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- 3 mai 2011 à 0h21
- in reply to: Domdechant Werner’sches Weingut – Rheingau – Allemagne
Domdechant Werner’sches Weingut – Hochheimer Domdechaney – Riesling Eiswein 1983
Et on termine en beauté par une petite sucrerie.
Robe jaune paille profonde.
Nez très expressif sur l’abricot, les fruits secs, mangue bien mûre que l’on retrouve que dans les magasins pakistanais ou indien, miel, cire, odeur de foin et de paille. On ressent un très léger pétrôle mais je m’attendais à plus, on retrouve un léger fumé aussi. Miam, miam c’est plus une petite sucrerie mais un déssert royal.
En bouche le vin est puissant, gras mais une fois de plus il y a de l’élégance. C’est la caractéristique de l’ensemble des vins que j’ai dégustés. Le vin est bien équilibré et l’acidité aidée par une sensation de menthe rince bien la bouche. Tout est harmonieux. La fin de bouche et la longueur sont par contre phénoménale. Le fruit met des minutes à disparaître.Bravo, un superbe vin qui régale les papilles.
- 3 mai 2011 à 0h07
- in reply to: Domdechant Werner’sches Weingut – Rheingau – Allemagne
Domdechant Werner’sches Weingut – Hochheimer Domdechaney – Riesling Trocken Erstes Gewächs 2006
Robe paille, or moyennement profonde.
Par rapport aux deux vins précédents, on change de registre et on monte d’un cran. Le vin possède beaucoup plus de profondeur et le champ des arômes s’élargit : fruit mûr sur la mirabelle, pêche, une pointe de fruits de la passion mais on sent que le fruit est frais. En arrière plan on note des notes de pétrôles et de pierre à fusil, de granite humide et un peu de végétal. Superbe nez complexe.
En bouche le vin est puissant mais pas dénué d’une certaine élégance. On ressent une matière concentrée qui vous tapisse bien la bouche. Le vin possède une belle fraîcheur mais elle n’est pas dominante. La mirabelle avec un peu de pétrôle reste bien en bouche. Grosse finale saline qui dure et qui dure.Je suis agréablement surpris pas la qualité de ce 2006. Le vin est précis est pas dilué du tout. De nombreux 2006 dégustés ont souvent une grosse faiblesse en milieu de bouche.
Très bien.- 2 mai 2011 à 23h42
- in reply to: Domdechant Werner’sches Weingut – Rheingau – Allemagne
Domdechant Werner’sches Weingut – Hochheimer Kirchenstück – Riesling Spätlese Trocken 2008
Couleur légèrement plus jaune que le précédent.
Nez ouvert sur un fruit plus mûr : pêche, citron, pomme jaune. On retrouve un petit peu de poivre blanc et comme de la menthe blanche.
En bouche le vin fait la part belle à la fraîcheur. Le vin est délicat où l’on retrouve des arômes de pêche à nouveau. Cela caresse le palais plus que ca lui rentre dedans. Longue finale salivante.Joli vin dans un registre délicat. J’aime bien ce style.
- 1 mai 2011 à 21h59
- in reply to: Weingut Schäfer-Fröhlich, Bockenau (Allemagne – Nahe)
CR: Schäfer-Fröhlich – Schlossböckelheimer Felsenberg Riesling Grosses Gewächs 2008
Robe jaune paille brillante.
Nez ouvert, intense marqué par des odeurs de caillou mouillé, de végétal, de laine mouillée. Une impression d’après orage d’été. Le fruit n’est pas en reste avec un fruit mûr mais frais (poire, citron, pêche blanche) et des notes délicates de fleurs. C’est très précis et profond. Dieu que cela sent bon !
La bouche n’est pas en reste avec une grande délicatesse. L’impression de volume sentie au nez est décuplée. Toute la bouche participe à la fête. La matière est dense, tapisse et laisse une toute légère impression de gras avant que l’acidité de velours ne viennent rincer tout cela. Le fruité est bien présent et un peu de fumé couplé au caillou renforce ce volume. La finale est superbe, longue, salivante avec une légère amertume très agréable.Pas de doute, on tient là un très beau vin.
Dieu que c’est bon !!- 1 mai 2011 à 21h45
- in reply to: Weingut Schäfer-Fröhlich, Bockenau (Allemagne – Nahe)
CR: Schäfer-Fröhlich – Weisser Burgunder Selection 2007
Couleur jaune paille claire.
Un nez ouvert assez intense et « rentre dedans » par rapport au riesling précédent. Il y a presque un côté aguicheur. Fruit mûr sur la poire, la cire d’abeille et un peu de végétal.
En bouche le vin est puissant, relativement riche mais bien équilibré. La finale est longue et salivante avec le fruit mûr dominant.Un beau pinot blanc mais qui a de la peine face aux rieslings qui l’entourent lors de cette dégustation.
- 1 mai 2011 à 21h09
- in reply to: Weingut Schäfer-Fröhlich, Bockenau (Allemagne – Nahe)
CR: Schäfer-Fröhlich – Nahe Riesling Trocken 2008
Robe or, paille claire.
Nez assez intense sur des notes de fruits frais comme le citron et la pêche blanche, et un peu de fleurs d’accacia. On retrouve un léger fumé et de terre humide en même temps qu’un tout petit peu de pétrôle. Un nez extrêment précis et droit.
En bouche on joue le registre de la délicatesse (on est pas très loin du Riesling de base de Van Volxem) avec une impréssion de fragilité. J’aime beaucoup l’équilibre de ce vin où la fraîcheur est omniprésente sans être tranchante. Un vin qui reste longtemps en bouche avec le côté fruité et terre humide qui ressortent.Un riesling d’entrée de gamme superbe. Trés beau rapport qualité/prix.
- 1 mai 2011 à 20h53
- in reply to: Schlossgut Diel
CR: Schlossgut Diel – Dorsheimer Goldloch Riesling Grosses Gewächs 2007
Couleur claire, jaune paille avec des reflets vert.
Nez beaucoup plus profond que le vin précédent avec une impréssion de couches avec un fruit bien mûr sur la pêche jaune, la pomme jaune et un peu de fruits tropicaux. Derrière on sent des notes de pétrôle et de caillou (calcaire). Une touche fleurie au dessus de tout ceci. C’est superbe.
En bouche le vin est puissant avec une matière concentrée. On ressent du gras. On reste néanmoins sur un équilibre où l’acidité reste le fil conducteur. Prend ensuite le relais une fine amertume avec des beaux arômes de fruits mûrs et une sensation minérale importante. Le vin reste longtemps en bouche.Un très beau vin, même si on reste un peu en dessous du Monzinger Frülingsplätzchen GG 2007 de Emrich-Schönleber.
- 1 mai 2011 à 20h41
- in reply to: Schlossgut Diel
CR: Schlossgut Diel – Dorsheimer Riesling Trocken 2007
Couleur jaune paille assez claire mais qui trahit déjà une légère évolution.
Nez assez puissant marqué avant tout par le pétrôle. Il est certes dominant mais laisse la place à des notes de fruits mûrs (pêche, citron bien mûr) et quelques notes florales. Un nez fin mais sans grande profondeur.
En bouche le vin est délicat, moyennement puissant avec une acidité fondue. Un retrouve plus les arômes fruités que le pétrôle. Bonne longueur en bouche.Un joli riesling mais je trouve que le rapport qualité/prix n’est pas en sa faveur. (12 – 14 €)
- 29 avril 2011 à 11h59
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
Emrich-Schönleber – Monzinger Halenberg Auslese 2004
Nous terminons les vins de ce domaine par un petit vin de dessert. Qui d’ailleurs est un déssert pour lui-même.
Robe jaune assez profonde.
Le nez est aussi profond que le vin précédent avec un côté chaleureux très agréable. Une fois de plus grande précision arômatique avec un fruit sur l’abricot sec, la pêche jaune bien mûre (de celle avec le jus qui dégouline lorsqu’on la croque) et une pointe de poire. Le fruit se marie à merveille avec des arômes de pétrôle et de pierre (plus chaude que le précédent – j’espère que j’arrive à me faire comprendre !).
En bouche le vin est tout en délicatesse avec une acidité bien affirmée qui balance très bien le sucre résiduel. Ce n’est pas lourd du tout, cela danse sur la langue. Des arômes d’abricot arrivent en force et envahissent la bouche en même temps que la minéralité du vin s’affirme sur les glandes salivaires. Ces arômes d’abricot, de pétrôle et de cailloux chaud reste extrêmement longtemps en bouche. Cela dure et dure…Encore une fois, on en conclue : et ben flûte alors, quel vin !!!!
- 29 avril 2011 à 11h43
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
Emrich-Schönleber – Monzinger Frülingsplätzchen Riesling Grosses Gewächs 2007
Robe plus profonde que le vin précédent.
Nez intense avec beaucoup de profondeur. On sent des arômes de terre mouillée, de cailloux, un peu de pétrôle, de la cire d’abeille, un fruit mûr sur l’abricot, un peu de fruits tropicaux. Et cette sensation d’avoir le nez dans les cailloux. Nez complexe et très précis. On ne se prive pas de son plaisir. Superbe.
Malgré cette sensation de puissance qui se dégage du nez, en bouche le vin possède une élegance certaine avec une acidité marquée mais totalement fondue. On ressent également un léger gras dans ce vin. Cet équilibre entre la puissance et l’élégance est vraiment jouissif. Un modèle de précision. Le milieu de bouche n’est pas en reste avec un fruit mûr bien présent, un fumé léger avec le pétrôle et la cire qui se combine. La fin de bouche se termine avec une salinité très agréable. Longueur énorme.Pas besoin de beaucoup de mots, c’est tout simplement énorme !!!
- 29 avril 2011 à 11h29
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
Emrich-Schönleber – Mineral Riesling Trocken 2007
J’avais eu un peu de difficulté avec ce vin lors de sa sortie avec une acidité extrêment tranchante.
Avec un peu d’âge il s’affirme mieux.Couleur paille très claire.
Nez assez intense avec beaucoup de granite mouillé, de la pierre à fusil, un fruit plutôt frais qui montre quelques traces d’évolution. Un joli nez très prometteur.
En bouche le vin reste bien tendu avec une grosse acidité. Amateur de vin rond passez votre chemin. Un vin qui joue le registre de l’élégance avec une matière assez concentrée pour une bonne longueur. L’acidité est encore trop présente pour moi. Un joli vin néanmoins.
Je trouve que le nez est beaucoup plus enthousiasmant que la bouche à l’heure actuelle. J’aurai tendance à conseiller de patienter encore.
En tout cas un vin qui porte bien son nom.- 28 avril 2011 à 12h51
- in reply to: Weingut Kloster Eberbach – Rheingau – Allemagne
Kloster Eberbach – Riesling Cabinet Naturrein – Steinberger 1959
Afin de mieux cerner l’évolution du vin précédent (Riesling Feinherb « aus dem Cabinetkeller » – Steinberger 2007) et de comprendre le but recherché par le Kloster Eberbach. L’importateur norvégien sort de sous la table une bouteille qui est présentée avec l’étiquette cachée. Bien sûr nous ne savons rien sur ce vin avant de voir l’étiquette et de discuter avec l’importateur.
Couleur jaune profonde. D’emblée, on sait que nous sommes sur un vin avec quelques années derrière lui.
Le nez est fantastique. Le fruit a quasimment disparu, on le ressent avec des notes de pommes au four et de pâte de coing. Ce qui ressort du verre c’est des arômes de pierre mouillée, un peu de sous bois, du pétrôle mais pas du tout envahissant. De suite je me mais à imaginer des abysses au fond de l’océan. Je n’ai aucune idée du pourquoi de cette association. Peut être un sentiment de profondeur insondable… Bref j’en reste pentois.
En bouche le vin est aussi un monument. Le vin est un modèle d´équilibre entre cette sensation de gras, l’acidité totalement fondue qui soutient la matière à la fois dense mais délicate. Grosse fluidité tout au long de la dégustation, de la première bouche à la déglutition. Longueur énorme sur les mêmes arômes que le nez qui reste et qui reste (j’en viens même à écrire 4 fois le mot long sur mon carnet).
Un vin monumental.L’importateur esquisse un sourire quand il voit nos têtes : au début avec la machoire qui se décroche presque puis ensuite avec un sourire jusqu’aux oreilles.
On comprend que nous sommes sur le même type de vin que le précédent, pour le millésime difficile, je n’ai que très peu d’expériences. Nous partons quand même dans les années 70/80. Finalement c’est le mythique 59.
Un très grand moment en tout cas qui me pousse à acheter du Riesling Feinherb « aus dem Cabinetkeller » – Steinberger 2007.- 28 avril 2011 à 12h20
- in reply to: Weingut Kloster Eberbach – Rheingau – Allemagne
Kloster Eberbach – Riesling Feinherb « aus dem Cabinetkeller » – Steinberger 2007
Robe légèrement plus jaune et plus foncée.
Nez intense, profond avec un fruit mûr sur les fruits de la passion, mangue, mirabelle, pêche. Une couche de pétrole pas du tout envahissante. Une couche de pierre mouillée. Une couche de cire. Bref ce vin est une succession de couches d’arômes. Cela donne un volume fabuleux au nez. Mais il y a une délicatesse très prononcée qui rend se nez enchanteur.
En bouche on ressent ce côté « off dry » qui se ressent plus comme du gras que comme du sucre. Mais c’est tout en délicatesse une fois de plus. L’équilibre est superbe, fin. Sur ce vin le côté pierre mouillée ressort avec derrière le fruit et le pétrole. La longueur est superbe aussi.
Un superbe vin qui se déguste très bien mais peut dormir dans votre cave de longue année.- 28 avril 2011 à 12h06
- in reply to: Weingut Kloster Eberbach – Rheingau – Allemagne
Kloster Eberbach – Riesling Trocken Erstes Gewächs – Rüdesheimer Berg Schlossberg 2008
Nez très marqué par la pierre à fusil, le granite mouillé, un peu de pétrole. Derrière on retrouve des arômes fruités à la fois bien mûrs mais aussi frais : pêche jaune, mirabelle, poire. Un beau panier de fruits. L’impression de volume s’accentue par rapport aux vins précédents.
En bouche, le vin est puissant, très bien équilibré par une acidité fine. On a une légère impression de gras. Le milieu de bouche laisse apparaître des arômes similaires que le nez avec le côté fruité plus accentué. Fin de bouche saline longue très agréable.
Très beau vin qui bien que puissant réussit à conserver de l’élégance.- 28 avril 2011 à 11h54
- in reply to: Weingut Kloster Eberbach – Rheingau – Allemagne
Kloster Eberbach – Riesling Kabinett trocken – Steinberger 2009
On monte en grade par rapport au vin précédent. Plus de volume et plus de complexité. Notes de pierre mouillée, léger fumé, un fruit plus mûr sur le citron, la pomme et la pêche. Un pointe florale. Joli nez.
En bouche on reste sur une strucure tendue à nouveau mais c’est plus enrobé avec une matière plus concentrée. Toujours cette délicatesse. Joli longueur.
Un très beau vin avec plus de « sérieux » que le précédent.- 28 avril 2011 à 11h46
- in reply to: Weingut Kloster Eberbach – Rheingau – Allemagne
CR: Kloster Eberbach – Riesling Kabinett – Rauenthaler Baiken 2009
Un vin avec plus de volume que le Riesling Trocken, on retrouve toujours ces notes de fruits frais sur la poire et le citron, avec une pointe florale et de pétrôle. En bouche le vin est tendu mais bien équilibré et délicat. Belle rétro sur la poire et les fleurs blanches.
Un beau kabinett superbe sur une terrasse d’été.- 20 avril 2011 à 13h49
- in reply to: Visite des vignobles Alion, Vega Sicilia Unico et Pingus
Très beau compte rendu !
Juste une petite correction minime pour faire mon petit emmerdeur : Pintia n’est pas issu de la DO Ribeira del Duero mais de la DO Toro en aval de la rivière Duero.
- 19 avril 2011 à 11h36
- in reply to: Balade italienne
Mon italien est très approximatif. Cela ne fait pas de doute.
Je suis trop habitué aux pays nordiques qui maitrisent parfaitement l’anglais.Des voyages que j’ai fait en Italie, la plus grosse difficulté est qu’il n’y a pas d’unité linguistique. Il y a des différences dialectales très importantes. Ma femme, qui est originaire du lac Majeur, avait beaucoup de difficulté en Sicile et au sud de Naples. Du coup il arrivait que la conversation se déroule en anglais pour plus de fluidité.
- 18 avril 2011 à 11h51
- in reply to: Balade italienne
J’ai juste une adresse d’un producteur :
Azienda agricola Stefano Accordini.
Acceuilli par le père (Tiziano), quelqu’un de super sympa avec de très bons vins. Par contre son anglais est un peu approximatif mais parfois la communication se fait sans la parole… En plus c’est très joli où ils sont !Le site internet : ici
- 17 avril 2011 à 17h44
- in reply to: Des vins de Géorgie
Géorgie – Pheasant’s Tears (Kakheti) – Saperavi 2008
100 % Saperavi fermenté et élevé en qvevri (amphores).
Décanté 4 heures avant le service.Belle robe violine foncée brillante
Nez moyennement intense marqué par l’odeur de brebis (si, si !! Est-ce des brettanomyces ?), des petits fruits noirs, de la réglisse. A l’aération les fruits dominent avec de la myrtille et une pointe poivrée. Un vin qui joue plutôt le registre de l’élégance avec un fruit frais mais bien mûr.
En bouche le vin et marqué par la fraîcheur sans être tendu. Bel équilibre qui rend le vin « juicy » en première partie. Les tannins prennent ensuite le relais, ils sont bien présents mais polis et aux grains fins. On ressend les arômes du nez avec cette odeur de brebis particulière. Belle longueur rehaussé par une sensation de fraîcheur. Un vin très digeste aussi par son degré alcoolique de 12,5 %.J’ai bien aimé ce vin et je crois que je l’aurais vraiment adoré si cete odeur de brebis n’avait pas été aussi présente. La sensation en bouche est par contre superbe. Un touché fin mais avec une structure assez importante à la fois et une qualité des tannins superbes et cette fraîcheur couplé avec le fruit noir bien mûr.
C’est la première fois que je sens cette odeur dans un vin. Elle a divisé un peu la table, certains ne trouvant pas cela gênant du tout d’autres plus sceptiques comme moi.
Par contre ce fût un très bel accord avec l’agneau des pâturages qui possédent un goût assez fort.