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- 16 janvier 2011 à 15h32
- in reply to: Les vins du Haut Piémont
Très bel article en effet qui permet d’avoir une idée précise de cette région. Merci pour le lien Oliv (tu)
Nous avons la chance d’avoir beaucoup de vin de cette région dispos en Norvège et je ne peut que saluer les vignerons cités : Antoniolo, Travaglini, Antichi Vigneti di Cantalupo, La Piane et Ioppa (ce dernier avec plus d’irrégularité dans ses vins). Je suis un peu moins enthousiaste face à Propietà Sperino où son Uvaggio avait fait pâle figure lors d’un repas avec les vins du Piémont comme thème.- 16 janvier 2011 à 15h19
- in reply to: Azienda Agricola Dal Forno Romano (Veneto)
Je me suis saigné les deux mains pour pouvoir offrir à ma femme ce vin. Elle aime beaucoup les Amarone et c’était l’occasion de vérifier si ce nom culte produit bien des vins exceptionnels.
Romano Dal Forno Amarone della Valpolicella, Vignetto di Monte Lodoletta 2000
Robe très profonde avec une couleur noire/violine avec des reflets bruns.
Nez très ouvert, expressif et même envoûtant sur la cerise noire confite, le cassis et le chocolat noir. On retrouve des notes d’épices et de réglisse qui donnent au vin du relief. Ce nez est vraiment exceptionnel, quelle pureté !!!! L’alcool ne se fait pas sentir une seule seconde malgré les 17,5 %, et en bouche cela sera la même chose.
La bouche est puissante avec un vin qui caresse le palais avec un touché soyeux. Cette matière est relevée par une acidité extrêmement fine et laisse la place à des tannins fins, fondus. L’ équilibre est vraiment exceptionnel. Et même si on à l’impression qu’il y a à boire et à manger tant ce vin est dense, son équilibre est tel que cela n’ai jamais lourd et que l’alcool ce fait sentir parmi les amis avec les langues qui se délient et les visages qui prennent une teinte plus rouge. La finale est magnifique avec cette sensation de réglisse et comme le souligne plusieurs dégustations précédentes, de graphites qui ne s’estompe jamais. Nous avons pris nos montres : 1 minutes 45.Ce vin est purement exceptionnel. C’est devenu ma référence dans les Amarone et de très très loin. Il me faut essayer les vins de Quintarelli.
Conclusion : je confirme le statut de Romano Dal Forno pour ce vin car j’avais des doutes après avoir dégusté un Recioto 1997 qui bien que très bon n’en était pas exceptionnel. Et vu le prix payé on est en droit de demander de l’exceptionnel : 130 € pour 37,5 cl de Recioto et 255 € pour l’Amarone. Et la Norvège propose un des prix les moins chers du monde pour les vins de Dal Forno (et ceci est encore plus rare vu les taxes sur le vin que nous avons)
- 14 janvier 2011 à 12h22
- in reply to: Château Musar (Liban)
Château Musar rouge 1995
Carafage de 4 heures.
Robe claire grenas avec des reflets orangés.
Nez très intense avec des arômes de feuilles mortes, de cuir, d’humus et de boîte à cigare, du fruit sur la figue séchée et encore du fruit frais dénotant que le vin à encore sa part de jeunesse. Cela explose du verre avec des arômes très précis. Superbe !
En bouche le vin est d’abord tendu avec une matière qui semble enrober cette assise acide. Le milieu de bouche laisse la place à une structure tannique un peu arrondit, pleine de vie avec les mêmes arômes explosifs que le nez. Longueur superbe qui dure et dure.Un superbe vin !!!
- 13 janvier 2011 à 11h06
- in reply to: Bodegas López de Heredia, Viña Tondonia
CR: Viña Tondonia Tinto Reserva 2001
Belle robe rouge, brune profonde avec les bords orangés.
Nez intense sur des arômes tertiaires comme le sous bois, un peu de cuir et quelques fruits séchés mais avec des fruits frais sur la cerise noire. C’est précis et profond à souhait. Bref un régal.
En bouche le vin est moyennement puissant avec un beau touché assez soyeux en début de bouche qui laisse place à une acidité et des tannins tout en douceur et offrent un très bel équilibre. La matière est moyennement riche mais concentrée (un peu antinomique mais c’est ma sensation) et laisse une très belle rétro sur les fruits séchés et l’humus.Bref un superbe vin qui vous donne un gros sourire au visage.
- 12 janvier 2011 à 12h36
- in reply to: ne touchez plus à vos 2005 ? … vos expériences
Pour continuer la liste : Pommard Rugiens 1999 de De Montille malgré une après midi entière dans la carafe. Mais alors, rien de rien… On en serait presque venu à mettre le bulleur de l’aquarium pour lui donner de l’oxygène tellement c’était désespérant.
- 12 janvier 2011 à 12h15
- in reply to: Antichi Vigneti di Cantalupo – Ghemme DOCG – Piedmont
Il Mimo 2009
Vin rosé 100 % Nebbiolo. Bon c’est pas trop la saison des rosés mais je récupère une note de dégustation de l’été dernier.
Robe rose assez foncé.
Nez très pur sur la groseille, la framboise et quelques notes florales.
En bouche le vin est sec, peu puissant avec une belle acidité rafraîchissante et qui donne de la tension à ce vin. On retrouve ces arômes de baies rouges fraîches avec la groseille principalement en arrière bouche. Un rosé vif et gourmand avec un joli fruit pur et précis.- 12 janvier 2011 à 12h07
- in reply to: Antichi Vigneti di Cantalupo – Ghemme DOCG – Piedmont
Cantalupo 2005
100 % Nebbiolo.
Robe claire avec des reflets orangés.
Nez assez évolué avec des notes de fruits secs, de bois fraîchement fendu (?) et de griottes. Nez pur et précis avec une belle profondeur.
En bouche le vin est moyennement puissant marqué par une belle acidité et des tannins bien présents mais fins. On retrouve ces arômes de fruits séchés en arrière bouche. Un vin qui joue sur l’élégance malgré sa trame tannique importante. Très beau rapport qualité/prix.- 29 décembre 2010 à 12h02
- in reply to: Comment ranger ses belles italiennes?
C’est vrai que certaines bouteilles évasées sont difficiles à caser. Mais elles ne représentent pas toutes les bouteilles italiennes au demeurant, les vins du Piemonte sont souvent en bourguignonne et le reste en bordelaise, tout comme les Amarones .Beaucoup de vins de Toscane ont adoptés la bordelaise.
Pour ma part je les laisse tout simplement dans un carton de vin de type allongé. Et plus de soucis B)Par contre les magnums de vins allemands avec leurs formes de type flûte sont plus problématiques chez moi.8-)
- 21 décembre 2010 à 11h36
- in reply to: Champagne Dom Pérignon
CR: Dom Pérignon Oenothèque 1996
Robe d’un jaune très pâle avec des reflets verdâtres. Bulle assez abondante et persistante.
Nez intense, puissant avec une très grande profondeur et il donne un impression de volume assez phénoménale. Aux niveaux des arômes, on retrouve des notes de poires, de fleurs blanches et de brioche et puis une odeur de calcaire mouillé assez envoûtante.
En bouche le vin est puissant, plein de vie, avec une acidité importante mais fine supportée par une mousse assez crémeuse. La fin de bouche est marquée par une salinité importante très agréable qui vient balancer la forte acidité de ce champagne. Superbe longueur sur le calcaire mouillée, la fleur blanche et la brioche.Un superbe champagne (le premier œnothèque pour ma part) qui cela va de soit demande de la patience.
- 14 décembre 2010 à 11h06
- in reply to: Votre programme oenologique pour Noël ?
Rien n’est encore fixé pour l’instant mais voici ce qui me titille :
Pascal Doquet Mesnil 1996
Dal Forno Amarone Monte Lodoletta 2000
Tokaji Aszù Essenzcia 1983 dont je n’ai plus le nom du producteur.Et sans doute pour éviter la couleur de l’ennui une petite bouteille d’effervescent de Bonfiglio Pignoletto Alba in Vigna 2009.
- 14 décembre 2010 à 10h57
- in reply to: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan
CR: Domaine de Chevalier 1993 blanc
Bouteille dégagée à l’épaule 4 heures avant service.Robe jaune dorée assez profonde.
Le nez est ouvert avec des arômes marqués par l’évolution comme la pomme jaune mûre, la noix. En arrière plan, bien caché quand même, on retrouve ce qui fait pour moi le charme fou de ce vin : de la groseille à maquereaux bien mûre, des notes de mangue et une pointe de pierre à fusil avec un peu de menthe fraîche. Mais le problème c’est que c’est caché sous une tonne de pomme et de noix. Le nez est quand même pur et profond.
En bouche le vin est assez gras et rond avec une acidité suffisante pour que le vin soit bien équilibré. La longueur en bouche est correcte toujours sur la pomme jaune et la noix.Comme prévu le vin est au-delà de son apogée. Dommage que les arômes de pomme jaune et de noix soient si dominants car on sentait en filigrane de très belles choses derrière.
- 14 décembre 2010 à 0h54
- in reply to: La Sicile en 18 actes
En tous les cas cette dégustation confirme tout le bien que je pensais de Ben Ryé et de la Tenuta delle Terre Nere.
Félicitations !- 13 décembre 2010 à 23h29
- in reply to: La Sicile en 18 actes
Désolé Marc, une grosse erreur de la part du site internet du Vinmonopolet alors !
- 12 décembre 2010 à 14h42
- in reply to: La Sicile en 18 actes
J’ai toujours apprécié les vins de la Cantine Cos et ceux d’Arianna Occhipinti.
Le Frappato de Cos que tu as bu est un 100 % Frappato, il n’y a pas de Nero D’Avola. Pour celui d’Occhipinti, vous avez du avoir une mauvaise quille car franchement je ne me retrouve pas du tout dans ta description.
Ces deux producteurs utilisent des quantités minimales de soufre avant la mise en bouteille. Si ils ont subit un coup de chaleur, ca ne leur à peut être pas fait beaucoup de bien.- 12 décembre 2010 à 14h32
- in reply to: 2006 petit ou grand millésime pour les Barolo & Barbaresco ?
J’avais lu les liens d’ Alfonso concernant Giacosa.
Pour les Produttori, je pensais qu’ils n’avaient pas trop de soucis pour écouler leurs Riserva. En Norvège, cela part comme des petits pains et le grossiste a vidé son stock en une semaine et je sais que l’importateur demande aux Produttori une plus grosse allocation et ne l’obtient pas. Je reste donc plutôt perplexe concernant cette histoire de marché qui ne prendrait pas.
Je n’ai bu que le Dolcetto Santa Anna de Principiano sur le millésime 2009. Malheureusement son seul vin dispo ici.
- 6 décembre 2010 à 21h03
- in reply to: la couleur de l’ennui
[quote= »Jérôme Pérez »]
Au-delà du discours très éculé et entendu sur la mondialisation, l’uniformisation, le vin, fer de lance d’une marque, se doit d’être concentré à la noirceur, boisé au stère, volumineux à l’épaisseur, soyeux à la guimauve et tendu au diapason.
[/quote]Comme le soulignait Enzo d’Aviolo cette remarque ne se prête pas à de nombreuses régions françaises mais également à de nombreuses régions européennes tout court. C’est plutôt une remarque que j’ai surtout rencontré dans de nombreux vins du Nouveau Monde et qui reflètent plutôt le marché américain. Bien que dans ce dernier-ci la consommation de vins plus fins sont en augmentation importante. En outre la recherche de nouvelles régions plus fraîches est permanente dans ces pays là. La presse anglo-saxonne ou norvégienne n’arrête pas d’en parler chaque mois.
Je ressens plutôt une tendance inverse où tout ce qui a un fruit très mûr, voire confituré sous une chape de bois est de plus en plus rejeté. Il est de bon ton de cracher à la figure du goût de Mr Parker même si celui-ci est toujours autant lu. Et comme le soulignez Jérôme dans un précédent post (lapassionduvin) il me semble qu’il y a plutôt une tendance vers une dictature de l’acidité. Bref, j’ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi une fois que nous sommes allés trop loin d’un côté doit-on aller aussi loin de l’autre côté ? J’apprécie à titre personnel les deux styles avec une préférence pour les vins se situant entre les deux.
Pour commenter ce que dit Émilie, heureusement que les vins n’ont plus « d’erreurs » et je n’ai pas encore fait le tour de tous les vins pour être encore ennuyé. Je suis toujours émerveillé comme un gosse dans un magasin de jouet quand j’ai la possibilité de déguster un vin que je ne connais pas ou dont je ne connais pas le cépage. Et d’ailleurs je dois remercier l’Italie, l’Autriche, l’Espagne et le Portugal pour tous ces vins issus de cépages locaux qui ont du caractère.
- 6 décembre 2010 à 15h29
- in reply to: Domaine Follin Arbelet, Aloxe Corton
CR: Domaine Follin Arbelet – Aloxe-Corton 1er Cru Clos du Chapitre 2007
Robe rouge sombre peu profonde.
Nez peu intense, le vin est relativement fermé et se livre peu. Malgré tout on sent des arômes de groseille et de cerise mûre avec une pointe de cassis et quelques épices en arrière plan. Le fruit est mûr et sain.
En bouche le vin est marqué par une acidité assez tranchante qui demande à se fondre. Les tannins sont fins et mûrs et confirme le fruit mûr. Belle longueur sur la groseille.Une bouteille qui ne demande qu’à vieillir pour que l’acidité se fonde et que le vin s’ouvre. Peu de plaisir mais on sent un beau potentiel.
- 6 décembre 2010 à 11h39
- in reply to: Quinta do Noval
CR: Quinta do Noval, Douro 2004
70 % Touriga Nacional, 20 % Tinta Cão, 10 % Touriga Franca
Robe noire rouge profonde.
Premier nez qui fait penser immédiatement à un vintage Port avec ses notes de baies rouges et noires bien mûres. A l’aération, viennent des notes chocolatées, de garrigues, de poivre et d’épices. C’est pur, profond. Cela parait idiot mais j’ai immédiatement en tête des images de la vallée du Douro et j’imagine que les odeurs de ce vin doivent se retrouver dans un après midi d’été sur les terrasses du Douro. C’est fou comme ce vin me donne envie de faire un séjour dans cette région.
Le lapin à la polenta de ma femme me fait redescendre sur terre mais pas de façon de brutale : pour le plus grand plaisir des papilles.
En bouche le vin débute par une sensation de fruit bien mûr, rond avec un touché très soyeux. Tout ceci est balayé par une belle acidité fine est une très grosse structure tannique. Les tannins sont à peine policés mais très fins et mûrs. Le vin est très bien équilibré avec une grosse matière qui laisse les même arômes que le nez longtemps en bouche. De même ma bouche à moi devient complètement noire après deux gorgés.J’aime beaucoup ce vin qui au fil de la soirée aura un nez plus ou moins marqué par le fruit ou la garrigue. Ce vin commence à se livrer mais demande une cuisine riche à l’heure actuelle. Pour ce qui n’aime pas les vins massifs, patience encore.
A fuir su vous souhaitez conquérir un cœur lors d’un repas romantique. Votre sourire émail diamant va en prendre justement plein les dents 😀Mon meilleur vin sec du Douro à l’heure actuelle mais mon expérience est assez faible dans cette région.
- 6 décembre 2010 à 10h59
- in reply to: 2006 petit ou grand millésime pour les Barolo & Barbaresco ?
Je considère également le millésime 2006 pour Barolo et Barbaresco de bon millésime. J’ai eu l’occasion d’en déguster une bonne cinquantaine et je les trouve équilibré avec une bonne matière. Ce n’est pas riche comme les 2004 mais plus que les 2005. Ils ont en commun avec 2004 une grosse structure qui demandera du temps avant de se fondre. 2005 est un millésime qui est très plaisant aujourd’hui avec des structures moins prononcées, du coup je ne sais pas si ils tiendront aussi longtemps.
Pourquoi Bruno Giacosa ne veut pas embouteiller ? Aucune idée. Voerzio dit que si tous les millésimes étaient comme celui-ci, ce serait fantastique. Les Produttori del Barbaresco qui ne font pas de Reserva mais qui offrent du coup un de leur meilleur Barbaresco basique depuis bien longtemps. Bref pas facile à suivre…8-)
Pour citer quelques noms, j’avoue avoir été impressionné par les vins de Rinaldi (Brunate/Coste, Cannubi/Ravera), Elio Grasso, Giacomo Conterno. D’ailleurs ce dernier signe sur le millésime catastrophique 2002 un Mofortino d’une qualité exceptionnelle !!!!
Bref, en ce qui me concerne je vais encaver des 2006 pour le long terme et prendre des 2005 pour faire patienter mes 2004 et 2006.
- 4 décembre 2010 à 20h25
- in reply to: Domaine de l’Arlot (Prémeaux Prissey)
CR: Domaine de l’arlot, Clos des Forêts Saint Georges 2002
Bouteille bue sur deux jours.
Robe claire sur le rouge tirant sur l’orange.
Le premier jour le nez est marqué par la framboise, la cerise, une pointe de cynorhodon couplée à des senteurs de feuilles séchées et d’herbes sèches. Le nez est vraiment complexe, pur, transparent avec beaucoup de profondeur. On ne s’en lasse vraiment pas. Quel délice ! Je ne m’attendais pas à un vin aussi ouvert.
En bouche le vin est très fin, tendu par une acidité ciselé et bien présente. Les tannins commencent à peine à se polir mais sont très fins.On retrouve toujours les arômes de framboise et de feuilles séchées en bouche. Très belle longueur qui dure et dure.Le deuxième jour les arômes sont moins complexes et plus sur la cerise noire. Cela ne manque pas de profondeur. La bouche est plus ronde avec des tannins polis mais le vin n’est pas fatigué.
Une très belle bouteille avec un vin fin et tendu qui se boit très bien avec un bon carafage et qui peut patienter encore en cave.