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- 13 juin 2011 à 16h03
- in reply to: Champagne Roses de Jeanne
CR: Roses de Jeanne – Les Ursules Blanc de Noirs 2006
Robe or très pâle, cordon persistant et bulles très fines.
Nez assez intense sur des arômes de brioche, de pomme jaune, un peu de mirabelle et de calcaire mouillé, légère touche florale et de noisette sur le derrière. C’est nez net et doté d’une belle profondeur.
En bouche le vin est superbe. J’écris vin car c’est vineux avec un touché délicat, suave. L’équilibre est superbe avec une fine acidité qui joue avec les bulles très fines pour donner une belle fraîcheur. Ce champagne joue sur un registre à la fois mûr avec du gras tout en étant délicat et élégant. Belle finale salivante sur la brioche et le calcaire mouillée.
Un vin plus en place qu’il y a 6 mois où l’effervesence était un peu trop importante.
J’aime beaucoup.- 13 juin 2011 à 15h47
- in reply to: Domaine du Cros, Marcillac
Beau CR et mini-reportage sur une région sympathique que je connais comme ma poche vu que j’y ai passé toute ma jeunesse et que j’y reviens souvent pour rendre visite à ma famille. On y cultive un bout de vigne avec mes frères.
Un petit coup de blues sur le coup là, depuis Oslo…Je suis aussi de ton avis Jean Bernard sur la nuance végétale sur la feuille de cassis plus que sur le poivron.
Les domaines Laurens, du Mioula et Jean Luc Matha font de bien belles choses avec le mansoi.Essayez les interprétations de ce cépage (braucol) faîtes à Gaillac aussi, j’aime beaucoup.
- 9 juin 2011 à 12h11
- in reply to: Weingut Fritz Haag, Mosel-Saar-Ruwer
En Norvège aussi il n’est pas à 6/7 €, mais à 20€. Vive les taxes !!!
Mais bon, le niveau de vie ici est bien supérieur à la France et les salaires autrement plus élevés. En fait, en comparaison et toutes considérations prises, je trouve que la vie est chère en France…- 9 juin 2011 à 1h29
- in reply to: Weingut Fritz Haag, Mosel-Saar-Ruwer
Fritz Haag – Riesling Trocken 2009
Couleur paille pâle.
Je n’ai pas trouvé le vin fermé comme hyllos. Nez moyennement intense avec un beau fruit assez mûr sur l’ananas, pêche jaune, un petit peu de mandarine et de granite mouillé. C’est précis, délicat. Pas de grande profondeur mais très plaisant.
En bouche le vin est léger marqué par une forte acidité. Mais je trouve que l’équilibre est bien là. La matière n’est pas fluette. Arômes similaires que le nez. Belle finale salivante sur le citron très rafraîchissante. Pour le fans de vins avec l’acidité marquée.Beau rapport qualité/prix. Doit se trouver dans le 6/7€.
- 6 juin 2011 à 21h26
- in reply to: LPV Oslo – A l’aveugle en toute simplicité
o_g écrivait:
——————————————————-
> Merci de préciser, Bertrand.
> Et je n’avais pas très bien suivi, j’avais pensé à
> un blanc (même oxydé, pour qu’il soit acajou il
> faudrait faire fort!).
>
> OlivierTu avais bien suivi : c’était un blanc.
- 6 juin 2011 à 21h18
- in reply to: LPV Oslo – A l’aveugle en toute simplicité
o_g écrivait:
> Je suis surpris par l’idée de carafer le Meursault
> 1959, n’était-ce pas risqué vu son grand âge et
> les risques – confirmés – d’oxydation ? J’ai
> moi-même quelques Meursault de ce millésime qui
> attendent leur sort.
>
> OlivierJe me suis mal exprimé. L’idée n’était pas de carafer le vin mais de le décanter car il y avait un léger dépôt. Tout simplement.
Pour les vieux vins avec un âge plus que vénérable, je pratique la technique de Francois Audouze (désolé pour avoir écorché le prénom mais le raccourci clavier pour le c cédille est un cauchemar sur mon clavier norvégien) : débouchage quelques heures avant service et décantage juste avant dégustation en cas de besoin. Surtout pour les bourgognes. Certains vins de Bordeaux on gagné avec le carafage. Pas assez d’expérience avec les autres régions.- 6 juin 2011 à 16h47
- in reply to: Château Lascombes, Margaux
Château Lascombes 1999
Robe violine profonde avec les bords du verre orangés.
Nez sur la prune, le cassis, le tabac brun, le cuir et une pointe de lard. Un joli nez mais dont il manque un peu d’âme.
Bouche assez puissante, ronde avec des tannins qui commencent à s’arrondir. Le vin tapisse bien la bouche mais sans lourdeur grâce à une belle acidité. Le fruit semble plus évolué qu’au nez avec aussi du cuir et du tabac. Joli longueur.
Beau vin.- 6 juin 2011 à 16h44
- in reply to: Società Agricola De Bartoli, Marsala supérior DOC et Moscato Passito di Panteleria
CR: Marco De Bartoli – Grappoli del Grillo 2008
Couleur paille peu profonde.
Nez relativement puissant sur un fruit mûr (pomme jaune, citron bien mûr), de la cire d’abeille, léger beurré et quelques notes d’herbes médicinales. Belle profondeur.
En bouche le vin est puissant, bâti sur un équilibre que j’aime beaucoup avec un léger gras bien balancé par une acidité fine. La cire d’abeille se fait plus sentir, on sent aussi le fruit du nez et du beurre de caramel. Belle finale longue et rafraîchissante où le citron prédomine.
J’ai beaucoup aimé ce vin qui c’est très bien comporté sur une soupe de moule avec beaucoup de goût.- 6 juin 2011 à 16h43
- in reply to: Domaine Luneau-Papin
CR: Domaine Luneau-Papin – Les Pierres Blanches Vieilles Vignes 2009
Couleur or/vert pâle.
Le nez est expressif sur le citron, beaucoup de caillou mouillé (granite), de la poire et des notes agréables de fleurs d’aubépine. J’aime beaucoup la précision aromatique de ce vin tout en fraîcheur avec une bonne profondeur.
En bouche, le vin confirme l’impression du nez avec un vin moyennement puissant avec une très bonne fraîcheur ciselée qui porte une matière fine, mûre et concentrée. Le fruit prédomine désormais avec du citron, de la pomme verte et toujours ces belles notes florales. La fin de bouche est marquée aussi par la fraîcheur mais aussi une bonne salinité et les arômes restent longtemps en bouche.
Joli vin.- 6 juin 2011 à 16h38
- in reply to: Domaine Alain Burguet, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine Alain Burguet Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2005
Bu à l’aveugle avec des amis : lapassionduvin
Robe grenat moyennement profonde. Clairement jeune.
Nez plutôt intense sur le fruit avec de la griotte qui domine, de la groseille, un léger côté réglissé peu perceptible et de terre humide. Le fruit est très pur, mûr, profond. Un nez assez simple, mais j’aime beaucoup la transparence qui se dégage.
Au nez le vin est assez puissant avec une structure beaucoup plus marquée : grosse acidité, une certaine assise tannique qui demande à se fondre. Mais les tannins sont fins et mûrs. Le fruité est bien présent avec la griotte. Très belle longueur sur la fraîcheur.Un très beau vin.
- 6 juin 2011 à 16h34
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Domaine de la Romanée Conti – Grands Echezeaux 2000
Bu à l’aveugle lors d’une soirée entre amis : lapassionduvin
La couleur est sur le rouge avec quelques reflets brûnatres. La robe est peu profonde.
Le nez est intense, un peu diffus au début mais qui s’affine dans le verre sur la pousse de ronce, quelques fruits séchés, champignons secs, humus, petits fruits rouges. Très belle complexité arômatique. Très grosse profondeur.
En bouche le vin est assez puissant. Le volume et la profondeur du vin sont superbes. Le touché est là-aussi superbe, très suave avec des tannins de velours. L’équilibre est très beau sur une sensation de grande délicatesse et de puissance toute contenue. La sensation arômatique est similaire au nez. Très belle longueur. Excellent vin.- 3 juin 2011 à 12h36
- in reply to: Le vin et la Norvège
On trouve des cognacs bios en Norvège. Je pense que le Vinmonopolet souhaite lancer un cognac qui se trouvera dans l’ensemble des boutiques du pays (qui sont au nombre de 297 et non 260 comme le souligne l’article) d’où l’appel d’offre.
Léopold Gourmel – Bio Attitude par exemple est disponible à la commande.Sinon, pour revenir sur le cognac, la Norvège est un des plus gros consommateur au monde. Surtout dans le nord du pays où la proportion de spiritueux est très élevée dans la consommation totale (plus de 60%). Il n’est d’ailleurs pas étrange de voir des producteurs aux patronymes bien norvègiens : Braastad, Bache Gabrielsen…
En outre concernant le cognac, la Norvège est le seul pays qui possède une appellation de cognac particulière. Aucune marque déposée bien entendue mais ils ont créee le terme « cognac brut » afin de distinguer les cognacs qui ne sont pas clarifiés, filtrés à froid et colorés au caramel et additionnés de tout autres adjuvants. Le cognac doit être « brut de foudre ».Sinon, deux mots sur l’article concernant le BIB de Chablis lancé au mois de mai. Le BIB est le contenant le plus répandu chez nous. Plus de 55% du vin est vendu dans ce conditionnement. Malheureusement la qualité est plutôt assez faiblarde. Bien que depuis 2 ans elle ne cesse de progresser !
- 30 mai 2011 à 11h53
- in reply to: Une Soirée essentiellement Piémontaise
Belle dégustation sur les 2003 de Barolo.
C’est plutôt positif de voir que ces vins commencent à se mettre en place. J’ai toujours eu des difficultés avec ce millésime, des vins alcooleux, un peu pataud avec un fruit très mûr, trop mûr parfois.J’ai eu la même impréssion sur le Roero Arneis en 2007, 2008 et 2009 de Giacosa, vin correct. Je n’ai pas goûté d’Arneis qui m’ai vraiment emballé. Le cépage Timorasso m’a donné plus d’émotion.
Pour Terradora, j’avais aimé som Greco, le Fiano était dans un style trop riche et trop puissant, pataud. Moyennement emballé par ses Taurasi aussi.- 30 mai 2011 à 0h21
- in reply to: Finca Villa Creces
Après le Pruno voici le reserva sur le millésime 2006. C’est une bêtise d’ouvrir ce vin si jeune mais je voulais m’en faire une idée.
Finca Villacreces – Reserva 2006
Carafé 6 h.
Couleur rouge sang sombre et profonde.
Nez plutôt intense avec un fruit mûr sur la cerise burlat, quelques petits fruits rouges, myrtille et des herbes médicinales. L’élevage se fait sentir mais il reste en second plan avec un léger toast agréable. Un très beau nez, précis, profond. On sent un fruit mûr et sain.
En bouche le vin est puissant, assez riche mais doté d’une très belle finesse qui le rend extrêmement séduisant. L’acidité est bien présente et permet un bel équilibre avec une matière concentrée, mûre. Les tannins sont d’un grain fin est très agréable. L’élevage se fait une fois de plus discret et permet de mettre en valeur ce vin. Belle longueur sur la cerise burlat.J’ai beaucoup aimé ce vin par sa finesse bien que puissant. C’est très jeune mais c’est très agréable à l’heure actuelle.
Bu en parallèle de Teofilo Reyes Reserva 2006, ce fût le gagnant de la soirée sans peine.- 30 mai 2011 à 0h04
- in reply to: Bodega Reyes, Ribera del Duero
CR: Bodega Teofilo Reyes – Reserva 2006
Bouteille carafée 6 h avant le service.
Couleur grenat profonde.
Nez assez intense est très marqué par l’élevage avec du toast, de la vanille. Derrière on retrouve un fruit très mûr sur la cerise à l’eau de vie, le pruneau, de la réglisse. Nez peu complexe et marqué par le fût. Assez monolithique en l’état.
En bouche le vin est puissant, avec un fruit bien mûr, rond. Un peu trop mûr, il lui manque un petit peu d’acidité qui lui aurait donné du peps. Les tannins du raisin sont très murs mais cachés par les tannins du fût asséchant. Au niveau des arômes, même constat qu’au nez avec un pruneau dominant. Longueur correcte.
Un vin plutôt décevant même si bu beaucoup trop tôt.
L’élevage doit absolument se fondre (se fondra-t-il ?)Un Reserva 2006 de Finca Villacreces bu en parallèle était d’un tout autre niveau.
- 29 mai 2011 à 23h47
- in reply to: Weingut Joh. Jos. Prüm
CR: Joh.Jos Prüm – Riesling Kabinett 2008 – AP 06
Robe très claire sur des tons or/vert.
Au début le nez est marqué par les sulfites et après carafage afin de s’en débarasser un peu, le nez plutôt intense laisse apparaître de belles notes de pétrôles, de fumée (schistes). Le fruit n’est pas en reste avec un fruit frais sur la pêche blanche, la pomme acidulée. Belle précision aromatique.
En bouche le vin est léger marqué par une fine acidité ciselée parfaitement balancée par quelques sucres résiduels. Un vin délicat où le fruit s’exprime cette fois en premier avec les arômes du nez mais aussi du tilleul et quelques fleurs. La touche pétrôlée passant en second plan et donnant une impréssion d’un léger gras. Belle finale salivante avec une légère amertume.Un beau vin d’un excellent rapport qualité/prix : 6, 7 €.
- 29 mai 2011 à 21h29
- in reply to: Weingut Koehler-Ruprecht
CR: Koehler Ruprecht Kallstadter Kronenberg Spätburgunder Weissherbst Beerenauslese 1992
Couleur ambrée assez profonde.
Nez assez intense sur la pâte de coing, le raisin sec, l’abricot sec avec une point d’orange amère. On retrouve également de légers arômes de champignons secs.
En bouche le vin est rond, assez puissant. La sensation de sucre est plutôt faible pour un beerenauslese, l’équilibre est bien respecté malgré un taux d’alcool important 14%. On retrouve en bouche la pâte de coing et l’orange amère confite. Bonne longueur mais sur les champignons séchés. Ces derniers étaient discrets au nez mais dominent sur la finale. Cela enlève un peu du charme au vin.Bien. Plus une curiosité qu’un grand moment.
- 25 mai 2011 à 19h18
- in reply to: La bouteille commune
Je suis aussi partant pour Boulay.
Il me faut contacter l’importateur car je ne peux que me pocurer le clos de Beaujeu en 2008.- 25 mai 2011 à 18h57
- in reply to: quelques vins italiens, de fond en comble
Ces vins se marient extrêmement bien avec des nombreux plats : poissons en crème, volailles à la crème, magrets de canards, cuisine asiatique goûtue moyennement épicée, viandes fumés, viandes de porc… C’est comme le champagne, cela se combine avec presque tout sauf les crustacés et les poissons fins et délicats ou crues.
C’est bizarre, cette relation entre les vins oxydatifs et les vins oranges. Je n’ai jamais fait la relation entre les deux. Pour la table c’est pareil je ne réfléchis pas de la même manière lorsque je dois combiner vin orange / plat et vin oxydatif / plat. Même si certains plats se marient très bien avec les deux.
Je te souhaite, Tom comme à tous, plein de chouettes combinaisons et de nouvelles sensations avec ces vins !!
- 25 mai 2011 à 18h10
- in reply to: quelques vins italiens, de fond en comble
Exactement enzo, c’est la définition qui en est faîte en Italie, Géorgie (eux ils les appellent « ambrés » leurs vins oranges en fait) et dans les pays anglo-saxons.
Comme le souligne Tom c’est devenu très à la mode aux USA mais aussi en Scandinavie, tout comme les vins dits « natures » d’ailleurs.D’ailleurs pas mal de producteurs de vins oranges sont en outre des producteurs de vins natures. Du coup, beaucoup de personnes font l’amalgame entre les deux d’ailleurs. Combien de clients qui me disent : « un vin orange, il est donc nature ! ». Et là, il faut expliquer tout depuis le début… Mais c’est passionnant.