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    C’est curieux il me semblait avoir posté sur ce fil de discussion aujourd’hui. J’ai dû halluciner. La schizophrénie me guette.

    A moins qu’on ne m’ait coupé la chique.

    Patrick

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    Participant

    Michel,

    C’est vrai, tu as raison, j’aurais dû citer tout le fil.

    Patrick

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    Participant

    Hervé Bizeul écrivait:
    ——————————————————-
    > Je suis toujours réticent pour faire la promo des
    > vins que je produit sur ce forum. Je n’y
    > intervient pas pour cela et ce n’est pas le rôle
    > de LPV.
    >
    > Pour info cependant, le Mas de la Chique… [etc, etc]

    C’était le 28 août 2008, le deuxième message de ce fil de discussion.

    😀

    Patrick

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    Participant

    Aussi peu argumenté et survolé magistralement ce sujet aurait pu faire un excellent reportage dans 100% Mag sur M6.

    Par contre il y a une ou deux remarques en filigrane qui auraient pu être intéressantes si elles avaient été développées davantage.

    Je pense à la proximité de vue des forums avec la presse spécialisée ou aux compétences véritables de beaucoup de forumers pour juger le vin (je m’inclus dedans). Ces forumers étant nommés « amateurs » à plusieurs reprises mais où j’ai senti que le sens premier du terme glissait progressivement vers le sens péjoratif, c’est à dire un non professionnel. A cette allusion sibylline, j’aurais apprécié plus de fond qui aurait peut être permis à la journaliste de rendre son article plus consistant avec alors une chance de crédibilité plus grande.

    Bref, en posant cela je ne me fais ni l’avocat du diable ni ne cherche un débat qui de toutes les façons a déjà été abordé dans de nombreux supports du Net et d’ailleurs.

    Patrick

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    Participant

    Je suis fou de l’association avec le nec plus ultra de Volnay (Caillerets) ou de Chambolle (Amoureuses).

    Dans son livre de recettes « Le meilleur et le plus simple de Robuchon » il y a une recette de poulet rôti toute simple servi avec son jus réduit. Robuchon suggère un Volnay pour accompagner ce plat. Depuis j’ai rejoint le club des addicts du Volnay avec une volaille rôtie cuite simplement.

    Cependant, le Sauternes avec ce volatile est une expérience à tenter en effet. Il faut que la peau soit bien grillée et croustillante. En tous les cas c’est sur cette texture de peau que je trouve qu’un liquoreux s’exprime bien. Sur la chair j’ai plus de mal mais en mangeant la peau joliment rôtie avec la chair, ensemble, l’accord en devient étonnant et très gourmand.

    Patrick

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    Participant

    FGsuperfred écrivait:
    ——————————————————-
    > ce serait une idée de mettre à l’aveugle mouton et
    > PC dans les mêmes millésimes et de dire à quel
    > prix on achète [b](toujours à l’aveugle avec un
    > arbitre pour qu’il n’y ait pas de triche)[/b]

    Le GJE sous l’égide de François Mauss peut être?

    En tous les cas je supplie par avance celui qui sera en charge d’aller collecter les bouteilles dans un Leclerc de rencontre de ne pas oublier de demander la facture, cela nous évitera un thread kilométrique.

    Patrick

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    Participant

    Nickel tout ça. La soirée devrait être bonne. Y a plus qu’à aller faire un tour à la cave et se mettre ensuite en cuisine. 🙂

    Un retour sur l’accord de l’entrée avec le blanc de Bizeul m’intéresserait, si tu y penses. Pour le plat aussi mais je ne suis pas trop inquiet, à priori.

    Patrick

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    Participant

    Tu peux y aller tranquille avec tes basses côtes en Bourguignon. C’est un morceau ferme et persillé qui donne de très bons ragoûts.

    Pour le vin, plein de suggestions déjà indiquées seront parfaites (Bourgogne, Languedoc).

    Cependant, avec ton entrée (millefeuilles de poivron/tapenade) et le Bourguignon derrière je me ferais une soirée Languedoc/Roussillon. Un blanc d’abord. Le très bon VV blanc de Bizeul par exemple que tu sembles avoir en cave mais attention le vin est gras et riche et pourrait écraser le plat mais la tapenade et la roquette peuvent apporter un contrepoint intéressant à cela. Sinon un autre Languedoc/Roussillon blanc avec une fraîcheur plus immédiate. Fouille dans ta cave, tu dois bien avoir cela. A suivre avec le boeuf… l’excellent VV rouge de Bizeul, si tu l’as en stock. Une soirée Bizeul en quelque sorte. On peut faire pire. 🙂 Sinon?… Autre chose. 😀

    Bonne soirée.

    Patrick

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    Participant

    Je soulignais seulement la très grande qualité des vins rouges de Ganevat,

    Oh mais je me doute, Ganevat a sa place dans ma cave, mais uniquement quelques uns de ses blancs pour l’instant. Une lacune qu’il va me falloir combler j’ai l’impression. 😉

    Patrick

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    Participant

    C’est un peu le problème des dégustations où même si on pense être à l’abri, on a tout de même tendance à comparer les vins entre eux, surtout s’il existe un ou plusieurs points de convergence (région, appellation, cépage, millésime, etc). Cela m’arrive aussi bien sûr mais j’essaie de me soigner en espaçant autant que faire se peut les dégustations mettant en scène un nombre plus ou moins important de vins. L’intérêt que j’y trouve se réduit avec le temps car je pense ne pas pouvoir juger les vins sereinement au milieu de flacons forcément différents entre eux, même si quelques similitudes peuvent exister.

    En fait j’aime de plus en plus juger un vin seul, pour ce qu’il est, individuellement, et pour ce faire je limite mes soirées à un, deux, voire trois vins quand la tablée est élargie. Après, il y a les salons, les visites dans une région viticole, les copains en soirée qui ne jurent que par multiples de dix bouteilles, à l’aveugle de préférence, etc. Je m’y plie mais c’est loin d’être mon plus grand plaisir. Rien ne vaut pour moi un tête-à-tête avec un vin unique qui va m’accompagner tranquillement tout au long de la soirée. Ma femme est bien évidemment présente et partie prenante, buvante devrais-je dire, dans ces tête-à-tête.

    Tout ceci n’enlève rien à la supériorité dont tu te fais l’écho du Ganevat 2005 sur le Cacheux 2002, bien évidemment.

    Patrick

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    Participant

    La Landonne 2000

    Très belle bouteille que cette Landonne 2000 au nez de fruits noirs, de viande, avec une discrète touche de poivre. La bouche est un modèle d’équilibre et ne se départira jamais d’un fruité magnifique qui ajoutera de la gourmandise à ce vin riche en tannins nobles qui roulent sur la langue et à l’acidité bien en place. Longueur au diapason du reste, superbe. Un vin dont on ne sent pas l’élevage, celui-ci s’étant totalement effacé derrière la qualité d’un jus très pur avec beaucoup de fond et du caractère.

    Vin non carafé et bu sur une côte de boeuf de l’Aubrac bien épaisse, sans sauce et sans accompagnement. Accord évident et parfait.

    Comparé à une Landonne 2000 de Guigal bue il y a peu, pour moi et à ce jour, il n’y a pas photo en terme de plaisir de dégustation. La Landonne de Rostaing en donne beaucoup plus aujourd’hui mais on sait aussi que le Guigal est un coureur de fond. 2020 devrait être une bonne période pour comparer les deux vins, côte à côte. Et prendre alors certainement encore plus de plaisir avec ces deux vins hors norme.

    Patrick

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    Participant

    Arnaud,

    Très juste. 🙂

    Patrick

    Circle
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > Mais pour que la cuisson d’une Saint-Jacques soit
    > parfaite, il n’y a hélas pas que l’intervention du
    > chef. D’autres facteurs jouent.

    Lesquels par exemple?

    > Donc ma remarque est pour dire que dans cette
    > fonction traiteur, ça n’a pas été parfait…

    Pourtant votre message dans ce même forum était intitulé : « 13 vins de plus de 90 ans dans un repas de pure folie, de grande générosité ». Et dans un repas de pure folie je m’attends à ce que la cuisine soit au même niveau – stratosphérique en l’espèce puisque de folie – que les vins. Sauf à rechercher une bonne accroche.

    Patrick

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    Participant

    Avec le plateau de fromages sur lequel trônera une Rigotte de Condrieu bien sûr !

    Patrick

    • in reply to: RAYAS
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    Participant

    Vous seriez contacté par Bart Dewever dans les jours qui viennent

    Dites lui de ne pas s’en donner le pen.

    Patrick

    Circle
    Participant

    Ephemerophyte écrivait:
    ——————————————————-
    > (à noter que je ne suis pas exclusivement
    > intéressé par les cuvées « haut de gamme » de ces
    > domaines…)

    Ca m’arrange.

    > Domaines recherchés: …Rayas…

    Une centaine de Pialade 2005 contre 1 Margaux 2005, ça irait? 😀

    Patrick

    Circle
    Participant

    charlesv écrivait:
    ——————————————————-
    > Chevalier blanc, La
    > Mouline, Pétrus passaient de vie… à souvenirs
    > impérissables sous la férule de Jean-Guy Lousteau,
    > sommelier émérite aux bacchantes de cocagne.

    Ah oui ! un personnage ce Jean-Guy Lousteau. Par la suite et après un bout de route au Carré des Feuillants il a repris le restaurant Le Bascou, rue Réaumur, établissement alors branchouille de Smaïn et de quelques copains à lui, pour en faire un bel endroit à la cuisine et aux vins basques affirmés. Je crois qu’à présent il vit retiré au Pays Basque.

    Patrick

    Circle
    Participant

    Marc-ol,

    Je ne doute pas que vous ayez pris du plaisir mais c’est simplement le genre de plats (saumon bio et foie gras) que je ne prends jamais au restaurant.

    J’ai mangé du saumon bio, à basse température, à moyenne température, à haute température… je n’ai jamais été séduit par sa texture grasse et j’ai du mal à trouver la finesse du produit véritablement hors norme. Pour le foie gras je suis un peu dans le même état d’esprit et n’ai pas envie d’en prendre dans un 3 macarons. Ce n’est pas du snobisme, de l’élitisme ou autre terme en isme, c’est juste que cela ne m’emballe pas plus que cela, quelle que soit la qualité du produit et quel que soit le résultat dans l’assiette, même si je suis certain que l’ensemble sera à la hauteur, il ne manquerait plus que cela. Affaire de goût donc, tout simplement, et quand je vais dans un gastro je recherche plutôt des plats que je pense et que j’espère n’avoir jamais mangés auparavant ou quasiment jamais. C’est une image bien sûr, il faut juste retenir l’idée.

    Voilà, ce n’est pas plus compliqué que cela et je ne suis pas forcément à la recherche de produits sophistiqués et à la préparation alambiquée quand je me rends dans un gastro mais si le produit noble mène à une création que j’apprécie, alors allons-y dans la noblesse ! Mais ce n’est bien sûr pas une condition sine qua non. A ce titre, une de mes références est l’Atelier de Rabanel à Arles. Pas de produits haut de gamme, beaucoup de légumes, des produits simples ma foi, limite basiques parfois, mais Jean-Luc Rabanel arrive toujours à créer des mélanges de saveurs en une alchimie que personnellement j’apprécie au plus haut point.

    Patrick

    PS : ok pour l’explication technico-tactique de la photo du chevreuil. Je la porte à ton crédit et retire ce que j’ai dit de ce plat. 😉

    Circle
    Participant

    Le saumon bio me gêne un peu. Il s’agit d’un poisson d’élevage, nourri bio mais d’élevage. Quel est l’intérêt pour un restaurant de ce niveau? C’est quoi l’idée? Il est cuit à basse température? La belle affaire. N’y a-t-il pas moyen de proposer un poisson noble de petit bateau?

    Le foie gras aussi me gêne un peu. Quelle que soit sa qualité et les petites fioritures mises autour, c’est un foie tranché épais, cuit à la perfection bien sûr, accompagné de coing confits. So what oserais-je dire.

    Et le chevreuil de la taille d’un morceau de sucre…

    J’ai dîné chez Marcon (dans son établissement précédent) et j’y ai passé un très bon moment. Les champignons bien sûr, tout ça… Je n’ai pas été transporté non plus.

    Patrick

    Circle
    Participant

    Hier soir, y a pas de raison, filet de boeuf sauce au roquefort. Sauce comme je l’ai indiqué avec ajout d’un trait de vinaigre de Jerez à la fin (copyright J Ph Durand, tanks!) mais j’aurais dû mettre un vinaigre de vin vieux, plus corsé, le Jerez ne ressortant que faiblement sauf à le surdoser, ce que je n’ai pas osé faire. Quantité de beurre de roquefort pour trois, environ 15 g de chaque.

    Là-dessus j’ai ouvert deux bouteilles. Un Médoc, Château Planquette 2001 de l’ami Didier Michaud et un Toro, Pintia 2003.

    La robe du Planquette est sombre, légèrement tuilée sur le pourtour. Le nez est d’une belle profondeur, sur le tabac avec cependant une pointe végétale (?) qui m’a dérangé (première fois que j’ai cet arôme sur le 2001 et qui a disparu ce matin). La bouche est très belle, droite, nette, avec une trame tannique ferme et serrée, l’acidité renforce le sérieux de ce vin mais l’ensemble n’est pas austère du tout, tout cela est équilibré, on est dans le style Bordelais affirmé ou du moins l’idée que je m’en fais. Assez classieux comme breuvage ma foi… Didier va adorer ça. 😀

    Le Pintia offre une robe rubis foncé et un nez plus exubérant. Pas trop à l’ouverture cependant mais à l’aération le fruité va vraiment s’épanouir. La bouche est large, assez dense mais à la puissance canalisée par le fruité qui maintient la fraîcheur. Beau vin, généreux, qu’on boit à pleine bouche, aidé peut être par une légère sensation de sucrosité pas plus dérangeante que cela, au contraire, elle affirme le côté chaleureux de ce vin du Sud.

    Deux beaux vins avec chacun son style. On a le père (Planquette) et la maman (Pintia). Sur le plat c’est le père qui a raflé la mise. L’accord a très bien fonctionné grâce à la fermeté et la droiture qui ont parfaitement contrebalancé l’onctuosité de la sauce. Avé la mama, le Pintia, on était dans une ambiance plus langoureuse, plus chaude, agréable mais trop confortable. Pour la tablée Planquette tranchait davantage et procurait un accord équilibré, n’écrasant pas le plat, ce que le Pintia avait tendance à faire. Question de goût tout cela bien évidemment, de ce qu’on préfère habituellement en matière d’accord mets/vin.

    Le Planquette a été rincé et il est resté la moitié du Pintia.

    A part ça il me reste encore des Planquette 2001 et 2002 et je vais les garder. La rubrique « Echanges et ventes entre amateurs » attendra encore. 😉

    Patrick

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