Bertrand Laporte

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  • Bertrand Laporte
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    CR: Jérome Prévost – La Closerie Les Béguines 2008

    Nez intense, plein de fougue. Jeune sur les fruits blancs, bananes, autolyse. On retrouve quelques notes de craies humides. Grande pureté au nez mais pas des plus complexes à l’heure actuelle.
    L’attaque en bouche est ronde avec un fruit mûr mais rapidement contre balancée par une acidité tranchante. La bulle est un peu fougueuse et demande à s’assagir. La finale laisse une impression de salinité et d’amertume très agréable. Superbe longueur.
    Patience, patience pour ce champagne.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: R & L Legras – Saint Vincent 1996
    Robe jaune dorée légèrement évoluée.
    Le nez est puissant sur des notes de toast grillé, brioche, un peu de champignons secs, fruits jaunes et craies. Belle complexité et en délicatesse.
    La bouche est moyennement puissante, tendue avec une acidité sur le devant. Elle va rester dominante et entraîne avec elle la matière fine mais concentrée jusque dans le gosier. On ressent à son passage le toast et les fruits jaunes. La finale laisse une sensation saline et de légers tannins (acidité).
    Un beau champagne pour ceux qui n’ont pas peur de l’acidité.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Comme vous avez pu le constater, Quentin, plus haut sur ce fil, le millésime 2009 fût difficile dans le Wachau, Kamptal, Kremstal.
    Le Kamptaler Terrassen est le vin le plus bas de la gamme de Bründlmayer.
    Je ne peux que conseiller à goûter d’autres vins de ce domaine excellent.

    Votre cr est similaire à mes impressions sur ce vin. Le 2010 est beaucoup plus joli avec une netteté plus importante et une tension beaucoup plus marquée.

    Bertrand Laporte
    Participant

    oliv écrivait:
    ——————————————————-
    > Allemagne
    > De terribles orages de grêle ont frappé la Moselle
    > !
    >
    > https://www.volksfreund.de/nachrichten/region/rhein
    > landpfalz/rheinlandpfalz/Heute-im-TV-Schweres-Unwe
    > tter-Tennisballgrosse-Hagelkoerner-verursachen-Mil
    > lionenschaeden;art806,2887098
    > https://www.mosel-blog.de/urlaub.php/wellness/welln
    > essurlaub/hagel-an-der-mosel/

    C’est effectivement dramatique ce qui vient de se passer. Toute la Moselle moyenne a été frappée, les grands villages de Piersport à Trarbach. Après un millésime 2010 difficile avec des rendements très faible, cette orage n’annonce pas de bonnes choses.
    Selbach Oster parle de 40 % de perte, juste par la grêle en espérant que des foyers de pourriture ne s’installe pas.

    Bon courage pour les vignerons de la moyenne Moselle.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Arianna Occhipinti était de passage sur Oslo afin de présenter ces vins au amateurs norvégiens.
    C’est avec grand plaisir que nous avons pu parler de sa vision du vin et de son travail surtout que je suis ce domaine avec intérêt depuis bientôt 3 ans.

    Tout d’abord, Arianna est la nièce de Giusto Occhipinti qui est un des créateurs de l’Azienda Agricola COS au tout début des années 1980. COS a été un des fers de lance de l’obtention de la DOCG pour le Cerasuolo di Vittoria.
    Cette DOCG se situe dans le sud est de la Sicile et se caractérise par des vins plutôt légers et élégants marqués par la fraîcheur. Le climat est plus frais sur cette zone sur-élevée de l’île (nous sommes loin de l’Etna bien entendu) et la différence entre les températures diurnes et nocturnes est importante. Cela permet de conserver de bons taux d’acidité dans les raisins. Le sol est composé de calcaires argileux mélangés à des proportions variables de sable.
    Les cépages utilisés dans cette région sont le Nero d’Avola que l’on retrouve sur l’ensemble de l’île et le Frappato qui lui se trouve uniquement autour de Vittoria. Le premier apportant puissance et structure et des arômes sur le fruit noir et les épices. Le second apportant élégance et fraîcheur avec des arômes de fruits rouges acidulés.

    Arianna, c’est une charmante petite femme d’une trentaine d’années avec une vision du vin bien affirmé. Elle a trouvé son chemin par intuition et par amour pour sa région. Elle a toujours était persuadée que la qualité était possible dans un région qui produisait des vins de soifs principalement.
    Arianna Occhipinti, c’est un domaine de 25 ha dont 10 en vignes et 15 en olivier (il a augmenté depuis ma première rencontre avec ses vins). Elle cultive principalement des cépages rouges, le Frappato et le Nero d’Avola. En complément, quelques cépages blancs de Muscat d’Alexandrie et d’Albanello (un cépage local).
    D’emblée de jeu elle s’est attachée à baisser les rendements (80 q/ha pour la DOCG), à travailler énormément à la vigne sans utilisation de produits chimiques afin que l’adéquation cépage, terroir, homme soit parfaite pour elle. Une seule idée en tête : la recherche de la qualité et pousser à son maximum les potentialités des cépages locaux sur le territoire de Vittoria. Cette farouche attache à cette terre a été omniprésente lors de notre conversation.
    La philosophie de la vigne est appliquée aussi à la cave car comme elle le dit, comme beaucoup de vignerons : « si vous ramassez des raisins sains, concentrés à parfaite maturité, il n’y a plus grand chose à faire à la cave. » Elle est non-interventionniste, travaille uniquement en levure indigène, utilise de faible quantité de SO2, fermentation et élevage en cuve inox pour les vins SP68 et botti slovènes (tonneaux de 25 hl) pour les rouges.

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    Elle propose désormais 5 vins :
    SP 68 bianco (IGT Sicilia) avec les cépages Muscat d’Alexandrie et Albanello. Élevage de 6 mois en cuve inox et 1 mois en bouteilles.
    SP 68 rosso (IGT Sicilia) : 50% Nero d’Avola, 50% Frappato. Élevage de 6 mois en cuve inox et 1 mois en bouteilles.
    Il Frappato (IGT SIcilia) : 100% Frappato. 14 mois d’élevage en botti, 2 mois en bouteilles.
    Siccagno (IGT Sicilia) : 100% Nero d’Avola. 16 mois d’élevage en botti, 6 mois en bouteilles.
    Grotte Alte (DOCG Cerasuolo di Vittoria Classico) : 40% Nero d’Avola, 60% Frappato. Élevé 5 ans en botti et 1 an en bouteille.
    Passo Nero (IGT Sicilia) : vendange tardive de Nero d’Avola. 16 mois en vieilles barriques, 10 mois en bouteilles.

    CR: SP 68 rosso 2010
    Tout jeune avec sa robe violette et ses rebords bleutés.
    Nez intense, sur des arômes amyliques, de la violette, prunes, fruits noirs frais et une touche épicée. C’est plein de gourmandise avec beaucoup de netteté.
    En bouche le vin est moyennement puissant, marqué par la fraîcheur et encore de la gourmandise. Un côté juteux très agréable. Longueur correcte.
    Beau vin même si ce côté amylique doit disparaître pour mon goût.

    CR: Il Frappato 2009
    La robe est d’un rouge de fraise peu profonde avec un belle brillance.
    Le nez est plus profond avec de beaux arômes de groseille, framboise, une touche de cannelle et d’herbes sèches. Ce vin est plus imposant que le précédent.
    La bouche est plus structurée que le précédent avec une fraîcheur plus marquée mais bien équilibrée par une matière concentrée qui libèrent des arômes de petits fruits rouges. Les tannins sont discrets par leur présence mais aussi de belle qualité avec un grain fin qui donne de la vitalité dans la bouche. Belle longueur.
    J’aime beaucoup ce vin qui est a mille lieu de l’image que l’on pourrait avoir des vins de cette île méditerranéenne.

    CR: Siccagno 2008
    Aucune trace animale par rapport à la dernière fois. Mais un vin pur avec un fruit mûr et noir sur la mûre, du poivre et de fines notes balsamiques.
    La bouche est assez puissante avec une structure tannique plus imposante mais toujours avec un grain fin. Il y a un côté presque doux dans le toucher de ce vin même si aucun sucre résiduel ne soit présent. Et encore cette fraîcheur qui donne une grande digestibilité au vin.
    Encore un joli vin.

    CR: Grote Alte 2006
    On passe par contre avec ce vin dans une catégorie supérieure. Tout d’abord une robe profonde mais sur un rouge presque sanguin et brillant.
    Le nez est marqué par un très beau volume, j’ai l’impression de me retrouver dans la grande abbatiale de Conques. Mais en même temps le registre aromatique sur les fruits rouges (framboise), prune fraîche, épices douces donne un côté charmeur et pas du tout austère.
    En bouche le vin confirme ce volume avec une matière concentrée, ouverte dotée d’un très bel équilibre. Il y a une sensation de plénitude dans ce vin qui a un effet presque calmant pour l’esprit. Tout en précision, à la fois simple et rigoureux. Le visage se détend et un large sourire se dessine. – « Alors Heuureuux ???? » – « Bah, plutôt oui !!!! ».
    Grand vin.

    Ce fût une très belle rencontre avec Arianna qui m’a permit de mieux cerner sa philosophie et ses vins. Avec chaque fois une grande transparence dans les vins qui laisse parler leurs origines.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Markus Molitor – Zeltinger Himmerlreich – Riesling Beerenauslese* 2005

    Robe légèrement évolué sur le jaune paille un peu foncé.
    Nez très intense, c’est une explosion d’arômes au dessus du verre sur l’abricot, la mandarine, un peu de mangue, des épices douces (cannelle) et une toute petite touche de fumé. Ce vin envahit vos narines pour immédiatement atteindre votre cerveau. Ce lui-ci réagit en vous mettant un gros sourire de gosse sur le visage. Quel nez précis et fin.
    En bouche, c’est aussi un festival d’arômes, les fruits dominent en premiers. Le vin est assez puissant, avec une acidité et un sucre qui ne font qu’un. Très belle unité qui laisse une impression de léger gras mais sans viscosité. La finale laisse une légère amertume et une belle salinité et donne du rebond à ce superbe vin. Longueur énorme sur l’abricot, les épices douces et le fumé schisteux caractéristique. Ce dernier s’affirmant.

    Énorme ce vin. Du grand art qui ne laisse pas indifférent.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Domaine Follin Arbelet – Aloxe Corton 1er Cru Clos du Chapitre 2007

    Belle robe rouge violine moyennement profonde et brillante.
    Nez assez intense avec une impression de droiture. Vin profond, austère et classieux avec un fruit noir, cerise, léger végétal (pas négatif), une pointe de terre humide. Une touche de rose et de framboise permet d’égayer ce vin et d’augmenter son volume.
    En bouche le vin est assez puissant, avec une matière tendue. Le registre sombre domine les débats avec la cerise noire. Les tannins sont moyennement présents avec un grain fin. Il se dégage comme une sensation de sérieux, voire de sévérité. Et je pense immédiatement à un maître d’école sévère, il y a 50 ans, inspectant sa classe avec une règle en fer à la main afin de dompter ses élèves. Néanmoins le vin n’est pas fermé et se livre très bien. Bien entendu un peu de patience permettra d’assouplir sa structure. Finale longue sur la cerise et un côté terreux/minéral très agréable.

    J’ai beaucoup aimé ce vin qui m’a parlé.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Aucun doute que nous tenons là deux merveilles (kabinett 90 et spätlese 90) de Riesling.
    Ma compagne qui participait à la dégustation, qui aime le bon vin mais n’est pas une amatrice, m’a tout de suite demandé de trouver des bouteilles de ce vin 🙂
    Pour son anniversaire, je vais essayer.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Mr Müller était il y a quelques jours sur Oslo afin de présenter les vins du millésime 2010 en comparaison avec quelques vieux millésimes pour mieux cerner l’évolution de ses vins. Une excellente soirée.

    Néanmoins, j’ai été extrêmement déçu par l’organisation. Des verres de qualité médiocre digne d’un ballon de comptoir. Je demande pas des Riedel Sommeliers mais un minimum de qualité. 3 verres uniquement, il nous était quasi impossible de comparer les différents vins.
    Une dégustation au pas de course où il m’était difficile de me concentrer sur les vins et écouter Mr Müller, en même temps partager nos impressions autour de la table. Désolé, je suis un pauvre mec incapable de faire plus d’une chose à la fois.

    Dommage qu’une soirée placée sous le signe du bonheur gustatif soit gâchée par un manque de professionnalisme aussi flagrant.

    Revenons en au plus important, les vins.

    CR: Kanta 2008
    Ce vin provient d’une aventure d’Egon Müller en Australie dans la région des Adelaïde Hills.

    Le nez est assez intense avec un fruit mûr mais plein de fraîcheur à la fois, arômes de crème fleurette, citron, légères notes terpéniques. La sensation de pureté domine.
    En bouche le vin est moyennement puissant, rond où l’acidité reste sous la matière est n’est pas au premier plan. Les fruits frais dominent dans la bouche avec de la poire et du citron. Bonne longueur.
    Un des meilleurs rieslings australien que j’ai pu déguster même si mon expérience est limitée. Par contre à 18€ la bouteille, le rapport qualité/prix n’est pas en sa faveur.

    CR: Scharzhof – Qba 2010
    Couleur très pâle brillante avec des reflets verdâtres.
    Nez plus intense et plus profond que le vin précédent avec des arômes de fleurs d’acacia, pommer verte, poire et touche végétale.
    En bouche le vin est léger avec une acidité tranchante accentuée par un léger perlant. Le sucre résiduel permet de bien balancer la fraîcheur même si il y a un manque d’unité. Bonne longueur sur les mêmes arômes que le nez.
    Bien mais l’acidité pourrait en rebuter quelques uns.

    CR: Scharzhofberger – Kabinett 2010
    Le nez s’intensifie par rapport au vins précédents et nous montons en grade dans la qualité, la profondeur du vin s’accentue également. Beau nez sur la poire, pêche blanche, fleurs blanches, relevé par une touche épicée et de fumé. La pureté est superbe.
    La bouche est légère, délicate avec une acidité plus mûre que le Qba. Elle est aussi plus cachée par le sucre. Mais avant tout l’harmonie du vin se ressent avec un touché soyeux. Très belle longueur sur ce fruité si pur.
    Très bien

    CR: Scharzhofberger – Kabinett 1990
    Nez intense, ouvert avec beaucoup de profondeur. On sent des notes de pains grillés, de toast beurré, légère touche terpénique, fruit mûr de type abricot, mandarine. Fumé délicat qui enrobe le tout. Une impression à la fois de chaleur avec cette odeur de toast et d’austérité avec ce schiste mouillé. Quel bel équilibre entre le feu et la pierre glacée.
    La bouche est un modèle de délicatesse avec un touché crémeux, soyeux. L’équilibre est superbe avec une sensation aérienne. Cette fois-ci l’acidité est en parfaite harmonie. La finale se ressent sur des notes salines, superbe amertume délicate qui donne de la structure au vin. La longueur sur le pain grillé est phénoménale. La pureté de ce vin est remarquable.
    Excellent. Du grand art.

    CR: Scharzhofberger – Spätlese 2010
    Difficile de passer après un monstre comme le kabinett 1990. Le nez est fermé avec des arômes délicats sur la pêche de vigne, citron mûr, végétal noble. Un vin cristallin.
    Le vin en bouche est moyennement puissant. La sensation sucrée domine les débats cette fois-ci et l’acidité est tranchante également. Il manque à l’heure actuelle de l’harmonie mais le potentiel est là. La finale est marquée par une amertume qui permet au vin de rebondir. Superbe longueur sur le fruit du nez.
    Très bien.

    CR: Braune Kupp – Spätlese 1994
    Nez ouvert sur des notes de pétrole, botrytis, champignon et pain grillé. On va retrouver du fruit de la passion, abricot (presque confiture). Ce vin présente le moins de pureté au nez. Il reste néanmoins superbe.
    La bouche est assez puissante avec une superbe harmonie entre le sucre et l’acidité. Difficile de séparer l’un de l’autre tant l’unité semble parfaite. Le vin possède aussi une superbe amertume qui donne un côté presque tannique au vin que je trouve magnifique. Très belle longueur.
    Très bien mais bien en deçà du kabinett 1990.

    CR: Scharzhofberger – Auslese 2010
    Le nez est très intense d’une pureté incroyable. Une sensation d’eau de roche se dégage du vin même si le profil aromatique du vin reste sur le fruit. Poire mûre juteuse, mandarine, citron, fleurs jaunes. Quelle transparence !
    En bouche, c’est une explosion d’arômes que je n’avais jamais ressentie, c’est d’une puissance inouïe. Cela reste similaire au nez et une de fois de plus c’est cette pureté qui est vraiment bluffante. Une précision diabolique ! L’équilibre est magistral entre matière très concentrée et acidité importante. Du haut vol avec une élégance qui reste le maître mot. La longueur est évidemment exceptionnelle.
    Excellent, du grand art une fois de plus.

    CR: Scharzhofberger – Auslese 1999
    Le vin est cette fois-ci fermé et le contraste avec le 2010 est saisissant. Odeur de crème à la vanille, glace à l’abricot, mandarine. En arrière plan, des épices douces et du fumé donnent du relief.
    La bouche est crémeuse, les éléments sont intégrés avec la pêche jaune, abricot et crème à la vanille. Finale saline et fine amertume. La longueur est superbe.
    Très bien mais on sent un vin introverti.

    En conclusion, une superbe série avec un dénominateur commun à tous les vins : pureté et transparence. Jamais je n’avais ressenti cela avec tant de force. On retrouve toute la délicatesse des vins de la Saar.
    Ce fût l’occasion de déguster 2 très grands vins : Scharzhofberger kabinett 1990 et auslese 2010. Ce terroir du scharzhofberg fait partie des toutes meilleures vignes de riesling. Et le domaine Egon Müller le magnifie. La différence entre le scharzhof Qba qui est un assemblage de parcelles, le Braune Kupp et les scharzhofberg était ce soir là saisissante.

    Une soirée magnifique entachée malheureusement par une organisation approximative.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Petra Unger – Riesling Hinters Kirchl 2008

    Couleur jaune peu profonde et d’une teinte mate.
    Nez assez intense sur du plastique, caoutchouc pas très agréable. Un fruit sur le citron vert, touche végétale. C’est plutôt assez plat.
    En bouche le vin est moyennement puissant avec une acidité qui vous mort l’intérieur des joues. Le manque de maturité est évident. Ce vin est très agressif et pas du tout agréable. Le caoutchouc domine l’aromatique en bouche. Finale sur de léger amers pas désagréables et longueur correcte.

    Grosse déception.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Felton Road – Bannockburn Chardonnay 2009

    Robe brillante sur des tons vert et or.
    Nez moyennement intense avec une sensation de fruits frais. On ressent de la pomme verte, tilleul, touche végétale noble, légère trace de beurre et de noisette fraîche. Une certaine austérité se dégage donnant du caractère au vin.
    En bouche le vin est assez puissant avec une matière tendue par l’acidité qui est omniprésente du début à la fin. La matière est concentrée mais ce n’est pas exubérant comme peuvent l’être certains vins du nouveau monde. L’élevage est très discret et soutient le fruit du raisin. Légère salinité en finale avec une bonne longueur sur le citron.

    Un joli chardonnay qui joue sur la fraîcheur et la pureté du fruit.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Château Girolate 2005

    Le vin a été carafé trois heures avant le service (au environ de 13h) et son évolution a été suivit jusqu’au lendemain matin.

    La couleur est vraiment intense comme de l’encre sur une teinte rouge/noire. De grosses larmes presque visqueuses se forment sur les bords du verre.
    Le nez est intense sur un fruit très mûr sur la cassis, prune en tendant sur un côté confituré. On trouve aussi beaucoup de chocolat, café, vanille. Il y a une certaine profondeur dans ce vin. Mais ce n’est pas du tout mon style. Le côté très concentré, sur mûri avec beaucoup, beaucoup de fût, je passe mon chemin. Par contre il faut lui reconnaître que c’est très bien fait.
    En bouche le vin confirme exactement la sensation du nez. Un vin puissant, riche, soyeux avec presque un côté doux sur le palais (aucune sensation de sucre bien entendu). On sent la matière qui vous tapisse le palais. Il y a néanmoins une acidité fine qui permet au vin d’éviter de tomber dans le « too much ». Les tannins du raisins sont très mûrs et alors que leur sensation en bouche semble faiblir, les tannins du bois prennent le relais avec leur côté plus séchant. Finale longue sur le cacao, le fruit noir très très mûr, la prune noire très mûre et le toast.

    Le soir, le vin est similaire. Le lendemain le vin n’est pas mieux, bien au contraire car le fût se fait plus dominant surtout dans la bouche avec une sècheresse plus importante.

    Au final un vin techniquement très bien fait et on sent que les moyens mis à disposition pour ce vin sont importants et cela se reflète dans le prix (65€ en Norvège).
    Pour moi, trop technique et sans beaucoup d’âme, je ne suis pas emballé. Et pourtant j’avais un à priori positif au début.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Flûte alors,
    si tu me dis, Jean Luc, que Cannubi Boschis 90 était inexistant après un Rayas 90.
    Quelle doit être la dimension du Rayas ?
    La réponse est simple : magique, indescriptible, il faut le goûter par soi même pour s’en rendre compte…
    Bon, il ne me reste qu’à essayer de dégoter une bouteille.
    Cela ne va pas être facile et à quel prix ?
    Bah, je ne vais pas chercher à corps perdu une telle bouteille mais si l’occasion se présente, on verra…

    Je vous souhaite tout le plaisir pour le Cannubi Boschis 2001 et Monfortino 2001 (le 2002 était sensationnel). J’ai hâte de savoir comment vous trouvez les 2001. Quelques dizaines de bouteilles avaient été ouvertes il y a quelques mois et je les avaient trouvé dans une phase difficile : Pas tout à fait en place au niveau des structures, aromatique réservée. C’était au début de l’année et cela a pu évoluer.

    Bertrand Laporte
    Participant

    La fraîcheur perçue sur la fin de bouche n’est pas dû à sa palette aromatique dans ce cas car les arômes que j’ai ressentis sont sur le registre du tertiaire bien que le fruité avec ce côté prunelle apporte sa contribution.
    J’ai utilisé fraîcheur car on sent en bouche l’acidité du vin qui rince très bien et laisse une finale nette et très propre.

    Si j’ai utilisé le terme « fraîcheur remarquable », c’est que justement cette fraîcheur était importante pour un vin de cet âge là. Je n’ai pas une expérience monumentale des vins vieux mais avec ce que j’ai engrangé, je me permet ce terme.

    En ce qui concerne mon échelle de valeur sur l’acidité, j’ai tendance à déguster des vins avec une forte acidité. J’écris bien déguster et non boire car c’est lié à mon travail de caviste en Norvège. Les habitudes alimentaires dans ce pays sont « accès » sur la fraîcheur avant tout. J’ai remarqué que pour grand nombre d’amateurs, c’est une question essentielle avant tout. A tel point que cette « dictature » de l’acidité m’énerve parfois.
    Je suis plus mesuré concernant l’acidité.
    Pour exemple, la Norvège est un importateur important pour les vins allemands et sont mêmes le premier marché pour les vins blancs, le millésime 2010 allemand sur les secs se vend comme des petits pains (et les taux d’acidité n’ont jamais été aussi élevées même si beaucoup de vin ont été corrigés). Les schilcher, vin rosé autrichien du West Steiermark se vendent très bien (et ces rosés, ils en ont de l’acidité !!). Les vins riches sur mûris ne se vendent peu auprès des amateurs. Par contre pour ce qui veulent avoir leur dose d’alcool, oui. Les vins blancs du Rhône et du Languedoc sont très peu nombreux.
    Ceci pour expliquer que mon échelle de valeur de la fraîcheur et plutôt sur le haut.

    J’espère que cela a permis de mieux clarifier ma perception et les termes que j’ai employés 😉

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Casa Vinicola D’Angelo -Donato D’angelo – Aglianico 2007
    Vu la qualité du 2006, j’ai voulu commander quelques bouteilles de ce millésime et j’ai reçu le millésime 2007.

    Couleur violet/noire très profonde mais moindre que le 2006.
    Nez ouvert, intense sur les baies noires comme la mûre, la myrtille. On ressent aussi du goudron, poivre, café et une touche florale très agréable. Un joli nez mais pas du même niveau que le 2006 qui possédait une toute autre dimension. Ici, on a l’impression de plus de fraîcheur et de moins de richesse de matière.
    En bouche le vin est puissant, relativement riche mais marqué par la fraîcheur qui reste dominante. Les tannins sont massifs et une nouvelle fois d’une excellente facture. Dieu que c’est bon des tannins puissants et mûrs qui vous tendent la bouche mais sans l’assécher, des vrais tannins issus du raisin et pas du bois. Les fruits noirs frais dominent les débats et restent longtemps en bouche.

    Un très beau vin mais qui n’a ni l’ampleur, la concentration et l’équilibre du 2006. Je ne suis pas déçu mais je n’ai pas trouvé la magie que j’attendais. La qualité est au rendez-vous mais le 2007 ne reste pas dans ma mémoire.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Casa Vinicola D’Angelo -Donato D’angelo – Aglianico 2006
    Macération de 15 jours, suivi d’un élevage de 24 mois en botti

    Couleur noire très profonde avec des reflets légèrement brun. Couleur de nuit qui nous prévient que ce vin va nous laisser des traces sur les dents.
    Nez intense, ouvert, très profond. On a l’impression de toucher le vin avec les narines. La matière semble palpable. Le noir domine les débats avec des arômes d’encre, de baies noires très mûres, fruit légèrement confit, goudron, charbon de bois. Ce n’est pas un noir sombre mais un noir chaud que l’on ressent. Et le tour de force de ce nez, c’est que bien que ma description semble décrire un vin du nouveau monde en sur maturité, eh bien non, pas du tout !!! La fraîcheur domine et rend ce vin très charmeur. On a vraiment envie de porter les lèvres au verre.
    Le vin est puissant, la matière est concentrée. Comme au nez la matière est très tactile. On ressent le fruit mûr mais qui danse sur la langue grâce à la fraicheur. Les tannins entrent vite en jeu car ils sont massifs, imposants mais à la fois élégants et mûrs. Aucune agression perceptible. L’aromatique ressemble au nez avec en plus du tabac brun et une touche de chocolat noir. La finale est remarquable de précision et de longueur.

    Un superbe vin et un de mes coups de cœur de cette année jusqu’à présent.
    Le rapport qualité/prix est superbe. il doit être possible de le trouver autour de 15 – 20€ max.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Casa Vinicola D’Angelo – D’Angelo – Aglianico del Vulture 2008
    Macération de 8 jours pour un élevage de 20 mois en botti traditionnelles.

    Couleur violette profonde et brillante avec des reflets bleutés.
    Le nez est ouvert et intense mais manque de netteté. On retrouve des odeurs d’étables (brett ?), de vernis à ongle. Derrière, un joli fruité jeune sur les baies de la forêts, une touche de violette et de charbon de bois. Ces odeurs animales dominent et avec l’aération s’accentuent encore. Problème de bouteille ? Possible mais c’est la troisième que j’ouvre.
    Par contre la bouche est bien en place et offre un vin puissant avec une matière qui en impose. La fraîcheur n’est pas en reste et donne du rebond au vin. Les tannins prennent ensuite le relais et s’imposent par leur présence. Ils sont serrés en rang d’oignons mais ils sont d’une superbe qualité : mûrs, glissant sur le palais. L’aromatique vient gâcher la fête sur la fin. Dommage car elle finit sur la fraîcheur. Pas de sensation de brett en bouche.

    Constat mitigé. Nez très moyen mais belle bouche. A revoir sur une autre bouteille ? Je passe mon chemin. Sur un autre millésime ? Volontiers.

    Bertrand Laporte
    Participant

    C’est exactement ce que vous dîtes François, un vin tout en subtilité. La fraîcheur sur la finale était remarquable.
    Beaucoup de plaisir partagé autour de la table.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Il faut que je vérifie mes sources concernant les quantités de TBA de Müller.
    Heureusement David est une source intarissable 😉

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Domaine Clavel – Cascaille 2010
    50% Grenache Blanc, 50% Roussanne

    Couleur paille brillante avec des reflets verdâtres.
    Nez relativement intense sur la poire, la groseille à maquereaux, un peu de fleurs blanches, du végétal vert comme signe de sous-maturité et une odeur de plastique pas très agréable. C’est vraiment dommage cette odeur de plastique, caoutchouc car il se dégage une pureté et fraîcheur très agréable.
    En bouche le vin est assez puissant, on ressent un léger gras vite balayé par une acidité dominante mais en équilibre correct avec la matière. Par contre la finale fait apparaître une amertume prononcée et assez agressive pas très agréable.

    Le deuxième jour, le vin se transforme pour le meilleur. Au nez, la sensation de caoutchouc disparaît et le nez devient plus aérien bien qu’une touche de noisette semble le retenir à terre. En bouche l’acidité s’est assagit et la bouche devient plus soyeuse, l’amertume a disparue et laisse la place à une finale sapide où la noisette fraîche s’impose avec la poire et les herbes dans une belle finale savoureuse.

    Heureusement que j’ai laissé du vin pour le lendemain car j’aurais été sévère envers ce vin. A patienter donc, car il faut qu’il se mette en place.

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