nous emmène à « l’étage des Grains Nobles »…
Grains Nobles 10 a la suavité d’un fruit juste mûr, quand la rétro(-olfaction) offre des dattes et du safran sur une longueur hypnotique.
Anthologie 10 « champignonne » au pif, quand la matière « épice », puis « vibre » longuement sur un abricot splendide !! Grand vin !!
Un très beau cadeau des Delesvaux que la dégustation suivante, composée de la « fameuse » trilogie 95-96-97 Grains Nobles. Un stupéfiant exercice de luxe où l’expression du vin (à 200 g de sr) offre la palette du talent de la lecture et de l’expression unique des terroirs en fonction des millésimes.
C’est évidemment 97 (212g de sr) qui a mes faveurs, avec son arsenal de finesse, de complexité, de puissance et de pureté…
Le coup de grâce vint avec Anthologie 97 (450 g de sr), où les 10 089 mots de la langue française que j’ai la prétention de maîtriser, ne suffisent pas pour décrire la « lévitation épicurorgasmique » que seul Carbonifera 97 avait jusqu’ici été un des rares à provoquer dans mon cortex et mon bec…
Presque 03h00 à s’émouvoir des vins, à rire avec les esprits (très) joueurs des Delesvaux !! De belles personnes à la hauteur de leurs vins, des nectars cajolés qui maintiennent les mamelons angevins dans la stratosphère des miracles de la nature…
- 16 mai 2013 à 16h56
- in reply to: Y’en a ras le bol du clic !
(tu)(tu)(tu)
+1- 11 avril 2013 à 11h01
- in reply to: LPV BzH acte VIII, session III Roazhon : Le Languedoc & Le Roussillon
Bonjour,
Merci Bernard pour ce CR complet,
petite dédicace à un viking avec qui on espère se « frotter le verre » : Beaucoup d’amers sur les vins en ce moment mais pas qu’ici. Saison ?
Alors Gildas B) ???!!