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- 2 avril 2009 à 0h12
- in reply to: Menu du G20
Là plus de doute, c’est vraiment la crise.
- 1 avril 2009 à 18h58
- in reply to: Découvertes en vallée du Rhône 2009
Bonjour Mr Marc de Wolf,
En effet, tu n’as jamais écrit que Cambie était le nouveau Pape et tu ne l’as pas non plus comparé à Rolland puisque c’est moi qui ai écrit tout cela.
Avec mes mots à moi, peut être inappropriés, je reprenais simplement une idée qui circule et transparaît dans tes propos quand tu dis : « Je suis inquiet et surpris que le style à la Cambie présente déjà au salon vers un tiers des vins présentés« . Cette idée donc d’une sorte de « main mise » de cet oenologue sur une appellation (plusieurs même) comme Rolland a pu le faire à Bordeaux et ailleurs. Rien de plus et rien de désobligeant dans mon esprit envers ce que tu as dit.
Le raccourci que je vois à cette idée doucement répandue dans la région serait que le style Cambie aboutisse à une uniformisation du goût du Châteauneuf.
La vérité est qu’on ne peut pas faire totale abstraction de ses convictions et qu’à partir de là Cambie doit bien essaimer quelques unes des siennes parmi les nombreux domaines qu’il supervise.
J’ai bien conscience qu’ayant dit cela, le débat peut être long à la suite mais je n’ai pas spécialement envie de produire « Mondovino 2, le Sud contre-attaque » 🙂
Je crois surtout que Philippe Cambie est quelqu’un d’honnête et attentif aux attentes de ses « clients » pour ne pas le voir s’enfermer dans un style qui tendrait à uniformiser le goût du Châteauneuf. Le temps nous le fera savoir et rien ne dit que j’aurai raison à l’arrivée. Laissons faire le temps et goûtons voir si le vin sera toujours aussi bon année après année. Ou du moins toujours conforme à l’idée que chacun se fait d’un « vrai » bon Châteauneuf.
Sinon et pour répondre à un autre de tes dires, il n’est pas impossible que nous nous connaissions… que nous nous soyons même rencontrés… en 2006 du côté de Mauguio en compagnie d’un certain journaliste franco-batave… 😉 mais peut être me trompé-je. A suivre en MP si tu le souhaites.
Patrick Laget
- 1 avril 2009 à 17h03
- in reply to: Augmentation des prix sur les bordeaux
Excellent « la société Ichtyos » (tu)
- 1 avril 2009 à 16h40
- in reply to: Découvertes en vallée du Rhône 2009
Faire passer Philippe Cambie pour le Pape de Châteauneuf (mouarf, nul !) qui imposerait un style unique – « à la Rolland » – aux vins dont il a la charge contient peut être un peu de vérité mais est sans doute aussi un raccourci. Philippe Cambie est connu pour être plutôt à l’écoute des gens avec lesquels il travaille et le bio fait complètement partie de sa réflexion. Parmi les domaines dont il s’occupe figure en effet le Domaine Giraud mais aussi le Clos du Mont-Olivet…
- 1 avril 2009 à 0h06
- in reply to: caveprivee.com
Peut être en effet que les Rangen à 60 €, les Windsbuhl à 50 €, les Muenchberg à plus de 30 €, aussi bons soient-ils, finissent par fatiguer le porte-monnaie par les temps qui courent. Heimbourg et Herrenweg font figure de deuxième choix dans une telle sélection et en pâtissent peut être. Les Riesling ne s’en sortent pas trop mal tout de même face aux PG et Gewurztraminer. Ah ça, le mystère de ce qu’on va goûter quand on ouvre un PG ou un Gewurz, ça a fini par en calmer beaucoup 🙂
Au milieu de cette sélection, le Riesling Grafenreben de Zellenberg 2005 de Bott-Geyl me paraît être une jolie opportunité.
Précision : je ne travaille ni pour caveprivée ni pour Bott-Geyl et à peine pour moi-même.
Patrick
- 31 mars 2009 à 14h08
- in reply to: Domaine de Montcalmès
CR: Domaine de Montcalmès 2002
Robe rubis soutenue (rouge Bordeaux comme dit Oliv à propos du 2003), aux contours légèrement rosés/orangés. Le nez délivre immédiatement un bouquet splendide sur le cassis, les épices (poivre, girofle), la viande rouge et les herbes séchées. L’attaque se fait en douceur, le vin est concentré, à la belle puissance balancée par une acidité en place. Le toucher est fin, soyeux et l’équilibre étonnant. Belle longueur. Seule une petite pointe d’alcool en finale pourrait tempérer l’enthousiasme mais même pas ! Pour moi cela confirme la personnalité sudiste de ce vin. Et puis 14% dans ces contrées, c’est même trèèèès raisonnable ! 🙂
Vin magnifique, déjà bu 4 fois dont une fois en magnum, qui s’est toujours montré délicieux et cette dernière bouteille dégustée est peut être la plus aboutie à ce jour. Sur ce millésime, il m’a rappelé le Mas Jullien. En tous les cas un tour de force pour 2002. Peut être certaines parcelles furent épargnées ou ont pu être sauvées comme ce fut le cas chez d’autres vignerons qui ont malgré tout réussi à sortir du vin cette année-là. La part de mourvèdre – cépage à la maturation tardive – a peut être également permis à une partie de la récolte de passer à travers les trombes d’eau de début septembre.
En fait le seul petit bémol à la dégustation de ce vin fut le plat qui l’accompagnait. Une fois le flacon ouvert et la première gorgée bue, j’aurais bien vu une côte de boeuf épaisse et juteuse cuite à la cheminée avec quelques herbes, sans parler des patates cuites sous la cendre pour l’accompagnement. Mais… nous étions dimanche soir, la journée s’était écoulée exclusivement en pantoufles et l’idée de mettre le nez dehors n’était venue à l’esprit ni de ma femme ni de moi. Généralement, après une telle journée, c’est le plateau télé qui guette et on n’a pas dérogé. On s’est donc satisfait d’une Chef Salad… Bon, pas la Chef Salad qu’on trouvait sur les cartes/menus 3 volets plastifiés posés sur les tables des pubs des années 70 et qui faisait le bonheur des cuisiniers en leur permettant de faire du vide dans leurs frigos. Non, non ! Une Chef Salad maison, améliorée !… Avec 2/3 restes quand même, ok, il faut savoir rester pragmatique, mais aussi avec des vrais morceaux dedans. Beaucoup du poulet non terminé de la veille, entre autres. Tout ça, mélangé à un peu de riz avec un assaisonnement équilibré a fait une association avec le vin tout à fait honnête et respectable à défaut de pouvoir espérer une place de choix au panthéon des accords mets/vin.
Patrick
- 27 mars 2009 à 18h26
- in reply to: Vos bonnes adresses sur Avignon
A la re-lecture de ce sujet il existe tout de même un endroit que j’avais zappé et où le vin est au centre des préoccupations. Il s’agit de Vinoe & Co (lire le message de nestor en 1ère page). Finalement, sur Avignon centre, c’est peut être le restaurant qui se rapproche le plus du Tourne Au Verre de Cairanne. Michel Granier-Poncet connaît et maîtrise bien son sujet en effet et la carte des vins propose de nombreuses références intéressantes à prix mesurés avec quelques jolies « affaires » si on prend le temps de lire avec attention. Cette carte est un peu déroutante à la première lecture car les vins sont classés par cépages et non par appellations ou régions.
Le seul léger bémol que j’émettrais à propos de ce joli cosy petit restaurant – et qui est sans doute à l’origine de mon oubli (allo Sigmund?) – est l’ambiance que j’ai jugée un peu tristounette. Un rien de joie de vivre en plus en salle et cela en ferait sans doute un spot pour tout amateur de vin.
Le site est LA
- 26 mars 2009 à 22h15
- in reply to: Vos bonnes adresses sur Avignon
Impossible de trouver sur Avignon intra muros une carte des vins à l’image de celle du Tourne Au Verre sauf peut être à aller chez Christian Etienne (1 macaron) ou la Mirande (1 macaron) avec des tarifs qui n’ont rien à voir avec ceux de Cairanne.
Alors, on peut tenter de se consoler avec Brunel, rue La Balance à la cuisine très supérieure à celle du Tourne Au Verre mais avec une carte des vins très inférieure tout en restant sympathique. Prix sages. Mon adresse chouchou à Avignon intra muros.
Dans le même esprit il y a L’Essentiel, rue de la Petite Fusterie. Quelques vins sympatoches mais carte des vins un peu courte quand même.
Un resto que je n’ai pas encore essayé mais dont il se dit le plus grand bien : Les Cinq Sens, rue Joseph Vernet. Thierry Baucher, MOF, est aux casseroles. Aperçu du menu et de la carte des vins LA
Pour Alonso à Sorgues (j’ai lu le thread dédié), je ne serais pas aussi enthousiaste. La créativité est là, la bonne humeur des Alonso est communicative, l’ambiance du resto est sympa mais, à part les desserts, les portions sont minuscules obligeant à dévaliser le plateau de fromages. Pour 50 € ce n’est pas l’affaire de l’année. Carte des vins orientée bio/à la marge et tarifée confortablement. Quelques vins du fiston (L’Ancestra). Ce qui a véritablement sauvé notre soirée fut la longue et intéressante discussion avec les Alonso, des gens très chaleureux. Il est vrai que à part ma femme et moi + Madame Roch et une de ses amies à une table voisine, le resto était très calme ce soir-là (février 2008). Il faudrait quand même que j’y retourne pour affiner mon jugement car les éloges envers cet établissement ne manquent pas.
- 26 mars 2009 à 20h14
- in reply to: Restaurants à Aix ou aux environs
Plutôt déçu par L’Aixquis. Certains plats peu cohérents dans leur composition, une attente interminable (du moins le soir où j’y étais) et une addition qui ne se fait pas oublier. A cela s’est ajouté ma commande d’un Beaupré rouge qui arrivé sur la table s’est transformé en un Côte de Provence de piètre origine. Explication de la patronne : « Je n’ai plus de Beaupré alors je vous ai apporté ce Côte de Provence. Vous verrez, c’est pareil »… Moi : « Ben non, c’est pas pareil. J’en veux pas. »… Elle : « Ah bon?!… Vous connaissez? »… Moi : « Ben oui justement et j’en veux pas. » J’ai fini par commander le Grand Rouge de Revelette qui fut parfait. Maigre consolation pour une soirée somme toute morose.
Même si Yamoto est un restaurant que l’on peut recommander, j’y ai cependant trouvé une cuisine à l’exécution un peu lâche, trop vite envoyée peut être. Il faut dire que l’endroit est le plus souvent bondé et qu’il faut arriver à servir tout ce joyeux monde. Ca doit jongler un poil en cuisine, tout comme cela jongle gentiment en salle où l’accueil et le service sont quelque peu précipités sans que cela ne devienne rédhibitoire. Et puis il y a la superbe carte des vins qui permet d’oublier ces petits tracas même si l’addition finale a des chances de vous ramener sur terre.
D’accord avec les commentaires positifs sur Le Carton Rouge et Le Formal.
- 21 mars 2009 à 17h37
- in reply to: Découvertes en vallée du Rhône 2009
Mon impression générale sur les Châteauneuf du Pape 2007 goûtés aux Découvertes en Vallée du Rhône est plus enthousiaste que la tienne Laurent 😉 Je n’ai pas vraiment trouvé de vins massifs, (sur)extraits ou à la sucrosité gênante. J’ai surtout trouvé des vins parfaitement mûrs, à l’équilibre parfois impressionnant et à la forte identité sudiste. Les vins à base de 100% vieux grenache, le plus souvent les cuvées haut de gamme des domaines, m’ont paru au sommet de ce que j’ai pu goûté depuis très longtemps. On a là des vins amples évidemment mais à la matière soyeuse, très fins, à la puissance tout en nuances et d’une longueur ébouriffante. Certainement des vins qui donneront d’ici une vingtaine d’années de très grands flacons. Emmanuel Reynaud a dit qu’en une vingtaine de millésimes il n’avait jamais rentré des raisins aussi parfaits. Je crois qu’on peut lui faire confiance 🙂
Je ne vais pas entré dans le détail de tout ce que j’ai goûté et je n’ai bien sûr pas tout goûté mais en vrac cela donne.
Domaine Giraud et Pierre Usséglio. Pour moi des réussites majeures sur 2007. Avec mention spéciale aux Grenaches de Pierre chez Giraud et aux 2 Frères chez Usséglio. Les vieux grenaches donc… Mais Gallimardes et Mon Aïeul ainsi que leurs cuvées d’entrée de gamme sont parfaites.
Roger Sabon… tout est bon ! Prestige et Le Secret font des vins sudistes à la fraîcheur jamais mise en défaut.
Charvin bien sûr et Château de Ferrand. Ce dernier un peu plus sauvage mais que les matières sont belles chez ces vignerons-là !
Mont Olivet, toujours dans son style glissant, gourmand, pas fatigant. Du plaisir simple et évident.
Marcoux et Janasse, fidèles au poste. Comme souvent on évite le trop capiteux grâce à une maîtrise de la vinification et de l’élevage mais en plus, avec les raisins de 2007, comme si c’était possible, c’est encore « plus bon » que d’habitude :)o
J’ai beaucoup aimé la Reine des Bois de la Mordorée. Ce n’est pas forcément immédiatement séducteur mais cela reste très beau. Le jus est dense et droit et il laisse la bouche fraîche et nette.
La Nerthe m’a paru en retrait. Tout comme Vaudieu (le blanc reste cependant excellent) et Saint Préfert dont les cuvées Auguste favier et Charles Giraud m’ont semblé manquer de fraîcheur tout en restant globalement de beaux vins.
Grosse déception chez Pégaü mais cela tient essentiellement à l’accueil sur le stand qui m’a fait écourter la dégustation de leurs vins.
Voilà pour mon petit tour.
- 20 mars 2009 à 18h28
- in reply to: Domaine de la Mordorée
Oui il s’agit du Condrieu, une nouveauté du domaine mais Laurent l’a signalé et en a parlé dans son CR détaillé. Plutôt atypique et curieux comme Condrieu d’ailleurs, très sec, aux aromes pas très nets lors de ma dégustation aux Découvertes en Vallée du Rhône. A revoir.
- 26 décembre 2008 à 2h56
- in reply to: « Humilité et respect ! » – Le Très Grand Jury Parisien
cyra écrivait:
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> et je viendrai lire ici les CRs de PAB à la gloire
> des magnon, charvin and co….qui me manquent
> déjà.Pourquoi alors n’avoir rien dit lors de la mise à la porte du TGJP sur le site d’en face?
Patrick L