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- 13 avril 2015 à 15h29
- in reply to: Salon Vini circus « Ille et Vilaine » du 10 au 13 Avril
CR:
Bonjour,
4 ans que j’avais pas remis les orteils dans ce « grand pardon breton des vins natures ».
J’avais laissé la manifestation à Hédé, sous un chapiteau, je la retrouve à Guipel dans une structure en dur.
Si j’ai tancé le public [s]parigot[/s] urbain des Greniers à Angers pour son clonage vestimentaire, la faune vinicirquienne n’est pas en reste non plus en terme d’uniformisation dans ce domaine.
La panoplie « sweat à capuche – barbe de 8 mois /anneau nasal – dreadslocks/touffe Capitaine Caverne – Crocs chaussettes » se croisait à la fréquence d’1 visiteur sur [s]1[/s] 2 !!
Bon, ce n’est pas non plus la « fashion week », petite tournée sélective des 105 vins goûtés-crachés avec Papylimougeaud (sûrement le plus gros et un des plus anciens lecteurs de LPV… avec zéro commentaires) !!
Impressions générales :Je démarre par l’Ardèche et Le Mazel (Gérald et Jocelyne Oustric), avec en point d’orgue un(e) « Larmande 11 » (syrah) à la très belle expressivité.
Passage à Vide chez Tuiles Bleues, avant de plonger en Muscadet avec Marion Pescheux et Manuel Landron (nouveaux venus dans le PV* sur 7,5 ha), dont un « 68 ares » composé d’une folle-blanche aux flaveurs étonnantes de crème brûlée.
Détour par le Beaujolais et Champier, avec un « Brulius 14 » agréablement complet face aux autres cuvées.
Chez Greg’ Leclerc (Chahut et Prodiges), les nez [s]déboitent[/s] sont souvent « chafouins », la finesse la plus notable arrivant sur « Coup de Canon 12 ».
Chez sa moitié (Anne Paillet Leclerc), son cinsault (Pot D’anne 13) se glougloute sans raisons ni excuses…
* Paysage Viticole
La pause chez Foillard est largement plus agréable qu’il y a 4 ans sur la même manifestation. Si le 13 est en mode « glou », la « Côte du Py 13 » est « charnue, pleine et racée ». Fleurie 11 est, pour finir, tout en délicatesse.
Premier coup de coeur de la journée chez Julien Guillot (Clos des Vignes du Mayne – Bourgogne), avec un trio 910 (Mâcon-Cruzilles 13) – Bourgogne 13 – Aragonite 12 (Mâcon-Cruzille) d’un niveau splendide !!
Chez Maisons Rouges, « L’Eclos » et « Sur le Nez » 13 se défient entre finesse et complexité. Notons la petite volatile sur « Garance 13 ».
Encore un nouveau venu dans le PV* : Quentin Bourse qui fait son « Sot de l’Ange », signant un premier millésime (14) aussi remarquable que sa capacité à parler sans reprendre sa respiration.
Des vins déjà spectaculaires dans leurs expressions (vivacité et amertume maîtrisées), doublés d’une com’ et de tarifs déjà matures.
C’est la sémillante Emeline Calvez (Domaine Sébastien Bobinet) qui offre à nos badigoinces assoiffées le quatuor Hanami 14 – Ruben 12 – Amateus Bobi 13 – Du Rififi (chardo/chenin pour ce dernier).
Nous louons surtout la buvabilité extrême des 2 premiers jus (et les accents rigolos de pesto de Ruben).
Chez Marc Houtin (La Grange aux Belles), c’est « La Chaussée Rouge » qui « carbogloute » à donf, même si « Nina 10 » n’a pas des accents aussi charmeurs que lors de notre dernière rencontre (LPV BzH XIV).
Back to Bourgogne, chez Ballorin, au Marsannay « Les Echezots 13 » quasi addictif.
Bouju est toujours en train de faire (lentement pour le commun des mortels, mais sûrement en mode « speed » pour lui) un carton à chacun de nos passages… tant pis !!
Les Roches Sèches (Jean-Marie Brousset, Thibaut Ducleux et Julien Delrieu) proposent un Essart 13 (grolleau) glou + très digeste, ainsi que des Varennes 13 au rapport qualité/prix remarquable !!
Pas de blanc tranquille en 14 chez Benoit Courault, mais Tabeneaux 11 et des Rouliers 13 qui sortent très bien du lot.
Des sensations décalées chez Matin Calme et Maupertuis, avant de croiser (enfin) les Chinon de Jérôme Lenoir, ou la baston entre 07 et 08 donne le 07 gagnant, pour un charme atypique très supérieur.
Grosse série chez Amiel (avé l’assent), avec « Dans la peau » 14 (rolle) salivant et puissant, puis « A Jean » (50/50 syrah/grenache) élégant (mais cher).
Immense coup de coeur chez Mylène Bru. S’il y avait un titre de championne du monde de galoche avec du vin, Mylène Bru écraserait (comme un Usain Bolt) la concurrence avec son trio « 2013 – Rita 13 – Bordigue 13 » !!
Il y a une délicatesse rare, une suavité modèle, un toucher de bouche de dingo avec ces nectars extras !! Chapeau Madame Mylène Bru !!
Sympathique étape chez Gulihem Barré (Aude), avec un « Sous le Bois 13 » « riche et souple » (80/20 merlot/syrah), qui précède une « Fantaisie Singulière 13 » « complexe et juteuse ».
Fin de salon avec Pur (Looze/Alonso) et des jus très dangereux en cas de soif urgente (Ying-Yang cinsault/syrah très dangereux, Côte du Py 12 à l’acidité de diable).
- 25 mars 2015 à 11h05
- in reply to: CR: LPV BzH Acte XIV : la remontée de la Loire débute…
Bonjour,
Il est vrai que ça ressemble à de la science-fiction vu les taux obtenus…. mais cela semble possible !!
Des « vins » (vu le taux d’alcool, quid d’une définition juste de ces « potions létales pour diabétiques »)) qui sont surtout phénoménaux par leurs équilibres sucre/acidité… qui scotchent très souvent les non-amateurs de « sucre » !!
A essayer d’urgence !!- 25 mars 2015 à 2h02
- in reply to: CR: LPV BzH Acte XIV : la remontée de la Loire débute…
Caravelas écrivait:
——————————————————-
> [quote=Docadn]
> un nectar de Didier Chaffardon « titrant » 700g de
> sr (1° d’alcool de mauvaise mémoire) tout
> simplement phénoménal ****
> [/quote]
>
> C’est une vanne non?
> 700g de SR, ça fait quelque chose comme 41°
> potentiel, 42 avec le degré d’alcool
> présent….::o
>
> AnthonyBonsoir Anthony… heu, non c’est pas une vanne, pourquoi ?!!
41-42 c’est le potentiel oui… mais s’il n’est pas transformé, ca reste du sucre, non ?!
Patrick Baudouin a déjà fait une « Essence de chenin » quasi semblable de mémoire !!
Tu peux jeter un coup d’oeil sur cet article, pour découvrir que Chaffardon
s’amuse comme un p’tit fou avec les sucres et le vin !! Je ne ne me souviens plus de « l’indice d’acidité », mais il était remarquable en bouche.- 23 mars 2015 à 22h18
- in reply to: CR: LPV BzH Acte XIV : la remontée de la Loire débute…
Désolé Maël, j’étais sûr que c’était celle que j’avais le plus détesté 😀 !!
Ok, je repars pour une 4ème modif !!- 23 mars 2015 à 2h18
- in reply to: CR: LPV BzH Acte XIV : la remontée de la Loire débute…
CR: Bonjour,
14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.
Notre petit cercle [s]de picolos[/s], toujours assoiffé, s’attaque à la « plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal », j’ai nommé La Loire !!
Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d’être oubliés dans nos scans dégustatifs.Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les [s]buveurs d’étiquettes[/s] snobs du vin, (dont je me défends d’être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces [s]15[/s] 16 candidats.
Tous les vins sont bus à l’aveugle.
Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).
C’est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.Bretesche 1387 – Brut Nature – Jérémie Huchet :
Un « pétillant » en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l’amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C’est globalement pas mal fait. **(*)
L’Aunis Etoilé 2013 – Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) – Vin de France :
Le nez m’évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale « pas très droite ». Dommage pour cette dernière, car l’ensemble aurait fait un joli pineau d’Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : « l’important, c’est [s]de participer[/s] d’en boire »… **(*)
253 Cuvée Surclassée 2011 – Philippe & Françoise Gourdon – Vin de France :
Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d’emblée austère. Un fruité dense (fraise) s’extirpe d’un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s’imposer difficilement sur une matière à la souplesse d’un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)
La Grange aux Belles – La Nina 2010 – Vin de France :
Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L’ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d’une intense buvabilité. Les [s]pisse-froid[/s] analystes trouveront ça « un poil mûr », mais non, c’est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)
Château Perray Jouannet – Vignobles Laffourcade 2011 – Anjou :
Nez typé de « cab’ franc à l’ancienne », à l’astringence et au végétal de « déchausse-gencive » (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de « La Mouthe », seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec [s]cette daube[/s] cet achat à l’aveugle. 0
Domaine Langlois Château – Vieilles Vignes 2003 – Saumur :
Là encore, un nez typé de cab’ franc, à l’attaque massive, boisée, « serrée-fermée », qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L’acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c’est Maël qui ne l’a pas amené, mais qu’il me faut un coupable tout désigné (on a quand même un peu ergoté sur le caractère « chevalnain » du pineau d’Aunis) pour « la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle ». *
Domaine St-Nicolas – Le Poiré 2008 – Fiefs Vendéens :
Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l’acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)
Marc Pesnot – Chapeau Melon 2013 – Nature – Vin de France :
Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du « punk à crête » par ses apports souvent « grunge métalcore d’obédience hair metal ». Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le « peu protégé », caractère « Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501 ». Quasi bourguignon en bouche, hyper « rock décadent ». Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)
Domaine Michel Brégéon – Muscadet 2004 :
Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l’entame, qui poire aussi intensément. L’attaque est délicate, fraîche, à l’acidité modèle, d’une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l’étiquette, qu’un Muscadet puisse [s]lui donner une demi-molle[/s] être aussi avenant. ***
Pithon-Paillet – Clos Pirou 2013 – Savennières :
Joli nez complexe, anisé, qui hurle « melon de Bourgogne », alors que c’est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit… surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)
Domaine Jo Pithon – Les Bonnes Blanches 2004 :
« Le keupon sans moumoute » revient avec un second blanc au caractère olfactif « oxydatif » qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.
La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode « oxydatif ménagé » modèle. Pour moi, le « meilleur blanc sec » de la série. ***(*)
Domaine du Closel – Clos du Papillon 2003 – Savennières :
Un nez de [s]Lactalis[/s] yaourt, au bouchon évident… mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN
Collection Privée des Frères Couillaud – PM 2004 – Vin de France :
Le traumatisme de « la bouteille foirée » est encore vivace !! Je « joue ma vie » en servant avec une certaine appréhension mon apport.
Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d’ananas (petit manseng) au-dessus du verre, quand la bouche reste « propre » devant l’aérien et le fruit délicat du jus en question. J’y décèle quand même un côté demi-corps qui n’en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)
Domaine de Montgilet – Les Trois Schistes 2009 – Coteaux de l’Aubance :
Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l’assemblée et son donateur. *(*)/**
Domaine de Montgilet – Le Tertereaux 2009 – Coteaux de l’Aubance :
Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L’acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l’ensemble **(*)… mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon « titrant » 700g de sr (1° d’alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****
Ainsi s’achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l’impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l’accueil et la générosité des Ligeron.
- 25 février 2015 à 17h20
- in reply to: Le P’tit Domaine
CR: Saumur blanc « Entre Deux Voyes » 2011 – le p’tit domaine (Richard Desouche)
Bu il y a 3 semaines au restaurant. Le souvenir d’un chenin très abouti, avec de la « mâche, puissant, taillé pour la table, qui n’a cessé d’évoluer au cours du repas, résistant et se lovant
élégamment à chaque plat auquel il était confronté.
Déjà convaincu par le seul rouge goûté, je valide derechef le domaine avec ce chenin. ***/***(*)- 4 février 2015 à 17h21
- in reply to: Restaurant Les Climats à Paris (7)
Bonjour,
Depuis hier, les « buveurs d’étiquettes » peuvent désormais côtoyer les « mangeurs d’étoile(s) », puisque la table
vient d’être distinguée par le [s]Gros Rouge[/s] Guide Michelin d’une étoile (méritée, à mon sens, sur le seul repas
effectué l’an dernier).- 2 février 2015 à 2h02
- in reply to: y a t il des LPViens en bretagne???
- 26 janvier 2015 à 3h13
- in reply to: CR:LPV BzH XIII : On the Rhône (sud) again
Bonjour,
CR:Après une édition nord-sud, place à une thématique méridionale, géographiquement parlant, sur le Rhône.
XIIIème édition du cercle LPV BzH consacrée aux vins nés dans le sud de « l’appellation Rhône ».
Nous sommes une bonne dizaine à nous retrouver au sein d’Un Midi Dans les Vignes à Rennes, pour plancher sur ce coin « chaleureux » (en degrés d’alcool contenus dans les bouteilles) de l’appellation .
Le planning familial ayant peu la mainmise sur la régulation des naissances au sein du cercle, un de nos membres actifs (n’y voyez aucune allusion DSKienne) fête, pour commencer la session, la naissance de son petit Raphaël avec :
Champagne Fleury – Cépages blancs – Extra Brut 2005 :
Joli cordon de bulles fines, à l’expression finement oxydative, pour un vin très vif, ample, épicé, ramassé comme un rugbyman dans la mêlée, droit et net, à l’amertume dominante au fil des gorgées. ***Puis nous attaquons le coeur du sujet, dont voici le résumé télégraphique entre 2 bouchées et 3 gorgées.
BLANCS
Terre des Chardons – Clairette de Bellegarde 2010 :
Nez marqué de berlingot, forcément sudiste (vu que la thématique est un poil connue), à l’attaque tout en retenue, discrètement épicée, avec une impression de « fermeture », sur un fil éthéré, à l’amertume un poil « vulgaire ». **Domaine des Tours – Vin de Pays du Vaucluse 2006 :
« Boisé » élégant, impression de puissance au nez sur une base de fruits jaunes dominants. Matière noble, à l’expression « mycologique » tonitruante, aux amers vibrants, à la finale très élégante. ***/***(*)Château des Tours – Côtes-du-Rhône 2007 :
Nez complexe, presque hypnotisant, quand la bouche se fait suave, ample à l’outrageante dominance de l’anis jusqu’à la finale. Très joli vin encore une fois de la « Team Reynaud » ***(*)Domaine de Marcoux – Châteauneuf-du-Pape 2004 :
Nez quasi muet, avec quelques soupirs de poivre blanc. Une fine pointe sucrée en attaque, quand la matière délivre fraîcheur, amplitude et longueur quasi surnaturelles. Une forte impression de crayeux s’installe sur les dernières gorgées. Grand vin !! ***(*)/****Hermitage – Maison Lombard – J&E Montagnon – 2010 :
Sur le dessert, nez de poire intense qui vire à l’amande fraîche en bouche. C’est net, bon, peu complexe, mais efficace. Après, pour quasi 50 balles, on attend un peu plus de « grandeur ». ***ROUGES
Côtes-du-Rhône – Domaine de la Roche Buissière – Le Claux 2010 :
Le tant redouté syndrome de « la bouteille qui goûte toujours bien… et qui est daubée ce jour-là » me frappe enfin avec ce premier rouge à la robe trouble et inquiétante, qui « syrahte » (10%) gentiment, à l’acidulé agressif, loin de l’expression splendide croisée lors des 4 ou 5 rencontres précédentes. Je crucifie « mon » vin par un laconique « barré » sans appel, provoquant une échappée dans la médiocrité difficile à remonter. 0Vacqueyras – Domaine le Sang des Cailloux – Cuvée de Lopy Vieilles Vignes 2010 :
Bois et terre humide signent le nez un poil caramélisé de ce vin aux accents métalliques, à la fraîcheur et aux épices toniques, qui donnent un bel équilibre à l’ensemble. ***Côtes-du-Rhône Villages – Vieilles Vignes 2007 -Tardieu-Laurent :
Orange sanguine et « boisé [s]à la bordelaise[/s] l’italienne » ouvrent la route à une matière exotique (j’ai pensé à un nebbiolo « bien élevé »), au végétal « noble », à l’acidité élevée, à la sucrosité fatigante d’un vin archi-boisé au mobilier trop nombreux pour moi. **Côtes-du-Rhône – Clos des Cimes – La Clé des Champs 2013 :
Figue intense, syrah ostentatoire, finesse potentielle en générique, quand la bouche offre un côté asséchant rédhibitoire, sur un fil d’amertume « borderline ». Expression courte et simpliste. *(*)Lirac – Domaine de la Mordorée – Dame Rousse 2009 :
Crème de mûres « old school », lait caillé pour démarrer, quand la bouche s’avère asséchante, aux amers désagréables, au plaisir aussi limité qu’une chanson de Lou Doillon en live. *Vin de France – Gaec Henri Bonneau et fils – L.09 12-07.05 :
immédiatement élégante, fraîche, mêlant sans vulgarité noyau de cerise et champignons. Déroulé classieux, presque giboyeux par moments. Très beau vin !! ***(*)/****Châteauneuf-du-Pape – Domaine Charvin 2008 :
Nez « végétal », typé « vendange entière », plein, puissant, virant « cacao », à l’entame fraîche, sur la fraise écrasée puissante, à la finesse extravertie, mais à l’amertume « décalée ». Dommage.**(*)/***Côtes-du-Rhône Villages – Domaine Richaud – Ebrescade 2009 :
Joli nez de rafle, plein, puissant, quasi trop !! Puissance qui se confirme en bouche, à l’expression poivrée intense, à ne pas laisser seul sans surveillance. Amertume finale « too much » pour moi… **Beaumes-de-Venise – Le Paradou 2010 – Jaboulet Ainé :
Nez atone, à l’expression guère plus vivace en bouche, hormis en finale, où les amers labourent le palais avec la finesse d’un tractopelle dans un service de néonatalité. *[i]En conclusion, les blancs ,dont j’attendais peu dans ce coin-là, ont « explosé » tous mes pronostics en terme de bonne tenue.
Des rouges qui ont souffert un poil la comparaison pour le coup, dont Bonneau sort, pour moi, largement en tête.[/i]- 13 janvier 2015 à 2h12
- in reply to: Château des Bachelards, Fleurie
Bonjour David,
Merci d’avoir ouvert cette rubrique.
Juste à titre d’info :
Lilian et Sophie Bauchet ont revendu (au printemps 2014) leur domaine de Fleurie (Les Bachelards) et (quasi) toutes les vignes rattachées à ce dernier pour s’installer, en toute fin d’année 2014, sur 3 autres ha sur le secteur des Beaujolais-villages de Lancié.- 20 décembre 2014 à 2h23
- in reply to: Le P’tit Domaine
CR: Saumur-Champigny 2010 – le p’tit domaine (Richard Desouche)
Un nez qui trompe allègrement mon « détecteur de poivron » : je serais parti sur une joli rhône frais, avec des notes mentholées et un petit « trait vert » juste, mais globalement
peu exubérant (mon amie a parié sur un gamay, à l’aveugle, c’est dire les experts de la maison).
L’attaque est très fruitée, vive, enfin marquée « cab’ franc », mais immédiatement équilibrée, à l’acidité juste, simple, un poil courte, à la finale crayeuse, sans l’ombre
d’un copeau.
Un joli jus gourmand, qui s’évapore rapidement au fond du gosier, suffisamment rare pour le signaler dans la tronche d’un amateur pas naturellement porté vers ce cépage !! ***- 16 décembre 2014 à 1h06
- in reply to: Domaine Alain Graillot
Lucas57 écrivait:
——————————————————-
> Bouteille carafée 2h:
>
> Domaine Alain Graillot – Crozes Hermitage 2009
>
> Nez ouvert sur les fruits rouge murs, un trait
> végétal, la violette et des notes lardées. Beau et
> profond
> Belle matière veloutée en bouche, par contre je
> suis étonné par cette grosse acidité. Sur un plat
> costaud ça passe mais en dégustation pure c’est
> limite.
> Les autres patienteront gentillement.
> Plaisir donc limité.
>
> Amicalement,
>
> LucasBonsoir Lucas,
Bue samedi dernier, même impression, plutôt désagréable, que cette acidité exacerbée sur ce 09, qui rend effectivement la dégustation
peu plaisante en l’état… **- 10 novembre 2014 à 1h49
- in reply to: Domaine Richard Leroy
Bonsoir,
Quelques notes prises à la volée, lors d’une visite au domaine en juin dernier, dont la précision reste proportionnelle à mon stylo parkinsonien et à ma mémoire très souvent défaillante.
Les Rouliers 2013 (Barrique Damy) : net, droit, à la poire extravagante, aux amers splendides. Ca démarre fort. ***/***(*)
Les Rouliers 2013 (Barrique Chassin) : plus souple que son prédécesseur, à l’acidité plus marquée, à la malo « en cours » très marquée, à la réduction peu flatteuse. **/**(*)
Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 1) : volumineux, au peps puissant, long, large, non dénué d’une étonnante souplesse au vu de sa puissance. **(*)
Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 2) : attaque et amers puissants, finale très salivante. ***
Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 3) : Réduction notable, ensemble fruité, délicat, salivant, à l’acidité tonique, aux amers sans fin. ***
Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique neuve) : plus fermé, moins volumineux que les 3 cousins précédents. **
Les Rouliers 2012 (mise en bouteille le 23/04/13- noeud lunaire) : d’une « tendreté » immédiate, un poil dissocié, à l’acidité tranchante au départ, pour retomber dans un « train de sénateur » subitement assoupi… **/**(*)
Les Noëls de Montbenault 2012 : monolithique, un poil fermé, aux amers marqués, sur le fil. **
Les Noëls de Montbenault 2011 : nez classique, bouche immédiatement suave, salivante, assez rondouillard… qui s’élance tout à coup, gagnant au fil des gorgées une certaine élégance (pas assez « ouvert »?!).**(*)
Les Noëls de Montbenault 2010 : nez de vernis, acétate, presque « jurassique » par moments. Attaque « mûre » mais tendue, puissante, aux amers nobles et vibrants. ***
Les Noëls de Montbenault 2005 : nez « local », bouche souple, ample, fluide, sans aspérités, finement poivrée, aux arômes tertiaires délicats, toujours debout ***/***(*)
- 26 octobre 2014 à 20h38
- in reply to: Meilleur Crozes Hermitage dégusté
Guiraude 2001 de Graillot !!
- 28 septembre 2014 à 18h49
- in reply to: Domaine Guffens-Heynen
CR: Domaine Guffens-Heynen – Mâcon-Pierreclos « le Chavigne » 2000
Un premier nez qui annonce une oxydation peu rassurante, mêlant quelques notes de sureau et de fruits secs intenses…. l’évolution laisse deviner un « chardo jurassien dans un registre oxydatif ménagé ».
L’attaque est fraîche, assez aérienne, aux fruits secs expressifs, où je retrouve « l’oxydatif ménagé » que le nez laissait présager.
L’ensemble est équilibré, malgré une matière perçue comme très mûre (poire), et une puissance notable.
Le lendemain, le nez joue les « ligériens angevins natures », pour une matière un poil lâche et un caractère monolithique ennuyeux. **- 19 septembre 2014 à 1h42
- in reply to: Perle Rare a Paris? Un restaurant avec des vins aux prix corrects?
Oui, heureusement qu’il existe encore des endroits ou boire et manger à prix cohérents, que Paris restera Paris (je ne suis pas parisien à temps plein non plus), que « l’accessible » à Lutèce frise souvent un sommet ailleurs…
Après pour la cuisine, quand je dis qu’elle doit tenir ses promesses, elle ne doit pas forcément, en ce qui me concerne, être étoilée… mais juste bonne et accessible, comme les vins !!- 19 septembre 2014 à 0h30
- in reply to: Perle Rare a Paris? Un restaurant avec des vins aux prix corrects?
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> Oui, je m’en prive, et sans le moindre regret…
>
>
> LucEt bien moi, je me prive aussi sans le moindre regret aussi des restaurants qui ne s’appuient que sur des vins (théoriquement) splendides, souvent hors de prix, quand la cuisine ne tient pas ses promesses… car je vais toujours au restaurant d’abord pour me restaurer !!
De plus, je suis incapable de choisir un vin sans savoir si ce [s]dernier va être « cohérent » avec les plats proposés[/s] ce que je vais manger… un peu comme si je voyais un beau chenin me faire de l’œil sur une carte, le choisir puis découvrir que les plats proposés ne se prêtent que moyennement à mon choix, voire pas du tout (du genre : qu’il n’y a que du gibier sur la carte !!).
Car pour une dizaine ou des centaines de vins sur certaines cartes, combien pour se « marier » réellement avec les plats proposés ?!Alors oui, il existe des sommeliers qui font BIEN leur travail, plus soucieux du plaisir conjugué des convives que d’assurer le plus gros coefficient à placer sur la table !!
Bon souvenir aussi du sommelier du Manoir de la Boulaie, très à l’écoute, passionnant… qui vous emmène délicatement hors des [s]valeurs sûres[/s] « sentiers battus » et ça a marché…- 17 septembre 2014 à 20h49
- in reply to: Perle Rare a Paris? Un restaurant avec des vins aux prix corrects?
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> Je m’explique sur l’hérésie en deux mots : si je
> ne peux pas boire un bon vin à prix correct dans
> un restaurant, quelle que soit la qualité de la
> cuisine, je n’y vais pas.
>
>
> LucNous lisons et constatons, souvent, qu’un vin peut parfois se suffire à lui-même…ce constat est aussi valable pour un plat !!
Dans ton raisonnement, te prives-tu pas d’une cuisine qui peut se suffire à elle-même, si un resto n’a pas la carte et les tarifs adéquates (voire pas de vin du tout, si tu es à l’étranger et que le vin n’est pas dans les us et coutumes de la restauration) ?!!