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- 24 avril 2009 à 18h39
- in reply to: caveprivee.com
On peut aussi imaginer que les propriétaires de ce site étalent certains lots qu’ils savent attractifs sur une période de la journée afin de pouvoir satisfaire ceux qui ne se lèvent pas systématiquement à 6h30… ou qui ont internet seulement au bureau… ou qui travaillent le matin et sont dispo en début d’après-midi.
Je sais que le problème des allocations et des cuvées recherchées qui partent rapidement sont une préoccupation pour Benjamin de Longuerue. Qu’il essaie de gérer au mieux mais difficile de contenter tout le monde. Parfois en contingentant le nombre de bouteilles par client. Mais globalement je trouve qu’il s’en sort bien.
Patrick
- 24 avril 2009 à 16h20
- in reply to: Re: Domaine Bouchard Père et Fils
CR: Domaine Bouchard Père et Fils -Volnay Taillepieds 2000
Robe rubis, limpide.
Délicats arômes de fruits rouges puis à l’aération un peu de terre et quelques effluves de tabac blond élargissent la palette aromatique.
L’attaque est vive, le vin est relativement ferme avec des tannins quelque peu saillants – sans doute un léger manque de maturité – et l’acidité est présente. Ce qui pourrait donner un vin austère et dur est heureusement contrebalancé par un joli fruité, délicat, sur les fruits rouges, la groseille, et rend le vin finalement fort buvable et plaisant dans un registre vif.
Un vin de demi-corps, dynamique, avec quelques carences, mais très agréable au bout du compte quand il s’est trouvé associé à un médaillon de filet mignon de veau sauce champignon/cerfeuil légèrement crémée et tagliatelles. A l’apéritif, seul, il paraissait en retrait mais a trouvé un meilleur équilibre à table.
- 24 avril 2009 à 0h10
- in reply to: Domaine René Leclerc, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine René Leclerc, Griotte Chambertin, 1999
Robe rubis foncé, chatoyante.
Le nez est sur la… griotte (trop fort, je me demande comment je fais) avec quelques notes épicées. Pas d’évolution des arômes au cours de la dégustation.
La bouche fait ressortir un magnifique fruité, très généreux, une matière dense et douce, de la rondeur, du soyeux. C’est très beau et la finale laisse se diffuser longtemps un fruité toujours expressif qui invite à se resservir souvent. Bouteille rincée en 15 minutes à deux.
Seul un manque de complexité pour ce Grand Cru n’autorise pas l’éloge total mais pour la bouche, il le mérite. Et puis un Grand Cru de Chambertin de ce niveau et à tarif raisonnable, ça fait doublement plaisir.
- 20 avril 2009 à 5h35
- in reply to: Boire ses bouteilles au … resto!
Tu as raison d’être rassuré Nicolas, ce n’est pas toi qui me les… tuuuut !… c’est la démarche. En général. J’ai d’ailleurs dit que ce n’est pas tant le manque à gagner du restaurateur qui me dérangeait que le fait de débarquer avec ses bouteilles sous le bras au prétexte d’être ignare en cuisine et ainsi profiter de ses jolis flacons sans trop d’effort pour trouver de quoi les accompagner dignement. Si j’étais nul en cuisine, je crois que je m’arrangerais entre amis plutôt que de solliciter un restaurateur.
Par contre j’ai mal interprété un de tes propos – Pas toujours simple de trouver un plat bien préparé, etc – et m’en excuse.
Mon intervention n’avait pas de but polémique, elle visait à donner mon sentiment sur ce type de pratique. Je n’ai pas forcément raison et on peut être d’un avis contraire, je le comprends facilement. Il y a que lorsque je vais au restaurant, j’aime à découvrir la cuisine tout autant que les vins qu’on va me proposer et si possible des vins que je n’ai pas en cave. Je trouve cela plus dépaysant.
Voilà, ce sera tout pour moi et comme tu le dis, la question reste ouverte.
A vous les studios, à vous Cognacq Jay.
- 20 avril 2009 à 4h19
- in reply to: Boire ses bouteilles au … resto!
C’est qui les plus grands restaurateurs?
- 20 avril 2009 à 2h38
- in reply to: Boire ses bouteilles au … resto!
Si j’étais restaurateur, c’est typiquement le genre de démarche qui me les briserait menues. Je sais, cela se pratique partout dans le monde – à vérifier quand même – sauf en France, arriérés que nous sommes, mais il n’y a rien à faire, cela me les briserait menues (je vais arrêter avec les « briserait menues », je pense que tout le monde a compris).
Ce n’est pas tant le manque à gagner sur le vin qui me les… tuuuut !… c’est le fait que les clients cherchent surtout un endroit pour boire leurs belles bouteilles « gratos », même avec un droit de bouchon toujours envisageable, sans se casser la tête pour faire la cuisine qui va bien avec. Et encore, quand Nicolas dit Pas toujours simple de trouver un plat bien préparé qui accompagnera à la hauteur de belles bouteilles, il a EN PLUS une exigence de cuisine.
Mais je ne dois pas avoir la bonne mentalité pour être l’éventuel restaurateur capable d’accepter tout cela.
- 19 avril 2009 à 18h29
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
Rayas rouge 1996
Robe limpide avec de légères traces d’évolution.
Les arômes fruités/épicés sont intenses, vibrants avec cette retenue qui fait l’élégance du « nez Rayas ». Pas d’explosivité mais une présence obsédante qui invite à prolonger longuement le plaisir d’humer un tel bouquet. C’est fou le temps qu’on peut passer le nez au-dessus de son verre quand Rayas s’y trouve !
La bouche laisse paraître une trame tannique serrée avec une acidité perceptible et un toucher fin et soyeux. Une pointe réglissée prolonge la finale et donne une superbe allonge à ce vin tout à la fois raisonnablement puissant et d’une finesse extrême.
Une grande réussite et un plaisir total.
- 18 avril 2009 à 21h21
- in reply to: Le Bistrot du Mail à Bruxelles
Ok, merci.
- 18 avril 2009 à 18h37
- in reply to: Le Bistrot du Mail à Bruxelles
Peux-tu me dire comment se présentaient les asperges décomposées?
Patrick, intéressé.
- 18 avril 2009 à 18h32
- in reply to: Un bon Bourgogne blanc à moins de 15 euros
Gastronomix écrivait:
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> L’un d’entre vous a-t-il déjà goûté le Vieilles
> Vignes du domaine du Temps Perdu à Saint-Bris?J’ai acheté le 2005 et le 2006 et depuis je ne me lasse pas d’en ouvrir à l’apéritif tant ce vin met en appétit. Il est également tout aussi parfait sur le fromage de chèvre. C’est un vin fin, avec de la vivacité et une belle matière enrobante. Il reste surtout très friand.
Pour en revenir au sujet, la plupart des vignerons en vue de la Côte de Beaune produisent d’excellents Bourgogne blanc à prix abordable. Ma dernière acquisition chez François Jobard pour 12 €/bt me l’a encore prouvé récemment.
Patrick
- 14 avril 2009 à 16h39
- in reply to: Meilleurs domaines de chateauneuf du pape et vaqueyras
La visite chez Charvin peut être difficile à organiser, il faut voir si Laurent Charvin est dispo en ce moment.
Plus facile chez Bois de Boursan et Mont Olivet (caveau dans le village).
Pour la visite chez Rayas et Beaucastel, il faut oublier. Janasse, c’est possible.
Bosquet des Papes, Mont Redon, La Gardine, Vaudieu, la Solitude, Nalys ouvrent leur porte facilement. Pas mal d’autres aussi bien sûr.
La Maison des Vins dans Châteauneuf est toujours la meilleure adresse et la meilleure idée pour échantillonner.
Triple bof pour la cuisine chez La Mère Germaine mais ce n’est que mon modeste avis.
En Vacqueyras, la Monardière bien sûr et Roucas Toumba si tu arrives à mettre la main sur Eric Bouletin. Montirius aussi, très bon.
Bonne balades !
Patrick
- 14 avril 2009 à 3h58
- in reply to: Un merveilleux voyage
On a en effet le droit de garder ses jardins secrets. Est-il dès lors nécessaire d’en parler pour laisser à la fin le lecteur sur le pas de la porte? A moins d’aimer la fatuité plus que de raison.
Mes jardins secrets restent secrets.
Patrick
- 13 avril 2009 à 21h30
- in reply to: Un merveilleux voyage
- 7 avril 2009 à 20h52
- in reply to: Vins pour mon Repas de Mariage
Pour 110 personnes je partirais sur 48 bt de Champagne (ou 60 si tu le sens mieux comme ça), 36 bt de blanc pour l’entrée et le fromage, 36 bt de rouge pour le plat et le fromage (Cantal et surtout St Nectaire se marient bien avec un vin rouge) + le Porto à servir à tout moment car pouvant faire l’apéro, le fromage et le dessert pour ceux qui aiment sucre + sucre. Ca fait 120 bt (132 si 60 bt de Champagne), soit à peu près 1 bt par personne sans compter le Porto. Je pense que tu repartiras avec quelques bt chez toi ou bien il en restera pour le frichti du lendemain, le dimanche midi. Pour ne pas épuiser le Champagne trop vite, sors quelques bt et sers aussi des alcools forts + le Porto pour tes amis soifards, ça les calmera 🙂
Pour ce qui est du choix des vins, je me rendrais chez 2/3 cavistes alentour et leur exposerais la situation avec le montant de mon budget et tout et tout… Tu écoutes ce qu’ils te racontent et tu peux toujours acheter une bt des quelques vins qu’ils vont te conseiller afin de les goûter chez toi et ainsi tu fais avancer le smilblic. Pense que par cette filière tu n’auras pas de port à payer. Il me semble que tu devrais pouvoir trouver facilement un blanc et un Bordeaux pas cher. Pour le Champagne ça me paraît plus difficile de trouver autour de la douzaine d’euros mais n’achetant quasiment jamais de Champagne je n’en sais trop rien.
Bonnes recherches et bon mariage !
Patrick
- 5 avril 2009 à 0h04
- in reply to: Domaine Henri Bonneau, Châteauneuf-du-Pape
En début d’année j’ai fait la même dégustation, de 2008 à 2004. Les vins tirés du fût et destinés à devenir Marie Beurrier et Réserve des Célestins étaient tels que tu les décris et je m’y retrouve pleinement, avec mention spéciale en effet pour les vins en provenance de La Crau et prévus pour finir en Réserve des Célestins. Par contre je n’ai pas eu droit à la Cuvée Spéciale 98 mais parmi tous ces vins d’exception deux m’ont laissé sans voix, deux futures Réserve des Célestins. Le 2007 et le 2004. Immenses vins.
Je n’ai pris aucune note, j’ai juste passé mon temps à humer le vin, à le grumer, à le boire (pas beaucoup craché), à l’apprécier tout en écoutant Henri Bonneau plaisanter et distiller quelques rares informations car l’homme a vite tendance à botter en touche face à certaines questions sur son travail. Il a la pirouette facile et semble avoir du mal à résister à un bon mot. C’est un grand Monsieur, simple, modeste, vif d’esprit, drôle, malin voire coquin avec son oeil qui frise parfois. C’est une figure tout simplement et s’il est peu disert sur ses méthodes, ses vins parlent très largement pour lui.
La dégustation s’est terminée avec une Réserve des Célestins 2001… C’est dur de remonter à la surface après tout cela.
- 3 avril 2009 à 18h57
- in reply to: L’affaire du siècle>:D
Ca fait plaisir de voir que Parker est capable de mettre 91 à un vin à 5 € 🙂
Sinon pour la qualité du vin je suis persuadé que tu vas le trouver très bon. Sans doute même nettement meilleur que si tu l’avais payé 37 € 😉
- 3 avril 2009 à 14h10
- in reply to: Découvertes en vallée du Rhône 2009
Pierre-Alain,
Je n’aborderai pas ce sujet qui je le sais est quelque peu polémique sur la place. Cambie a ses détracteurs, il a aussi ses sympathisants. Comme tout personnage qui à un moment donné prend de l’importance dans le milieu où il évolue (et quel que soit le milieu) il se dit un certain nombre de choses négatives comme positives à son endroit. Ce genre de débat où on trouve toujours des personnes très informées qui vont nous expliquer le pourquoi et le comment ne m’a jamais passionné. Je préfère juger les vins avant de juger ceux qui sont derrière.
Bonne suite néanmoins.
Patrick
PS : Et bien le bonjour au Bon Président de ma part.
- 3 avril 2009 à 13h48
- in reply to: Etienne et Sébastien Riffault, Sancerre
la quille écrivait:
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> En revanche je trouve domage que l’échange ait
> tourné à l’excès d’oxydatif. Car je ne crois que
> ça ne caractérise pas les vins natures en général
> et les vin de Riffault en particulier.Tu as raison les vins nature peuvent aussi procurer d’autres tourments aux dégustateurs que l’oxydation (mé-na-gée, répétez après moi). 🙂
On n’est pas à l’abri de volatile, de gaz, de réduit, du goût de cidre sur les blancs et d’autres choses encore qu’il m’est impossible de décrire tellement je suis incapable de mettre un nom dessus, tellement c’est déroutant, tellement ce sont des odeurs non référencées au catalogue… mais de tout cela il a été discuté longuement ici et ailleurs et on sait où on est donc on fait avec ou pas, c’est selon.
Anecdote comme quoi j’ai du mal mais j’insiste. Récemment dans un restaurant je commande Rozeta 2006 de Magnon. Comme nous avions un chti blanc avec l’entrée – Fleur de Caillou 2007 de Padié, fort agréable ma foi, sec, ménagée la Fleur au nez, bien le Caillou en bouche, tout ça – je demande qu’on ouvre le Magnon de suite et que je le goûte pour voir ce qui nous attend… Ca renardait comme jamais. Carafage et remuage étant les deux mamelles de dame renard, le sommelier s’active pendant que j’ai des sueurs pour la suite. Rien n’y fera, le vin nous emboucanera toute la seconde partie de soirée. On n’a rien dit, on a fini par en venir à bout à quatre (mais ce ne fut pas facile) et on n’a surtout pris aucun plaisir. Nous n’étions pas dans un bar à vins Parisien tendance Nature où la clientèle est avertie et la question que je me suis posée est comment un restaurateur « traditionnel » fait pour proposer ce style de vins à ses clients? J’imagine que la plupart du temps le vin est renvoyé car considéré comme daubé. A moins que le patron ne tente systématiquement les explications qui vont bien et que ça marche. Finalement, certains restaurateurs sont des apôtres.
Mais on s’écarte du sujet Riffault. Sorry.
Patrick
- 2 avril 2009 à 23h21
- in reply to: Etienne et Sébastien Riffault, Sancerre
J’ai récemment goûté les vins de Riffault. C’était aux Toqués des Dentelles mi-mars. Le matin je m’étais fait La Remise à Nîmes… Rude journée quand même ! 😉
Je crois en effet que pour se forger une opinion sur ces vins natures, pour pouvoir dépasser le premier réflexe du « Pouah ! C’est quoi ce truc?! » (joke, juste pour rire) il faut un « apprentissage », goûter souvent. Formaté comme peut l’être notre goût par les vins que l’on boit depuis des années – mais ce n’est pas si grave – il est difficile d’être immédiatement fan de ces vins-là. On peut finir par adhérer comme rester totalement hermétique. Les avis sont généralement tranchés sur ce sujet.
C’était la troisième fois en 5 ans que j’allais à La Remise. Je suis persévérant je trouve. C’est la troisième fois que j’en sors dérouté et pas vraiment conquis par ce que je bois et comme je n’ai pas ce don de dégustateur qui ferait qu’à partir de ces jus brut de cuve je puisse me projeter vers l’avenir et penser que ce sera bon un jour, je reste perplexe. Je suis toujours aussi intéressé par la démarche de ces vignerons, par leur force de caractère, les efforts consentis, l’investissement en temps et en argent, l’implication totale mais au final, je reste à la porte.
Je dois tout de même moduler mes impressions à partir de vins dégustés très jeunes sur un salon et d’autres que j’ai eu l’occasion de boire en bouteille avec parfois quelques années de garde. Le résultat en bouteille est souvent bien plus flatteur, après une phase de réduction quand l’oxydation – ménagée, ok j’ai compris – s’est calmée, sans jamais disparaître tout à fait. Si je prends les vins de Cyril Fahl que j’ai toujours fort appréciés en bouteille, là, c’était terrible ! Et il n’y avait pas que l’oxydation, pas si terrible que ça en fait, il y avait d’autres trucs que je n’ai pas réussi à décrypter. Ca faisait très déviant tout de même. Pour moi, c’était imbuvable et c’est là où j’avoue mon incapacité à juger de l’avenir de ce type de vins bus jeunes. Chez d’autres aussi ce fut l’incompréhension. Jouret, Allier, Beauger, Laffitte, Tribouley, Casot des Mailloles, même Magnon… Ceux avec qui j’ai pris un peu de plaisir sont peu nombreux. Rivaton, Sainte Anne, L’Anglore, Nicq pour la Soif Du Mal… Ce doit être tout. Mais l’honnêteté m’oblige à dire que j’ai entendu beaucoup de louanges de la part des dégustateurs présents. J’avais l’impression d’être très minoritaire. Il en est ainsi.
Alors après tout ça, le soir chez les Toqués des Dentelles, j’ai enfin bu du vin 😀 Mais voyez comme je reste aware, j’ai tout goûté chez Riffault. Pas de commentaires. C’est très très difficile pour moi mais le gaillard est sympa alors je pense que la prochaine fois que je croise son stand, je m’arrête et je goûte à nouveau.
Qui a dit « Maso ! »
🙂
Patrick
- 2 avril 2009 à 3h40
- in reply to: Découvertes en vallée du Rhône 2009
Marc, je pense que c’est toi qui as raison, c’était en 2004 et avec les personnes que tu cites. Ma mémoire…
Bien à toi,
Patrick