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- 21 juillet 2009 à 3h57
- in reply to: Vends PALMER 1969 – Bien conservée
Pffffffff, David, je ne voudrais pas péter l’ambiance mais ton annonce… comment dire… elle fait pas envie du tout. Il faudrait revoir la rédaction, rendre le tout un peu plus attractif pour essayer d’attirer le [s]pigeon[/s] chaland.
Bon, admettons que tu tombes sur quelqu’un qui vit dans une caverne depuis 1969. Il sort de chez lui (la caverne donc) pile poil au moment où tu postes ton annonce. Encore plus incroyable, alors qu’il dessinait des peintures rupestres sur les murs de sa grotte depuis des décennies, il a entendu parler d’internet. Dès sa sortie, il y a donc trois semaines, il se connecte sur LPV (il apprend vite l’internet) et il tombe sur ton annonce. Lui peut éventuellement se laisser tenter, déshydraté qu’il est à boire simplement l’eau qui ruisselle sur les murs de sa grotte. Eventuellement ! A condition qu’il ne soit pas au courant qu’on est passé à l’euro et qu’il pense que tu en veux 70 francs de ton Palmer.
Et pourtant tu as tout tenté, par exemple en écrivant de manière habile « je me sépare d’une bouteille de PALMER 1969, n’étant pas sufissament connaisseur pour apprécier les vieux millésimes de grands crus. Donc autant que ça puisse profiter à quelqu’un qui saura l’apprécier. »… François Audouze t’a-t-il contacté?
Allez David, je ne voudrais pas te miner davantage mais Palmer 1969 à 70 euros… Ca me paraît compliqué. Essaie 30/40 euros. Ca pourrait intéresser un collectionneur.
Patrick
- 20 juillet 2009 à 1h01
- in reply to: Domaine Roger Sabon, Châteauneuf-du-Pape
Didier,
De mon expérience sur place, je ne peux pas souscrire à cela. A part deux ou trois domaines où l’accueil peut paraître distant, tous les autres domaines – je dis bien tous les autres – où je me rends régulièrement ont un accueil de la clientèle à la hauteur. Il peut y en avoir certains plus chaleureux que d’autres mais globalement je n’ai rien à dire, c’est parfait. Et crois-moi, sur Châteauneuf, j’en visite beaucoup et souvent depuis une dizaine d’années.
Patrick
- 19 juillet 2009 à 19h38
- in reply to: Domaine Roger Sabon, Châteauneuf-du-Pape
Merci de publier ce genre de témoignage, très utile à une communauté d’amateurs.
En règle générale j’évite de parler de l’accueil au domaine quand il s’est moyennement passé ou quand il s’est déroulé d’une façon qui ne m’a pas paru satisfaisante. Même si l’impression qui en ressort n’est forcément pas favorable au domaine, j’arrive à relativiser. Je mets cela sur le compte d’un mauvais jour du vigneron ou du personnel, d’une mauvaise humeur passagère, de préoccupations diverses ou de soucis personnels, que sais-je, toutes sortes de « misères » qui font que tout un chacun (moi compris bien sûr) peut avoir un jour « sans » et se montrer alors peu coopératif et disert.
Si j’ai parlé de mon expérience au caveau de Roger Sabon c’est qu’il s’agit de la troisième fois en deux ans où j’ai la nette impression d’être transparent. Ce n’est pas mon ego qui en souffre c’est la frustration ressentie de ne pas avoir le contact avec celui qui fait le vin et qui serait disposé, même de façon brêve, à m’en dire un peu plus que les banalités assommantes d’une commerciale en poste (qui n’y est pour rien, elle est payée pour un job, elle le fait).
J’ai donc tendance à penser que chez Roger Sabon il y a urgence à reconsidérer l’accueil réservé au particulier.
Et pourtant que leurs vins sont bons !
Patrick
- 19 juillet 2009 à 17h25
- in reply to: Domaine Roger Sabon, Châteauneuf-du-Pape
Je le savais, j’avais déjà expérimenté l’accueil minimaliste au caveau des Sabon mais il y a quelques jours comme je passais devant je me suis dit, allez, tente ta chance encore une fois.
Las ! Accueil toujours aussi impersonnel. Une commerciale aux connaissances floues (euphémisme) pour s’occuper de moi alors qu’un Sabon tourne autour. Arrive un sommelier d’un restaurant en vue d’Avignon, nous nous connaissons et nous discutons deux minutes avant qu’il ne soit pris en charge par le Sabon présent qui lui fait la belle dégustation telle qu’on la rêve. Pendant ce temps-là je récupère quelques bouteilles, j’attends l’édition de la facture, ça dure des heures – ce qui me permet de profiter de la conversation voisine qui est très intéressante – finalement j’arrive à payer et à m’éloigner. Pour toujours cette fois.
Patrick
- 16 juillet 2009 à 13h02
- in reply to: Restaurant Pierre Reboul à Aix en Provence
Le prix des vins me paraît déraisonnable. Cela met le Clarendon à 84 € la bouteille, la Clairette à 72 € ou le Clos des Chênes à 144 €. Vendre le vin au verre est finalement une très bonne idée… pour le restaurateur, même si cela permet de superbes accords comme cela semble avoir été le cas avec le camembert et le Champagne qui constitue très souvent en effet un bel accord.
La décision récente de passer au taux réduit de la TVA en restauration ne concerne pas le vin. Il y en a certains qui l’ont bien compris. 😀
Patrick
- 6 juillet 2009 à 21h26
- in reply to: Bonnes adresses en Provence ?
Entre parenthèses les bio ou « dans l’esprit bio » comme tu le dis.
Côtes de Provence : Domaine de Pinchinat (bio), Jas d’Esclans (bio), Château des Garcinières, Domaine Borrély Martin, Domaine de La Bernarde, Domaine Réal Martin, Château de Roquefort, Domaine de La Sanglière.
Cassis : Ste Magdeleine et Ferme Blanche.
Bandol : Château Sainte Anne cité plus haut (bio), Domaine du Gros Noré.
Les Baux : Domaine de la Vallongue (bio), Domaine des Terres Blanches (bio).
Bonnes vacances et passe à l’ombre !
Patrick
- 5 juillet 2009 à 16h37
- in reply to: Chambre d’hote dernier moment ?
C’est quand maintenant? C’est à partir d’aujourd’hui même?
Patrick
- 3 juillet 2009 à 15h18
- in reply to: Château de Mille, Côtes du Luberon
Le Domaine de Tara est en effet à Roussillon, dans le Luberon, mais en appellation Ventoux. Environ 80% de sa production totale était consacrée aux vins blancs qui alliaient grande fraîcheur et très joli gras (roussanne, clairette, grenache blanc). Depuis une dizaine d’années, le domaine a augmenté progressivement sa production de vin rouge au détriment du blanc pour être aujourd’hui à peu près à égalité de volume sur ces 2 couleurs + un peu de rosé (10%).
C’est un domaine peu connu mais qui mérite une visite, surtout et toujours pour ses blancs davantage que pour ses rouges dont les vignes replantées ont sans doute encore besoin de prendre de l’âge pour donner davantage d’expression et de charme aux vins.
Patrick
- 3 juillet 2009 à 14h54
- in reply to: L’accord parfait pour un menu
Zutttt,
Comme l’a bien noté Benji, l’intitulé de tes plats a été le prétexte à un petit délire comico-grincheux visant une terminologie que je juge éculée.
et un gros bisou à Patrick en espérant qu’il va relâcher les élastiques de son string
Mais… Je ne suis pas un homme facile sais-tu !
Quoique… »
Patrick
- 3 juillet 2009 à 14h12
- in reply to: Cuisiner un Bar (ou Loup)
Si tu as une saumonière, tu demandes un bon paquet d’algues à ton poissonnier, tu étales la moitié des algues dans le fond du plat, tu verses un demi verre d’eau, tu poses le bestiau dessus (vidé, non écaillé, assaisonné à l’intérieur avec bien du gros sel), tu le recouvres entièrement d’algues, tu couvres et tu fais cuire une vingtaine de minutes sur feu vif.
Pour le service tu dépouilles le poisson de sa peau, fleur de sel et un peu de poivre, tu portionnes et tu sers avec une sauce vierge ou tout simplement avec un peu d’huile d’olive de qualité et un trait de citron.
Recette tirée de La Grande Cuisine Minceur de Michel Guérard et qui est celle que je préfère pour préparer les bars de ligne de belle taille et de première fraîcheur.
Patrick
- 3 juillet 2009 à 5h10
- in reply to: L’accord parfait pour un menu
Je ne voudrais pas faire le grincheux de service mais allons-y quand même.
Je ne supporte plus les intitulés tels que verrine de je sais pas quoi… ou bien je sais pas quoi et SA crème de je sais pas quoi… ou encore cuillère de je sais pas quoi sur lit de je sais pas quoi… Et puis ce genre… Cuillères de tagliatelles de melon et jambon cru en gelée de muscat, c’est d’un chic ! Sans parler de …et sa crème ciboule-ciboulette…
En fait je trouve tout ça prétentio-plouc. Dépassé. Archi ringard. Faudrait pas tout mettre dans l’intitulé non plus, il faut aussi en mettre dans l’assiette. J’espère que c’est ton cas.
JE NE SUPPORTE PLUS LES VERRINES !!!
Qui vivra verrine.
Patrick
- 3 juillet 2009 à 4h51
- in reply to: caveprivee.com
Mon caviste près de chez moi vend Rayas 2004 à 90 € également. Il lui en reste d’ailleurs.
Patrick
- 3 juillet 2009 à 4h46
- in reply to: Château de Mille, Côtes du Luberon
Oui déjà goûté plusieurs vins plusieurs fois et je ne partage pas ton enthousiasme tout en admettant la qualité honnête du Château de Mille.
En Luberon je lui préfère La Canorgue, Constantin Chevalier et surtout La Bastide du Claux.
Patrick
- 30 juin 2009 à 19h40
- in reply to: Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape
Dans la notation de Bob il y a un gap entre les notes 90-95 qui s’appliquent à des vins jugés Très Bons à Excellents et les notes comprises entre 96-100 qui sanctionnent des vins dont la qualité est exceptionnelle. Sin on met le 2003 à part pour son côté atypique, on voit constater qu’à partir du 2005 les notes basculent vers le graal 95->98->98/100
Je ne suis pas sûr qu’il y ait chez Parker un écart tel que tu le suggères entre la tranche des vins notés 96-100 et celle des vins notés 90-95.
Pour les notes 96-100, j’accepte « exceptionnel » (extraordinary pour Bob) mais pour les notes 90-95, je pencherais pour « remarquable » (outstanding pour Bob) plutôt que « très bon à excellent » qui concerne davantage les vins notés 80-89. Pour être plus précis, sur les vins notés 80-89 Bob indique « au-dessus de la moyenne à excellent » (above average to excellent).
Je ne nie pas la grande qualité du domaine dont j’achète régulièrement depuis 2004 mais tout de même, les notes évoluent régulièrement à des niveaux que le Clos n’avait jamais atteint auparavant.
Je ne t’apprends rien en disant que tous les millésimes ne sont pas du même niveau qualitatif et que si on prend la note moyenne accordée par Bob à chacun des millésimes sur Châteauneuf depuis 1990, le Clos des Papes sort régulièrement en bonne à très bonne position avec quelques exceptions bien sûr.
Ci-dessous, pour chaque millésime, j’indique la note moyenne accordée par Parker à l’appellation Châteauneuf et entre parenthèses la note donnée au Clos des Papes. On se rend compte que sur 18 millésimes, le Clos des Papes égale ou dépasse la moyenne 14 fois, qu’il est en dessous 3 fois et qu’une fois il n’est pas noté (1991).
Si on laisse 2002 de côté, depuis 10 millésimes (depuis 1998 donc) le Clos des Papes est toujours noté au-dessus de 90 et si on prend les 9 derniers millésimes, depuis 1999, la note la plus faible qu’il a obtenu est 94, en 1999 justement. La série alignée à partir de 1999 est d’ailleurs impressionnante. 94, 95, 95, (88 en 2002, quand même, uniquement dépassé par Beaucastel sur ce millésime), 97, 95, 95, 98, 98-100.
Tout ça pour dire que Parker ne s’est pas réveillé il y 4 ans pour faire savoir tout le bien qu’il pense de ce domaine et que si les notes du Clos des Papes ont globalement grimpé cela tient à la grande qualité des millésimes sur Châteauneuf depuis 10 ans cumulé au remarquable travail effectué par la famille Avril pour produire un vin toujours meilleur.
2007 : 98 (98-100)
2006 : 90 (98)
2005 : 95 (95)
2004 : 90 (95)
2003 : 90 (97)
2002 : 58 (88)
2001 : 96 (95)
2000 : 98 (95)
1999 : 90 (94)
1998 : 98 (90)
1997 : 82 (87-89)
1996 : 82 (89)
1995 : 90 (92)
1994 : 86 (91)
1993 : 85 (88)
1992 : 78 (89)
1991 : 65 (non noté)
1990 : 95 (96)Patrick
PS : je re-précise que je ne suis pas systématiquement Bobbyphile mais que son travail m’intéresse.
- 30 juin 2009 à 5h08
- in reply to: Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape
D’ailleurs je me demande bien pourquoi Bob met de telles notes à Clos des Papes depuis son accessit pour le 2005. Je ne nie pas la grande qualité du domaine dont j’achète régulièrement depuis 2004 mais tout de même, les notes évoluent régulièrement à des niveaux que le Clos n’avait jamais atteint auparavant.
Bien que ne faisant pas partie des aficionados béats de Parker, reconnaisons-lui tout de même le fait qu’il n’a pas attendu 2005 pour ouvrir les yeux et que depuis 10 millésimes il place le Clos des Papes au sommet de l’appellation.
Ses classements :
2007 Clos des Papes (98-100)
2006 Clos des Papes 98
2005 Clos des Papes 95
2004 Clos des Papes 95
2003 Clos des Papes 97
2002 Clos des Papes 88
2001 Clos des Papes 95
2000 Clos des Papes 95
1999 Clos des Papes 94
1998 Clos des Papes 90Patrick
- 30 juin 2009 à 4h52
- in reply to: Chateau de Vaudieu
J’aime aussi beaucoup ce 2004 du Château de Vaudieu. Un domaine dont on fait assez peu de cas me semble-t-il. La cuvée Val de Dieu 2004 possède un surcroît de profondeur et d’élégance et le blanc 2005 fait pour moi partie des plus belles réussites du millésime.
la différence avec des vins 100% grenache semble évidente notemment en ce qui concerne la densité et la maturité du fruit
Là dessus on pourrait discuter un peu mais il est tard. 😉
Patrick
- 28 juin 2009 à 18h32
- in reply to: Domaine Marcel Richaud
Un vin où l’alcool ne serait pas perceptible intéresserait-il beaucoup de monde? Les vins à 10° peuvent être intéressants, même fort agréables parfois, telle cette cuvée « Glou » de Jean Delobre dont j’abuse en ce moment, un pétillant rosé qui titre 10° et qui se boit comme de la Vitelloise. Du plaisir simple sous la tonnelle quand il fait bien chaud comme en ce moment. Mais quand il s’agit de passer aux choses sérieuses, une remontée dans les degrés n’est-elle pas nécessaire?
Et puis l’équilibre d’un vin repose sur un trépied. Il lui faut essentiellement des tannins, de l’acidité et de l’alcool. Quand on trouve trop d’alcool dans un vin qu’il en devient alcooleux, le responsable n’est peut être pas à chercher du côté d’un titre alcoolique trop élevé (14.5°, 15°, 15.5°) mais dans un déficit d’acidité ou une matière peu en rapport avec les degrés qu’on lui propose.
Patrick
- 28 juin 2009 à 12h55
- in reply to: Domaine Marcel Richaud
6 heure d’aération pour compenser les 14,5 °
L’aération, même chiffrée en heures, n’est d’aucun effet face à un vin qu’on craint trop alcooleux. Cela pourra peut être l’assouplir et le rendre plus aimable si on pense que ses tannins ont la vigueur de trop de jeunesse. Cependant, un service à la bonne température est beaucoup plus efficace. Autour de 14° pour ce CdR de Richaud et l’idée même de vin alcooleux n’a pas de raison d’être.
Sujet récurrent sur LPV, un genre de marronnier.
😉
Patrick
- 27 juin 2009 à 14h35
- in reply to: Domaine de Ferrand, Châteauneuf du Pape
Depuis que j’avais goûté les vins de Philippe Bravay cette année aux Découvertes en Vallée du Rhône, j’étais impatient d’aller lui rendre visite. Passage à l’acte la semaine dernière. Dégustations des Côtes du Rhône VV 2007, CdR VV 2008 sur cuve et Châteauneuf du Pape 2007 juste mis en bouteille.
Bien que ne pratiquant pas la vendange entière – « même si quelques rafles tombent dans la cuve » (sic) – le style m’a fait un peu penser à celui de Laurent Charvin dont il est ami. Pas de bois, élevage en cuve exclusivement, les vins dégustés avaient une couleur plutôt soutenue, étaient parfumés, à parfaite maturité, une trame tannique fine et une grande fraîcheur donnaient un équilibre remarquable à l’ensemble et bien évidemment aucune sensation de chaleur. A consommer en magnum sous peine de frustration à la dernière goutte d’une simple bouteille.
Philippe Bravay est une crème d’homme, ses vins sont formidables, le volume produit est faible, les prix sont doux (16,50 € pour le Châteauneuf 07), résultat le CdR VV 07 est en rupture, il faudra donc repasser en octobre pour le 2008 et il reste (déjà) très peu de Châteauneuf à vendre. Philippe se débat pour essayer de satisfaire sa clientèle sans froisser ceux qu’il ne peut pas servir.
Je me demande si je lui rends service en parlant de lui et de ses vins.
Patrick
- 27 juin 2009 à 4h33
- in reply to: Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape
Vous avez raison, Clos des Papes 2007 c’est pas terrible. Moi, je serais vous, je m’empresserais de les revendre à moitié prix tellement c’est moyen, tellement c’est alcooleux, tellement on nous roule dans la farine.
Et puis carafer le vin pendant des heures… et pourquoi pas pendant des semaines tant qu’on y est.
J’ai goûté Clos des Papes 2007 plusieurs fois. Sans carafage intempestif. Au domaine, chez moi, chez des amis, dans la rue. Ce vin s’est toujours montré prodigieux. Pour mon goût bien évidemment.
Vendez !
Patrick